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Full text of "Annales de la Société Linnéenne de Lyon"

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(nouvelle série) 


TOME TRENTIÈME 









LYON 


H. G E O R G, U BRÀ IRE-EDITEUR 

G G, RUE DK LA IIÉPL'ULIQUE 

MÊME MAISON A GENÈVE ET A BALE 


PARIS 

J.-B. BAILLIÈRE ET FILS, ÉDITEUR 


<9, R U K HAUTKFBUIILK 

1884 






































DK 

LA SOCIÉTÉ L1NNÉENNE 


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AVIS AUX SOCIETES CORRESPONDANTES 


La Société d'Études scientifiques étant fusionnée avec la Société linnéennc de Lyon, 
on est prié, afin d’éviter les doubles emplois, d’envoyer à l'avenir toutes les commu¬ 
nications, livres, annales, bulletins, mémoires, lettres, destinés à la Société d’Études 
scientifiques à l’adresse du President de la Société linnéennc, place Salhonay, 
A Lyon. 


AVIS AUX SOCIÉTAIRES 

Les membres de la Société linnéenne sont priés de faire parvenir au Trésorier de la 
Société, rue de Vendôme. 233, le montant de leur cotisation. 

Passé le 30 juiu, ce montant sera recouvré par la voie de la poste et les frais serout 
ajoutés au mandat. 

Les Sociétaires non résidants à Lyon qui désirent qu’on leur envoie le volume des 
Annales voudront bien en donner avis au Secrétaire et joindre à leur cotisation le prix 
de l'envoi par colis-postal, soit CO centimes en "are, ou 83 centimes à domicile. 



Cambridge Entom. Clrb 

Prom the Society. 

Sept. 1880. 



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(NOUVEL! P! SÉRIE) 

TOM F. TRENTIÈME 


LYON 

H. GEORG, LIBRAIRE-ÉDITEUR 

65', RUE DE LA RÉPUBLIQUE 

MÊME MAISON A GENÈVE ET A BALE 

PARIS 

J.-B. BAILLIÈRE ET FILS, ÉDITEUR 

19, RUR II A ÜT EF E 011.1. F. 


1884 


















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. 









* 



















T A 11 L E A U 

DES 

MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE 

DE LYON 


BUREAU POUR L’ANNÉE 1883 

MM. D' Jacquet, président. 

Chassagnieux (F.), vice-président. 

Roux (Nizius), secrétaire-général. 

Nicolas (J.), secrétaire. 

Reynaud, trésorier. 

LISTE DES MEMBRES EN 1884 

MM. 

1856. Arlès-Dufour (Gustave), rue du Bàt-d’Argent. 

1883. André (Ed.), boulevard Bretonnière à Beaune (Côte-d’Or). 

1866. Beckensteiner (Charles), rue de l’Hôtel-de-Ville, 9. 

1881. Belon (R. P.), place Saint-Michel, 4. 

1867. Bénier, cours Vitton, 1. 

1860. Berne (Philippe),Château de laCondamine.Mornant (Rhône). 

1882. Bertoto, place des Hospices, 5. 

1878. Berthet (Louis), grande rue des Charpennes, 15. 

1869. Bertholey (Martial), notaire à Mornant (Rhône). 

1860. Biétrix (Camille), rue Lanterne, 21. 

1869. Billoud (Gabriel, le D r ), rue du Peyrat, 1. 






VI 


TABLEAU DES MEMBRES 


MM. 

1875. Blanc (Léon, le D r ), rue de la Charité, 83. 

1852. Bonvouloir (le vicomte Henri de), rue de l’Université, 15 
(Paris). 

1861. Bresson (Louis), architecte, place de la Bourse, 2. 

1863. Brunet-Lecomte, négociant, rue des Colonies, 2. 

1881. Carret (l’abbé), professeur à l’institution des Chartreux. 

1881. Carrier (Edouard), docteur en médecine, rue de l’Hôtel-de- 

Ville, 101. 

1866. Chabrières, négociant, Oullins. 

1880. Chanay (Pierre), boulevard de la Croix-Rousse, 83. 

1882. Chanrion (l'abbé), professeur au Petit-Séminaire de l’Ar- 

gentière (Rhône). 

1871. Chassagnieux (Félix), chimiste, à Fontaines-sur-Saône 

(Rhône). 

1872. Coquet (Adolphe), architecte, quai de la Guillotière, 21. 
1879. Courbet (Jules), rue Bourbon, 28. 

1871. Coutagne (Georges), ingénieur des poudres et salpêtres, à 

Saint-Cliamas (Bouches-du-Rhône). 

1876. Dardouii.let (.Jules), chimiste, à Fontaines-sur-Saône 

(Rhône). 

1862. Delocre, ingénieur en chef des ponts et chaussées, 38, rue 

Franklin. 

1883. Dériard-Richarme, rue du Plat, 2. 

1865. Desgrand (Louis), négociant, rue Lafont, 24. 

1872. Desgeorges (Alphonse), négociant, rue Puits-Gaillot, 19. 

1881. Donat-Motte, préparateur au Muséum d’histoire naturelle. 

1883. Doyon, étudiant en médecine, rue de Jarente, 7. 

1882. Druvon (Jules), médecin des Hôpitaux de Lyon, quai delà 

Guillotière, 30. 

1846. Dugas COzippe), rue de la République, 52. 

1863. Dugas (Henri), rue Sala, 2. 

1870. Durand (Victor), rue Lafond, 6. 







DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE 


VII 


MM. 

1875. Dur val (Charles-Henri), fabricant d’acide borique, à 
Monte-Rotundo (Massa-Maritiraa), Italie. 

1869. Ebrard (Sylvain), à Unieux (Loire). 

1866. Falsan (Albert), à Collonges-sur-Saône (Rhône). 

1877. Faure (Victor), préparateur de chimie à l’Ecole polytech¬ 
nique (Paris). 

1884. Faure, professeur à l’école vétérinaire, cours Morand, 26. 

1881. Favarcq, propriétaire, 48, rue du Vernay à Saint-Etienne 

(Loire). 

1882. Fellot, propriétaire à Rivollet, par Villefranche (Rhône). 

1883. Fleutiaux, rue Malus, 1, Paris. 

1881. Floccard (Georges), quai de Retz, 16. 

1882. Flory, avoué, place de la Préfecture. 9. 

1877. Fond (l’abbé), professeur h l’institution des Chartreux. 

1873. Fontannes (Francisque), rue de la République, 4. 

1857. Fournereau (l’abbé), professeur à l’institution des Char¬ 
treux. 

1879. Frêminville (Paulde), rue Sala, 2. 

1856. Gabillot (Joseph), quai des Célestins, 5. 

1881. Geandey (Ferdinand), négociant, rue de Sèze, 11. 

1866. Genevet (Antoine), place Kléber, 9. 

1851. Gensoul (André-Paul), rue Yaubecour, 42. 

1866. Gillet (Joseph), quai de Serin, 9. 

1881. Girerd, médecin, rue Constantine, 1. 

1873. Gleyvod, place Bellecour, 14. 

1881. Gonnard, ingénieur des Hospices, quai Saint-Vincent, 54* 
1881. Grilat (Réné), rue Rivet, 19. 

1883. Grilat (Victor), rue Rivet, 19. 

1881. Grouvelle(A ntoine),directeur delà manufacture des tabacs 
à Kice. 

1862. Guimet (Emile), place de la Miséricorde, 1. 



VIII 


TABLEAU DES MEMBRES 


MM. 

1869. Heyden (le baron de), à Bockenheim, près Francfort-sur- 
Mein, 54, Schlosstrasse (Allemagne). 

1881. Jacquet (le D r ), cours Lafayette, 3. 

1882. Jacquet, imprimeur, rue Ferrandière, 18. 

1883. Jacquemet (Édouard), rue Franklin, 38. 

1883. Jaricot (Ernest), rue Puits-Gaillot, 21. 

1845. Jordan (Alexis), rue de l’Arbre-Sec, 40. 

1884. Lacroix (Eugène), rue Saint-Joseph, 24. 

1879. Lagaite (Adrien), étudiant en médecine, rue Sala, 5. 

1881. Lachmann, chargé de conférences pratiques de Botanique. 

à la Faculté des sciences, 

1868. Laval (Henri), juge de paix à Beaujeu. 

1884. Lemoine (l’abbé) professeur au petit Lycée Saint-Rambert, 
Lyon. 

1881. Lémonon (Michel), quaide Vaise, 9. 

1882. L’Hermier des Plantes, rue de la République, 45. 

1882. Lombard-Morel, notaire, rue de la République, 26. 

1882. Lombard-Morel fils, rue de la République, 26. 

1881. Locard (Arnould), ingénieur, quai de la Charité, 38. 

1883. Lorenti, professeur à la Martinière, cours Morand, 22. 

1882. Lortet (Louis), directeur du Muséum d’histoire naturelle, 

doyen de la Faculté de Médecine, quai de la Guillotière, 1. 

1881. Mabille (J.), laboratoire de Zoologie, au Muséum, Paris. 

1883. Magnien (Louis), rue Moncey, 26. 

1873. Magnin (Antoine D r ), directeur du jardin botanique, quai 
de l’Est, 6. 

1877. Magnin (Eugène), pharmacien, rue Bàt-d’Argent, 5. 

1860. Maison (Louis), rue de Tournon, 17, Paris. 

1860. Mangin i (Félix), ingénieur civil, place Bellecour, 6. 

1855. Mangini (Lucien), ingénieur civil, rue Saint-Joseph, 2. 
1881. Marmorat (Gabriel), négociant, rueLafond, 18, 




DE LA SOCIÉTÉ LINNEENNE 


IX 


MM. 

1866. Marnas, teinturier, quai des Brotteaux, 12. 

1883. Mehier (Camille), rue Ste-Catherine, à St-Etienne (Loire). 

1878. Meyran (Octave), rue de l’Hôtel-de-Ville, 39. 

1882. Miciol (Léon), cours Vitton prolongé. 

1846. Millière (Pierre), villa des Phalènes, à Cannes. 

1881. Moitier, répétiteur au lycée de Lyon. 

1876. Monvenoux (Frédéric), rue Grenette, 35. 

1884. Moyne, rue Sala, 7. 

1881. Molsant (l’abbé), directeur de l’institution Sainte-Marie, 
à Saint-Chamond (Loire). 

1881. Nicolas (Jacques), secrétaire de la Société botanique de 

Lyon, rue Passet, 10. 

1882. OLivER(Paul),naturalisteàCollioures(Pyrénées-Orientales). 

1856. Pallias (Honoré), rue Centrale, 25. 

1882. Perret (Aimé), rue François-Dauphin. 

1881. Perrin (l’abbé), curé de Montagnv, canton de Givors 
(Rhône). 

1879. Perroud (Charles), avocat, rue de l’Hôtel-de—Ville. 105. 
1866. Pichot (Emmanuel), négociant, place de la Fromagerie. 9. 

1883. Pitrat, imprimeur, rue Gentil, 4. 

1880. Regalia (Ettorë), secrétaire de la Société d’Anthropologie 

de Florence (Italie). 

1881. Redon, rue des Prêtres, 22. 

1881. Renaud (Jean-Baptiste), cours d’Herbouville, 21. 

1883. Revel (Camille), rue d’Algérie, 11. 

1872. Reynaud (Lucien), rue de Vendôme, 235. 

1881. Reymond (Ferdinand), Veyrin, par les Avenières (Isère). 

1873. Rérolle (Louis), rue Duquesne, 11. 

1858. Rey (Claudius), officier d’académie, place Saint-Jean, 4. 

1883. Rey, pharmacien, 5, place des Cordeliers. 

1870. Rhenter (Désiré), docteur en médecine, quai Tilsitt, 29. 



X 


TABLEAU DES MEMBRES 


MM. 

1864. Riaz (Auguste de), banquier, quai de Retz, 10. 

1882. Riche (Attale), place Perrache, 12. 

1883. Rochas (le D r ), licencié es-sciences naturelles, rue Saint- 

Pierre, 4. 

1863. Roman (Ernest), place des Pénitents-de-la-Croix, 1. 

1881. Rouast (Georges), quai de la Charité, 23. 

1870. Roux (Gabriel), docteur en médecine, à Ardes (Puy-de- 
Dôme). 

1873. Roux (Nizius), rue du Bàt-d’Argent, 5. 

1882. Roy, horticulteur, chemin de Montagny, au Moulin-à-Vent, 

près Lyon. 

1868. Saint-Lager (le D r ), cours de Brosses, 8. 

1882. Schwartz (Joseph), horticulteur - rosiériste, route de 
Vienne, 7, Lyon (Guillotière). 

1884. Siboulotte, quai de l’Est, 8. 

1866. Sonthonax (Léon), rue de la République, 12. 

1882. Terras (Marius), avoué, rue de la Bourse, 39. 

1879. Tillet (l’abbé Paul),professeur, place des Minimes, 1. 
1881. Tommasi (D r Donato), avenue de Wagram, 50, Paris. 

1862. Vachat (du), juge au tribunal de Belley (Ain). 

1872. Verchère (Ernest-Antoine), cours de Brosses, 7. 

1881. Vêtu (Louis), rue Octavio-Mey, 7. 

1881. VALLA,professeurau Petit-Séminaire de TArgentière(Rhône). 

1868. Vidai. (Cyprien), rue de l'Hôtel-de-Ville, 38. 

1869. Vidal (Maurice), rue de l’Hôtel-de-Ville, 38. 

18S1. Xambeu, capitaine adjudant-major au 22 e de ligne, à Mon- 
télimar (Drôme). 



DE I. V SOCIETE MIS NE EN NE 


XI 


TVcnibreN forres pontla n ts 

1849. Lejolis, directeur de la Société des sciences naturelles de 

Cherbourg. 

1850. Renard, conseiller d’Etat, Secrétaire perpétuel de la Société 

des Naturalistes de Moscou. 

1863. Milne Edwards, membre de l’Institut, à Paris. 

1863. Blanchard, membre de l’Institut, à Paris. 

1875. Merget, professeur à la Faculté de médecine de Bordeaux. 
1875. Hayden, Directeur du geological and geographical Survev, à 
Washington. 






















































III. 



VI 

MONOGRAPHIE DES HÉLICES 

D U GROUPE DE 

L’HELIX HERIPENSIS 

— MAB1LLE — 

•GROUPE DES HÉLICES DITES STRIÉES 


PAR 

ARNOULD LOCARD 


Présenté à la Société Linécnne de Lyon 


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Sous la dénomination d 'Hélices striées, la plupart des auteurs qui se 
sont occupés de la malacologie française ont décrit un certain nombre 
d’espèces, tantôt plus ou moins affines dans leur allure, tantôt même très 
différentes dans leur galbe, mais dont le test était orné de stries ou 
costulations longitudinales, généralement assez saillantes. Plusieurs des 
types, sur lesquels ces déterminations premières ont été basées, ayant été 
mal définis, il en est résulté une déplorable confusion qui n'a fait que 
s’accroître à mesure que les connaissances malacologiques venaient à se 
compléter. 

C’est ainsi que, sous les noms d ’llelix striata et II. fasciolata, on est 
arrivé à confondre un grand nombre de formes pourtant bien distinctes 
et bien différentes. Nous allons essayer, dans ce mémoire, de jeter un 
peu de lumière sur les Hélices de ce groupe, véritable pierre d’achop¬ 
pement pour tous les malacologistes qui ont tenté vainement de s’en tenir 
aux anciennes dénominations. 

En premier lieu, nous tracerons l’historique de ce groupe, en suivant 

Soc. Linn. — T. XXX. 1 







2 


FAUNE FRANÇAISE 


pas à pas les diftérents travaux des anciens auteurs; puis nous donnerons 
ensuite la description détaillée de chacune des espèces qu’il comporte, 
et telles que nous les comprenons. Nous espérons arriver ainsi à démontrer 
combien est simple et logique l’enchaînement méthodique de toutes ces 
formes qu’une étude sérieuse et attentive permet toujours de distinguer 
et de classer facilement. 

Nous aurions pu, sans doute, donner pour chacune de nos espèces des 
figures; mais nous estimons que, dans le cas qui nous occupe, tout mala- 
cologiste consciencieux peut aisément s'en passer. Des descriptions bien 
complètes, établies parallèlement, et surtout des rapports et différences 
faisant valoir les analogies et les dissemblances des sujets, valent mieux 
pour nous que les meilleures figurations. 

Dans toute figuration, surtout lorsqu’il s’agit de coquilles de taille un 
peu petite, si l’on veut arriver à bien faire ressortir tel ou tel caractère 
même des plus importants, l’on estsouvent condamné à l’exagérer. Tandis 
que, si l’on établit d’abord en quoi telle forme donnée se rapproche de 
ses congénères, puis si l’on fait ensuite comprendre quels sont les carac¬ 
tères nets, précis, distincts qui l’en ditférencient, toute personne qui aura 
la clef du langage malacologique sera immédiatement à même de distin¬ 
guer ces deux formes, quelque affines qu’elles soient, et cela bien mieux 
que par la comparaison de deux dessins où il faut chercher soi-même 
ces différenciations caractéristiques. 

D’autre part, toute espèce donnée étant susceptible de présenter un 
certain nombre de variations, pour établir une figuration complète de 
cette espèce, on est bientôt conduit à multiplier les formes à représenter. 
Dans de telles conditions, outre les frais considérables auxquels entraîne 
une pareille figuration, on n’arrive jamais à représenter tous les accidents 
qui peuvent se produire dans telle ou telle espèce. 

Enfin, notre Mémoire ne s’adresse point à des novices; ce n’est pas un 
manuel; nous écrivons ce travail critique pour ceux qui, ayant déjà des 
connaissances malacologiques suffisantes, savent au moins ce que l’on 
entend par groupe des Hélices striées, et à ceux-là, il n’est certes pas 
nécessaire de représenter l’une quelconque de ces formes pour leur faire 
comprendre en quoi les formes voisines en diffèrent. 




FAUNE FRANÇAISE 


3 


HISTORIQUE DU GROUPE 

Muller (1), le premier, en 1774. décrivit sous le nom d 'Hélix striata 
une coquille qui lui avait été envoyée de la Saxe par Schrôter. Gmelin, 
dans la treizième édition de Linnée(2) t cite également cette même espèce 
en lui assignant comme habitat la Thuringe. 11 renvoie à la la figuration, 
assez mauvaise, du reste, donnée par Schrôter (3). 

En 1801, Draparnaud, dans son Tableau des mollusques (4), donne, 
sous le nom à'Hélix striata, une « coquille blanchâtre ou jaunâtre, striée, 
subcarénée, fasciée de brun »; il admet trois variétés,' suivant que la 
coquille a ou n’a pas de bandes coloriées. La var. C, coquille blanchâtre 
ou roussâtre, sans bandes, se rapporte d’après lui à ÏHelix striata de 
Millier. C’est à partir de ce moment que la confusion commence. 

En 1804, ce même auteur, dans son Histoire des mollusques (5), 
divise les coquilles subdéprimées en imperforécs,perforéesetombiliquées, 
le groupe C, des ombiliquées, comprend onze espèces, savoir : 

Jlelix lucida(II. nitida , Drap., Tabl. Moll., n° 47). 

— hispida (Linné, Syst. uat., 657 ; Müll., Venu. Hist., 268). 

— uillosa (H. sericea , b, Drap., Tabl. Moll., n° 26). 

— plebeia (Nov. sp.). 

— conspurcata (Nov. sp.; Gualt., t. 111, fig. a). 

— striata (H. bidcntala, Drap., Tabl. Moll., n° 25). 

— ericetorum (H. ericetorum, fi, y. Mülller, 226). 

— neglecta (Nov. sp.). 

— cespitum (Nov. sp.). 

— incerta (Nov. sp.) 

— fasciola (IL striatula, Millier, Verm. hist.^^ô). 

Nous écarterons d’abord de ce groupeles Hélix lucida et H. incerta qui 
sont de véritables Hyalinia, puis les Hélix hispida, II. villosa et II. plebeia 
dont le galbe et la nature pilleuse du test en rendent l’élimination toute 
naturelle. Les Hélix ericetorum, H. neglecta, et H. cespitum, par leur 


(1) Millier, 1774. Verm. lerr. et fluv. Hist., II, p. 38, n° 238. 

(2) Gmelin, 1788. Sytema naturæ , éd. XIII, p. 3632, n* 64. 

(3) Schrôter, 1771, Srdconch., p. 183, n’ 60, tab. Il, f. 20. 

(4) Draparnaud, 1891. Tabl. moll., p. 9l,n*39. 

(5) Draparnaud, 1805. Hist. moll., p. 98. 


4 


FAUNE FRANÇAISE 


taille, leur galbe général avec un grand ombilic peuvent constituer un 
autre groupe. 11 ne nous reste donc plus que les Hélix conspurcata , H. 
striata et H. fasciola. Cette dernière espèce, envoyée à Draparnaud, de 
la Rochelle, avec son test corné, son galbe déprimé, ne paraît pas appar¬ 
tenir à la faune française, et cependant Y Hélix striatula de Millier, qui en 
serait le synonyme, provient bien de la France. Quelle est, au juste, cette 
espèce? Nous ne saurions le dire pour le moment; mais il est bien cer¬ 
tain qu’elle n’appartient pas à notre groupe des striées. 

11 ne nous reste donc, dans l’ouvrage de Draparnaud, comme point de 
départ du groupe des striées que ses Hélix striata et H. conspurcata. 
Cette dernière Hélice est une bonne espèce bien typique, bien caractérisée 
que nous garderons comme tète d’un groupe particulier au sujet duquel 
nous aurons à revenir plus tard. Examinons donc ce qu'était 1 ’Helix striata 
de Draparnaud. 

En 1801, Y Hélix striata (var. C) de Draparnaud avait pour synonyme 
YHelix striata de Muller. Mais, en 1804, il n’est plus question de Muller, 
et YHelix striata de Draparnaud devient synonyme de son Hélix bidentata 
de 1801 (1) ainsi définie: «Coquille lisse, striée, blanche, subcarénée; 
bourrelet du péristome 2-denté. » Et en effet, parmi les neuf variétés 
citées pour YHelix striata en 1804 (2) les deux dernières sont, l’une, 
labio unidentato; l’autre, labio bidentata. Mais, à cette époque, il est 
évident que l’auteur réunit sous l’appellation d 'Hélix striata un grand 
nombre de formes plus ou moins affines, puisqu’il reconnaît lui-même 
que cette coquille « varie beaucoup, par ses couleurs, sa grandeur et 
même par l’élévation de la spire qui est tantôt globuleuse et un peu 
conique, tantôt déprimée et presque aplatie. » Plus loin même il se 
demande si sa var. z ne serait point une espèce distincte ! 

Comme nous l’avons vu, Millier avait déjà fait usage de ce même nom 
d 'H. striata. 11 importe donc d’examiner si les Hélix striata de Draparnaud 
et de Millier correspondent à la même espèce. Et d’abord, nous remar¬ 
querons que Draparnaud, dans son dernier travail, ne fait plus allusion 
à l’espèce de Millier, alors qu’au contraire, il a soin de citer cet auteur 
toutes les fois qu'il lui emprunte une appellation. Il est donc à présumer 
que Draparnaud a réellement reconnu en 1804 que YHelix striata de 
Millier n’existait pas en France, comme il paraissait l’admettre en 1801. 


(1) Draparnaud, 1801. Tabl. moll., p. 85, n’25. 

(2) Draparnaud, 1804. Hist. moll., p. 106, n’39. 






FAUNE FRANÇAISE 


5 


Quant au nom d 'Hélix bidentata dont il fait usage en 1801, il rentre en 
synonyme de Yllelix bidens de Chemnitz (1) forme bien différente, qui 
n’appartient pas à ce groupe. 

Si nous voulons comparer les descriptions que ces deux auteurs don¬ 
nent pour les Hélix striata, elles sont si brèves, si succinctes qu’il est 
bien difficile d’en tirer une conclusion, surtout si l’on tient compte de 
l’observation faite par Draparnaud au sujet du polymorphisme de son 
espèce. Il est cependant intéressant de mettre en regard ces deux dia¬ 
gnoses : 

//. striata, Muller, 1774. 

Testa alba,arqule striata, unicolor ; subtus convexa , supra convexius- 
cnla. Umbilicus distinctissimus, pervius. Anfractus fere sex rotundati 
absque caritia. Apertura lunata ; labrum in mea nondum absolutum. 

H. striata, Drap., 1804. 

Testa subdepressa, plerumque alba et fasciata. striata subcarinata ; 
peristomate albo marninato. 

Mais, et c’est ici le nœud de la question, le type de Millier provient de 
Saxe, tandis que Draparnaud décrit les mollusques deFrance. Nous avons, 
donc cherché à nous procurer celte forme allemande, et nous avons pu 
enfin nous convaincre, de visu, que Y Hélix striata de Millier, le seul et 
véritable Hélix striata par droit de priorité absolue, était une forme bien 
tvpique, bien caractéristique, qui n’a aucun rapport avec nos striées fran¬ 
çaises. Le nom d ’ Hélix striata de Draparnaud doit donc disparaître à jamais, 
et être tout au plus relégué dans les synonymies de nos formes françaises. 
Nous disons tout au plus, car, vu le polymorphisme avoué pour cette espèce 
par Draparnaud, il est bien difficile de savoir au juste à laquelle de nos 
formes il se rapporte aujourd’hui ! 

MM. S. Clessin et F. Borcherding ont bien voulu nous envoyer des 
Hélix striata récoltés dans les stations suivantes : Lieskau. près de Halle- 
sur—Saale. les bords du lac de Mansfeld, près Halle-sur-Saale, et Mans- 
feld.ces trois localités sont bien situées dans la Saxe, c’est-à-dire dans 
la région que Millier signale pour son type. Enfin nous avons également 
reçu cette même coquille deMombach, près Mayence, sur la rive gauche 
du Rhin. Nous devons reconnaître que toutes ces formes, à part les varia¬ 


it) Chemnitz, (786. Syst. Conch., p. 50, pl. CXX1I, f. (052 (Troehus bidens). 
Gmelin, 17*8. Systema naluræ, 13' édit., p. 8642 (Hélix bidentata) 


6 


FAUNE FRANÇAISE 


tions individuelles nécessairement inhérentes à chaque sujet sont absolu¬ 
ment conformes entre elles et appartiennent bien à la même espèce. 

Pour compléter notre étude, et à titre de comparaison, nous avons 
pensé qu’il serait intéressant de donner ici la description complète de ce 
que nous considérons désormais comme le véritable Hélix striata de 
Millier. Cette description est faite d’après des individus provenant de la 
station type indiquée par l’auteur lui-même. 


HELIX STRIATA, Müller 

Coquille d’un galbe subglobuleux, un peu conique en dessus, assez 
convexe en dessous. — Très solide, assez épais, couvert de costulations 
très grossières et très irrégulières, devenant encore plus fortes et plus 
marquées sur le milieu du dernier tour, un peu atténuées et plus régu¬ 
lières en dessous, au bord de l’ombilic; coloration variable; tantôt 
monochrome et passant du blanc grisâtre au roux clair, tantôt d’un fond 
blanc ou roux avec des bandes longitudinales brunes foncées, en nombre 
très variable, mais toujours plus fortes et plus larges en dessus qu’en 
dessous. — Spire composée de quatre tours et demi, bien convexes, 
croissant très régulièrement, le dernier, à peine un peu plus grand vers 
l’ouverture; profil des tours supérieurs arrondi ; profil du dernier tour 
parfaitement arrondi depuis sa naissance jusqu’à son extrémité ; suture 
bien accusée, assez profonde ; sommet lisse, brillant. —Ombilic arrondi 
à sa naissance, moyennement large, très profond par suite de la forme 
arrondie du dernier tour, laissant voir sur une faible largeur un peu plus 
de la moitiéde la longueur de la circonférence interne de l’avant-dernier 
tour, son bord droit légèrement masqué par le développement du bord 
columellaire. — Ouverture exactement circulaire, peu échancrée par 
l’avant-dernier tour. — Péristome interrompu, à bords assez rapprochés, 
presque droit, peu épais, le bord supérieur à direction presque rectiligne, 
le bord columellaire légèrement réfléchi sur l'ombilic. 

Dimensions. —Diamètre maximum: 7-9 millim. 

Hauteur totale; 4 1/5-6 1/2 millim. 

Comme on a pu le voir par cette description, l 'Hélix striata de 
Müller n’a aucun rapport avec les formes du groupe de l 'Hélix Heri- 
pensis. Mais, en revanche, par son galbe, par ses costulations, il se rap¬ 
proche beaucoup de la forme française que nous désignons sous le nom 



FAUNE FRANÇAISE 


7 


d' Hélix costulala de Ziegler ( 1 ) et que l’on trouve dans l’est, notamment 
dans l’Alsace, la Moselle, la Champagne, la Côte-d’Or, le Jura, le Rhône 
et le Dauphiné. Malheureusement nous ne connaissons pas le véritable 
type de YHelix costulata de Ziegler, de telle sorte que nous ne sommes 
pas en mesure de dire en quoi il diffère du type de Y Hélix striata de 
Millier; mais, dans tous les cas, nous retenons ce fait parfaitement cer¬ 
tain, c’est que Vllelix striata n’appartient pas an groupe de YHelix 
Heripensis (2). 

Ceci étant posé, revenons <’t notre historique du groupe de Vllelix 
Heripensis. 

Avant Draparnaud, Geoffroy (3) avait décrit sous le nom de Grande 
striée une coquille au sujet de laquelle les malacologistes ont émis des 
avis forts différents, et qui, pourtant, joue un certain rôle dans l’histoire 
des formes qui nous occupent. Millier, en parlant de son Hélix striata, 
dit: « Striatam majorera clariss. Geofroi crederem, nisi omne fasciarum 
vestigium abesset (4). » Draparnaud (5) considère la Grande striée comme 
une variété de son Hélice striée; Brard (6) en fait un Hélix fruticum. 
Picard (7), MM. l’abbé Dupuv (8) et Gassies (9) l’envisagent comme 
synonyme de YHelix striata de Draparnaud. Pour M. le docteur Jous- 
seaume (10), c’est YHelix strigella du mêmeauteur. Enfin M. P. Fagot (11) 
affirme que cette coquille appartient au groupe des striées. 

Sans intervenir définitivement dans la question qui nous semble dif¬ 
ficile à résoudre avec les seules données du Mémoire de Geoffroy, nous 
nous bornerons à rappeler la figuration donnée par Duchêne, figuration 


(1) Ziegler, 482S. In Pfeiffer, Deulsch. moll., p. 32, pi. Vf, f. 21, 22. 

(2) D’après les récents travaux de MM.Agardli Westerlund et S. Clessin, VHélix costulata 
de Ziegler ne serait, en effet, qu’un simple synonyme de VHélix striata de Muller (Wester¬ 
lund, Faun. europ. Moll. Prodromus, 1876, p. 106; S. CIcssin, Nomenclutor Helic. vivent., 
1881, p. 132). M. Borchcrding nous écrit également qu’il considère ces deux espèces comme 
synonymes. Mais, avant de conclure définitivement, il faudrait comparer les échantillons de 
VHélix striata de la Saxe, avec les types de Ziegler qui doivent faire partie de la collection de 
Rossmâssler. 

(3) Geoffroy. 1767. Traité sommaire des coquilles env. Paris, p. 34. 

(4) Millier, 1774. Verra, terr. fluv. Hisl., II, p. 38. 

(а) Draparnaud, 1801. Tabl. moll.,p. 91, n° 39,6. 

(б) Brard, 1815. Histoire des coquilles env. Paris , p. 58. 

(7) Picard, 1840. Hist. moll. dép. de la Somme, p. 229. 

(8) Dupuy, 1848. Histoire des mollusques, p. 279 

(9) Gassies, 1849. Tabl. mollusques Agenais, p. 95. 

(10) Jousseaumc, 1877. In Bull. Soc. Zool. Franc., p. 25, pi. II, f. 20, 2t. — 1878. Réponse 
à la note de M. Fagot, Loc. cit., p. 333. 

(11) P. Fagot, 1878. Observations sur la Grande striée de Geoffroy, In Bull. Soc. Zool. 
France, séance du 6 dec. 1878, p. 329. 





8 


faune française 


en trois planches que l’on trouve quelquefois à la tin du petit volume de 
Geoffroy. Nous constaterons que la grande striée figurée planche II a un 
ombilic très étroit, qui, bien certainement, ne peut appartenir ni à un 
Hélix fruticum , ni encore moins à un Hélix strigella, tel qu’on le trouve 
aux environs de Paris, c'est-à-dire dans la région française où cette forme 
a le plus grand ombilic. Nous estimons, au contraire, avec M. P. Fagot, 
qu’une telle coquille a bien plus d’analogie avec certaines formes du 
groupe de ÏHelix Heripensis, formes de même taille, à ombilic relative¬ 
ment étroit et qui vivent actuellement en assez grande abondance aux 
environs de Paris (in pagi heripensis). 

Laissant de côté les monographies locales qui ont paru depuis Dra- 
parnaud jusqu’à 1850, et qui ne peuvent jeter aucune lumière sur la 
question, nous arrivons ainsi à la Monographie des Hélices striées publiée 
à cette époque par F. Dumont (1). Cet auteur, meilleur collectionneur 
que critique érudit, envisage le groupe des striées sous son plus vaste 
aspect. Son groupe ne comprend pas moins de vingt espèces, « toutes 
striées longitudinalement et obliquement. » Ce sont : 


Hélix fruticum, Millier. 

— strigella, Drap. 

— Alpina, Mich. 

— Fontenilli , Mich. 

— ericelorum, Drap 

— cespitum. Drap. 

— neglecta, Drap. 

— Terveri, Mich. 

— variabilis, Drap. 

— maritima, Drap. 


Hélix candidula, Stud. 

— striata, A. Gras (2). 

— intersecta, Poiret. 

— Carascalensis, Mich. 

— apicina, Lamck. 

— conspurcata, Drap. 

— rugosiusctila, Mich. 

— conoidea, Drap. 

— pyramidata, Drap. 

— conica, Drap. 


Certes, l’on ne pouvait s’attendre à pareil amalgame de formes aussi 
différentes! 11 est inutile d’insister sur cet étrange mode de groupement 
qui réunit les Hélix fruticum, H. variabilis, H. candidula et //. conica! 
Toutes ces coquilles ont bien, en effet, un test plus ou moins strié ; mais 
la plupart n’ont aucun rapport avec les Hélix striata de Muller ou de 


(t) Dumont, 1850. Monographie des Hélices striées, lu Bull. Soc. Hisl. Nat. Savoie (tir. 
à part., 1 br. in-12, 37 p.). 

(2) Albin-Gras, dans sou mémoire intitulé: Description des mollusques ftuviatiles et ter¬ 
restres du département de l'Isère, in Bull. Soc. Isère, p. 430, donne, en effet, la description 
d'un Hélix striata, mais sans nom d'auleur; ce n'est donc ni VH. striata de Huiler, ni celui 
de DraparnauJ. 



FAUNE FRANÇAISE 


9 


Draparnaud, encore moins avec le groupe de l 'Hélix Heripensis dont 
Dumont ne paraît pas avoir connu le type. De ces vingt espèces, il en 
reste seulement six, les Hélix candidula, H. striata, II. intersecta, H. 
apicina, H. conspurcala, II. riigosiuscula qui puissent à la rigueur être 
considérées comme appartenant au groupe général des Hélices striées. 

M. l’abbé Dupuv, dans son Histoire des mollusques (1), est véritable¬ 
ment de tous les auteurs français celui qui a le mieux compris jusqu'à 
présent ce groupe. 11 admet, en effet, le groupe des striées et y range les 
espèces suivantes : 

Hélix riigosiuscula, Mich. 

— apicina, Lamck. 

— costulata, Ziegl. 

— conspurcata, Drap. 

Ici, au moins, nous sommes en présence d’une classification logique 
et méthodique. Pour M. l’abbé Dupuy, son Hélix striata type est la 
coquille envisagée par Draparnaud et non pas celle de Millier. Dans sa 
synonymie, ce savant auteur considère VHélix striata de Millier comme 
un llelix ericetorum de petite taille, et donne comme svnonvme à ['Hélix 
striata de Draparnaud les Hélix cinerea Poirel (2), II. caperata Mon- 
tagu (3), II. striatula Muller (4), etc., mais avec des points de doute, 
il est vrai. 

Moquin-Tandon (5) a compris ce même groupe d’une façon analogue 
à celle de Dumont. Mais, en outre, sa synonymie renferme des erreurs 
regrettables. Pour lui, l 'Hélix riigosiuscula Michaud, n’est plus qu’une 
variété de l ’llelix unifasciata Poiret, tout comme ï’IIelix costulata de 
Ziegler est également une simple variété de l ’Hélix conspurcata de Dra¬ 
parnaud ; de même encore, les Hélix arenosa Ziegler et II. nubigena 
Charp., ne sont que des variétés des llelix ericetorum et H. cespitum. A 
force de vouloir simplifier la science, il ne parvient qu’à la rendre incom¬ 
préhensible! Son groupe XXI des Helicella comprend les treize espèces 
suivantes : 


Hélix striata, Drap. 

— intersecta, Poiret. 

— candidula, Stud. 


(1) Dupuy, 1849. Histoire des mollusques, p. 270. 

(2) Poiret, 180t. Coq. fluv. Aisne, Prodr., p. 73. 

(3) Montagu, 1803. Testacea Britannica, p. 433. labl. Il, f. 11. 

(4) Muller, 1774. Verni, lerr. fluv. Hist., II, p. 24. 

(5) Moquin-Tandoir, 1835. Histoire des mollusques, t H, p. 232. 




10 


FAUNE FRANÇAISE 


Hélix apicina, Lamck.. 

— unifasciata , Poiret. 

— conspurcata, Drap. 

— fasciolata, Poiret. 

— intersecta , Poiret. 

— Carascalensis, Ferussac. 

— Fontenillii, Mich. 

Il faut, hélas! reconnaître que de tous les groupes d’Hélices de Moquin- 
Tandon, c’est certainement celui des Helicella qui est le plus mal compris 
sous le rapport du mode de groupement et surtout comme synonymie. 
Que deviennent chez cet auteur les Hélix striata de Muller et de Drapar- 
naud? Il admet que ['Hélix striata de Draparnaud est une forme différente 
de celle de Millier, laquelle ne serait plus qu’une variété naine de Y Hélix 
ericetorum (1). Mais fort des droits acquis de priorité, il reconnaît que 
le nom d’ llelix fasciolata donné par Poiret, en avril 1801, doit passer 
avant celui d'llelix striata créé par Draparnaud pour la même espèce en 
juillet de la même année. 

Cet Hélix fasciolata, est ainsi défini par Poiret (2) :« Testa supra plana, 
umbilico angusto; fasciis inferioribus approximutis. » Une telle diagnose 
est malheureusement bien vague. Cependant la solution proposée par 
Moquin-Tandon trancherait toute difficulté si l’on savait au juste ce que 
c’est que cet Hélix fasciolata de Poiret. Mais, sous ce nom, Poiret lui- 
même a pu réunir plusieurs formes affines; quel est son véritable type? 
Il est aussi difficile de le savoir pour son Hélix fasciolata que pourr//efâc 
striata de Draparnaud ; car, en effet, cette définition peut tout aussi bien 
s’appliquer aux Hélix Ileripensis . //. Solaciaca. IL Thuillieri et H. Loro- 
glossicola qui vivent aux environs de Paris, et notamment dans l’Aisne, 
dont Poiret a donné le catalogue maiacologique. * 

A la vérité, ces deux auteurs, écrivant à la même époque, mais l’un à 
Paris et l’autre à Montpellier, ont très bien pu connaître les mêmes formes. 
En effet, Draparnaud était en correspondance avec ses amis Faure-Biguet, 
de Crest.dansla Drôme et Sionest, de Lyon, qui lui envoyaient le produit 
de leurs chasses. Or, ces mêmes Hélices que nous venons de nommer 
comme se trouvant dans l’Aisne se retrouvent également dans les environs 
de Lyon et dans la vallée du Rhône. Nous avons pu voir, dans ce qui 


Hélix Alpina, Faure-Big. 

— gcacialis, Thom. 

— neglecta, Drap 

— ericetorum, Müll. 

— cespitum, Drap. 

— Terveri, Mich. 


(1) Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 2“S3. 

(2) Poiret, 1801. Coq. Aisne, Prodrome, p. 79. 





11 


FAUNE FRANÇAISE 

reste de la collection Sionest, qu’il connaissait ces mêmes Hélices, et dans 
son catalogue manuscrit (1), il les désigne vingt-deux fois, sans doute 
d’après les indications de Draparnaud, sous le nom d'Hélice striée. 

De tout ceci, il résulte donc que pas plus le nom à'Hélix fasciolata de 
Poiretque celui d’ Hélix striata de Draparnaud ne peuventètre conservés, 
et qu’il est même très difficile, par suite de la non-connaissance de leurs 
véritables types, de les faire entrer dans une synonymie rigoureusement 
exacte. 

Nous devons àM. J. Mabille la première description sérieuse des grandes 
Hélices striées des environs de Paris (2). Dans une note malheureusement 
trop succincte, il donne les diagnoses des quatre grandes espèces vivant 
aux environs de Paris, savoir les Hélix Heripensis, H. Thuillieri, IL 
Solaciaca et H. Loroglossicola, correspondant sans doute à l’ Hélix fascio¬ 
lata de Poiret et aux Hélices striées de Brard, de Geoffroy et de la plu¬ 
part des auteurs qui ont étudié la malacologie des environs de Paris. 

Depuis la publication des ouvrages dont nous venons de parler, et 
grâce, sans doute, à l’impulsion qu'ils ont su donner aux éludes malaco- 
logiques, des recherches plus suivies, plus attentives ont permis de 
découvrir un nombre considérable de formes nouvelles. En même temps, 
par suite de cette grande diversité de formes, il est devenu nécessaire de 
dédoubler les groupes qui pouvaient renfermer un trop grand nombre 
d’espèces, de telle sorte que l’ancien groupe des striées de Draparnaud, 
par exemple, a dû, à son tour, être subdivisé en presque autant de groupes 
qu’il renfermait d’espèces dans le principe, chaque espèce devenant, à 
son tour, une tète de groupe. C’est ainsi que, dans le Prodrome de mala¬ 
cologie française que nous avons publié en 1882, nous avons été amené 
sur les indications que nous devons à notre savant ami M. J.-H. Bour- 
guignat, à comprendre sous le nom de groupe de YHelix Heripensis (3) 
le véritable groupe des Hélices striées proprement dites, correspondant 
aux formes que Draparnaud et Poiret désignaient sous les noms d'Hélix 
striata et H. fasciolata et renfermant toutes leurs formes affines. Nous 
avons adopté ce nom d 'Heripensis du nom donné par M. J. Mabille à 
l’espèce la plus commune, la plus répandue, la plus typique de toutes les 
formes de ce groupe. 


(1) L’original de ce catalogue manuscrit dont nous ne possédons qu'une copie appartient à 
notre ami M. l’abbé Victor Mulsant. 

(2) J. Mabille, 1877. Testarum novarum diagnoses, in Bull. Soc. Zool., p. 304. 

(3) A. Locard, 1882. Prodrome de malacologie française, p. 107 et 332. 




12 


FAUNE FRANÇAISE 

En parcourant notre Prodrome, on verra qu’en dehors de quelques 
espèces méridionales appartenant à des groupes algériens, comme les 
Hélix prinohila, H. Bertini, H. arceutophila, l’ancien groupe des striées 
comprend aujourd’hui les groupes des Hélix conspurcata, H. Martorelli, 
H. apicina, //. Ramburi, H. Heripensis , H. unifasciata et H. intersecta, 
anciens types déjà connus, autour desquels sont venus se grouper un 
certain nombre de formes plus ou moins affines. Dans le travail qui nous 
occupe actuellement, nous ne parlerons exclusivement que de notre 
groupe de 1 ’Hélix Heripensis. Plus tard, sans doute, arriverons-nous dans 
d’autres mémoires à compléter cette étude de l’ancien groupe des striées. 

Le groupe de VHeiix Heripensis comprenait dans notre Prodrome vingt- 
deux espèces. Nous avons dû y rajouter un certain nombre de formes 
qui nous paraissent nouvelles, et que nous ne connaissions pas à cette 
époque. Nous arrivons ainsi à un total de vingt-sept espèces. Et malgré 
ce grand nombre de formes, nul doute pour nous que de nouvelles 
recherches ne fassent encore découvrir un grand nombre d’espèces jus¬ 
qu’alors inconnues. 

Mais avant d’entrer en matière, il nous reste à dire un mot des maté¬ 
riaux qui nous ont servi à faire ce travail. A tout seigneur, tout honneur; 
nous devons à l’inépuisable complaisance de M. Bourguignat la com¬ 
munication de tous les types de sa splendide collection. M. Jules Mabille 
a bien voulu vérifier plusieurs de nos déterminations pour les confronter 
avec lespropres types des espèces qu'il a créées. MM. P. Fagot etCoulagne 
nous ont envoyé du Midi toute une collection de striées. Enfin, nous- 
mème, en vue de ce travail, nous avons examiné plus de deux mille 
cinq cents individus de toutes provenances françaises, appartenant tous 
à ce même groupe. On peut donc en conclure que, grâce au généreux 
concours de nos bienveillants amis, nous avons pu disposer de matériaux 
considérables pour celte étude. Aussi espérons -nous arriver enfin à 
jeter un peu de lumière sur cette intéressante question. 








FAUNE FRANÇAISE 


13 


DESCRIPTION DES ESPÈCES 


GROUPE DE L’HELIX HERIPENSIS 

Le groupe de l 'llelix Heripensis comprend la série des Hélices ayant 
dans leur galbe une analogie plus ou moins grande avec Y Hélix Heripensis 
type, tel que nous aurons à le décrire. Ces Hélices de taille variable sont 
caractérisées par un test solide, épais, subopaque, parfois crétacé, d’une 
coloration passant du blanc sale au roux clair, tantôt monochrome, tantôt 
avec des bandes ou fascies en nombre variable, d’un brun foncé. La 
surface du test est toujours ornée de stries longitudinales plus ou moins 
irrégulières, assez fortes, visibles à l’œil nul, s’atténuant parfois vers 
l’ombilic, et disparaissant sur le sommet. Le galbe général est variable; 
le dessus de la coquille passe des formes déprimées aux formes sub¬ 
coniques ; le dessous est toujoursbien convexe. L’ouverture est arrondie, 
et accompagnée d’un péristome épaissi. Enfin l’ombilic est de taille très 
variable. 

Étant donnée une aussi grande diversité de formes, nous nous sommes 
demandé quel mode de classement on pouvait adopter pour les décrire. 
Les caractères fournis par la manière d’être de l’ombilic nous ont paru les 
meilleurs. En effet, si nous partons de Vllelix Tolostnia pour arriver à 
Y llelix Idanica, nous voyons, dans toutes les espèces comprises entre ces 
deux formes extrêmes, l'ombilic varier en passant du diamètre le plus 
exigu, le plus étroit, jusqu’au diamètre le plus grand. Nous avons donc 
classé les Hélices du groupe de Yllelix Heripensis en coquilles à ombilic 
très étroit, étroit, moyen, large et très large. Dans chacun de ces sous- 
groupes, le diamètre va toujours en croissant depuis la première espèce 
jusqu’à la dernière. 

Les Hélices de co groupe vivent en général dans la région des plaines 
basses et des vallées. Nous n’en avons pas rencontré à une altitude supé¬ 
rieure à 500 mètres. Elles paraissent disséminées dans presque toute la 
France, aussi bien au nord qu’au midi. Par suite de la nature de leur 
test, elles n’ont pas besoin pour vivre d'une aussi grande somme de 
fraîcheur et d’humidité que la plupart de leurs congénères ; aussi les 
rencontre-t-on souvent dans des lieux parfois un peu secs et arides; 





14 


FAUNE FRANÇAISE 

elles ne sont pas rares dans les prairies, où elles grimpent sur les herbes 
après la pluie. Elles constituent presque toujours des colonies populeuses: 
parfois même on rencontre deux ou plusieurs espèces des plus tranchées, 
quant aux caractères, dans la même colonie. 

Dans un tableau général, placé à la lin de notre travail, nous avons 
résumé toutes les données relatives à la description de chacune de nos 
espèces. Ce tableau, qui pour nous vaut mieux que les meilleures figu¬ 
rations, dépeint aussi exactement que possible les caractères propres et 
comparatifs de chaque espèce. Nous avons adopté pour nos descriptions 
le même ordre de classement que dans notre tableau (1). 


A. — Coquilles à ombilic très étroit 

HELIX TOLOSANA, Bourguignat 


Hélix Tolosana, lîourguignat, 1877. Mss. 

— — Servain, 1880. Étude moll. Esp. Port., p. 87. 

— — Coutagne, 1881. Noie Faune malac. bassin du Rhône, p. 14. 

— — Locarü, 1882. Prodr. malac. franc., P- 109. 

— — Kobelt, 1883. In Nachrichtsb. malak.,p. 9. 

Description. — Coquille d'un galbe général subdéprimé-globuleux, 
légèrement conique en-dessus, bien convexe en dessous. — Test solide, 
épais, crétacé, opaque, orné de stries longitudinales assez fines, rappro¬ 
chées, un peu irrégulières, presque aussi fortes en dessus qu’en dessous, 
à peine obsolètes dans la région ombilicale ; d’un blanc jaunâtre, un peu 
roux vers l’ouverture, paraissant complètement blanc après la mort de 
l’animal, le plus souvent monochrome, plus rarement avec des bandes 
transversales brunes ; bande supracarénale unique, continue en dessus 
et flammulée; bandes infracarénales très minces, en nombre variable, 
discontinues, réduites à des taches ou des points, souvent comme effacées 
près de l’ombilic. —Spire un peu conique, composée de cinq à cinq tours et 


(I) Dans le cours de notre travail,on pourra remarquer que quelques-unes de nos descriptions 
ne sont pas absolument conformes, à la lettre même, à celles qui ont déjà été données par les au¬ 
teurs créateurs des espèces.Cela tient à ceque voulant rendre nos descriptions comparatives, 
nous avons dû, tout en ayant en main les types même qui avaient servi aux auteurs, établir 
une sorte d'équilibre entre les termes et les expressions employés, pour que leur valeur soit, 
avant tout, à la fois relative et comparative. 





FAUNE FRANÇAISE 


15 


demi, légèrementconvexes, séparés par une ligne sulurale bien marquée. 
— Accroissement spiral assez lent et régulier, à peine plus rapide à l’ex¬ 
trémité du dernier tour. — Dernier tour beaucoup plus convexe en des¬ 
sous qu’en dessus à sa naissance, s’arrondissant ensuite, à mesure que 
l’on se rapproche de l’ouverture, subanguleux à l’origine sur une longueur 
égale à environ un quart de sa circonférence extérieure, angulosité bien 
supérieure. — Insertion du bord supérieur du dernier tour à l’ouverture 
légèrement tombante sur une faible longueur. — Sommet lisse, obtus, 
brillant, d’un fauve noirâtre. — Ombilic très étroit, profond, légèrement 
évasé au dernier tour sous une forme ovalaire, laissant voir sur une 
faible largeur environ le quart de la longueur totale de la circonférence 
interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture oblique à bords rapprochés, 
fortement échancrés par l’avant-dernier tour, aussi haute que large, ou 
quelquefois à peine transversalement plus large que haute.— Péristome 
interrompu, droit, mince, tranchant, fortement épaissi, intérieurement ; 
bord inférieur patulescent; bord columellaire légèrement réfléchi sur 
l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 8-15 millim. 


Hauteur totale : 4-6 


Observations. — L ’Hélix Tolosana est plus particulièrement caracté¬ 
risé par son galbe un peu conique en dessus, avec un dernier tour sub¬ 
anguleux à sa naissance, et un ombilic très étroit. C’est, de tout le groupe 
de l ’Hélix Heripensis, la forme chez laquelle l’ombilic a le plus petit dia¬ 
mètre. Sa taille est très variable ; nous voyons, en effet, son diamètre 
passer de 8 à 15 millim., c’est-à-dire presque du simple au double. Il 
existe donc une var. major , puisque le type, tel que l’a décrit M.G. Cou- 
tagne pour la première fois n’a que 8 1/2 millim. de diamètre pour 
4 millim. de hauteur. Cette forme major conserve, néanmoins, tous 
les caractères du type. Cependant, chez quelques individus de grande 
taille, le dernier tout est proportionnellement moins convexe en dessous 
que dans le type, et, en outre, l’ouverture n’est pas aussi exactement 
circulaire. 

Le plus souvent, 1 ’Hélix Tolosana est monochrome ; mais, dans des 
colonies ainsi constituées, on rencontre nombre d’individus qui portent 
sur la dernière moitié du dernier tour une bande carénale brunâtre ; 
d’autres fois, les colonies ont leurs sujets plus colorés en roux et alors avec 
des bandes bien marquées, comme nous les avons décrites. 


R 










16 


FAUJNE FJtAiNC USE 


Habitat. — Celle espèce estasse/, commune, mais elle parait localisée 
dans le midi de la France ; elle constitue des colonies assez populeuses ; 
nous la connaissons dans les stations suivantes : Les environs de Toulouse, 
de Villefranche-Lauraguais, Montgiscard, dans la Haute-Garonne; Saint- 
Chamas, sur la colline rocheuse de Bagnes, les environs de Sulause, 
entre Estrc et Miramas, dans les Bouches-du-Rhône ; les environs de 
Draguignan et de Rians, dans le Var ; les environs de Remoulins, dans le 
Gard; etc.— La var .major, dans les environs de Villefranchc Lauraguais. 


HELIX GROBONI, Bourguignat 


Hélix Groboni, Bourguignat, 1877. la Sched. 

— — Servain, 1880. Elude moll. Esp. Porl p. 83. 

— — Locard, 188?. Prod, malac. franc-, P- 108 cl 333. 


Description. — Coquille d’un galbe général déprimé- globuleux, fai¬ 
blement convexe tecliforme en dessus, plus convexe en dessous.— Test 
solide, assez épais, subcrélacc, subopaque, orné de stries longitudinales 
fines, régulières, aussi fortes en dessus qu’en dessous, légèrement obso¬ 
lètes dans la région ombilicale; d’un jaune roussâtre un peu clair, rare¬ 
ment monochrome, plus souvent avec des bandes brunes d’inégale 
épaisseur et en nombre très variable; bande supracarénale unique continue 
en dessus unie ou flammulée; bandes infracarénalesmultiplescontinuesou 
réduitesàdestachesou despoints,disparaissant dans la région ombilicale. 
—Spire légèrement conique, composée decinqtoursjet demi, à peine con¬ 
vexes, séparés par une suture peu profonde. — Croissance spirale régu¬ 
lière, relativement rapide. — Dernier tour un peu plus convexe en dessus 
que les précédents, à profil subarrondi ou obtusément subanguleux à sa 
naissance sur une faible longueur, arrondi à son extrémité. — Insertion 
du bord supérieur de l’ouverture à direction bien rectiligne. — Sommet 
lisse, obtus, brillant, d'un fauve roux plus ou moins foncé. — Ombilic 
très étroit, profond, s’évasant un peu au dernier tour sous une forme 
ellipsoïde, laissant voir sur une assez faible largeur environ la moitié de 
la longueur totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — 
Ouverture oblique, assez échancrée, quoique la convexité de l’avant- 
dernier tour soit peu prononcée, bien arrondie, aussi haute que large. — 
Péristome interrompu, droit, mince, tranchant, fortement bordé intérieu- 






17 


FAUNE FRANÇAISE 

rement; bord inférieur un peu patulescent; bord columellaire légèrement 
réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum: 8-8 1/2 millim. 

Hauteur totale : 5-5 1/4 — 

Observations. — Les variations que l’on peut constater chez Y Hélix 
Groboni portent surtout sur le profil du dernier tour à sa naissance. Ce 
profil peut être plus ou moins subanguleux, suivant le moins ou plus de 
convexité du dessous du dernier tour dans cette région. Mais, dans tous 
les cas, cette angulosité est toujours moins accusée que chez l’espèce pré¬ 
cédente. Ces modifications paraissent, du reste, être plus particulière¬ 
ment individuelles et ne pas s’appliquer à une colonie tout entière. 

Rapports et différences. — L'ilelix Groboni ne peut être rapproché 
que de Y Hélix Tolosana. On le distinguera facilement: à son galbe moins 
globuleux, la spire étant moins conique, et le dessous moins convexe; à 
scs tours supérieurs plus déprimés; à son dernier tour moins anguleux à 
la naissance, et s’il est anguleux dans celte région, l'angulosité règne sur 
une moins grande longueur ; à son ouverture plus arrondie; à son test 
moins épais, moins opaque; à ses stries un peu plus régulières; etc. 

Au point de vue de l’ornementation, il est à remarquer que Yllelix 
Tolosana est plus souvent monochrome ou avec très peu de bandes colorées 
que réellement fascié; c’est absolument le contraire qui a lieu chez 
Y Hélix Groboni. 

Habitat. — Forme peu commune, localisée çà et là ; le type a été trouvé 
par M. Léon Grobon sur les pierres aux environs du Puy-en-Velay, dans 
la Haute-Loire; on le trouve en abondance, dit M. Bourguignat, aux 
alentours de Ribaulc, dans le Gard; nous le connaissons également: à 
Salles-sur-l’Hers, dans l’Aude; aux environs de Saint-Chamas, dans les 
Bouches-du-Rhône; aux environs de Draguignan, dans le Var; etc. 


HELIX XENELICA, Servain 

Hélix Xenelico , Servain, 1880. Elwle moll. E.ip. Port., p. 81 et p. 83. 


Description. — Coquille d’un galbe général un peu déprimé, à peu 
près aussi convexe en dessus qu’en dessous. — Test soiide, épais, crétacé, 
opaque, orné de stries longitudinales fines, assez régulières, très rappro- 
Soc. Linn. — t. xxx. 2 





18 


FAUNE FRANC AISE 


chées, aussi fortes en dessus qu'en dessous, devenant obsolètes vers la 
région ombilicale; d’un blanc jaunâtre ou roussâtre, tantôt monochrome 
et alors un peu plus teinté vers l’extrémité du dernier tour, tantôt orné 
de bandes fauves en nombre variable; bande supracarénale unique con¬ 
tinuée en dessus, longuement tlammulée, visible sur tous les tours ; 
bandes infracarénales étroites, multiples, parfois réduites à des taches 
ou à des points, souvent presque effacées vers l’ombilic.—Spire peu élevée, 
composée de cinq tours et demi à six tours, assez convexes, séparés par 
une ligne suturale bien marquée. — Enroulement spiral irrégulier, les 
premiers tours croissant lentement et régulièrement, le dernier à crois¬ 
sance plus rapide, s’élargissant vers l’ouverture à partir de la dernière 
moitié. — Dernier tour arrondi à sa naissance, à peu près aussi convexe 
en dessus qu'en dessous, devenant plus convexe en dessous sur le dernier 
tiers de sa longueur; extrémité à section transversalement elliptique, par 
suite de l’aplatissement de la partie supérieure du tour. — Insertion du 
bord supérieur de l’ouverture assez fortement tombante, mais sur une 
faible longueur. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve clair. — 
Ombilic très étroit, profond, légèrement évasé au dernier tour, laissant 
voir sur une assez faible largeur, environ la moitié de la longueur 
totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture 
oblique, transversalement suboblongue, arrondie, à bords très rapprochés. 
— Péristome discontinu, droit, tranchant, épaissi intérieurement; bord 
inférieur patulescent; bord columellaire assez fortement réfléchi sur 
l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 10—10 1/2 millim. 

Hauteur totale : 5-5 1/4 — 

Observations. — Cette forme, signalée d’abord dans les alluvions du 
Xenil, à Grenade, et du Guadalquivir, à Séville, en Espagne, présente 
peu de variations dans ses caractères généraux; c’est une forme bien 
constante dans son allure. Nous ne constatons chez elle que des variations 
absolument individuelles, basées sur le plus ou moins d’élévation de la 
spire, ou le plus ou moins de convexité du dernier tour. 

Rapports et différences. — Malgré son petit ombilic, on ne saurait 
confondre Yllelix Xenilica ni avec Yllelix Tolosana ni avec YHelix Gro- 
boni. On le distinguera toujours: à l’enroulement de sa spire beaucoup 
moins régulier, le dernier tour étant plus dilaté; à la forme même de ce 
dernier tour, dont la section devient elliptique à son extrémité ; à son 



FAUNE FRANÇAISE 


19 


ouverture plus transversalement ovalaire ; à son ombilic un peu moins 
étroit; etc. Nous aurons, en outre, à le comparer plus loin avec une 
autre forme plus voisine peut-être, VHélix Lieuranensis. 

Habitat. — En dehors des stations espagnoles indiquées par M. le doc¬ 
teur Servain, nous signalerons VHelix Xenelica en France, aux environs 
de Villefranche-Lauraguais, dans la Haute-Garonne, et de Digne, dans 
les Basses-Alpes. 


HELIX LIEURANENSIS, Bourguignat 


Hélix Lieuranensis , Bourguignat, 1877. In Sclied. 

— — Servain, 1880. Etude moll. Esp. Port., p. 83. 

— — Locard, 1881. Eludes variât, malac., II, p. 516. — 1881. Cédai, mol/. 

de l'Ain, p. 51. — 1882. Prodr. malac. franc., p, 108. 

— — Kobelt, 1883. 7n Xachrichtsb. malak., p. 9. 


Description. — Coquille d’un galbe général un peu déprimé, un peu 
plus convexe en dessous qu'en dessus. — Test solide, épais, crétacé, 
subopaque, orné de stries longitudinales fines, assez régulières, très 
rapprochées, à peu près aussi fortes en dessous qu’en dessus, devenant 
obsolètes vers la région ombilicale; d’un jaune grisâtre, devenant blanc 
après la mort de l’animal, tantôt monochrome, tantôt orné de bandes 
brunes assez minces ; bande supracarénale unique, continuée en dessus, 
souvent réduite à des points ou à de petites flaramules; bandes infraca- 
rénales multiples, en nombre variable, très étroites, presque toujours 
réduites à des points, comme effacées vers l’ombilic.— Spire peu élevée, 
convexe, composée de cinq tours et demi à six tours assez convexes, 
séparés par une ligne suturalc bien marquée.— Enroulement spiral peu 
régulier, les premiers tours croissant lentement et régulièrement, le der¬ 
nier à croissance plus rapide, s’élargissant vers l’ouverture à partir du 
dernier tiers de sa longueur. — Dernier tour plus convexe en dessous 
qu’en dessus, s’arrondissant près de l’ouverture, nettement subanguleux 
sa naissance et sur un tiers de sa longueur, angulosité un peu supérieure. 
— Insertion du bord supérieur de l’ouverture presque rectiligne, ou à 
peine tombante sur une très faible longueur. — Sommet obtus, lisse, 
brillant, d’un fauve foncé, parfois presque noirâtre.—Ombilic très étroit, 
profond, légèrement évasé au dernier tour, laissant voir sur une faible 
largeur un tiers de la longueur totale de la circonférence interne de 
l’avant-dernier tour. — Ouverture un peu oblique, à peine échancrée par 




20 


FAUNE FRANÇAISE 


l'avant-dernier tour, à bords assez rapprochés, presque exactement cir¬ 
culaire. — Péristome discontinu, droit, tranchant, bordé intérieurement 
d’un bourrelet blanchâtre ou parfois rosé; bord inférieur un peu patu- 
lescent; bord colmnellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum: 7-10 millim. 

Hauteur totale : 4-5 1/2 — 

Observations. — U Hélix Lieuranensis, malgré des différences de taille, 
présente, en somme, peu de variations ; en outre, ces variations sont 
plutôt individuelles qu’applicables à une colonie tout entière, et suscep¬ 
tibles de constituer des variétés bien définies. Parfois cependant, si l’on 
compare des colonies différentes, on peut observer que les unes ont leur 
galbe général un peu moins déprimé, avec le dessous de la coquille plus 
convexe et la spire un peu plus élevée; d’autres fois l'ombilic paraît un 
peu moins étroit, ou bien l’angulosité de la naissance du dernier tour est 
plus ou moins accentuée. Mais, encore une fois, malgré l'examen que 
nous avons pu faire d’un grand nombre d’individus, nous ne croyons pas 
qu’il soit possible d’établir pour celte espèce des variétés bien définies, 
autres que celles basées sur la taille ou la coloration du test. 

Nous signalerons la connaissance d’un individu nettement subscalaire 
récolté dans le parc du château de l’Aumusse, dans l’Ain. 

Rapports et différences. — La forme la plus voisine de l 'Hélix l.ieu- 
ranensis estVlIenx Xenelica. On distinguera la première de ces espèces: 
à son enroulement plus régulier, la rapidité d’accroissement spiral se fai¬ 
sant sur une moindre longueur du dernier tour, et étant moins accentuée 
à taille égale; à son dernier tour plus convexe en dessous et dont la 
section est moins elliptique à l’extrémité; à l'angulosité de ce même tour 
à sa naissance, angulosité toujours bien accusée ; à son ouverture pres¬ 
que exactement circulaire et non pas transversalement suboblongue ; etc. 

Rapproché des Hélix Tolosana et H. Groboni, à taille égale, on le 
distinguera : â son galbe général plus déprimé ; à sa spire toujours moins 
élevée; à son ombilic un peu moins étroit; â son ouverture moins 
écbancrée par l’avant-dernier tour; â l'angulosité du dernier tour visible 
sur une plus grande longueur; etc. 

Habitat. — Les quatre formes à ombilic très étroit que nous venons 
de citer, savoir les Hélix Tolosana, IL Groboni, IL Xenelica et IL Lieura¬ 
nensis, vivent quelquefois ensemble et dans ce cas leurs colonies se con¬ 
fondent ; mais le plus souvent elles constituent des colonies isolées. 



FAUNE FRANÇAISE 


21 


propres, ayant leur physionomie toute particulière. Nous connaissons 
Y Hélix Lieurav émis dans les localités suivantes, où il n’est, du reste, pas 
rare ; les allées du parc du château de l’Aumusse et les environs d’Arte- 
mare.dans l’Ain; les al luvions du Rhône, au nord de Lyon; Valence, Saint- 
Vallier, Haulerives, dans la Drôme; les environs d’Avignon, dans Vau¬ 
cluse; Saint-Chamas, Rognac, le Rouët, l’Estaque, Saint-Henri, Lamanon, 
dans les Bouches-du-Rhône ; Roquebrune, Rians, Hyères, dans le Var; 
Lieur.int-Cabrières, lesenvironsdeMontpellier, dans l’Hérault; Remoulins, 
dans le Gard; Montgiscart, Barelles, prèsVillefranche-Lauraguais, dans la 
Haute-Garonne; èlc. 


B. — Coquilles à ombilic étroit 

HELIX PAULI, Bourguignat 

Hélix Pauli, Bourguignat, 1883. Mss. 


Description. — Coquille d’un galbe général déprimé, à peu près aussi 
convexe en dessous qu’en dessus. — Test un y>eu mince, solide, subcré¬ 
tacé, subopaque, orné de stries longitudinales fines, un peu irrégulières, 
plus marquées en dessus qu’en dessous, un peu obsolètes vers l’ombilic; 
d’un blanc jaunâtre, parfois un peu plus teinté vers l’extrémité du dernier 
tour, avec une bande supracarénale brune, mince, interrompue, flam- 
mulée et quelques bandes infracarénales en nombre variable, étroites, 
ponctuées, souvent même presque effacées. — Spire déprimée, légère¬ 
ment convexe, presque méplane, composée de cinq tours à cinq tours et 
demi assez convexes, séparés par une suture bien marquée.—Croissance 
spirale d’abord lente et régulière, puis, de plus en plus rapide au dernier 
tour. — Dernier tour bien convexe en dessous vers l’ombilic, un peu 
aplati en dessus et en dessous à son extrémité, à section transversale 
elliptique, subanguleux à sa naissance sur un cinquième environ de sa 
longueur totale, angulosité émoussée. — Insertion du bord supérieur de 
l’ouverture un peu tombante et sur une faible longueur. — Sommet lisse, 
obtus, brillant, d’un fauve pâle. — Ombilic étroit, très profond, bien 
évasé au dernier tour sous une forme elliptique, laissant voir en largeur 
à sa naissance un quart de la largeur totale de l’avant-dernier tour, et en 
longueur un tiers de la circonférence interne du même tour. — Ouverture 


22 


FAUNE FRANÇAISE 


très oblique, peuéchancrée par l’avant-dernier tour, à bords assez rap¬ 
prochés, d’un ovale arrondi, transversalement plus large que haute. — 
Péristome discontinu, droit, tranchant, légèrement épaissi intérieurement 
par un bourrelet blanchâtre ; bord inférieur subpatulesccnt ; bord colu- 
mellaire un peu réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 10-12 millim. 

Hauteur totale : 5-5 1/2 — 

Observations. — De toutes les formes étroitement ombiliquées du 
groupe de Y Hélix Heripensis, c'est YHelix Pauli qui présente le galbe le 
plus déprimé dans son ensemble. Chez quelques individus, de taillle 
moyenne, la spire est proportionnellement un peu plus élevée; c’est ce 
qu’indiquent bien les dimensions que nous donnons ci-dessus, puisque, 
pour une augmentation de 2 millimètres en diamètre, la hauteur croît 
de 1/2 millimètre seulement. Le dernier tour, chez cette coquille, 
affecte un galbe tout particulier: â sa naissance, il est subcaréné, avec 
une carène un peu supérieure; il paraît dans cette région presque aussi 
convexe en dessus qu’en dessous; mais, à mesure que l’on se rapproche 
de l’ouverture, la convexité du dessus restant sensiblement la même, celle 
du dessous est plus grande et la section transversale devient nécessaire¬ 
ment de moins en moins elliptique, en même temps que l’ombilic paraît 
de plus en plus profond par suite du développement de la partie inférieure 
du tour dans cette région. 

Rapports et différences. — L 'Hélix Pauli, dédié par M. Bourguignat 
à M. Paul Fagot, de Villefranche-Lauraguais, n’a aucun rapport avec les 
formes que nous avons eues à signaler jusqu’à présent. Nous aurons à le 
comparer ultérieurement avec les Hélix acentromphala, H. Mauriana et 
H. Coutagnei. 

Habitat. — Peu commun, dans le quartier de Bareilles, aux environs 
de Villefranche-Lauraguais, dans la Haute-Garonne. 


HELIX VALCOURTIANA. Bourguignat 

Hélix Valcourtiana , Bourguignat. 1875. In Sched. 

— — Scrvain, 18S0. Étude Moll. Esp. Port., p. 80. 

— — I.ocard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 110. 


Description. — Coquille d’un galbe général subdéprimé-subconique, 





FAUNE FRANÇAISE 


23 


un peu conique-convexe en dessus, convexe en dessous. — Test solide, 
épais, crétacé, opaque, orné de stries longitudinales un peu fines, ordi¬ 
nairement bien régulières, assez rapprochées, un peu plus fortes en dessus 
qu’en dessous, atténuées vers l’ombilic; d’un jaune roux, le plus souvent 
monochrome, quelquefois avec des bandes brunes; bande supracarénale 
unique, continuée en dessus, largement flammulée sur tous les tours; 
bandes infracarénales en nombre très variable, parfois assez larges,"con¬ 
tinues ou discontinues, réduites à des taches ou à des points de plus en 
plus effacés vers l’ombilic. — Spire un peu conique, peu élevée, com¬ 
posée de cinq tours à cinq tours et demi, un peu convexes, séparés par 
une suture bien marquée. — Croissance spirale, lente et assez régulière, 
à peine plus rapide à l’extrémité du dernier tour. — Dernier tour un peu 
plus convexe en dessous qu’en dessus, s’arrondissant vers l’ouverture, 
légèrement subanguleux à sa naissance, sur une faible longueur; angu - 
losité un peu supérieure et parfois comme émoussée. — Insertion du 
bord supérieur de l’ouverture un peu tombante sur une assez faible lon¬ 
gueur. — Sommet lisse, obtus, brillant, d'un fauve un peu clair. — Om¬ 
bilic étroit, profond, un peu évasé au dernier tour, sous une forme ellip¬ 
tique, laissant voir sur une faible largeur la circonférence interne de 
l’avant-dernier tour sur la moitié de sa longueur totale. — Ouverture un 
peu oblique, légèrement échancrée par l’avant-dernier tour, à bords très 
rapprochés, arrondie, à peine transversalement plus large que haute. 
— Péristome discontinu, droit, tranchant, épaissi intérieurement par un 
bourrelet blanchâtre ou un peu jaunâtre; bord inférieur subpatulescent ; 
bord columellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 8 1/2-10 millim. 

Hauteur totale : 5-6 — 

Observations. —Chez quelques individus, la spire parait plus ou moins 
élevée, mais sans jamais atteindre la hauteur de celle de Yflelix Veranyi. 
Parfois elle s’affaisse un peu, et l’angulosité de la naissance du dernier 
tour est plus marquée. D’autres fois, au contraire, les tours de la spire, 
pour des sujets de même taille, s’étagent un peu plus et l’angulosité, 
quoique toujours bien visible, semble s’émousser davantage. De telles 
variations sont purement individuelles. 

Rapports et différences. — Cette coquille, telle que nous venons de 
la définir, peut surtout être rapprochée comme nous allons le voir plus 
loin, de l 'Hélix Veranyi, qui vit dans la même région. On la distinguera 


24 


FAUNE FRANÇAISE 


toujours des formes précédentes à son ombilic déjà plus large. Rapprochée 
de Y Hélix Lieuranensis de même taille, son ombilic est plus grand, et en 
outre, l’extrémité du dernier tour s’écarte un peu plus de l’axe de la 
coquille, à partir du commencement du dernier quart de ce tour. De 
plus, l'angulosité de la naissance du dernier tour est moins accusée, plus 
émoussée; l’ouverture est moins exactement circulaire; l’insertion du 
bord supérieur de l’ouverture est plus descendante; les bords de l’ouver¬ 
ture sont plus rapprochés; etc. 

Habitat. — L'Hélix Valeourtiana dédié au docteur Valcourt, de Cannes, 
a été signalée par le docteur G. Servain dans les alluvions du Guadal- 
quivir, à Séville et à Cordoue, en Espagne. Nous ne le connaissons, en 
France, que dans le sud, et plus particulièrement dans le sud-est, où il 
n’est pas rare: Hyères, près de Toulon, et les environs de Draguignan, 
dans le Var; Saint-Chamas, au Guéby, les environs de Marseille, dans 
les Bouches-du-Rhône; Saint-Ambroix, dans le Gard; Valence, dans la 
Drôme. 


HELIX VERANYI, Bourguignat 


Hélix Veranyi, Bourguignat, 4877. In Sched. 

— — Servain, 1880. Étude. Moll. Nsp. Port., p. 83. 

— — Coutagne. 4881. Notes faune malac. bassin du Rhône, p. 44. 

— — Locard, 1882. Prodr. malac. franc., P- 110. 

— — Kobelt, 4883. In Nachrichlsb. malak., p. 9. 

Description. — Coquille d’un galbe subdéprimé-conique, un peu 
conique en dessus, convexe en dessous. — Test solide, épais, crétacé, 
subopaque, orné de stries très fines, assez régulières, rapprochées, moins 
fortes en dessous qu’en dessus, obsolètes vers l’ombilic; d’un blanc légè¬ 
rement grisâtre, avec des bandes brunes assez larges, rarement découpées ; 
bande supracarénale unique, un peu large, continue en dessus, se déta¬ 
chant nettement sur un fond clair ; bandes infracarénales en nombre 
variable ; la plus haute ordinairement plus large que les autres, les plus 
proches de l’ombilic plus atténuées et quelquefois ponctuées. — Spire un 
peu conique, assez élevée, composée de cinq tours et demi à six tours, 
bien étagés, convexes surtout dans la partie supérieure du tour, séparés 
par une ligne suturale bien accusée. — Croissance spirale un peu lente 
et assez régulière. —Dernier tour aussi convexe en dessus qu’en dessous 
bien arrondi, jamais anguleux à la naissance. — Insertion du bord supé- 



FAUNE FRANÇAISE 25 

rieur de l’ouverture très tombante, sur un quart environ de la longueur 
totale du dernier tour. — Sommet lisse, subobtus, brillant, d’un fauve 
foncé. — Ombilic étroit, profond, légèrement ovalisé au dernier tour, 
laissant voir sur une faible largeur les trois quarts de la longueur totale 
de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture bien 
oblique, à bords très rapprochés, très légèrement échancrée par l’avant- 
dernier tour, à peine transversalement un peu plus large que haute. — 
Péristome discontinu, droit, tranchant, épaissi intérieurement par un 
bourrelet blanc; bord inférieur patulescent; bord columellaire réfléchi 
sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum: 8-11 millim. 

Hauteur totale : 6-8 — 

Observations. — L’ Hélix Veranyi est une des formes les plus constantes 
du groupe de Y Hélix Heripensis; à part les variations que nous avons 
signalées dans sa taille, variations qui peuvent donner lieu à une var. 
minor, nous ne voyons que des modifications purement individuelles 
portant sur le plus ou moins d’élévation de la spire, et sur la direction 
plus ou moins tombante de l’extrémité du dernier tour. 

L’ombilic, mesuré à l’intérieur de l’avant-dernier tour, est toujours 
très étroit, et dès lors VHélix Veranyi pourrait prendre place près de 
VHélix Lieurunensis; mais, envisagé dans son ensemble, on voit qu’il est 
toujours non seulement plus grand que celui de cette dernière espèce, 
mais même encore un peu plus grand que celui de Y Hélix Valcourtiana. 

Rapports et différences. — On ne peut rapprocher VHelix Veranyi 
que de VHelix Valcourtiana. On le distinguera : à son galbe plus conique, 
sa spire étant plus élevée; à son dernier tour jamais même subanguleux 
à sa naissance, toujours bien arrondi et aussi convexe en dessus qu’en 
dessous ; à ses tours supérieurs plus convexes et plus étagés ; à son 
ouverture plus oblique; à l’insertion de l’extrémité du dernier tour tou¬ 
jours plus tombante; etc. Enfin si l’on veut tenir compte de l’ornemen¬ 
tation, on constatera que ses stries sont toujours plus fines, moins accusées, 
et que son test est orné des bandes plus continues, plus larges, qui se 
détachent plus nettement sur un fond plus clair. 

11 existe également quelques rapports entre VHelix Veranyi et VHelix 
Diniensia; ces deux espèces ont une allure générale assez analogue, mais 
leurs caractères ombilicaux sont tellement différents qu’on ne saurait les 
confondre. 


26 


FAUNE FRANÇAISE 


Habitat. — h’Heliæ Veranyi paraît localisé dans le sud-est de la 
France. C’est une forme assez commune ; nous la connaissons dans les 
stations suivantes : Les environs d’Arles, Larnanon, Sulauze, Saint- 
Chamas, les environs de Marseille, dans les Bouches du-Rhône; les 
environs d’Avignon, Cucuron, dans Vaucluse; Remoulins, dans le 
Gard; etc. 


HELIX SOLACIACA, J. Mabille 

Hélix striata et H. fasciolata, pars auctorum. 

— Solaciaca, 1872. i. Mabille. In Sched. — 1877. In Bull. Soc. Zool., p. 304. 

— fasciolata (pars), Locai'd, 1878. Malac. Lyonn., p. 4a. — 1880. Etudes variai 

malac., I, p. 1Ü4. 

— Solaciaca, Servain, 1880. Elude moll. Esp. Port., p. 83. 

— — Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 109. 

Description. — Coquille d'un galbe général subdéprimé, subconique- 
déprimée en dessus, convexe en dessous. — Test solide, épais, crétacé, 
orné de stries longitudinales fines, assez rapprochées, assez régulières, 
aussi fortes en dessus qu’eu dessous, à peine obsolètes vers l’ombilic ; 
d’un blanc grisâtre, passant au roux clair, le plus souvent monochrome 
ou avec quelques bandes infracarénales très effacées; quelquefois avec 
une bande supracarénale unique, étroite, réduite à des taches ou à des 
points, et des bandes infracarénales multiples, étroites, presque toujours 
réduites à des taches ou à des flammes, comme effacées vers l’ombilic. 
— Spire convexe-subconique. composée de cinq à six tours légèrement 
convexes, séparés par une suture médiocrement profonde. — Croissance 
spirale d’abord lente, puis plus rapide au dernier tour; dernier tour nota- 
blementplus convexe en dessous qu’en dessus à sa naissance, s’arrondis¬ 
sant à son extrémité, subanguleux à sa naissance sur une longueur égale 
à la moitié du tour; angulosité bien marquée, supérieure. —Insertion du 
bord supérieur de l’ouverture légèrement tombante à son extrémité et sur 
une faible longueur. — Sommet subobtus, lisse, brillant, d’un fauve 
clair. — Ombilic assez étroit, profond, s’évasant légèrement au dernier 
tour sous une forme ellipsoïde, et laissant voir sur une faible largeur un 
peu plus de la m oitié de la longueur totale de la circonférence interne 
de l’avant-dernier tour. — Ouverture oblique,à bords assez rapprochés, 
légèrement échancrée par l’avant-dernier tour, arrondie, transversale 
ment un peu plus large que haute. — Péristome discontinu, droit. Iran- 



FAUNE FRANÇAISE 27 

chant, épaissi intérieurement par un bourrelet blanchâtre ; bord inférieur 
subpatulescent ; bord columellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. —Diamètre maximum: 8-14 millim. 

Hauteur totale : 4 1/2-6 1/2 millim. 

Observations. — Les variations que nous avons observées chez celle 
espèce sont, en dehors de la taille qui permet de constituer une var. 
minor bien définie, à peu près exclusivement basée sur le plus ou moins 
d’angulosité du dernier tour à sa naissance, et sur le plus ou moins de 
convexité du dernier tour à son extrémité. Ces variations nous ont tou¬ 
jours paru purement individuelles. L’angulosité du dernier tour à sa 
naissance est très nette, très visible, et constitue un des caractères les 
plus précis pour cette espèce ; mais cette angulosité est variable, quant ît 
sa longueur. La convexité du dernier tour dans sa partie inférieure, con¬ 
vexité qui va en croissant à mesure que l’on se rapproche de l’ouverture 
est un autre caractère bien constant chez cette espèce; son plus ou moins 
d’intensité a pour effet de faire un peu varier les caractères ombilicaux ; 
lorsque celte convexité est très prononcée, l’ombilic paraît nécessaire¬ 
ment plus étroit et plus profond. 

Rapports et différences. — L 'Hélix Solaciaca ne peut être rapproché 
que des llelix Heripensis et II. Loroglossicola. En traitant de ces deux 
espèces, nous établirons les différences qui les distinguent. 

Habitat. —- L 'Hélix Solaciaca vit parfois avec les Hélix Heripensis et 
II. Loroglossicola; parfois aussi il constitue des colonies isolées; il paraît 
localisé dans la France septentrionale et centrale ; il est plus rare dans le 
midi : les environs de Paris, Arcueil, Saint-Denis, dans la Seine ; Lagny, 
dans Seine-et-Marne ; Neufchatel-en-Brav, dans la Seine-Inférieure ; 
les environs de Lyon, sur les bords du Rhône et dans les alluvions du 
fleuve ; Pézenas, dans l’Hérault ; etc. 


HELIX LOROGLOSSICOLA, J. Mabille 

Hélix striata et H. fasciolata, pars auct. 

— Loroglossicola,]. Mabille, 1873. In Sched. —1877. In Bull. Soc. Zool.,f>. 30». 

— — Servait), 1880. Étude moll. Esp. Port., p. 83. 

— fasciolata (pars , Locard, 1877. Malac. Lyonn., p. 45. — 1880. Etudes variai. 

malac., p. 154. 

— Loroglossicola, Locard, 1881. Calai, moll. Lagny , p. 20. — 1882. Prodr. malac. 

franç., p. 108. 


Description. — Coquille d’un galbe général déprimé-convexe, dé- 


28 


FAUNE FRANÇAISE 


primée en dessus, bien convexe en dessous. — Test solide, épais, crétacé, 
orné de stries longitudinales un peu fines, un peu rapprochées, presque 
régulières, aussi fortes en dessus qu’en dessous, un peu obsolètes vers 
l'ombilic; d’un blanc grisâtre ou d’uu roux jaunâtre, le plus souvent 
monochrome, quelquefois avec des bandes d’un brun clair, étroites, en 
nombre variable ; bande supracarénale unique, non continue sur les pre¬ 
miers tours ; bandes infracarénales rarement continues, réduites à des 
taches ou à des points, souvent comme effacées dans la région ombilicale. 
— Croissance spirale d’abord lente et régulière, devenant plus rapide au 
dernier tour vers l’ouverture. — Spire peu élevée, légèrement convexe, 
composée de cinq toius et demi à six tours assez convexes, séparés par 
une ligne suturale bien marquée.—Dernier tour plus convexe en dessous 
qu’en dessus à sa naissance, devenant plus renflé et plus globuleux infé¬ 
rieurement, à mesure que l'on se rapproche de l’ouverture, légèrement 
subanguleux à sa naissance et sur une faible longueur, angulosité 
parfois émoussée. — Insertion du bord supérieur de l’ouverture presque 
rectiligne ou à peine tombante à son extrémité. — Sommet très obtus, 
lisse, brillant, d’un fauve pâle. — Ombilic étroit, très profond, s’élargis¬ 
sant fortement au dernier tour sous une forme elliptique, laissant voir 
l’avant-dernier tour à sa naissance sur un tiers de sa largeur, et sur 
environ la moitié de la longueur totale de sa circonférence interne. — 
Ouverture oblique, à bords peu rapprochés, médiocrement échancrée par 
l’avant-dernier tour, bien arrondie, aussi haute que large. — Péristome 
discontinu, droit, tranchant, un peu épaissi intérieurement ; bord infé¬ 
rieur légèrement subpatulescent; bord columellaire un peu infléchi vers 
l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum: 12-14 millim. 

Hauteur totale : 4 1/2-5 — 

Observations. — L 'Hélix Loroglossicola appartient par ses caractères 
généraux au sous-groupe des déprimées ; mais il est plus particulièrement 
caractérisé par sa spire peu élevée, tandis que le dessous de la coquille 
est bien convexe et devient encore même plus convexe à mesure que l’on 
se rapproche de l’ouverture. De toutes les espèces à ombilic moyen du 
groupe de YHelix Heripeusis, c’est celui dont l’ombilic a la forme la 
plus ellipsoïdale; en effet, si le diamètre de l’ombilic, à la naissance de 
l’avant dernier tour est représenté par 1, il est comme 3 à la naissance 
du dernier tour. Enfin, la convexité de ces tours est telle qu’au dernier 


FAUNE FRANÇAISE 29 

tour, la surface supérieure sur la dernière moitié est il peine plus basse 
que l’avant-dernier tour. 

Quant aux variations que peut présenter cette coquille, elles sont pu¬ 
rement individuelles ; elles portent d’abord sur le plus ou moins d’angu¬ 
losité du dernier tour à sa naissance, angulosité tantôt presque obsolète, 
tantôt plus accusée et visible sur un tiers de la longueur totale du tour. 
Nous constaterons également une certaine irrégularité dans le plus ou 
moins de développement de la partie inférieure du dernier tour, qui 
n’en est pas moins toujours très renflé. Enfin, dans la môme colonie, 
on trouve quelques sujets dont la spire est un peu moins déprimée que 
chez le type. 

Rapports et différences. — L’llelix Loroglossicola ne peut être rap¬ 
proché que des Hélix Solaciaca et H. Heripcnsis. Nous nous occuperons 
plus loin des caractères distinctifs de ces trois formes prises dans leur 
ensemble. Comparé à Y Hélix Solaciaca, on voit que son galbe est beau¬ 
coup plus déprimé en dessus, tandis que le dessous est encore plus 
convexe, surtout vers l’ouverture; son dernier tour est plus relevé par 
rapport à l’avant-dernier; en outre, sa direction, à l’insertion aperturale 
est plus supérieure et moins tombante ; son ouverture est plus arrondie, 
avec des bords moins rapprochés ; son dernier tour est plus dilaté à 
l’extrémité. D’autre part, si quelques individus sont également subangu¬ 
leux à la naissance du dernier tour, cette angulosité est moins prononcée 
et toujours visible sur une moins grande longueur. Lorsqu’ils vivent dans 
les mêmes milieux, Yllelix Loroglossicola est presque toujours de taille 
plus forte que Yllelix Solaciaca. Enfin, même à taille égale, son ombilic, 
au dernier tour, a une section plus elliptique. 

Habitat. — On trouve souvent ensemble les Hélix Heripensis, H. Sol.a- 
ciaca et II. Loroglossicola; plus rarement YHelix Thuillieri vit avec eux. 
Mais on rencontre aussi ces différentes formes dans des colonies isolées 
et bien définies. Nous avons cons'até la présence de Yllelix Loroglossicola 
dans les stations suivantes : les environs de Paris, Arcueil, Boulogne, 
Saint-Denis, dans la Seine ; Neufch<1tel-en-Bray, dans la Seine-Inférieure; 
*es environs de Lyon, sur les bords du Rhône et dans les alluvions du 
fleuve; Beausemblant dans la Drôme ; — la var. minor : les Rivières, près 
de Lyon ; Saint-Nazaire, dans le Var ; etc. 


30 


FAUNE FRANÇAISE 


C. — Coquilles à ombilic moyen 

HELIX GESOCRIBATENSIS, Bourguignat 

Hélix Gesocribatensis, Bourguignat, 1817. In Sched. 

— — Servain, 1880. Étude moll. Esp. Port., p. 83. 

— — Locard, 1880. Études variât, malac I, p. 157. — 1881. Cat. moll. 

de l'Ain , p. 53.— 1881. Catal.moll. Lagny, p. 21. —1882. Prodr. 
malac. franç., p. 107. 

— — Kobclt, 1883. In Nachrichtsb. malak., p. 9. 


Description. — Coquille d’un galbe général conique-globuleux, bien 
conique en dessus, bien convexe en dessous.— Test solide, épais, cré¬ 
tacé, à peine subopaque, orné de stries un peu fines, assez régulières, 
presque aussi fortes en dessus qu’en dessous, à peine obsolètes dans la 
région ombilicale; d’un blanc grisâtre ou jaunâtre, parfois un peu plus 
teinté vers l’ouverture ; tantôt monochrome, tantôt fascié de bandes 
brunes un peu foncées, étroites; bande supracarénale unique, continue 
en dessus; bandes infracarénales en nombre très vaiiable, parfois con¬ 
tinues, souvent ponctuées, ou même très atténuées vers l’ombilic. — 
Spire conique, assez élevée, composée de cinq tours à cinq tours et demi, 
bien convexes, bien étagés, séparés par une ligne suturale médiocrement 
profonde. — Croissance spirale lente, presque régulière, le dernier tour 
à peine proportionnellement plus grand. — Dernier tour arrondi ou 
parfois légèrement subanguleux à sa naissance sur une faible longueur; 
angulosité émoussée. — Insertion du bord supérieur de l’ouverture à 
peine tombante à son extrémité, sur une très faible longueur. — Sommet 
lisse, subobtus, brillant, de même coloration que les bandes, d’un roux 
pâle chez les sujets monochromes. — Ombilic moyen, un peu étroit, 
profond, un peu évasé au dernier tour, laissant voir sur une faible largeur 
près des trois quarts de la longueur totale de la circonférence interne de 
l’avant-dernier tour.— Ouverture bien oblique, à bords convergents, un 
peu rapprochés,môdiocrementéchancréc par l’avant-dernier tour,presque 
exactement circulaire. — Péristome droit, mince, tranchant, légèrement 
bordé à l’intérieur ; bord inférieur subpalulescent ; bord columellairc à 
peine réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 8-11 millim. 

Hauteur totale : 5-6 1/2 —* 


FAUNE FRANÇAISE 


31 


Observations. — De toutes les coquilles du groupe de l 'Hélix lleri- 
pensis c’est 1 Hélix Gesocribatensis qui présente le galbe le plus conique- 
globuleux; ses caractères sont très constants; quoique nous ayons exa¬ 
miné des individus appartenant à des colonies très éloignées les unes des 
autres, nous n’avons pu y constater que des variations individuelles 
basées sur le plus ou moins de conieité de la'spire, comme aussi sur la 
plus ou moins grande profondeur de la ligne suturale. A Sastre, près 
de Bondonneau, dans la Drôme, les tours supérieurs sont moins con¬ 
vexes et la suture à peine profonde ; nous n’avons pas eu en mains assez 
d’échantillons pour savoir si c’est là un fait individuel ou s’appliquant à 
toute une colonie. Disons seulement que dans une autre station du même 
departement, on retrouve le véritable type. 

Rapports et différences. — Si l’on vient à grouper les formes affines 
de l'Hélix Heripensis d’après le galbe, on peut rapprocher Yllelix Geso¬ 
cribatensis des Hélix Veranyi, 11. Tkuillieri et H. nomephila. Mais on le 
distingue toujours par son galbe bien plus globuleux et bien plus conique. 
Nous aurons, du reste, occasion de revenir plus loin sur ces caractères 
différentiels. 

Habitat. — L 'Hélix Gesocribatensis ne paraît pas très commun ; mais 
c’est en revanche une forme assez dispersée. Nous le connaissons dans les 
localités suivantes : Jaulgonne, dans l’Aisne ; Lagny, Carnetin, Pom¬ 
ponne, dans Seine-et-Marne ; Arcis-sur-Aube, dans l’Aube ; Brest, dans 
le Finistère; les environs de Nantes, dans la Loire-Inférieure; le Puy-en- 
Velay, dans la Haute-Loire; les allées du parc du château de l’Auinusse 
dans l’Ain ; les environs de Mâcon, dans Saône-et-Loire ; les environs 
de Lyon,sur les bords du Rhône, et dans les alluvions du ileuve ; Sastre, 
près de Bondonneau, Beausemblant, dans la Drôme; Larnalou, dans 
l’Hérault; etc. 


HELIX LUGDUNIAGA, J. Mabille 

Hélix uaifasciala (pars), Locard, 1877. Malac. Lyonnaise , p. 44. 

— fasciolata (pars), Locard, 1881. Études var. mairie ., I, p. 154. 

— LugJuniaca, J. Mabille, 1882. In Locard, Prod. malac. franç., p. 109 et 334. 

Description. — Coquille d’un galbe général subdéprimé-convexe, 
subconique-déprimée en dessus,* un peu convexe en dessous. — Test 
solide, épais, subcrétacé, subopaque, orné de stries assez fines, irrégu- 


32 


FAUNE FRANÇAISE 


Hères, aussi fortes en dessus qu’en dessous, obsolètes vers l’ombilic; d’un 
jaune terreux, rarement monochrome, le plus souvent avec une bande 
supra carénale brune continue en dessus, large, unie ou flammulée, et 
une ou plusieurs bandes infracarénales, tantôt soudées entre elles, tantôt 
plus ou moins distinctes. — Spire légèrement subconique, composée de 
quatre à cinq tours à profil convexe, séparés par une ligne suturalebien 
marquée. — Accroissement spiral lent et assez régulier, à peine plus 
rapide au dernier tour. — Dernier tour arrondi à son extrémité, un peu 
plus convexe en dessous qu’en dessus à la naissance, légèrement sub¬ 
anguleux; angulosité visible sur la moitié de la circonférence externe du 
dernier tour, mais très émoussé. — Insertion du bord supérieur de l’ou¬ 
verture légèrement tombante et sur une très faible longueur. — Sommet 
suboblus, lisse, brillant, d’une couleur fauve un peu foncée. — Ombilic 
moyen, un peu étroit, profond, légèrement évasé au dernier tour sous une 
forme ellipsoïde, laissant voir dans une faible largeur environ la moitié 
de la circonférence interne de l'avant-dernier tour. — Ouverture peu 
oblique, à bords très convergents, faiblement échancrée par l'avant-der¬ 
nier tour, arrondie, transversalement un peu plus large que haute. — 
Péristome discontinu, droit, tranchant, bordé à l’intérieur d'un fort bour¬ 
relet blanchâtre ; bord inférieur patulescent ; bord columellaire très court, 
réfléchi sur l’ombilic, relié presque à angle droit avec le bord inférieur. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 6-7 millim. 

Hauteur totale : 3-4 — 

Obseracations. — L'Ilelix Lugduniaca est toujours de taille assez petite; 
sa forme est sensiblement constante; les variations individuelles que l’on 
peut observer portent surtout sur le plus ou moins d’élévation de la 
spire, et sur la forme plus ou moins subarrondie de l'ouverture. L’orne¬ 
mentation est très remarquable; le . plus souvent elle consiste en deux 
larges bandes, l’une infracarénale, l'autre supracarênale, très brunes, 
qui laissent, vers la suture et sur la carène, un mince filet plus clair,très 
net, tandis que, vers la région ombilicale, cette bande s’atténue et semble 
se fondre avec le fond plus clair de la coquille. 

Rapports et différences. — L 'Hélix Lugduniaca sert en quelque sorte 
de passage entre le groupe de l 'Hélix Heripensis et le groupe de YHelix 
unifasciata ( 1 ), mais tout en conservant cependant plus de rapports avec 

(I) Hélix uni fasciale , Poirel, 1801. Coq. fluv. et terr. de CAisnr, Prodr., p. 41. — 
LocarcI, 1882. Prodr. malac. franç., p. 111. 




FAUNE FRANÇAISE 


33 


le groupe de 17 {eripensis. Comparé à Vllelix unifasciata, il en diffère 
par un galbe moins globuleux ; par sa spire moins eonoïde; par son 
dessous moins convexe; par ses tours à profil plus arrondi, plus 
convexe, séparés par une ligne sulurale plus profonde ; par le profil de 
son dernier tour moins convexe en dessous à la naissance, plus sub¬ 
anguleux ; par son ouverture un peu moins arrondie ; etc. 

Enfin on peut également le rapprocher des llelix Tolosana, H. Lieu- 
ranensis, H. Pouzouensis, avec lesquels il a quelque analogie; mais son 
galbe général, la forme de son dernier tour, la disposition de son ouver¬ 
ture et ses caractères ombilicaux le feront facilement distinguer. 

Habitat. — Le type de Vllelix Lugduniaca avait été récolté au mont 
Ceindre, près de Lyon ; depuis lors, nous avons retrouvé cette même 
espèce dans un grand nombre de stations, aux environs de Lyon : le 
mont d’Or lyonnais, Francheville, Oullins, Villeurbanne, le Moulin-à- 
Vent, Saint-Fons,etc., dans le Rhône ; Solutré, les environs de Mâcon, etc., 
dans Saône-et-Loire; l’Aumusse, dans l’Ain; Sablonnières, Crémieux, 
Saint-Victor, dans l’Isère; Coux, près Privas, dans l’Ardèche ; Eslaing, 
dans l’Aveyron ; Thionville, près Metz; etc. 


HELIX PHILORA, Bourguignat 

Hélix Philora, Bourguignat. 1882. Mss. 


Description.— Coquille d'un galbe général subglobuleux-déprimé, 
un peu convexe-subconique en dessus, bien convexe en dessous. —Test 
solide, épais, subcrétacé, subopaque, orné de stries longitudinales assez 
fortes, assez régulières, un peu moins marquées en dessous qu’en dessus, 
atténuées dans la région ombilicale; d’un jaune roux, terreux, avec des 
bandes ornementales brunes ; bande supracarénale large, continue en 
dessus, souvent fiammulée vers la suture; bandes infracarénales soudées 
ou discontinues, flammulées, comme effacées vers l’ombilic. — Spire 
légèrement subconique, composée de cinq tours à cinq tours et demi, à 
profil bien convexe, un peu étagés, séparés par une suture profonde. — 
Accroissement spiral lent et régulier, à peine un peu plus rapide à l’extré¬ 
mité du dernier tour. — Dernier tour arrondi, presque aussi convexe en 
dessus qu’en dessous, non anguleux à sa naissance. “ Insertion du bord 
supérieur de l'ouverture assez tombante, mais sur une faible longueur. 

Soc. Linn. — t. xxx. 3 


34 


FAUNE FRANÇAISE 


— Sommet obtus, lisse, brillant, d’un fauve un peu foncé. — Ombilic 
moyen, profond, légèrement évasé au dernier tour sous une forme ova¬ 
laire, laissant voir sur une faible largeur environ les deux tiers de la lon¬ 
gueur totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — 
Ouverture â bords un peu convergents, assez rapprochés, un peu 
échancrée par l’avant-dernier tour, à peu près exactement circulaire. — 
Péristome discontinu, mince, tranchant, fortement épaissi intérieurement 
par un bourrelet blanchâtre; bord inférieur patulescent; bord columellaire 
très court, réfléchi sur l'ombilic. 

Dimensions. —Diamètre maximum : 8-9 millim. 

Hauteur totale : 4 1/2-51/2 millim. 

Observations. — L'Ilelix philora a une ornementation tout à fait ana¬ 
logue à celle de Y Hélix Lugduniaca ; ce que nous avons dit à propos de 
cette dernière espèce s’applique donc également à celle-ci. Quoique nous 
n’en connaissions encore qu’un petit nombre d'individus appartenant à 
des colonies différentes, c’est néanmoins une forme constante. 

Rapports et différences. — On ne peut guère rapprocher YHelix 
philora que de YHelix Lugduniaca ; on distinguera la première de ces 
espèces : à sa taille plus grande; à son galbe général plus globuleux, 
surtout plus convexe en dessous; à ses tours plus arrondis, plus étagés; 
àson dernier tour plus gros, plus rond, non anguleux à sa naissance; à 
sa suture plus profonde; à son ouverture plus arrondie ; à l’insertion du 
bord supérieur de l’ouverture plus tombant; à son ombilic laissant voir 
à largeur égale une plus grande longueur de la circonférence interne de 
l’avant-dernier tour ; etc. 

Habitat. — L ’Hélix philora paraît assez rare; il vit avec YHelix Lug- 
duniaca;\e type qui nous a été communiqué par M. Bourguignat prove¬ 
nait du mont Ceindre, près de Lyon ; nous l’avons reconnu dans plusieurs 
autres stations du département du Rhéne; le montd’Or lyonnais, Villeur¬ 
banne, près de Lyon et Saint-Fons ; les allées du parc du château de 
l’Aumusse, près de Mâcon, dans l'Ain. 


HELIX THUILLIERI, J. Mabille 


Hélix striata et H. fasciolata , pars au.ct. 

— Thuillieri, J. Mabille. 1872. in Sched. —. 1877. In Eu.U. Soc. Zool., p. 304. 





FAUNE FRANÇAISE 35 

Hélix fasciolala (( pars, Locai'd, 1877. Malac. Lyonnaise, p. 45. — 1880. Etudes variai. 

malac., I, p. 154. 

— Thuillieri, Serrait!, 1880. Étude moll. Esp. Port., p. 83. 

— — Locard, 1881. Calai.moll. de Lagny , p. 20.—1882. Prodr. malac. franç., 

p. 107. 

Description. —Coquille d’un galbe général subconique-convexe, sub¬ 
conique en dessus, convexe en dessous. — Test solide, épais, crétacé, 
subopaque, orné de stries longitudinales un peu fines, assez régulières, 
très rapprochées, aussi fortes en dessus qu’en dessous, un peu obso¬ 
lètes vers l’ombilic ; d’un blanc grisâtre ou jaunâtre, avec des 
bandes brunes ou fauves, assez étroites, en nombre variable ; bandes 
supracarénales peu nombreuses, continues en dessus et comme fiam- 
mulées; bandes infracarénales en nombre très variable, tantôt continues, 
tantôt réduites à des taches ou à des points, toujours comme effacées 
dans la région ombilicale. — Spire conique, composée de cinq tours et 
demi à six tours, bien arrondis, un peu étagés, séparés par une ligne 
suturale assez profonde. —Croissance spirale lente et presque régulière, 
le dernier tour ne devenant proportionnellement plus grand qu’à son 
extrémité. — Dernier tour bien arrondi à sa naissance, jamais anguleux, 
mais un peu comprimé, aussi convexe en dessus qu’en dessous, devenant 
plus circulaire, à mesure que l’on se rapproche de l'ouverture, et par 
conséquent, paraissant plus convexe dans cette région. — Insertion du 
bord supérieur de l'ouverture bien tombante, sur une longueur sensible¬ 
ment égale au cinquième de la longueur totale de la circonférence 
externe du dernier tour. — Sommet subobtus, lisse, brillant, d’un fauve 
clair, comme les flammulations ornementales. — Ombilic moyen, profond, 
évasé au dernier tour, sous une forme ovalaire, de manière à laisser voir 
sur une assez faible largeur environ les deux tiers de la circonférence 
interne de l'avant-dernier tour. — Ouverture oblique à bords assez con¬ 
vergents, faiblement échancrée par l’avant-dernier tour, presque circu¬ 
laire, ou à peine transversalement plus large que haute. — Péristome 
droit, mince, tranchant, à peine épaissi intérieurement; bord inférieur 
très légèrement patulescent ; bord columellaire très légèrement réfléchi 
sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum: 10-12 millim. 

Hauteur totale : 6-7 — 

Observations. — L'Ilelix Thuillieri est toujours une forme bien con¬ 
stante dans son allure; sa taille seule varie. On peut établir une var. 


36 


FAUNE FRANÇAISE 

minor pour certaines colonies dans lesquelles les coquilles ne dépassent 
pas 10 millimètres de diamètre maximum. Mais les autres caractères 
restent absolument les mêmes. M. J. Mabille a assigné à cette coquille, 
dans la description qu’il en a donnée, des diamètres de 17 et 18 millimè¬ 
tres. De telles dimensions représentent des formes extrêmes et sont cer¬ 
tainement fort rares; la moyenne des échantillons variant entre 10 et 
12 millimètres seulement. 

Dans la var. minor, on observe parfois des colonies chez lesquelles 
l’ombilic de quelques sujets est proportionnellement un peu plus large 
au dernier tour; ce tour est visible à sa naissance sur une plus grande 
largeur. Mais ce sont là des modifications plutôt individuelles. Cependant 
nous devons constater que, chez l 'Hélix Thuillieri, les dimensions de 
l’ombilic ne croissent pas proportionnellement avec la taille; ce sont, au 
contraire, les formes les plus petites qui semblent avoir en général l’om¬ 
bilic le plus grand. 

L’ornementation varie peu dans son ensemble ; le dessus de la coquille 
est presque toujours flammulé ou marbré; la bande supracarénale est 
visible sur tous les tours, et de sa partie supérieure se détachent des 
flammules qui s’étendent parfois jusqu’à la ligne suturale, à la façon de 
l' Hélix conspurcata. Quant aux bandes infracarénales, elles sont toujours 
plus étroites et en nombre très variable. 

Rapports et différences. — Par son galbe subconique, l ’Hetix Thuil- 
lieri peut être rapproché des Hélix Veranyi et H. Gesocribatensis. En 
thèse générale, il est toujours plus grand que ces deux espèces, surtout 
que la dernière; mais quelques individus de la var. minor peuvent être 
confondus avec ces deux formes. On distinguera l 'Hélix Thuillieri de 
17/. Veranyi: à sa spire proportionnellement plus convexe, l’angulosité 
du sommet étant plus grande; à sa partie inférieure également un peu 
plus convexe, surtout dans la région aperturale; à son ombilic toujours 
plus grand, et laissant cependant voir une moins grande longueur de la 
circonférence interne de l’avant-dernier tour; à l’insertion du bord supé¬ 
rieur de l’ouverture beaucoup moins tombante; à son ouverture moins 
oblique, avec un bord inférieur moins patulescent; à son péristome plus 
mince, moins bordé; etc. 

Comparé à l’ Hélix Gesocribatensis de même taille, on le distinguera : à 
son galbe moins globuleux, avec le dessus moins conique pour une égale 
convexité du dessous ; à son dernier tour bien arrondi à sa naissance ; à 
ses tours supérieurs moins étagés, séparés par une ligne suturale plus 





FAUNE FRANÇAISE 


tf 

profonde ; à son ombilic un peu plus large ; à son dernier tour moins 
tombant à sa naissance; à son péristome moins bordé, moins patu- 
lescent ; etc. 

Habitat. — L 'Hélix Thuillieri vit, soit en colonies distinctes et souvent 
très populeuses, soit mêlé à d’autres colonies du même groupe. On le 
trouve dans presque toute la France; mais il est plus particulièrement 
typique dans le nord et dans l’est; au-dessous de Lyon, il devient plus 
petit. Nous l’avons observé dans les stations suivantes : les environs de 
Paris, Arcueil, Gentilly, Saint-Denis, Boulogne, etc., dans la Seine; 
Lagny, dans Seine-et-Marne ; Yvetot, dans la Seine-Inférieure ; les 
Noës, près de Troyes, dans l’Aube ; le Puy-en-Velay, dans la Haute- 
Loire; Orléans, dans le Loiret; les environs de Nantes, dans la Loire- 
Inférieure; les environs de Lyon, sur les bords du Rhône, Saint-Fons, 
les Rivières, etc., dans le Rhône ; Feyzin, dans l’Isère; Saint-Paul-Trois- 
Châteaux, Beausemblant, dans la Drôme; Dignes, dans les Basses- 
Alpes; etc. — Var. minor: Les environs de Lagny, dans Seine-et-Marne ; 
l’Aumusse, près de Mâcon, dans l’Ain; les alluvions du Rhône, près de 
Lyon ; Beausemblant, dans la Drôme; Valréas.dans Vaucluse;les environs 
de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône ; Montgiscart, les environs de 
Villefranche-Lauraguais, dans la Haute-Garonne ; Lecloure, dans le Gers; 
Nant, dans l’Avevron; Sallèles-Cabardès, dans l’Aude ; etc. 


HELIX NOMEPHILA, Bourguignat 

Hélix nomephila, Bourguignat, 1877. Mss. 

— — Servain, 1880. Étude moll. Esp. Port., p, 83. 

— — Locard, 1882. Prodr. molac. Franç., p. 109 et p. 334. 


Description. — Coquille d’un galbe subdéprimé-globuleux, presque 
aussi convexe en dessus qu’en dessous. — Test solide, épais, crétacé, à 
peine subopaque, orné de stries longitudinales un peu irrégulières, assez 
fortes, atténuées vers l’ombilic ; d’un jaune roux, rarement monochrome! 
le plus souvent avec des bandes brunes en nombre variable ; bande supra- 
carénale continue en dessus, unie ou flammulée; bandes infracarénales 
multiples, parfois réduites à des taches ou à des points, surtout dans la 
région ombilicale. — Spire convexe, un peu élevée, composée de cinq 
tours et demi, bien convexes, séparés par une suture assez profonde. 
— Croissance spirale régulière, peu rapide, le dernier tour à peine 


38 


FAUNE FRANÇAISE 


plus grand vers son extrémité. — Dernier tour arrondi à sa nais¬ 
sance, plus bombé eu dessous qu’en dessus, se régularisant et s’arron¬ 
dissant vers l’extrémité aperturale. —Insertion du bord supérieur de 
l’ouverture descendant longuement et lentement sur environ un quart de 
la circonférence interne du dernier tour. — Sommet lisse, obtus, bril¬ 
lant, d’un fauve un peu plus teinté que les bandes ornementales. — 
Ombilic moyen, profond, assez évasé au dernier tour, laissant voir sur 
une assez faible largeur la moitié de la circonférence interne de l’avant- 
dernier tour. — Ouverture oblique, à bords assez 'rapprochés, bien 
convergents, faiblement échancrée par l’avant-dernier tour, presque exac¬ 
tement circulaire. — Péristome droit, tranchant, fortement bordé à l’in¬ 
térieur; bord inférieur très légèrement patulescent; bord columellaire 
à peine réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum: 8-10 millim. 

Hauteur totale : 5 1/3-5 3/4 millim. 

Observations. — L’Hélix nomephila est caractérisé plus particulière¬ 
ment par son galbe général presque aussi convexe en dessus qu’en 
dessous, correspondant à une allure semi-globuleuse. Mais, parfois, la 
spire tend à s’affaisser et le dessus de la coquille est alors un peu plus 
déprimé; parfois aussi, le dernier tour, qui, dans le type, est bien arrondi 
à sa naissance, quoique un peu plus convexe en dessous qu’en dessus, 
peut paraître subanguleux dans cette partie de la coquille. C’est dans ces 
conditions que M. Bourguiguat a été conduit à créer deux variétés chez 
cette espèce (1); nous ajouterons une troisième variété également basée 
sur le galbe. 

Var. B, angulata. — Dernier tour subanguleux à l’origine. 

Var. C, depressa. — Spire très déprimée, dernier tour subanguleux 
à l’origine. 

Var. D, globulosa. — Coquille de taille plus petite, d’un galbe plus 
globuleux avec des tours de spire un peu moins convexes. 

Rapports et différences. — De toutes les formes que nous venons de 
décrire jusqu’à présent, nous ne voyons que les Hélix Geaocnbatensis et 
H. Thuillieri, var. minor, qui puissent être confondus avec Y Hélix nome¬ 
phila. On le distinguera très facilement de Y Hélix Gesocribatensis à son 
galbe beaucoup moins conique, à sa spire moins élevée, à ses tours moins 

(1) Boui'guignat, in Locard, 1882. Prodr. malac.kfranç., p. 334. 



FAUNE FRANÇAISE 


39 


étagés, plus convexes, séparés par une suture plus accusée. Comparé à 
la var. tninov de l 'Hélix Thuillieri , on le distinguera à son galbe sub- 
déprimé globuleux et non pas subconique ; chez Vllelix nomephila , le 
dessus de la coquille est moins conique, tandis que le dessous est pro¬ 
portionnellement plus convexe, de là cette forme semi-globuleuse si 
caractéristique ; on le distinguera, en outre : à ses stries plus grossières, 
plus espacées, moins régulières; à son dernier tour tombant sur une plus 
grande longueur ; à son ombilic un peu moins évasé, laissant voir une 
moins grande longueur de la circonférence interne de l’avant-dernier 
tour; à son ouverture plus arrondie; etc. 

Habitat. — C’est une forme peu commune, mais répandue un peu 
partout; on la trouve dans les stations suivantes; le type: Vauchonvillers, 
près Vendeuvre-sur-Barse, dans l’Aube; Fontainebleau, dans Seine- 
et-Marne; l’An musse, près de Mâcon, dans l’Ain ; Crépieux, dans le 
Rhône; le Faget, dans la Haute-Garonne; — var. angulata; Fontaine¬ 
bleau, dans Seine-el-Marne ; le bois de Boulogne, à Paris; — var. de- 
pressa: Gèdre, dans la vallée de Gavarnie, dans les Hautes-Pyrénées: 
■— var. globulosa: Montgiscart, dans la Haute-Garonne. 


HELIX HERIPENSIS, J. Mabille 


Hélix strialae t H. fasciolata, pars auct. 

— Heripensis, J. Habille, 1872. In Sched. — 1877. In Bull. Soc. 7.001., p. 304. 

— — Servain, 1880. Étude moll. Esp. Port., p. 83. 

— — Locard, 1880. Elud. variai, malac., I, p. 188 et II, p. 547. — 1882. Calai 

moll. de l'Ain, p. 53.— 1881. Calai, moll. de Lagny. p 20. — 1882. 
Prodr. malac. franç., p. 107. 

— — Kobelt, 1883. In Nachriclitsb. malak., p. 9. 


Description. — Coquille d’un galbe général subdéprimé, un peu dé- 
piimée en dessus, convexe en dessous.—Test solide, épais, crétacé, orné 
de stries fines, un peu rapprochées, assez régulières, aussi fortes en 
dessus qu’en dessous, un peu obsolètes dans la région ombilicale ; d’un 
blanc grisâtre passant au roux clair, quelquefois monochrome, le plus 
souvent avec des bandes en nombre variable, étroites, d'un roux plus 
foncé; bande supracarénale unique, presque toujours réduite à des taches 
ou à des flammes ; bandes infracarénales multiples, mais en nombre très 
variable, souvent réduites à des taches ou à des points, parfois comme 
effacées vers l’ombilic.— Spire subdéprimée, un peu convexe, composée 


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FAUNE FRANÇAISE 


de cinq tours et demi à six tours, largement convexes, séparés par une 
suture moyennement profonde. — Croissance spirale lente, régulière, à 
peine plus rapide à l’extrémité du dernier tour. —Dernier tour arrondi, 
presque aussi convexe en dessus qu’en dessous, jamais subanguleux à 
sa naissance. — Insertion du bord supérieur du dernier tour légèrement 
tombante à son extrémité. — Sommet subobtus, lisse, brillant, d'un fauve 
clair. — Ombilic moyen, profond, assez évasé au dernier tour sous une 
forme elliptique, laissant voir environ la moitié de la longueur totale de 
la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture oblique, à 
bords assez rapprochés, médiocrement échancrée par l’avant-dernier 
tour, arrondie, à peine transversalement un peu plus large que haute.— 
Péristome discontinu, droit, tranchant, épaissi intérieurement par un 
bourrelet blanchâtre ; bord inférieur subpatulescent ; bord columellaire 
assez fortement réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 8-15 millim. 

Hauteur totale : 5 1/2-7 — 

Observations. — Comme nous l’avons dit dans notre introduction, 
c’est nue telle forme que nous avons cru devoir, avec MM. Bourguignat 
et J. Mabille, admettre comme type du groupe. En effet, si l’on envisage 
la somme des caractères extrêmes de toutes les espèces comprises dans 
ce groupe, c’est incontestablement 1 ’Hélix Heripensis qui en représente le 
plus exactement la moyenne. C’est, en outre, la forme la plus commune 
et la plus répandue. 

Cette coquille est certainement la plus anciennement connue du groupe -, 
il est probable qu’elle n’a pas dû échapper aux observations de Poiret 
et de Draparnaud. Mais, comme bien souvent on la rencontre avec les 
Hélix Solaciaca, II. Loroglossicola et H. Thuillieri, il est impossible de 
savoir aujourd’hui quel était le véritable type de ces auteurs. C’est 
également cette même coquille que Ferussac (1) a décrite et figurée sous 
le nom d’Hélix striata, dans son Histoire des Mollusques. Quant à la 
figuration donnée par M. l’abbé Dupuy (2), elle paraît se rapporter da¬ 
vantage à YHelix Thuillieri. 

Son galbe, quoique en général assez constant, présente cependant 
quelques variations qui s’appliquent à des colonies bien différentes. Par¬ 
fois, en effet, le dernier tour, dans sa partie inférieure, est de plus en 


(1) Ferussac. Hisl. nit. moll., I, p. 163, pl. LXXXV. 

(2) Dupuy. Hisl. moll., p. 278, tab. XIII, fig. a, b, c. 



FAUNE FRANÇAISE 


41 


plus convexe â mesure que l’on se rapproche de l'ouverture ; dans de 
telles conditions, l’ombilic, tout en ayant à peu près le même diamètre 
maximum paraît nécessairement et plus étroit et plus profond ; l’avant- 
dernier tour s’v voit sur une même longueur de sa circonférence, mais 
sur une moindre largeur. 

D’autre part, la taille de VHélix Heripensis est très variable, et dans 
certaines colonies, elle constitue une véritable var. minor. Nous établi¬ 
rons donc les deux variétés suivantes : 

Var. B, subumbiiicata. — Coquille de taille assez forte, ou même de 
grande taille, avec le dernier tour plus convexe à son extrémité, et 
l’ombilic plus profond et moins large dans son ensemble. 

Var. C, minor. — Coquille de même galbe que le type, mais dont le 
diamètre maximum ne dépasse pas de 8 à 10 millimètres. 

Rapports et différences. — Par sa taille, comme par son galbe général, 
on ne peut rapprocher ['Hélix Heripensis que des Hélix Solaciaca, H. Lo- 
roglossicola et //. Thuillien. On le distinguera à sa spire plus largement 
convexe; à son dernier tour non subanguleux à sa naissance ; à son 
mode d’insertion supérieure de l’ouverture ; à son ombilic plus large, à 
son ouverture plus arrondie ; etc. Chez l 'Hélix Heripensi s, la spire est tou¬ 
jours plus conique, plus élevée que chez l’ Ilelix Solaciaca et H. Loroglos- 
sicola; mais elle est moins conique que chez l'Hélix Thuillien. Son 
dernier tour, comme chez cette dernière espèce, est toujours arrondi 
et non pas subanguleux comme chez les deux autres. L’insertion du bord 
supérieur de son ouverture est toujours plus tombante que chez les 
Hélix Solaciaca et H. Loroglossicola, mais moins tombant que chez 
Y H. Thuillieri. Enfin, de ces quatre formes, c’est lui qui a l’ombilic le plus 
élargi. 

Habitat. — On trouve l 'Hélix Heripensis dans presque toute la France ; 
mais il est plus abondant dans la France septentrionale et moyenne : les 
environs de Paris, Arcueil, Gentilly, Boulogne, Levallois-Perret, la plaine 
de Saint-Denis, etc., dans la Seine ; Argenteuil, dans Seine-et-Oise ; 
Lagny, Pomponne, Carnetin, Annet, etc., dans Seine-et-Marne ; l’Aisne, 
l’Aube ; les environs de Mâcon, dans Saône-et-Loire; l’Aumusse, près 
Mâcon, Chavornay, dans l’Ain; Saint-Fons, les Rivières, le Moulin-à- 
Vent, près de Lyon ; les alluvions du Rhône, au nord de Lyon, dans le 
Rhône, l’Ain et l’Isère ; les environs de Grenoble, Solaize, dans l’Isère ; 
Aix-les-Bains, en Savoie; Saint-Paul-Trois-Châteaux, Beausemblant, 


42 


FAUNE FRANÇAISE 


dans la Drôme; le Puy-en-Velay, dans la Haute-Loire; les environs de 
Digne, dans les Basses-Alpes; Arles, les environs de Marseille, dans les 
Bouches-du-Rhône; Saint- Antonin, dans le Tarn-et-Garonne ; Marve- 
jols, dans la Lozère; Sallèles-Cabardès, dans l’Aude; les environs de 
Nantes, dans la Loire-Inférieure;etc. — Var. subumbilicata: les Rivières, 
près Lyon, et les alluvions du Rhône.— Var. minor : Pomponne, Lagny, 
dans Seine-el-Marne; l’Aumusse, dans l'Ain; les Bivières, près Lyon, et 
les alluvions du Rhône ; les environs d’Avignon dans Vaucluse ; Remou¬ 
lins, dans le Gard ; etc. 


HELIX RUIDA, Bourguignat 

Hélix ruida , Bourguignat, 1877. In Sched. 

— — Servain, 1880. Etude molt. Esp. Port., p. 83. 

— — Coutagne, 18S1 . Note Faune malac. bassin du if/iûn?, p. 1S. 

— — Locard, 1882. Prodr. malae. franç., p. 110. 

— — Kobelt, 1883. In Nachrichtsb. malak., p. 9. 

Description. — Coquille d’un galbe général subdéprimé, subconique 
un peu déprimée en dessus, assez convexe en dessous. — Test solide, un 
peu mince, subcrétacé, subopaque, orné de stries longitudinales assez 
fortes, rapprochées, assez irrégulières, aussi marquées en dessus qu’en 
dessous, s’évanouissant vers l’ombilic; d’un roux clair, tantôt sans 
bandes, mais comme marbré avec des tons p'us foncés, tantôt avec des 
bandes étroites, d’un brun plus ou moins foncé; la bande supracarénale 
flammuiée, continue ; les bandes infracarén îles en nombre variable, sou¬ 
vent réduites à des taches ou à des points, presque toujours effacées vers 
l’ombilic. — Spire convexe, subconique, composée de cinq tours à cinq 
tours et demi, assez convexes, séparés par une ligne suturale médiocre¬ 
ment profonde. — Accroissement spiral lent, assez régulier, le dernier 
tour à peine plus grand vers l’ouverture. — Dernier tour un peu plus 
convexe en dessous qu’en dessus à sa naissance, s’arrondissant à mesure 
que l'on s’approche de l’ouverture, légèrement subanguleux à l'origine ; 
angulosité un peu supérieure, visible sur un quart de la longueur totale 
des tours. — Insertion du bord supérieur de l’ouverture assez tombante, 
mais sur une faible longueur.— Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve 
foncé. — Ombilic moyen, profond, s’élargissant fortement au dernier 
tour suivant une forme elliptique, laissant voir à la naissance de l’avant- 
dernier tour un quart de sa largeur, et intérieurement environ la moitié 






4 3 


FAUNE FRANÇAISE 

de la circonférence interne du même tour. — Ouverture à bords rappro 
chés, convergents, médiocrement échancrée par l’avant-dernier tour, 
presque exactement circulaire. —Péristome discontinu, droit, tranchant, 
assez fortement épaissi intérieurement par un bourrelet blanchâtre ou 
rosé; bord inférieur patulescent; bord columellairc légèrement réfléchi 
sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 7 1/2-10 millim. 

Hauteur totale : 4 1/45 — 

Observations. — L 'Hélix ruida présente quelques variations soit indi¬ 
viduelles soit générales; elles sont basées sur la taille, sur la convexité 
de la spire et sur l'angulosité du dernier tour à sa naissance. 

Nous établirons les variétés suivantes : 

Var. B, minor. — Coquille dont la taille ne dépasse pas 8 millimètres 
de diamètre maximum, à spire plus ou moins élevée, avec une angulosité 
assez prononcée à la naissance du dernier tour. 

Var. C, depretsa. — Coquille de grande taille ou de taille moyenne, 
à spire légèrement déprimée, le dernier tour à peine subanguleux à sa 
naissance. 

Var. D, umbilicata. — Coquille de taille assez petite, avec le dernier 
tour un peu subanguleux à sa naissance, et l’ombilic un peu plus élargi 
que le type. 

Rapports et différences. —Nous aurons à comparer les var. minor et 
umbilicata avec les Hélix Pouzouensin et //. Gigaxii. Quant au type, on 
ne peut le rapprocher que de la var. minor de \'Helix Heripensis. On le 
distinguera toujours: à son galbe un peu moins déprimé ; à sa spire plus 
élevée avec ses tours un peu plus étagés ; à son dernier tour moins ar¬ 
rondi à la naissance, toujours au moins un peu subangulenx ; à l’insertion 
du bord supérieur de l’ouverture moins tombante ; au bord inférieur de 
l’ouverture plus patulescent ; etc. 

Habitat. — L’Hélix ruida est en général peu commun, quoique géo¬ 
graphiquement assez répandu ; nous le connaissons dans les stations 
suivantes: Le type: à Fontainebleau, dans Seine-et-Marne; Valence, 
Romans, dans la Drôme; Nant, dans l’Aveyron; Vaucluse.— Var. mi¬ 
nor: Le Pont-du-Gard, Saint-Nazaire, dans le Gard; Avignon, dans 
Vaucluse; les environs de Villefranche, Montgiscart, dans la Haute- 
Garonne ; Grasse, dans les Alpes-Maritimes ; Draguignan, dans le Var; 


44 


FAUNE FRANÇAISE 


Foix, dans l’Ariège; Sainte-Croix, près Lectoure, dans le Gers; Saint- 
Saulge, dans la Nièvre; les environs d’Orléans, dans le Loiret ; etc. — 
Var. depressa : Saint-Nazaire, dans le Gard ; Montgiscart, dans la 
Haute-Garonne; Nantes, dans la Loire-Inférieure. — Var. umbilicata : 
Le Pont-du-Gard, dans le Gard. 


HELIX POUZOUENSIS, P. Fagot 

Hélix Jousseaumei, P. Fagot, 1877. Mss.‘ 

— — Servait), 1880 Étude moll. Esp. Port., p. 88. 

— Pouzouensis , P. Fagot, 188). In Bull. Soc. Zool., p. 137. 

— Jousseaumei, Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 109 et p. 334. 

— Pouzouensis, Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 109 et p. 334. 


Description. — Coquille d’un galbe général déprimé-globuleux, 
presque plane ou subconvexe en dessus, bien convexe en dessous.— Test 
solide, épais, crétacé, opaque, orné de stries longitudinales un peu 
obliques, irrégulières, assez fortes, atténuées en dessous, surtout dans 
la région ombilicale; d’un blanc jaunâtre, le plus souvent monochrome, 
ou plus rarement avec des bandes étroites, ponctuées, presque effacées, 
un peu plus teintées vers l’ouverture. — Spire comprimée, légèrement 
convexe, composée de cinq tours et demi, un peu convexes, séparés 
par une suture assez profonde. — Croissance spirale lente et régulière, 
le dernier tour à peine plus grand. — Dernier tour convexe en dessus, 
bien arrondi en dessous, subanguleux à sa naissance ; angulosité un peu 
supérieure, visible sur un tiers de la longueur totale du dernier tour.— 
Insertion du bord supérieur de l’ouverture presque rectiligne ou à peine 
tombante sur une faible longueur. — Sommet obtus, lisse, brillant, fauve 
ou noirâtre. — Ombilic moyen, profond, légèrement évasé au dernier 
tour, sous une forme elliptique, laissant voir sur une assez faible largeur 
la moitié de la longueur totale de la circonférence interne de l'avant- 
dernier tour.— Ouverture peu oblique, à bords assez distants, légère¬ 
ment échancrée par l’avant-dernier tour, bien arrondie, aussi haute que 
large. — Péristome droit, tranchant, fortement épaissi en dedans par un 
bourrelet blanchâtre ; bord inférieur subpatulescent ; bord columellaire 
légèrement réfléchi vers l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 7 1/2-8 millim. 

Hauteur totale : 3 3/4-4 — 




FAUNE FRANÇAISE 


45 


Observations. — Cette petite forme, découverte au Pouzou, dans la 
Charente-Inférieure, par M.le docteur Jousseaume, parait bien constante 
dans son allure. On observe cependant quelques individus chez lesquels 
la spire est un peu moins déprimée que dans le type. 

Rapports et différences. — Quoique bien typique, l’ Hélix Pouzouensis 
peut être rapproché de plusieurs de nos espèces, telles que la var. minor 
de VHelix ruida, les Hélix Tolosana, H. Lieuranensis , H. Loroglossicola, 
H. Gitjaxii et H. Lauraguaisiana. En étudiant ces deux dernières espèces, 
nous parlerons de leurs rapports avec l 'Hélix Pouzouensis. La var. minor 
de VHelix ruida se distingue de VHélix Pouzouensis : par son test plus 
mince, plus fragile, moins crétacé, moins opaque; par sa spire moins 
déprimée ; par son dernier tour moins anguleux à sa naissance ; par 
l'insertion du bord supérieur de l’ouverture moins tombante; etc. 

Par son galbe déprimé en dessus et convexe en dessous, on peut 
rapprocher VHelix Pouzouensis de certaines formes de VHelix Tolosana 
et H. Lieuranensis; mais il s’en distinguera au premier abord, par la 
dimension de son ombilic, beaucoup plus large que chez ces deux 
espèces. Comme l’a fait observer M. P. Fagot, cette coquille a quelques 
rapports avec VHelix Loroglossicola, dont il semble être un diminutif; 
mais, outre sa taille toujours bien plus petite, son ombilic est plus large, 
ses stries sont plus fortes, son bourrelet apertural plus saillant, le bord 
inférieur du péristome plus patulescent, etc. 

Habitat. — Le type, comme nous l’avons dit, a été trouvé au Pouzou, 
dans la Charente-Inférieure. M. Bourguignat a signalé cette même forme : 
à Fontenay-le-Comte,en Vendée ; à Jaulgonne, dans l’Aisne ; au Puv-en- 
Velay, dans la Haute-Loire ; à Vauchonvilliers, dans l’Aube ; nous l’avons 
reconnue dans les environs de Lyon; à Saint-Germain-des-Fossés, 
dans l’Ailier; aux environs de Nantes, dans la Loire-Inférieure ; etc. 


HELIX GOUTAGNEI, Bourguignat 

Hélix Coutagnei, Bourguignat, 1880. Mss. 

— — Locard, 1882. Prodr. malac. /ranç., p. 109 el 334. 


Description. — Coquille d’un galbe général déprimé, presque plane 
en dessus ou à peine subconvexe, convexe en dessous. — Test un peu 
mince, subcrétacé, subopaque, orné de stries fines, régulières) très rap- 


46 


FAUNE FRANÇAISE 


prochées, presque aussi tortes en dessous qu’en dessus, bien atténuées 
vers l’ombilic; d’un blanc jaunacé, avec une bande supracarénale,étroite, 
brune, continue en dessus, et plusieurs bandes infracarénales également 
étroites,souvent effacées vers l’ombilic.— Spire à peine convexe, presque 
méplane, composée de cinq tours et demi, à profil légèrement convexe, 
séparés par une suture assez profonde. — Croissance spirale d’abord 
lente et régulière, puis ensuite plus rapide au dernier tour. — Dernier 
tour légèrement convexe au-dessus sur toute sa longueur, bien arrondi en 
dessous, subanguleux à sa naissance ; angulosité supérieure très émoussée. 
— Insertion du bord supérieur de l’ouverture presque rectiligne, à peine 
tombante sur une très faible longueur. — Sommet très obtus, lisse, bril¬ 
lant, d’un fauve clair. — Ombilic moyen, profond, évasé au dernier tour 
sous une forme elliptique, laissant voir à l’extrémité de l’avant-dernier 
tour un quart ou un tiers environ de sa largeur, et intérieurement près de 
la moitié de sa circonférence interne. — Ouverture peu oblique, faible¬ 
ment échanerée par l’avant-dernier tour, semi-circulaire, bien arrondie, 
parfois un peu méplane dans le haut. — Péristome discontinu, droit, 
tranchant, faiblement bordé intérieurement par un bourrelet jaunâtre ; 
bord inférieur à peine subpatulescent; bord columellaire très légèrement 
i éfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 12-13 millim. 

Hauteur totale : 4 1/2-5 1/2 millim. 

Observations. — Quelle que soit sa taille, Y Hélix Coutagnei est une 
forme régulière et constante. Un de ses caractères les plus précis réside 
dans l’aplatissement de la spire, aplatissement tel que la surface supé¬ 
rieure du dernier tour aux abords de l’ouverture est non déclive-inclinée, 
mais presque à la même hauteur que la surface supérieure de l'avant- 
dernier tour. Chez quelques individus, l’ombilic parait un peu plus 
elliptique à l’entrée, et laisse voir un tiers, au lieu d’un quart de la lar¬ 
geur de l’avant-dernier tour à son extrémité. 

Rapports et différences. — L’Hclix Coutagnei, dédié par M. Bour- 
guignat à notre ami M. G. Coutagne, ne peut être rapproché, avec son 
galbe déprimé, que des Hélix Pauli, II. acentromphala et II. Maunana. 
On le distinguera facilement de Y Hélix Pauli dont nous avons déjà parlé: 
à son galbe plus convexe en dessous; à son dernier tour moins angu¬ 
leux et avec l'angulosité plus émoussée et plus supérieure ; à la forme 
moins dilatée de l’extrémité de ce même tour ; à son ouverture plus 








47 


faune française 

arrondie ; enfin et surtout à son ombilic beaucoup plus large et plus 
elliptique. Nous examinerons plus loin les différences qui existent entre 
cette espèce et les Ilelix acentrompkala et IL Mauriana. 

Habitat. — Coquille toujours rare ; le type a été trouvé à Neufchâtel- 
en- Bray, dans la Seine-Inférieure; nous l’avons reconnu dans les aliu- 
vions du Rhône, au nord de Lyon, et au lieu dit les Rivières, sur les 
bords du Rhône, au sud de cette même ville. 


HELIX ACENTROMPHALA. Bourguignat 


Hélix acentromphala, Bourguignat, 1877. In Sched. 

— — Servain, 1880. Étude moll. Esp. Port., p. 8t. 

— — Locard, 1882. Prodr. tnalac. franc-, p. 111. 


Description. — Coquille d’un galbe général déprimé, presque plane en 
dessus ou à peine subconvexe, assez convexe en dessous. — Test solide, 
épais, crétacé, opaque, orné de stries longitudinales très fines, très rap¬ 
prochées, aussi fortes en dessus qu'en dessous, d’un blanc grisâtre un 
peu jaunacé, avec quelques bandes brunes infracarénales très étroites, 
comme effacées. — Spire à peine convexe, composée de cinq à six tours 
à profil peu convexe, presque méplan, séparés par une suture peu pro¬ 
fonde. — Croissance spirale d’abord lente et régulière, puis plus rapide 
au dernier tour.—Dernier tour nettement subanguleux à la naissance, 
mais sur une faible longueur; partie supérieure subconvexe à la naissance 
du tour, s'arrondissant ensuite vers l’ouverture.—Insertion du bord 
supérieur de l'ouverture presque rectiligne. — Sommet très obtus, lisse, 
brillant, d'un fauve clair. — Ombilic moyen, profond, très évasé au der¬ 
nier tour sous une forme elliptique, laissant voir â peu près le quart de 
la largeur totale de l’avant-dernier tour à son extrémité, et intérieure¬ 
ment la moitié de sa circonférence interne. — Ouverture peu oblique, 
à bords assez distants, faiblement échancrée par l’avant-dernier tour, 
semi-circulaire. — Péristome discontinu, droit, tranchant, épaissi inté¬ 
rieurement par un bourrelet blanchâtre ;bord inférieur patulescent ; bord 
columellaire un peu réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 11 millim. 

Hauteur totale : 5 — 

Observations. — Le type que nous venons de décrire provient de la 


48 


FAUiNE FKANÇA1SE 

collection de M. Bourguignat et a été récolté dans le Var. Sur un échan¬ 
tillon de notre collection, provenant des alluvions du Rhône, au sud de 
Lyon, la suture est plus profonde, et partant les tours supérieurs ont un 
profil un peu moins déprimé que dans le type; quant aux autres carac¬ 
tères, ils sont très sensiblement les mômes. 

On remarquera, en outre, que le type décrit par M. le docteur Servain 
ne mesure que 8 millimètres de diamètre maximum, et une hauteur de 
4- millimètres. Les échantillons de Séville, en Espagne, ajoute cet auteur, 
seraient de taille un peu plus forte. 

Rapports et différences. — Comme nous l’avons dit, Yllelix acen- 
tromphala est voisin de Yllelix Coutagnei. On te distinguera à son test 
plus solide, plus épais, plus opaque ; à son galbe plus déprimé en dessous, 
à taille égale, le dernier tour à sa naissance et sur au moins la moitié 
de sa circonférence, élant moins épais ; à l’insertion du bord supérieur de 
l’ouverture un peu moins haute ; au galbe du dernier tour plus nettement 
subanguleux à sa naissance; à son ombilic un peu plus large; enfin, à 
son péristome plus épaissi intérieurement et plus patulescent sur le bord 
inférieur. 

Habitat. — Rare : les gorges d'Ollioules, près de Toulon dans le 
Var; les alluvions du Rhône, au sud de Lyon, sur la rive gauche du 

ileuve. 


HELIX MAURIANA, Bourguignat 


Hélix Mauriana , Bourguignat, 1877. Mss. 

— — Servain, 1880. Étude moll. Esp. Port., y. 83. 

— — I.ocard, \S82.Prodr. maloc. franç., p. 1H et p. 335. 


Description. — Coquille d’un galbe général très déprimé, presque com¬ 
plètement raéplane en dessus, assez convexe en dessous. — Test solide, 
épais, crétacé, subopaque, orné de stries longitudinales, fines, serrées, 
assez régulières, aussi fortes en dessus qu’en dessous, un peu atténuées 
vers l’ombilic; d’un blanc jaunacé terreux, un peu plus foncé vers l’ou¬ 
verture, avec quelques bandes brunes, étroites, infracarénales. le plus 
souvent interrompues, comme effacées. — Spire méplane, composée de 
cinq à six tours à profil légèrement convexe, séparés par une suture assez 
profonde. — Croissance spirale d’abord lente et régulière, puis ensuite 
relativement rapide au dernier tour, jusqu’à l’extrémité.—Dernier tour à 




FAOE FRANÇAISE 


49 


peine convexe en dessus à sa naissance, bien convexe en dessous, s’arron¬ 
dissant ensuite vers l'ouverture, anguleux à l’origine ; angulosité très 
supérieure, mais émoussée, visible sur un quart de la circonférence 
externe du dernier tour. — Insertion du bord de l’ouverture bien tom¬ 
bante et sur une assez grande longueur. — Ombilic moyen, profond, très 
évasé au dernier tour, sous une forme elliptique, laissant voir l’avant- 
dernier tour sur un quart de sa largeur à l’extrémité de ce tour, et 
intérieurement sur la moitié de sa circonférence interne. — Sommet 
tout à fait obtus, lisse, brillant, fauve clair. — Ouverture très oblique, 
à peine éehancrée par l’avant-dernier tour, à bords bien convergents 
et très rapprochés, arrondie, transversalement un peu plus large que 
haute. — Péristome discontinu, droit, tranchant, bordé intérieurement 
par un bourrelet blanchâtre; bord inférieur à peine subpatulescent ; bord 
columellaire assez réfléchi sur l'ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum: 10 millim. 

Hauteur totale: 4 1/2 — 

Observations. — Cette curieuse forme est remarquable par son galbe 
très déprimé, avec une spire presque complètement méplane, et par la 
direction inclinée en avant que prend le dernier tour à son extrémité, 
sur une longueur de plus de 3 millimètres; enfin par son péristome pres¬ 
que continu par suite du rapprochement des bords de l’ouverture qui 
sont très convergents. 

Nous avons reçu de M. Azam, de Draguignan, une forme un peu dif¬ 
férente du type que nous venons de décrire, et que nous croyons pouvoir 
considérer comme une variété de VHélix Mauriana. Elle diffère du type : 
par une spire un peu moins déprimée, par son dernier tour un peu moins 
subanguleux à l’origine; mais ses autres caractères restant les mêmes, 
ce serait donc une var. alta. 

Rapports et différences. —Voisin des deux formes précédentes, l’ Hélix 
Mauriana ne saurait èire confondu avec elles. Nous venons de voir, en 
effet, que son galbe déprimé, sa spire presque complètement méplane, 
la forme anguleuse du dernier tour à sa naissance, l'allure toute parti¬ 
culière de ce dernier tour à son extrémité, etc., permettront toujours de 
distinguer facilement cette espèce de ses congénères. Quant à la var. 
alta, si sa spire rappelle celle de Y Hélix Coutagnei, la direction tombante 
du dernier tour à son extrémité, la forme de l’ouverture avec ses bords 
très rapprochés, très convergents, la feront toujours reconnaître. 

Soc. Linn. — t. xxx. 4 



FAUiNE FRANÇAISE 


50 

Habitat. — Rare; les environs de Cannes, dans Rs Alpes-Maritimes, 
et de Draguignan, dans le Var. 


D. — Coquilles à ombilic large 

HELIX GIGAXII, de Charpentier 


Hélix Gigaxii , Pfeiffer, 1850. Mss., in Zeilschr. f. Malac., p. 8b. 

— — ChemniU, 1850. Hélix, édit. II, n‘ 812, t. 188, f. 83 à 28. 
Xerophila Gigaxii, Albers, 1850. Die Heliceen, p. 75. 

Hélix Gigaxii, L. Pfeiffer, 1853. Mon.. Hel. Viv., III, p. 133. 

— fasciolata (var. Gigaxii), Moquin-Taudon, 1855. Hist. moll., II, p. 239. 

— — — Drouet, 1855. Enum. France cont., p. 16. 

— Gigaxii, Westerlund, 1876. Fauna Europ. moll. Prodr., p. 111. 

— — A. Letourneux, 1877. Moll. Lamalou-les- Bains, p. 8. 

— striata (var. Gigaxii), Dubreuil, 1880. Cat. Moll. Hérault, 3' cd.. p. 47. 

— Gigaxii, Coutagne, 1881. Hôtes faune malac. bass. Rhône, p. 16. 

— — S. dessin, 1881. Nomencl. Helic.viv „ p. 132. 

— — Locard, 1882. Prodr. malac. franc., p. 110. 

— — Kobelt, 1882. Calai. Binnenconch., p. 50. 


Description. — Coquille d’un galbe général subdéprimé-globuleux, un 
peu moins convexe en dessous qu’en dessus. — Test solide, épais, cré¬ 
tacé, opaque, orné de stries longitudinales assez fortes, irrégulières, 
presque aussi fortes en dessous qu’en dessus; d’un jaune roux clair, 
rarement monochrome, le plus souvent avec des bandes brunes assez 
étroites, en nombre variable; bandes supracarénales, continues en dessus, 
souvent ponctuées ou tlammulées ; bandes iniracarénales réduites à des 
taches ou à des points, comme effacées vers l’ombilic. — Spire convexe, 
légèrement conique, composée de quatre tours et demi à cinq tours à 
prolil convexe, séparés par une ligne suturale assez profonde. — Crois¬ 
sance spirale assez régulière, d’abord un peu lente, puis un peu plus 
rapide sur le dernier tiers du dernier tour. — Dernier tour bien arrondi 
à sa naissance comme à son extrémité, aussi convexe en dessus qu’en 
dessous. — Insertion du bord supérieur de l’ouverture nettement tom¬ 
bante sur une assez grande longueur. — Ombilic large, profond, évasé 
au dernier tour sous une forme légèrement elliptique, laissant voir la 
circonférence interne de l’avanl-derni’r tour sur les deux tiers de sa 
longueur totale. — Ouverture assez oblique, à bords très rapprochés, 
assez fortement échancrée par l’avant-dernier tour, presque exactement 




FAUNE FRANÇAISE 


51 


circulaire. — Péristome discontinu, droit, tranchant, épaiss intérieure¬ 
ment par un fort bourrelet blanchâtre ; bord inférieur patulescent ; bord 
columellaire, réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum: 5 1/2-8 1/4-9 1/2 miliim. 

Hauteur totale: 3 1/2 4 1/2-4 3/4 — 

Observations- — L’Helix Gigaxii a été bien décrit par L. Pfeiffer, et la 
plupart des auteurs étrangers ont admis et reconnu cette espèce. Comment 
se fait-il, hélas! que les auteurs français seuls l’aient méconnue. Moquin- 
Tandon, Dubreuil et M. H. Drouët en font une variété d’un type mal 
défini ; M. l’abbé Dupuv n’en parle pas; c’est cependant une forme bien 
typique et bien caractérisée, d’un galbe tout particulier qui ne saurait 
être confondue avec aucune forme de ce groupe. 

Sous le nom de var. major Pfeiffer a indiqué une forme qui nous 
semble différente. Dans l’ouvrage de Martini et Chemniiz, cette variété est 
représentée planche 128, fig. 29, 30; une telle coquille est certainement 
bien distincte de celle que l'on voit dans les figures 23-28. Outre sa 
taille plus grande, son mode d'enroulement différent, le profil de sa 
spire tout particulier, le test a l’air plus solide, plus crétacé, plus opaque 
même. Une telle figuration a bien plus d’analogie avec 1 Hélix scrupca 
qu’avec une var. major de VHélix Gigaxii. 

Cependant si nous examinons les différences de taille qui existent chez 
des colonies bien distinctes de Vllelix Gigaxii, nous constaterons qu’il 
existe non pas une var. major, mais bien, au contraire, une var. minor, 
de toute petite taille, dont le diamètre ne dépasse pas 6 millimètres, 
tandis que le type a au moins 8 millimètres. Nous en faisons une variété, 
car cette taille est constante dans plusieurs colonies ; en outre, le type, 
tel que l’a créé Pfeiffer aurait jusqu’à 9 1/2 millimètres comme diamètre 
maximum. 

La var. minor , outre l’exiguïté de sa taille, se distingue encore par un 
galbe un peu plus globuleux, une spire un peu plus étagée, ses autres 
caractères restant constants. 

Rapports et différences. — Quoique parfaitement caractérisé, Vllelix 
Gigaxii, au premier abord, peut être rapproché de plusieurs espèces que 
nous avons décrites, notamment les Hélix nudavar. minor, H. nomephila, 
H. scrupellina et II. l'ouzouensis. On distinguera Vllelix Gigaxii, quelle 
que soit sa taille, de Vllelix ruida var .minor: à son galbe plus globuleux, 
plus convexe en dessous, le dessus étant à peu près semblable; à son 


52 


FAUNE FRANÇAISE 


dernier tour arrondi à la naissance, et non pas subanguleux ; au profil de 
ses tours plus convexes; à son ombilic beaucoup plus large, plus ouvert ; 
à son ouverture plus échancrée par l’avant-dernier tour ; etc. 

Comparé à l’ Hélix nomephila, l 'Hélix Gigaxii s’en distinguera: par son 
galbe général moins globuleux, à peu près aussi convexe en dessous, mais 
notablement moins convexe en dessus ; à ses tours de spire moins nom¬ 
breux, et à profil moins convexe; à sa croissance spirale moins régulière, 
le dernier tour croissant plus rapidement ; à son dernier tour moins 
bombé en dessous ; à son ombilic plus large, laissant voir une plus grande 
longueur de la circonférence interne de l’avant-dernier tour ; etc. 

On peut également rapprocher i’Hélix scrupellina de l’ Hélix Gigaxii ; 
mais on distinguera la première de ces espèces : à son galbe général 
moins globuleux, plus déprimé dans son ensemble; à son test moins 
solide, moins épais; à ses stries plus fines et plus régulières ; à son ombilic 
beaucoup plus large au dernier tour; au profil de ce dernier tour plus 
aplati en dessus, plus subcaréné à sa naissance ; à l’insertion du bord 
supérieur de l’ouverture plus tombante à son extrémité et sur une plus 
faible longueur; à son ouverture un peu moins arrondie, plus transver¬ 
salement ovalaire; etc. 

Enfin, si l’on compare l 'Hélix Gigaxii à Hélix Pouzouensis, on voit 
qu’il en diffère, à taille égale : par son ensemble moins globuleux, avec 
une spire plus déprimée, le dessous de la coquille étant aussi convexe ; 
par son test moins épais, moins crétacé, moins solide; par ses stries plus 
grossières, plus irrégulières ; par son dernier tour bien arrondi à sa 
naissance et non pas subanguleux; par l’insertion du bord supérieur de 
l’ouverture moins rectiligne ; par son ombilic beaucoup plus large ; etc. 

Habitat. — L 'Hélix Gigaxii vit surtout dans le midi de la France. 
Pfeiffer, d’après les indications de Charpentier, le signale dans la 
Provence, à Arles, Vaucluse, Grasse et Valence. Nous en avons reconnu 
la présence dans les localités suivantes: le vallon de Vaucluse ; le Pont- 
du-Gard, Remoulins dans le Gard; les environs de Montpellier, dans 
l’Hérault; Privas, dans l’Ardèche; Villefranche-Lauraguais, Saint-Martin, 
dans la Haute Garonne; Gaix, près Castres, dans le Tarn ; le Tarn et- 
Garonne; Brives-sur-Charente, dans la Charente-Inférieure; Neufchà- 
tel-en-Bray, dans la Seine-Inférieure ; etc. — Var. minor; Mouguerre 
et les environs de Bayonne, dans les Basses-Pyrénées ; etc. 



FAUNE FRANÇAISE 


53 


HELIX LAURAGUAISIANA, Locard ~ i 

Description. — Coquille d’un galbe général subdéprimé, légèrement 
subcoique-dépriméeen dessus, un peu convexe en dessous.—Test solide, 
épais, subcrétacé, subopaque, orné de stries longitudinales fines, régu¬ 
lières, bien rapprochées, au moins aussi fines en dessous qu’en dessus, 
atténuées dans la région ombilic de; d’un blanc grisâtre ou légèrement 
jaunâtre avec des bandes brunes; bande supracarénale étroite, le plus 
souvent un peu effacée, non continue en dessus; bandes infracarénales 
multiples, en nombre variable, comme effacées ou réduites à des taches 
vers l’ombilic. —Spire légèrement subconique, composée de quatre tours 
et demi à cinq tours, à profil assez convexe, séparés par une suture 
médiocrement profonde. — Accroissement spiral d'abord lent et régulier, 
puis un peu plus rapide dans la dernière moitié du dernier tour. —Dernier 
tour à profil arrondi à sa naissance, mais beaucoup plus convexe en 
dessous qu’en dessus, s’arrondissant davantage vers l’ouverture. — 
Insertion du bord supérieur de l’ouverture légèrement tombante, sur une 
assez faible longueur; sommet subobtus, lisse, brillant, d’un brun noi¬ 
râtre. — Ombilic largement ouvert, profond, un peu ovalisé au dernier 
tour, laissant voir sur une faible largeur, environ la moitié de la longueur 
totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture 
médiocrement échancrée par l’avant-dernier tour, à bords convergents et 
assez rapprochés, arrondie, à peine transversalement un peu plus large 
que haute. — Péristome discontinu, droit, tranchant, épaissi intérieure¬ 
ment par un bourrelet jaunâtre ou rosacé ; bord inférieur à peine subpa- 
tulescent; bord columellaire très légèrement réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 9 millim. 

Hauteur totale : 5 — 

Observations. — Cette forme, que nous considérons comme nouvelle, 
varie peu dans son allure et dans son ornementation. Chez quelques 
individus cependant, le dernier tour paraît un peu moins arrondi vers 
son extrémité ; dès lors, l’ouverture s’ovalise davantage, et paraît légère¬ 
ment un peu plus longue dans le sens transversal; en même temps, et 
pour les mêmes causes, l’ombilic semble moins profond. 

Rapports et différences. — Nous ne pouvons rapprocher cette coquille 
que de l 'Hélix scrupellina qui vit dans ces mêmes régions. Nous exami- 


54 


FAUNE FRANÇAISE 

nerons à propos de cette dernière espèce les caractères distinctifs de ces 
deux coquilles. 

Habitat. — L 'Hélix Lauvaguaisiana parait peu commun; nous l’avons 
reçu de Villefranche-Lauraguais, quartier de Barelles, dans la Haute- 
Garonne, où il avait été récolté par les bons soins de M. P. Fagot. 


HELIX LE MESLI, J. Mabille 

Hélix Le Mesli, J. Mabille, 1868. In Sched. 

— arga, Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 111. 

— Le Mesli, Loeard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 335. 

— — J. Mabille, 1882. In. Bail. Soc. Philom. Paris. 

Description. — Coquille d’un galbe général très déprimé, presque 
complètement plane en dessus, légèrement convexe en dessous. — Test 
solide, épais, crétacé, opaque, orné de stries longitudinales assez régu¬ 
lières, un peu fines, plus fortes en dessus qu’en dessous ; d’un blanc 
jaunâtre un peu plus clair en dessous, presque monochrome, avec quelques 
apparences de flammulations brunâtres, supracarénales. — Spire à peine 
saillante, composée de cinq tours convexes-déprimés, séparés par une 
ligne suturale un peu profonde.— Croissance spirale un peu lente et assez 
régulière, le dernier tour à peine un peu plus grand que les tours pré¬ 
cédents. — Dernier tour aplati en dessus, sur toute sa longueur, de plus 
en plus convexe en dessous, depuis sa naissance jusqu’à l’ouverture, 
anguleux à l’origine, subanguleux à l’extrémité ; angulosité tout à fait 
supérieure. — Insertion du bord supérieur de l’ouverture, absolument 
rectiligne. — Sommet lisse, brillant, d’un fauve clair, très obtus. — 
Ombilic large, profond, évasé au dernier tour sous une forme légèrement 
elliptique, et laissant voir sur une faible largeur, environ les trois quarts 
de la longueur totale de la circonférence interne de l'avant-dernier 
tour. — Ouverture très peu oblique, à bords assez distants, médiocre¬ 
ment échancrée par l'avant-dernier tour, subarrondie, un peu anguleuse 
dans le haut vers le bord externe; bord supérieur subméplat, bord infé¬ 
rieur et bord externe largement arrondis. — Péristome discontinu, droit, 
tranchant, légèrement épaissi intérieurement; bord inférieur à peine 
subpatulescent ; bord columellaire très faiblement réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 8 1/2 millim. 

Hauteur totale : 3 — 



FAUNE F H A N C, AISE 


55 


Observations. — Cette forme singulière, trouvée par M. Le Mesle, 
diffère essentiellement de toutes les autres formes jusqu’il ce jour connues 
dans le groupe de Y Hélix Heripensis. Elle est plus particulièrement carac¬ 
térisée : par son galbe déprimé avec une spire absolument plane ; par son 
dernier tour anguleux sur toute sa longueur, au point de faire paraître 
l’ouverture elle-même subanguleuse dans l’angle supérieur du bord externe; 
par la direction absolument rectiligne de l’insertion du bord supérieur de 
l’ouverture ; etc. 

Rapports et différences. — Une telle forme aussi nettement caracté¬ 
risée ne saurait être confondue avec aucune antre des formes mêmes les 
plus déprimées appartenant à ce groupe. 

Habitat. — Rare ; Saint-Zacharie, dans le Var. 


HELIX SCRUPEA, Bourguignat 

Hélix icrupea, Bourguignat, 1877. In Sched. 

— — Servain, 1880 Étude moll. Esp. Port., p. 83. 

— — Locurd, 1882. Prodr. matac. franc., P- 108 et p. 332. 


Description. — Coquille d’un galbe général subdéprimé-conique, sub¬ 
conique en dessus, déprimé-convexe en dessous. — Test solidp, épais, 
crétacé, opaque, orné destries longitudinales fines, serrées, assez régu¬ 
lières, un peu plus fortes en dessus qu’en dessous, atténuées vers la nais¬ 
sance de l’ombilic; d’un blanc grisâtre ou jaunâtre, monochrome, ou 
avec quelques rares bandes brunes infracarénales, très étroites et 
presque effacées. — Spire composée de cinq à six tours à profil bien 
convexe, séparés par une suture assez profonde, les premiers propor¬ 
tionnellement plus étagés que les derniers. — Croissance spirale d’abord 
lente et régulière, puis ensuite beaucoup plus rapide au dernier tour. — 
Dernier tour légèrement subanguleux à sa naissance ; angulosité sub¬ 
médiane, un peu supérieure, émoussée, visible sur les deux tiers de la 
circonférence ; comprimé à sa naissance en dessus.et en desous, s’élar¬ 
gissant ensuite considérablement vers l’ouverture tout en restant un peu 
déprimé. — Insertion du bord supérieur de l’ouverture légèrement tom¬ 
bante, sur une très faible longueur. — Sommet subobtus, lisse, brillant, 
d’un fauve un peu foncé. —Ombilic large, profond, évasé au dernier 
tour sous une forme elliptique, laissant voir, snrune faible largeur, environ 


56 


FAUNE FRANÇAISE 

un tiers de la longueur totale de la circonférence interne de l’avant- 
dernier tour. — Ouverture un peu oblique, à bords marginaux très 
rapprochés, très faiblement échancrée par l’avant-dernier tour, transver¬ 
salement oblongue-arrondie. — Péristome discontinu, droit, tranchant, 
épaissi intérieurement par un bourrelet blanchâtre ; bord inférieur légè¬ 
rement subpatulescent; bord eoluinellaire faiblement réfléchi sur 
l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum : 9 1/2-11 millim. 

Hauteur totale : 5 1/2-6 — 

Observations. — Ce qui caractérise plus particulièrement cette espèce, 
c’est surtout son profil général. Le dessus est plus convexeque le dessous ; 
les premiers tours sont relativement plus étagés que le dernier et l’avant- 
dernier; le dernier tour parait un peu aplati; en outre, le dernier tour 
étant très large et un peu déprimé, il s’ensuit que le profil latéral passant 
par le sommet ettangenbellement à l’ouverture présente une courbure 
concave. Nous avons reçu du Var plusieurs individus absolument con¬ 
formes au type, mais de taille un peu plus petite. Nous établirons par 
eux une var. minor; leur test est un peu plus coloré, les bandes orne¬ 
mentales sont plus nombreuses et un peu plus accusées. 

Rapports et différences. — Par son galbe général, on peut rapprocher 
YHelix scrupea des Hélix Pauli, II. Coutagnei et II. acentromphala; mais 
il s’en distinguera facilement par son galbe moins déprimé en dessus, par 
sa spire plus haute, plus étagée, par son ombilic plus large, par l'angu¬ 
losité du dernier tour émoussée, mais visible sur une plus grande lon¬ 
gueur. 11 est également voisin des llelix Veranyi et H. Diniensis; mais il a 
sa spire moins élevée que celle du premier et son ombilic beaucoup moins 
large que chez le second ; son dernier tour est moins arrondi, plus déprimé 
et plus anguleux que chez ces deux coquilles, et l’insertion du bord supé¬ 
rieur du dernier tour moins tombante. 

M. Bourguignat a cru devoir établir les caractères différentiels de ces 
deux formes qui vivent à Lieuran-Cabrières, dans l’Hérault, avec l'Hélix 
Lieuranensis. L'Hélix scrupea diffère donc de l’ Hélix Lieuranensis „• « par 
une taille un tant soit peu plus haute et relativement plus grande en 
diamètre, ce qui donne à la coquille une apparence plus déprimée ; par 
son ombilic le double plus ouvert; par son dernier tour plus ample vers 
l’ouverture, paraissant plus comprimé et moins exactement arrondi que 
celui de la Lieuranensis, par suite de si croissance plus rapide dans le 


FAUNE FRANÇAISE 


57 


sens transversal, enfin offrant, en outre, à son origine, une angulo¬ 
sité plus obsolète, plus médiane; par son ouverture arrondie-oblongue 
dans le sens transverse, à bords marginaux plus rapprochés et plus 
convergents (1). » 

Habitat. — Assez rare : Lieuran-Cabrières. près de Montpellier, dans 
l’Hérault ; Nant, dans l’Aveyron. — Var. minor : Rians, dans le Var. 


HELIX SCRUPELLINA, P. Fagot 

Hélix scrupellina, P. Fagot, 1882. In Sched. 


Descripton. — Coquille de taille assez petite, d'un galbe général sub¬ 
déprimé, subconvexe en dessus ou légèrement subconique, convexe en 
dessous. — Test solide, assez épais, subcrétacé, subopaque, orné de 
stries longitudinales fines et serrées, un peu plus fortes en dessus qu’en 
dessous, assez régulières; d’un blanc jaune-roux clair, un peu plus teinté 
vers l’ouverture, rarement monochrome, le plus souvent avec une bande 
supracarénale unique, étroite, brune, continue ou non en dessus, et 
plusieurs bandes infracarénales, également étroites, ponctuées ou fiam- 
mulées, en nombre très variable, souvent comme effacées. — Spire légè¬ 
rement convexe, composée de quatre tours et demi à cinq tours à profil 
convexes, séparés par une suture assez profonde. — Croissance spirale 
lente et assez régulière, sauf à l’extrémité du dernier tour qui croît un 
peu plus rapidement sur le dernier quart de sa circonférence.— Dernier 
tour convexe en dessus et en dessous, à peine subanguleux à sa naissance, 
et sur une faible longueur, arrondi à son extrémité. — Insertion du bord 
supérieur du dernier tour un peu tombante, mais, sur une faible longueur. 
— Sommet obtus, lisse, brillant, d'un fauve foncé. — Ombilic large, 
profond, par suite de la forme arrondie de la partie inférieure du dernier 
tour, évasé au dernier tour sous une forme légèrement elliptique, laissant 
voir sur une faible largeur à la naissance, les trois quarts de la longueur 
totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture 
médiocrement oblique, à bords assez rapprochés, moyennement échancrée 
par l’avant-dernier tour, presque circulaire, ou peine transversalement 
un peu plus large que haute. — Péristome discontinu, droit, tranchant, 


(1) Locard, 1882. Prodr. malac. franc,,, p. 332. 


58 


FAUNE FRANÇAISE 


épaissi intérieurement par un bourrelet blanchâtre ou rosé; bord infé¬ 
rieur subpatulescent; bord columellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. —Diamètre maximum : 7-8 millim. 

Hauteur totale: 3 1/2-4 1/2 millim. 

Observations. — Nous avons à signaler quelques variations chez cette 
espèce ; parfois la spire s’affaisse un peu, et le galbe général paraît 
déprimé. En même temps, et par suite de cette modification dans l’allure 
de la coquille, le dernier tour est moins arrondi, notamment à la nais¬ 
sance; il peut paraître même comme subanguleux. De même aussi, l’ou¬ 
verture est alors un peu moins arrondie. Nous établirons donc pour cette 
forme une var. depressa. Cette variété est, du reste, de même taille ou 
tout au plus un peu plus petite que le type. 

Chez quelques sujets, le dernier tour de la coquille parait comme 
flammulé en dessus; le ton général est en même temps plus terreux, 
plus grisâtre, et rappelle un peu celui de l 'Hélix conspurcata. 

Rapports et différences. — Par son galbe général, YHelix scrupellina 
ne peut guère être rapproché que des Hélix nomrphila, H. scrupea et 
H. Lauraguaisiana. On le distinguera de VHélix nomephila à son galbe 
toujours plus déprimé, à sa spire moins élevée, moins conique, avec des 
tours moins étagés ; à son dernier tour moins arrondi, un peu plus 
déprimé en dessus, et non pas aussi convexe en dessus qu’en dessous ; à 
son ombilic plus large, plus évasé ; etc. 

Comparé àl 'Hélix scrupea dont il semble un diminutif, on voit de suite 
qu’il est toujours de taille beaucoup plus petite, avec une spire un peu 
moins conique, un test moins épais, moins crétacé, un enroulement des 
tours plus régulier, un ombilic un peu plus large, l’insertion supérieure 
de l'ouverture plus nettement descendante sur une plus grande lon¬ 
gueur , etc. 

Enfin, on le distinguera de Y Hélix Lauraguaisiana qui vit dans les 
mêmes régions : â sa taille plus petite ; à son galbe moins déprimé dans son 
ensemble et plus convexe en dessous ; à sa croissance spirale plus régu¬ 
lière; à son dernier tour à profil plus convexe en dessus comme en 
dessous; à son ouverture plus circulaire, plus échancrée par l’avant- 
dernier tour; à son ombilic plus large, moins profond, plus ovalisé au 
dernier tour; etc. 

Habitat. — Cette forme paraît jusqu’à présent peu dispersée ; nous ne la 
connaissons encore que dans un petit nombre de stations : Ips environs 



59 


FAUNE FRANÇAISE 

de Villefranche-Lauraguais, dans la Haute-Garonne d’où elle nous a été 
envoyée par M. P. Fagot, type et var. ; Florac, dans la Lozère ; les envi¬ 
rons de Foix, dans l’Ariège. 


E. — Coquille à ombilic très large 


HELIX DINIENSIS, Rambur 

Hélix Diniensis, Rambur, 1868. In Journ. Conch., t. XVI, p. 267. - Loc. c>t., t. XVII, 
p. 258, pl. IX, f. 2 

— — XVesterlund, 1876. Fauna Europ. moll. prodr., p. 109. 

.— — Locard, 1880. Éludes variât, malac., I, p. 162. — 1881. Cataml. oll. de 

l'Ain, p. 54.— 1882. Prodr. malac. franç., p. 108. 

— caperata (var. Diniensis |, Kobelt, 1881. Catal. Binnenconch., p. 50. 

— Diniensis, S. dessin, 1881. Nomencl. Helic. tue., p. 132. 

— — Coutagne, 1881. Notes Faune malac. Bassin du Rhône, p. 15. 


Description. — Coquille d’un galbe subconique-déprimé, un peu 
conique en dessus, déprimée-convexe en dessous. — Test solide, épais, 
subcrétacé, subopaque, orné de stries longitudinales très fines, très rap¬ 
prochées, assez régulières, aussi fortes en dessous qu’en dessus; d’un 
blanc grisâtre ou jaunâtre, rarement monochrome, le plus souvent avec 
des bandes brunes en dessus et en dessous, assez larges et en nombre 
variable. — Spire un peu élevée, à profil régulier, composée de cinq 
tours et demi convexes, un peu étagés, séparés par une ligne suturale 
assez profonde. — Croissance spirale d’abord lente et régulière, puis 
ensuite beaucoup plus rapide au dernier tour. — Dernier tour bien 
arrondi à sa naissance, prenant un profil de plus en plus elliptique, à 
mesure que l’on se rapproche de l’ouverture, par suite de son épanouis¬ 
sement et de sa dépression inférieure qui vont sans cesse croissant sur 
le dernier tiers de ce dernier tour. — Insertion du bord supérieur de 
l’ouverture très tombante et sur une longueur un peu plus grande que le 
cinquième de la circonférence interne du dernier tour. — Sommet 
subobtus, lisse, brillant, d’un fauve roux. — Ombilic profond, très large, 
très évasé au dernier tour, laissant voir près du quart de l’avant-dernier 
tour à sa naissance, et les trois quarts de la circonférence interne du 
même tour. — Ouverture très obli jue, à bords très convergems, très rap¬ 
prochés, faiblement échancrée par l’avant-dernier tour, ovalaire, arron- 


60 


FAUNE FRANÇAISE 


die, transversalement un peu plus large que haute. — Périsiome discon¬ 
tinu, droit, épaissi intérieurement par un bourrelet blanchâtre ; bord 
inférieur un peu patulescent; bord columellaire assez fortement réfléchi 
sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum: 10-12 millim. 

Hauteur totale : 6-6 1/2 — 

Observations. — L'Helix Diniemis a été bien décrit par Rambur qui 
le premier en a fait connaître les caractères. Malheureusement la figura¬ 
tion qu’il en a faite laisse singulièrement à désirer et ne peut donner 
une idée même approchante des caractères particuliers de cette espèce. 

Son ornementation est très variable. Les sujets monochromes sont de 
beaucoup les plus rares. Les bandes varient et comme nombre et comme 
dimension; on peut eu compter jusqu’à huit; le plus souvent il existe 
une bande supracarénale continue en dessus, tantôt étroite, tantôt large, 
et laissant alors voir un mince filet blanc plutôt que grisâtre qui se 
détache vivement en dessus de la coquille. En dessous, les bandes sont 
plus nombreuses, tantôt continues, tantôt interrompues et même flam- 
inulées ; s’il doit y avoir une large bande, elle est toujours immédiate¬ 
ment infracarénale, et dans ce cas, il y a également une large bande 
supracarénale; dès lors, la carène se manifeste sous forme d’un filet 
blanc très tranché. Mais ce qui caractérise surtout cette curieuse et 
élégante coquille, c’est le galbe et l’allure de l’ombilic, du dernier tour et 
de l’ouverture. L’ombilic est très large au dernier tour, par suite de la 
direction tangenlielle que prend ce tour à son extrémité ; quant à l’ou 
verture, toujours transversalement ovalaire, par suite de l’aplatissement 
du dernier tour à son extrémité, elle affecte une direction infléchie en 
avant des plus marquées. 

La taille et l’ornementation varient suivant les stations; les échantillons 
du midi sont plus colorés et plus forts que ceux du nord ou même que 
ceux de la France centrale. 

Rapports et différences. — Cette forme a des caractères tellement 
typiques, tellement précis qu’elle ne saurait être confondue avec aucune 
de ses congénères. 

Habitat. — L'IIdix Diniensis n’est pas très répandu ; mais il constitue 
des colonies populeuses. 11 est surtout typique dans la Provence: les envi¬ 
rons de Digne, dans les Basses-Alpes; Saint-Raphaël, dans le Var; les 
environs de Saint-Chamas, dans les Bouches -du-Rhône ; etc. —Il est 




FAUNE FRANÇAISE 


61 


moins typique et un peu plus petit dans les localités suivantes: La 
côtière de Miribel, le parc du château de l’Aumusse, près Mâcon, dans 
l’Ain ; le Puy-en-Velay, dans la Haute-Loire ; les environs de Paris; etc. 


HELIX IDANICA, Locard 

Hélix Idanica, Lçcard, 1881. Calai, moll. de l’Ain, p. 34. — 1881. Études varia!, malac., Il, 
p. S47. — 1882. Prodr. malac. franç., p. 110. 

— — Kobelt, 1883. In Nnchrichsb. malac., p. 9. 

Description. — Coquille d’un galbe général subconique-déprimé, un 
peu subconique en dessus, convexe en dessous. — Test solide, épais, 
crétacé, subopaque, orné de stries longitudinales un peu fines, assez 
régulières, aussi fortes en dessus qu’en dessous, à peine atténuées vers 
l’ombilic; d’un jaune terreux ou un peu grisâtre, parfois monochrome, 
le plus souvent avec des bandes; bande supracarénale unique, continue 
ou flammulée, visible sur tous les tours ; bandes irifracarénalesen nombre 
très variable, parfois larges et continues, souvent obsolètes vers l’om¬ 
bilic. — Spire un peu conique, composée de cinq tours et demi â six 
tours, à profil bien convexe, séparés par une ligne suturale assez pro¬ 
fonde. — Accroissement spiral d’abord lent et régulier, puis un peu plus 
rapide vers le dernier tiers de la longueur totale du dernier tour. — 
Dernier tour bien arrondi à sa naissance, parfois très obtusément suban¬ 
guleux, sur une faible longueur, bien arrondi â son extrémité, aussi con¬ 
vexe en dessus qu’en dessous. — Insertion du bord supérieur de l’ou¬ 
verture à peine tombante et sur une faible longueur.—Sommet subobtus, 
lisse, brillant, d’un fauve un peu clair. — Ombilic très large, fortement 
ovalisé au dernier tour, laissant voir sur une assez grande largeur au 
moins les trois quarts de la longueur totale de la circonférence interne 
de l’avant-dernier tour. — Ouverture à bords rapprochés, convergents, 
médiocrement échancrée par l’avant-dernier tour, presque exactement 
circulaire. — Péristome interrompu, droit, tranchant, épaissi intérieure¬ 
ment par un bourrelet jaunâtre ou rosacé; bord inférieur subpatulescent; 
bord columellaire un peu réfléchi sur l’ombilic. 

Dimensions. — Diamètre maximum: 9-10 millim. 

Hauteur totale: 4 1/2-5 1/2 millim. 

Observations. — L ’Hélix Idanica représente dans le groupe de VHélix 
Heripensis la forme la plus largement ombiliquée; c’est presque une sorte 


62 


FAUNE FRANÇAISE 

de passage, à ce seul point de vue, il est vrai, avec les formes du groupe 
de VHélix encetorum (1). Dans un autre travail (2), nous avons déjà con¬ 
staté qu’une telle forme ne présentait que va resdiations purement indi¬ 
viduelles. 

Nous croyons devoir rapporter à cette même espèce un individu de 
grande taille, mesurant 13 millimètres de diamètre, ayant tous les carac¬ 
tères du t\pe, quoique avec une spire un peu moins conique, mais qui, 
jusqu’à présent, est unique. 11 y aurait donc pour cette espèce, une var. 
major. 

Rapports et différences. — De toutes les formes que nous avons 
étudiées, c’est l ’Hélix T hui Hier i, var. minor, qui se rapproche le plus de 
notre Hélix Idanica; cependant celui-ci en diffère notamment: par sa spire 
un peu plus conoïde ; par sa croissance plus lente, plus régulière, l'accrois¬ 
sement de rapidité ne se faisant sentir qu’à l’extrémité du dernier tour, 
et sur une moins grande longueur; par scs tours relativement plus ronds 
et surtout moins gros, toute proportion gardée; par sa suture plus pro¬ 
fonde; par l’insertion supérieure du bord de l’ouverture moins tombante; 
sur quelques échantillons même, elle est presque rectiligne ; enfin par son 
ombilic beaucoup plus grand, beaucoup plus évasé, laissant voir, sur une 
plus grande largeur, une plus grande longueur de la circonférence 
interne de l’avant-dernier tour. 

Habitat. — Nous avions signalé le type dans les allées du parc du 
château de l’Aumusse, dans l’Ain, d’où il nous avait été envoyé par notre 
ami M. de Fréminville. Depuis lors, nous avons reconnu cette forme 
dans plusieurs autres stations: les alluvions du Rhône au nord de Lyon ; 
les bords de la losne Béchevelin et les fossés des fortifications, à l’est de 
Lyon; Privas, dans l’Ardèche; Romans, dans la Drôme; Pézènes, dans 
'Hérault ; etc. — Var. major: les alluvions du Rhône, à Lyon. 


(1) Hélix ericelorum , Millier, 1774. Vérin, terr. flux;, hist., Il, j> 33. 

(2) A Locard 1882. Études variai, ma/ac., 11. p. 548. 




TABLE DES MATIERES 


Introduction. 1 

Historique du groupe. 3 

Description des espèces.13 

A. — Coquilles à ombilic très étroit. 

Hélix Tolosana, Bourguignat.14 

— Groboni , Bourguignat.16 

— Xenelica, Servain. . . . ■.17 

— Lieuranensis, Bourguignat.19 

B. — Coquilles à ombilic étroit. 

Hélix Pauli, Bourguignat.;.21 

— Yalcourtiana, Bourguignat.22 

— Veranyi, Bourguignat.24 

— Solaciaca, J. Mabille.26 

— Loroglossicola, J. Mabille.27 

C. — Coquilles à ombilic moyen. 

Hélix Gesocribatensis, Bourguignat.30 

— Lugduniaca, J. Mabille.'.31 

— philora, Bourguignat.33 

— Thuillieri, J. Mabille.34 

— nomephila , Bourguignat.37 

— Heripensis, J. Mabille.39 

— ruida, Bourguignat.42 

— Pousouensis, P. Fagot. 44 





















64 TABLE DES MATIERES 

Hélix Coutagnei, Bourguignat.43 

— acentrornphala , Bourguignat.47 

— Mauriana, Bourguignat.4S 

D. — Coquilles à ombilic large. 

Hélix Gigaxii, de Charpentier.50 

— Lauraguaisiana, Locard. 33 

— Le Meslei, J. Mabille.54 

— scrupea, Bourguignat.55 

— scrupellina, P. Fagot.57 

E. — Coquilles à ombilic très large. 

Hélix Diniensis, Rambur.59 

— Idanica , Locard.. . 61 

















CARACTÈRES GÉNÉRAUX ET COMPARATIFS DES HÉLICES FRANÇAISES DU GROUPE DE Y! HELIX IIE R IP ENSIS, Mar. 


HELIX 

OMBILIC 


GALBE DU DESSUS 

N ITERE 

NATURE 

NOMBRE 

PROFIL 

ACCROISSEMENT 

PROFIL 

DU DERNIER TOUR 

GALBE 

PROFIL 

DE DERNIER TOUR 

INSERTION 

DU RORD SUPÉRIEUR 

! 

ALLURE 

LONGUEUR 

île l’iTaol- 

FORME 

DIAMÈTRE 

HAUTEUR 



DU TEST 

DES STRIES 

DES TOURS 

DES TOURS 

SPIRAL 

DE L’OMBILIC 






GALBE DU DESSOUS 

A SA NAISSANCE 

DERNIER TOUR 

V SON EXTREMITE 

DE L'OUVERTURE 

fisible daos 
l’ombilic 

L'OUVERTURE 

MAXIMUM 

TOTALE 

Toloxnnn, Bouro. 

Irés étroit 

subdéprimé globuleux 

légèrement conique 

crétacé 

assez fines, irrég. 

5-51/2 

léger, convexe 

assez régulier 

subang. sur 1/4 (1) 

légèr. convexe 

arrondi 

leg. tomb. 1/8 (2) 

légèr. évasé 


arrondie 

8-15 


bien convexe 

très convexo 



tirohonl, Bouhg. 


déprimé globuleux 

fuibl. convexe toctif. 

subcrétacé 

Unes, régulières 

51/2 

à peine conv. 

régulier 

obtus, subanguleux 

un peu convex' 


rectiligne 


1/2 

ronde 

o Olin 



convexe 

plus convexe 



a-ëiK 


\enclica, Servain• . . . 


un peu déprimé 

convexe 

crétacé_ 

fines, assez régul. 

51/e-G 

assez convexe 

irrégulier 

arrondi 

convexo 

elliptique 

fort, tombante 1/8 



suboblongue 

10-101/2 

5-51/4 


convexe 

convexe 



LicuraneiittiN, Bourg. . . 



convexe 





peu régulier 

subangul. sur 1/3 

convexe 

arrondi 

presque rectilig. 


1/3 

ronde 

7-10 

1-51/2 



plus convexe 





plus convexe 



étroit 

déprimé 

convexe 

subcrétacé 

fines, irrégulières 

5—51 /2 


irrégulier 

obt. subang. sur 1/5 

convexe 

elliptique 

peu tombante 1/6 

évasé 


ohlongue 

10-12 

5-51/2 


convexe 


plus convexo 


Vulcourtiana, Bourg. . 

- 

subdéprimé-subconv. 

un peu conique conv. 

convexe 

crétacé 

fines, régulières 

— 

un peu conv. 

assez régulier 

obtus, subanguleux 

un peu convexe 
plus convexe 

arrondi 

- 

un peu évasé 

1/2 

arrondie 

81/2-10 

5-6 



subdéprimé-couique 

un peu coniquo 


très fines,ass. rég. 

51/2-6 

convexe 


arrondi 

convexe 

_ 

très tombante 1/4 


3/A 


8-11 

6-8 



convexo 



convexo 







subdéprimé 

subconvexe déprimé 


fines, assez rég. 

5-G 


irrégulier 

subangul. sur 1/2 

légèr. convoxo 

• _ 

lég. tombante 


1/2 

_ 

8-14 

41/2-61 2 



convexe 



plus convexo 





Lorofjlosfticoln, Mab. 


déprimé-convexe 

déprimé 


fines, régulières 

51/2-6 



obtus, subanguleux 

assez convexe 

_ 

presque rectilig. 

bien évasé 



12-14 

41/2-5 


bien convexe 




bien convoxo 




GcNoeril>ntcn»iN, Bourg. 

moyen 

conique-globuleux 

bien conique 


fines, assez régul. 

5-51/2 

bien convexe 


arrondi 

bien convexe 

_ 

à peine tombante 

un peu évasé 

3/4 


,8-11 

5-61/2 

bien convexo 



plus convexo 



Luf|(lunlaen. Mab. 


subdéprimé-convexe 

subconiquo déprimé 

subcrétacé 

assez fines, irrég. 

4-5 

convexe 

assez régulier 

obt. subang. sur 1/2 

convoxo 

_ 

lég. tombante 1/8 

légèr. évasé 

1/2 

subarrondie 

6-7 

3-4 


un peu convexo 

un peu plus conv. 






subglobuleux - déprimé 

convexe-subconique 


assez for'es, irrég. 

5-51/2 

bien convexe 

régulier 


convexo 

— 

assez tombante 1/8 


2/3 

ronde 

8-9 

41 2-51/2 



bien convexo 



convexo 









subconique-convexe 

subconique 

crétacé 

fines, régulières. 

51/2-6 




convoxo 

— 

bien tombante 1/5 

un peu évasé 

2/3 

— 

10-12 

6-7 



convexo 




convexe 





lYomcphiln, Bouro. . . . 


subdéprimé-globuleux 

convexe 


asséz fortes, irrég. 

51/2 



arrondi 

convexe 

_ 

bien tombante 1/4 

légèr. évasé 

1/2 

_ 

8-10 

51/3 53/4 


convexo 




plus convoxo 





IlikrlnnnBtu M \ T( 


subdéprimé 

un peu déprimé 


fines, assez régul. 

51/2-6 

convexe 

presque régul. 

_ 

convoxo 

_ 

lèg. tombante 1/6 

assez évasé 

— 

arrondie 

8-15 

51/2-7 



convexo 



convexe 









subconique déprimé 

subcrétacé 

assez fortes, irrég. 

5-51/2 

assez convexe 


subanguleux 

assez convoxo 

_ 

assez tombante 1/8 

très évasé 

— 

ronde 

71/2-10 

41/2-5 







plus convexe 







PoiizoïicnelN, Fagot. . . 


déprimé-globuleux 

subconvexe 

crétacé 

lçs n îvvAtr 

51/2 

léger, convexe 

régulier 

subangul.' sur 1/3 

convexo 

_ 

à peine tomb. 1/6 

légèr. évasé 

— 

— 

71/2-8 

33/4-4 


bien convoxo 

. oi t.,a. me c . 

bien convexo 






41/2-51 2 



déprimé 

subconvexo 

subcrétacé 

fines, régulières. 



peu régulier 

obtus, subanguleux 

légèr. convexo 

_ 


assez évasé 

— 

, — 

10-13 



convexo 




blon convexo 






11 


Jtecnfroinphaln, Bouro. 

- 

- 

presque plan 
subconvexo 

crétacé 

très fines, régul. 

t-6 

peu convexe 

assez régulier 

subangul. sur 1/5 

subconvexo 
plus convexo 

— 

- 

très évasé 

1 

- 

41/2 



très déprimé 

presque plan 





peu régulier 

obt. subang. sur 1/4 

légèr. convexe 

_ 

bien tombante 1/5 

bien évasé 

1/4 

arrondie 

10 



assez, convexo 






bien convexe 





ronde 


31/2-43/4 


large 

subdéprimé-globuleux 

convexo 



41/2-5 



arrondi 

convexo 

_ 

_ 

légèr. évasé 

2/3 

51/2-91/2 


moins convexe 






convoxo 




1/2 

arrondie 

9 


Lnura;'iialsinrii. Luc. 


subdéprimé 

subconiquo déprimé 

subcrétacé 

fines, régulières. 





assez convoxo 

_ 

lég. tombante 1/fi 

- L 

•» 


un peu conique 












Le Iflcsli, Mab. 


très déprimé 

subdéprimé-conique 

subdéprimé 

subconique-déprimé 

, crétacé 

ass. fines, ass. rég. 


convexe dépr. 

bien convexe 


anguleux 

déprimé 

subanguleux 

rectiligne 

-i 

3/4 

.subarrondit 

81/2 

3 

Scrupca. Bouro. 

Seriipcllina, P. FaOOT 


lflgér. convexe 
subconique 

fines, assez régul. 

5-6j 


obtus, subanguleux 

bien convexo 
légèr. convexo 

un peu' déprimé 

lég. tombante 1/6 

_ 

1/3 

arrondie 

91/2-11 

51/2-6 


déprimé convexo 
subconvexe 

subcrélacé 

assez réguliei 

irrégulier 

assez régulier 


légèr. convexo 

convexo 

arrondi 

lég. tombante 1/t 


3/4 

- 

7-8 

31/2-41/2 


convexe 

un peu conique 

très fines, ass. rég. 

ass. fines, ass. rég. 

51/2 

51/2-6 


arrondi 

convexe 

convexe déprimé 

* elliptique 

Irés tombante 1/n 

très évasé] 

- 

oblongue 

I 10-12J 

û-Oi/2 



déprimé-convexe 
un peu subconvoxe 

crétacé 

bien convexe 


convoxo 

convexo 

arrondi 

à peine tombante 

bien 'évasé 

— 

ronde 

9-10 

41/2-51/2 




convexo 


convexo 








(1) Lisez : Profll du dernier tour subanguleux à sa naissance, sur 1/4 de la longueur totale de la circonférence externe. 

(2) — Insertion du bord supérieur de l'ouverture légèrement tombante sur 1/8 de la longueur totale de la circonférence interne du dernier tour. 






























































• V"' 














> m IH 













DESCRIPTÏO IV 


D'UXE ESPÈCE NOLVELLE 

DE MOLLUSQUE 

APPARTENANT AU GENRE PAULIA 


PAR 

M. ARNOULD LOCARD 


Présenté à la Société Linnéenne fie Lyon 




PAULIA BOURGUIGNATI, Locard 

I 

Le genre Paulia a été créé en mai 1882 par le savant malacologiste 
français, M. J.-R. Bourguignat(l),pour un groupe de petites Paludinidées 
vivant dans les eaux des puits et possédant des organes visuels plus ou 
moins atrophiés. En outre, chez ces mollusques, la coquille a un galbe 
cylindroïde, et son ouverture est fermée par un opercule bvthinelliforme 
absolument lisse. 

Jusqu’à ce jour, l'on ne connaissait que deux espèces de Paulia, les 
Paulia Bermgueri et P. Locardiana, toutes les deux récoltées dans les 
eaux d’un puits de la rue Velouterie, à Avignon. Tout récemment, notre 
ami. M. Charles Perroud, zélé mal acologiste, nous a communiqué une 
espèce nouvelle trouvée également dans les eaux d’un puits, à Courtenot, 
dans l’Aube, par M. Berthelin; nous sommes heureux de dédier cette 
forme nouvelle à notre savant maître et ami, M. J.-R. Bourguignat. 


(I) Piiu.Hi ou description d'uu nouveau groupe générique de mollusques habitant la nappe 
d'eai des puits de la ville d'Avignon, une brochure in-8, Poissy, mai Iggg. 

Soc. Linn. — T. XXX. 


5 




66 


ESPÈCE NOUVELLE 


I I 

Diagnose. — Testa subrimata,cylindraceo-elongata.fragillima, diaphana , 
pallide subcornea, in longitudin&liter subtilissime striatula .— Spirasat 
regulariler obionga, ad summum vix attenuata algue obtusa ; apice minu- 
lissimo, obtusissimoque. — Anfractibus 5 convexis, sutura impressa sepa- 
ratis; supremo minimo, secundo et tertio celeriter cresceniibus, penultimo 
magno atque elongato, ullimo 1/4 altiludinis super ante. — Apertura sub- 
verticali, fere rolundata. — Peristcmate continuo., fragili, recto, ad mar- 
ginem columellarem subreflexmsculo. — Operculo lœvigato. 

Dimensions. — Longueur totale, 2 3/4 millimètres. 

— Diamètre maximum, 1 — 

— Hauteur de l’ouverture, 3/4 — 

Description. — Coquille de petite taille, d’un galbe cylindroïde allongé; 
test mince, fragile, transparent, d’une teinte cornée pâle, passant au blanc 
lactescent après la mort de l’animal, orné de stries longitudinales très 
fines, assez espacées, un peu irrégulières, à peine sensibles sous le 
foyer d’un fort microscope; spire composée de cinq tours, à croissance 
différente; le premier très petit et obtus, un peu arrondi; le second et le 
troisième à croissance plus rapide; l’avant-dernier très grand et très 
allongé; le dernier, égalant à peu près le quart de la hauteur totale de 
la coquille, et dépassant à peine, dans son profil latéral de droite l’avant- 
derniertour ; suture très profonde, même dès les premiers tours; profil 
des tours un peu méplan dans la partie médiane, surtout chez l’avant- 
dernier tour, puis largement arrondi vers la suture; sommet très obtus ; 
ouverture subverticale dans son profil latéral, presque arrondie, quoique 
cependant un peu plus étroite en haut qu’en bas ; péristome continu, 
mince, droit, à peine réfléchi vers le bord columellaire ; opercule parais¬ 
sant lisse sous le foyer d'un fort microscope. 

Rapports et différences. — Si nous comparons notre nouvelle espèce 
aux Paulia Berenguieri et P. Locardiana, nous voyons qu’elle en diffère : 
par son galbe encore plus cylindroïde-allongé que celui du Paidia Beren¬ 
guieri, tout en ayant la taille du Paulia Locardiana; par le mode d'accrois¬ 
sement de ses tours, les deux derniers étant proportionnellement plus 







DE MOLLUSQUE 


67 


grands et plus cylindriques, le dernier dépassant à peine dans son profil 
latéral de droite l’avant-dernier tour ; par sa suture plus régulièrement 
profonde, depuis le premier tour jusqu'au dernier; par le profil de ses 
tours, plus méplan dans leur partie médiane ; par son ouverture subver¬ 
ticale moins exactement arrondie que celle du Paulin Berenguieri, et 
moins oblongue que celle du Paulia Locardiana; par son péristome à 
peine réfléchi sur le bord columellaire; etc. 

Habitat. — Assez commun dans les eaux d'un puits, à Courtenot, dans 
l’Aube. 


I I I 

A peu près à la même époque où M. Bourguignat publiait son travail 
sur le genre Paulia, M. H. Nicolas, conducteur des ponts et chaussées à 
Avignon, chez qui avaient été trouvés ces curieux mollusques, donnait à 
l’Académie de Vaucluse (1) un mémoire dans lequel il proposait de 
désigner ces coquilles sous le nom à' Avenionia ; il signalait trois espèces, 
les Avenionia Vayssieri Nicolas, A. Fabri Nie., et A. Lacordiana (per 
errorem) Bourg. 

La publication de M. Bourguignat étant la première en date, le nom 
de Paulia doit incontestablement seul subsister. 11 en résulte nécessaire¬ 
ment que le nom à!Avenionia Vayssieri devient un synonyme de Paulia 
Berenguieri, et celui d ’Aveniona Locardiana pour A. Lacordiana reste 
synonyme du Paulia Locardiania de M. Bourguignat. 

Quant à l'Aveniona Fabri, il n’a été créé que d’après « un seul échan¬ 
tillon retiré mort de la vase du puits, ayant le péristome brisé en partie». 
Comme le dit fort bien M. Nicolas, on ne peut pas sûrement établir les 
caractères précis d’une espèce dans de semblables conditions. Quoi qu’il 
en soit, cette forme encore unique serait caractérisée par sa taille beau¬ 
coup plus grande que celle des autres Paulin connues, puisqu’elle attein¬ 
drait quatre millimètres, et, en outre, par le nombre des tours delà spire 
qui est de six. Espérons que de nouvelles recherches permettront 
d’établir cette espèce avec plus de certitude. 

Dans ces conditions, on voit qu’il existe au moins trois espèces de 


(I l Quelques notes sur le genre Avenionia, nouveau mollusque découvert dans les puits et 
les eaux souterraines du sous-sol de la ville d'Avignon, in Mémoire de VAcadémie de Yaucluse j 
année 1882, 2' livraison, p. 159. 


68 


ESPECE NOUVELLE 


Paulia, toutes les trois bien 'distinctes, ayant le même mode de vie, quoi¬ 
que deux d'entre elles fassent partie de faunes régionales bien différentes. 
La capture du Paulin Bourguignati , faite comme celle des Paulia Beren- 
guieri et P. Locardiana dans les eiux des puits, mais dans un tout autre 
pays, nous montre d’ab srd la grande extension géographique de cegenre; 
puis elle n ms fait voir ensuite avec quel soin les malacologistes doivent 
étudier ce nouveau champ d’exploration. Nul doute pour nous qu’à 
l’avenir, maintenant que ces premières données sont connues, l'on arrive 
à observer des Paulia dans de nouvelles stations. 


IV 

Ainsi condamnées à vivre dans de semblables conditions, ces nouvelles 
Paludinidées devaient-elles avoir un organisme animal conforme à celui 
des mollusques de la même famille, mais vivant en pleine lumière? Le 
premier, M. Bourguignat observa que ces individus avaient la masse 
céphalique transparente, et relativement volumineuse. « Ce qui m’a sur¬ 
tout frappé, chez ces animaux, dit M. Bourguignat, c’est la teinte rou¬ 
geâtre que donnaient à la tête ces deux pièces cartilagineuses pyriformes 
d’un rouge foncé, placées en dessus de chaque côté de la poche buc¬ 
cale, pièces énigmatiques, qui ont été également observées par le 
docteur de Rougemont sur l'Hydrobie du puits de l’école d'anatomie 
de Munich. » 

Mais, en outre, les Paulin ont des organes visuels, situés à la base des 
tentacules, tellement petits que l’on crut d’abord qu’ils en étaient privés. 
Ce n’est qu'après une étude des plus attentives que l’on finit par les 
apercevoir sous le foyer d’un puissant microscope. 

L’animal du Paulia Bourguignatiafîecle également cette même coloration 
rougeâtre, qui semble particulière aux Paulia et aux Bythiospeum ( 1); il 
possède, un peu au-dessus de la base externe de ses longs tentacules des 
pointsoculaires presque atrophiés. Il est reconnu aujourd’hui que ces or¬ 
ganes visuels des Paulia existent en principe; mais reste à savoir quel rôle 
exact ils jouent dans le modus vivendi de l’animal. Sont-ce là de véritables 
organes ayant un rôle actif comme chez les autres mollusques vivant à la 
lumière, ou bien 11 e serait-ce pas plutôt des organes atrophiés comme 

(1) Bourguignat, Bylhiospeuni ou description d'un nouveau genre de mollusques aveugles 
Poissy, janvier 1882. 





DE MOLLUSQUE 


69 


ceux qui s’observent chez un grand nombre d’êtres habitant dans des lieux 
obscurs. Dès lors, les Pauli a ne doivent-ils pas prendre rang avec les 
Spalux, les Typhlopiens, les Protêts, les Cécilies, les Amphyops, les Gronias, 
les Anophtalmus, les Adelops, les Apkænops, etc. ? Ne serait-on pas en 
droit de dire pour ces Paulia avec Hæckel : « Chez les ancêtres de ces ani¬ 
maux qui vivaient à 1 1 pleine lumière du jour, les yeux étaient bien déve¬ 
loppés ; ds avaient une cornée transparente et servaient réellement à voir. 
Mais 1 espèce ayant pris peu à peu des habitudes souterraines, et s’ôtant 
soustraite à la lumière solaire, ses yeux sont restés sans usage et on 
subi un mouvement de rétrogradation (1). » 

Il existe donc une certaine analogie entre les Bythiospeum et les 
Paulia. Comme les Bythiospeum, les Paulia ont de longs tentacules; privés 
des organes visuels, ils doivent être conduits dans leurs mouvements de 
déplacement, par des organes plus perfectionnés de l’ouïe et du toucher. 

Mais si ces animaux ont la même manière de vivre, on peut affirmerpar 
la comparaison deleur enveloppe testacée qu’ilsapparliennent bien à deux 
genres différents. Outre, le galbe général de la coquille, galbe conoïde 
plus ou moins allongé chez les Bythiospeum et cylmdroïde chez les 
Puulia, les opercules de ces coquilles sont essentiellement différents. 
Chez les premiers, il est spirescent, le commencement de la spire est très 
inférieur et les tour, bien visibles sont au nombre de deux et demi à trois. 
Chez les Paulia, au contraire, ce même opercule paraît absolument lisse, 
dénué de toutes striations. 

Le genre Paulia doit donc prendre rang dans la classification des 
mollusques à la suite du genre Bythiospeum dans la famille des Paludi- 
nidées. 

(1) UiECkel, Histoire de la créxtion naturelle, p. 254. 


Lyon, février 1883. 




Soc. Linn. — T. XXX. 


6 




CATALOGUE 


DES 



CONNUES 


PAU 

CEORGES ROÜAST 


Présente à la Sücieie Linnécnnc de Lyon 


-><£>■*> 


PYRAL1DIN A 

CLEDEOBIA 

angustalis. — Epilobium palustre ; Treitschke. — Selon Millière, 
elle doit se nourrir de racines de Cryptogames ou de très 
petites plantes basses qui y sont mêlées. — Milieu de juin. 

borgialis. — Vit sur un Ulex; Martorell. 

STEMMATOPHORA 

corticalis. — Euphorbia spinosa ; lie ensemble les feuilles; éclôt du 15 
au 20 juillet, n'a son entier développement que pendant le cou¬ 
rant de mai de l’année suivante ; Millière. — Euphorbia ser- 
rata ; lMartorell. 

AGLOSSA 

pinguinalis. — Beurre, lard et autres substances animales, graisses ; dans 
les cuisines, offices; pas d'époques fixes. 

cuprealis. — Vitaux dépens de toutes les substances animales desséchées; 
l'époque de la métamorphose n’est pas fixe. 

ASOPIA 

glauciaalis. — Extrémités des bourgeons de Betula alba ; avril, mai, 
juin ; Merrin. 

farinalis. — Hiverne dans la paille des granges; janvier et février. 







CATALOGUE DES CHENILLES EUROPEENNES 71 


ENDOTRIGHA 


flammealis. Ligustrum vulgare, d’après Stephens ; mai. — Bruyères; 
Merrin. 


T A LIS 


quercella. — Quercus robur; Catal. de Vienne. 


SGOPARIA 

ambigualis. — Mousses; avril et mai. 

cembræ. — Les Mousses; Hypnum elegans , Jungermannia dilatata; 
mai ; Merrin. 

marana.— Les Mousses; Grimmia pulvinata, Bryum capillare ; mars, 
mai; Merrin. 

lineola. —Lichens sur Prunus spinosa, Parmelia parietina et P. oli- 
vacea; juin et juillet ; Merrin. 

resinea. — Lichens sur le Fraxinus excelsior, Stigoneura mammil- 
losa et Oscillatoria autumnalis; avril ; Merrin. 

truncicolella. — Vit sous les Mousses qui croissent sous les pierres : 
Hypnum elegans, Jungermannia dilatata ; avril et mai. 

cratægella. — Dans la Mousse des arbres, dans un tube desoie; avril, mai. 

frequentella. — Sur les Mousses; Hypnum elegans et Jungermannia 
dilatata; avril; Merrin. 

angustea. — Ronge les racines des Mousses et peut-être aussi les tiges 
récemment poussées ; en hiver et au printemps. 

THRENODES 

pollinalis . — Genista tinctoria, Cytisus austriacus; juin et juillet. — 
Genista tinctoria et G. germanica, Cytisusnigricans; Gcénée. 

HERGYNA 

phrygialis. — Urtica et autres plantes basses qui bordent les fossés et 
les marais. 

PHLYOTÆNODES 

pustulalis. — Anchusa officinalis; mai. 

ODONTIA 

dentalis. — Echium vulgare dans la nervure des feuilles basses et 
desséchées ; mai et août. 

EURRHYPARA 

urticata. — Plusieurs plantes basses,principalement les tiges del 'Urtica 
urens; a atteint toute sa taille en septembre, commencement 
octobre ; hiverne. 


72 


CATALOGUE 


BOT Y S 

cingulata. — Elle jaunit les feuilles du Salvia pratensis ; de septembre 
à avril ; Heyden, Ragonot. 

porphyralis. — Mentlia aquatica et M. piperita; Treitschke. 
aurata. — En société sur Mentha aquatica; mai. — Origanum vul- 
gare; juin et juillet; Guénée, 

purpuralis. — Mentha arvensis d’après IJuBNER;juin et juillet; Merrin. 
sanguinalis. — Rosmarinus officinalis ; au printemps et en automne. — 
Selon Jourdiieuille, sur les fleurs du Thymus vulgaris , dans 
un tube de soie. — Sur beaucoup de plantes sous-ligneuses de 
la famille des Labiées ; Millière. 

cæspitalis. — Sous les feuilles de Salvia pratensis et de divers Plan- 
tago ; juin; Merrin. 

œrealis. — Helichrysum arenarium ; août; Jourdheuii.le. 
alpinalis. — Plusieurs Senecio; juin ; Merrin. 

lutealis. — Tussilago farfara, etc.; mai; Merrin. — Rumex; 
Ragonot. 

polygonalis. — Polygonum aviculare ? Catal. de Vienne. — Sur les 
fleurs de l'Ulex nanus, peut-être Cytisus sqnnosus et aussi 
plusieurs espèces de Genista ; Millière ; en décembre, janvier et 
février. — Genista tinctoria; juillet; Jourdheuille. 
auralis. — Vit probablement sur le Verbascum lychnitis. 
flavalis. — Galium mollugo; Treitschke.— Verbascum ; Martorell. 
— Galium verum; mai ; Merrin. 

asinalis. — Au milieu de feuilles réunies de Rubia peregrina ; janvier 
et février. — Dans les fleurs et les jeunes graines, d'octobre à 
mars ; Merrin. 

aurantiacalis. — Vit sur les Verbascum ? Martorell. 
repandalis. — Sur les tiges du Verbascum , surtout sur les fleurs qu’elle 
enveloppe de fils; juillet, septembre, 
nubilalis. — Tiges de l' Humulus lupulus et d’autres plantes analo¬ 
gues; a toute sa taille en automne; juin et juillet ; Jourdheuille. 
— Je l’ai trouvée en quantité innombrable dans les tiges du 
Maïs; elle vit deux ans. 
numeralis. — Sur les Crucifères; Martorell. 

fuscalis. — Fleurs et capsules des Lathyrus pratensis et des Rhinan - 
thus polyphage ; Ragonot. 









DES CHENILLES EUROPÉENNES 73 

terreaÜs. — Sur les feuilles de Solidago virgaurea ; juillet, septembre. 
— Fleurs; d’août à avril ; Merrin. 

diffasalis. — Marrubium vulgare; passe l’hiver et ne se transforme 
qu’en avril. 

crocealis. — Tiges de Conyza squarrosa et lnula dysenterica; juillet. 

— Entre les feuilles; avril; Merrin. 
testacealis. —- Conysa thapsoides ; en mai. 
stachydalis. — Stachys sylvatica, Parielaria officinalis ; août, 
sambuialis. — Sambucus nigra et S. ebulus ; elle ronge les feuilles 
sans les percer tout à fait; septembre et mai. — Juin et août; 
J OURDHEUILLE. 

verbascalis. — Verbascum thapsus. 

rubiginalis. — Dans les feuilles à demi plissées du Betonica offici¬ 
nalis; septembre, 
folvalis. — Sur les Cornus ; juin. 

ferrugalis. — Chardons et Artichauts; C. Lafaury. — Septembre; 
Merrin. 

prunalis. — Prunus spinosa, Veronica officinalis, Urtica, Rubus 
idæus, Stachys ; est polyphage; mai et juin, 
olivalis. — Veronicaofficinalis et diverses autres plantes basses ; Geum, 
Lychnis ; en mai et juin.— Glechoma hederacea ; dans une 
toile sous les feuilles; Merrin. — Polyphage; Ragonot. 
institalis. — Eryngium spinosum et E. campestre ; elle roule les 
feuilles en spirale; se transforme commencement de juillet, 
raralis. — Urtica dioica, Spiræa entre les feuilles; a toute sa taille 
fin juin. — Mai ; Guénée. 

EURYCREON 

nudalis. — Sur les Echium et le C amphorosma ; Martorell. 
sticticalis.— Artemisia campestris et A. vulgaris, dans une toile; 
octobre. 

tarbidalis. — Extrémités des rameaux de Y Artemisia campestris, dans 
une toile légère; août ; Jourdhegille. 
palealis. — Dans les Ombelles du Daucus carota ; hiverne en terre; 

• août. 

verticalis. — Spartium scoparium; e n juin. —Sur les Urticacées; 
Ragonot. 


74 


CATALOGUE 


NOMOPHILA 

noctuella. — Sur le Polygonum ; Martorell. 

PSAMOTIS 

pulveralls. — Mentha aquatica ; août; Merrin. 

PIONEA 

forflcalis. — Brassica oleracea, Cochlearia armoracia ; en juin et 
juillet, puis en août et septembre. 

OROBENA 

extimalis. — Sisymbrium sylvestre, Iberis amara ; hiverne dans une 
toile; septembre et octobre. 

straminalis. — Dans les tiges de blé; mars. 

sophialis. — De Tischer présume qu’elle vit sur le Rubia tinctoria. 

isatidalis. — Isatis tinctoria , Lepidium draba et quelques autres 
Crucifères ; mars, avril, mai, juin. 

PERINEPHELE 

lancealis. — Alnus ; se retire dans la tige du Sium latifolium; en 
septembre. — Feuilles roulées des Senecio sarracenicus et 
Eupatorium cannabinum; juillet ; Jourdheuii.le. 

MARGARODES 

unionalis. — Peucedanum officinale ; Zincken. — Les Olea, de préfé¬ 
rence l’O. oleaster. — Et aussi, dit Millière, YArbutus unedo, 
Jasminum fruticans, Ligustrum japonicum ; toute l’année, 

A N TIG A S T R A 

catalaunalis. — Linaria spuria ; du 15 août au 15 octobre. 

METASIA 

carnealis. — Dans les feuilles du Marrubium ; passe l’hiver en chry¬ 
salide ; Martorell. 

AGROTERA 

nemoralis. — Castanea vulgaris ; C. Lafaury. — Chrysosplenium al~ 
tcrnifolium ; avril ; Merrin. 






DES CHENILLES EUROPEENNES 


7Î) 


HYDROGAMPA 

stagnata. — Lemna, Potamogeton; avril;'M errin. — Sparganium 
ramosum, S. simplex ; Jeffrey. 

nymphæata. — Sur les feuilles submergées des Potamogeton natans, 
Nymphæa alba et Nuphar luteum; mai. — En avril; Guénée. 

PARAPONY r X 

stratiotata. —Stratiotes aloides, Ceratophyllum demersum, Callitriche 
verna, Nuphar, etc. — Nasturtium officinale ; Martorell; 
mai. — Mars et avril ; Guénée. 

CATACLYSTA 

lemnata. — Sur les Lentilles d’eau, dans les eaux stagnantes; la chenille 
a un fourreau de soie entouré de débris de la plante; mai. — 
Avril ; Guénée. 

AGENTROPUS 

niveus. — Potamogeton pectinatus et P. lucens; la chenille vit jusqu’à 
la fin de juin. 

CIRPPOPHAGA 

prælata. — Intérieur des Joncs. — Scirpus lacustris ; Ragonot. 

SCHÆNOBIUS 

gigantellus. — Arundo phragmites ; dans les jeunes pousses, puis dans 
la tige ; depuis fin mai jusqu’à la fin d'août. 

forflcellus. — Tiges des Came et du Poa aquatica ; milieu de juin. 

mucronellus. — Arundo phragmites ; juin ; Merrin. 

GHILO 

phragmitellus. — Arundo phragmites ; dans le bas des tiges et dans les 
racines; se chrysalide ordinairement dans les tiges de l’année 
précédente; depuis l’automne jusqu’en juin suivant. 

cicatricellus. — Dans les tiges de Scirpus lacustris ; juin. 

CALAMOTROPHA 

paludella. — Feuilles du Typha latifolia; depuis juin jusqu’en juillet. 


76 


CATALOGUE 


AN GYLOLOMIA 

tentaculella. — Selon Millière, la chenille vit sur les Graminées. 

CR A MB US 

hortuellus. — Sur la Mousse épaisse des rochers, dans un tube de soie ; 
passe l’hiver, a toute sa taille en mars. 

falsellus. — Sous la Mousse des murs, etc.; Barbula muralis, Grimmia 
pulvinata ; février, juin. 

verellus. — Mousses des arbres; mai ? Merrin. 

conchellus. — La chenille ronge les Graminées près des Mousses; 
Millière. 

myellus. — Sous la Mousse des pierres ; a toute sa croissance commen¬ 
cement de mars; Treitschke. 

fascelinellus. — Dans les racines et les tiges du Triticum junceum ; 
juin, juillet ; Merrin. 

spuriellus. — A la base des Triticum, dont elle ronge les racines; four¬ 
reau de soie et de sable; avril. 

culmellus. — Mousses humides ; mars ; Merrin. 

inquinatellus. — Barbula muralis ; juillet. 

contaminellus. — La chenille, peu connue, est souterraine; P. Mil¬ 
lière. 

tristellus. — Mousses humides ; mars ; Merrin. 

luteellus. — Festuca ovina ; endroits sabloneux ; juin. 

EROMENE 

bella — Scabiosa a/finis ; se chrysalide à la fin d’octobre. — Sca- 
biosa candicans ; sur les fleurs ; Millière. 

Ramburiella. — La chenille doit également se nourrir de Scabieuses sau¬ 
vages ; Millière. 

DIORYCTRIA 

sylvestrella (splendidella H. S.). — Bois pourri, cônes, bourgeons ; Merrin. 
— Non aux dépens des feuilles et des bourgeons, mais de la 
partie ligneuse ; Millière. 

abietella. — Pinus sylvestris, entre l’écorce et l’aubier; a toute sa taille 
vers la fln de juin. 








DES CHENILLES EUROPÉENNES 


77 


NEPHOPTERYX 

spissicella. — Quercus robur ; dans une toile, entre les feuilles; mai. 

rhenella. — Salix et Populus, entre les feuilles, dans un tube de soie ; 
août, commencement de septembre, 

genistella. — Genista corsica ; Rambur. — Ulex; de septembre à juil¬ 
let; Merrin. 

similella. — Vit en petite société, sur le Quercus robur ; juillet. 

albicilla. — Vit entre les feuilles du Salix capræa ; août. 

satureiella. — Rive les feuilles terminales du Satureia montana ; a 
toute sa taille vers le 20 ou 25 juin ; Millière. 

ETIELLA 

Zinckenella. — Colutea arborescens , Pisum, gousses vertes, et aussi, 
selon Millière, dans les gousses de l’Acacia cultivé ; août et 
septembre. 


PEMPELIA 

semirabella.— Racines de Graminées, sur les pentes sèches et gazonnées; 

dans une toile légère, sur le sol ; mai. 
enphorbiella. — Euphorbia characias ; sous une toile légère ; passe 
l’hiver et se. chrysalide ; mars, fin avril, 
cingillella. — Myricaria germanica ; sur les fleurs ; se chrysalide fin 
juillet. — Juin ; Jourdheuille, 
hostilis. — Populus, Salix; juillet à septembre; Merrin. 
formosa. — Sur 1 ’Ulmus campestris ; juin. 

betulæ.— Entre les feuilles attachées du Betula alba; se chrysalide 
sur la terre ; mai. 

gallicola. — Pistacia lentiscus; galles; depuis octobre, jusqu’au 
printemps ; Millière. 

palumbella. — Dans un tube de soie, sous les Polygala; mai. 
obductella. — Feuilles attachées d ’Origanum vulgare et Mentha ar- 
vensis ; tombe à la moindre secousse ; juin, juillet, 
adornatella. — Mai et juin ; Merrin. 

subornatella. — Thymus; Zeller. — Globularia vulgaris; Mann. 
— Mai et juin ; Merrin. 


78 


CATALOGUE 


G Y N A N G Y G L A 

canella. — Salsola hali; août et septembre; Merrin. 

HYPOGHALGIA 

ahenella. — Dans un tube de soie, sous les feuilles radicales d 'Helian- 
themum vulgare et d’ Artemisia campestris; mai. 

EUCARPHIA 

farrella. — Anthyllis vulneraria ; janvier; on peut la trouver, dit 
Mrrin, Ehivernant dans des boules de sable. 

sareptella. — Vit de racines de plantes herbacées qui croissent dans le 
sable ; Millière. 

BREPHIA 

compositella. — Dans une toile, sous Y Helianthemum, vulgare et l'ir- 
temisia vulgaris; en juin. 

AGROBASIS 

obtusella. — Sur les feuilles de Poirier; mai. 

porphyrella. — Erica scoparia; lie les rameaux supérieurs dans un 
fourreau ; passe l’hiver et n’a atteint toute sa taille qu’à fin mars. 

obliqua. — Les Cistus, principalement le C. albidus; se métamorphose 
commencement d’avril ; ronge les feuilles les plus récentes. 

consociella. — Quercus robur; dans un tuyau de soie; mai, commence¬ 
ment de juin. 

tumidella. — Quercus robur; mai, commencement de juin. — Daphné 
gnidium; Martorell. 

rubrotibiella . — Vit en société, dans une toile, entre les feuilles du 
Quercus robur ; juin. 


MYELOIS 

cribrum. — Tiges des Carduus dont elle mange la moelle; nes’v trans¬ 
forme pas ; fin avril, mai. 

robiniella. — Robinia pseudo-acacia; dans les gousses; se chrysalide 
du 15 au 20 août. 

astericella. — Asteriscus spinosus: a toute sa grosseur dans les pre¬ 
miers jours de mai. 





DES CHEMLLES EUROPÉENNES 79 

legatella. — Rhamnus alaternus; se transforme en terre; seconde 
quinzaine de mai. 

suavella. — Prunus spinosa, Rhamnus et Cratægus, dans des tubes 
desoie; mai et juin. 

romanella. — Rhamnus alaternus vieux et maladifs; mars et avril, 
jusqu’au mois de mai ; lie les feuilles. 

advenella. —Entre les fleurs de Cratægus oxyacantha qu’elle attache 
par des fils; endroits chauds et abrités ; mai. 

epelydella. — Prunus spinosa et Cratægus oxyacantha ; dans des tubes 
de soie; juin, juillet. 

tetricella. — Gousses du Caroubier ? 

ceratoniæ. — Ceratonia siliqua. — Dans les siliques en hiver; se 
nourrit de la pulpe ; Millière. 

transversella. — Psoralea bituminosa; vit en société sur les feuilles ; 
en juillet. 

bituminella. — Psoralea bituminosa; milieu de mars, à la mi avril, a 
toute sa grosseur ; Millière. — Semble préférer la base de la 
plante plutôt que la feuille. 

ANCYLOS1S 

cmnamomella. — Fourreau construit de grains de sable fin; la chenille 
passe l’hiver; vers le milieu ou la fin de mars, a toute sa taille; 
doit vivre de racines de Graminées ; Millière. 

A L1S P A 

angastella. — Fruits de Y Evonymus europæus ; hiverne dans une toile; 
ne se transforme qu’au printemps; septembre. 

ZOPHODIA 

convolutella. — Ribes rubrum ; fruits à demi mûrs; juin. 

EUZOPHERA 

terebrella. — Vit dans les cônes des pins ; de Peyerimiioff. 

pinguis. — Sous l’écorce du Fraxinus excelsior; mai et juin; Merrin. 
— Mange l’écorce verte et non pourrie. 

faliginosella. — Dans les feuilles sèches du Betula alba ; avril. 

cinerosella (artemisiella ?). — Artemisia vulgaris et A. absinthium ; 
pendant l'hiver. 


80 


CATALOGUE 


HOMŒOSOMA 

nebulea. — Dans les têtes de Carduus nutans ; août et septembre. 

nimbella. — Aster sinensis ; commencement d’octobre. — Fleurs des 
Hieracium, Solidago, Carlina; septembre. 

binævella. — Dans les tiges et les têtes de Cirsium lanceolatum, Car¬ 
duus acanthoides ; mai, juin. 

sinuella. — Dans les tiges de Chenopodium, Plantago lanceolata ; 
septembre. — La chenille parait polyphage; elle lie, au prin¬ 
temps, les feuilles des plantes herbacées; Millière. 

EMATEUDES 

punctella. — La chenille, dit Millière, doit vivre, à la fin de l’hiver, 
de racines de Graminées. 

ANERASTIA 

lotella. — Tiges et racines de Festuca ovina et Aira canescens ; avril; 
Merrin. 

transversariella. — Quercus robur; se chrysalide à la fin de juin. 

EPHESTIA 

elutella. —Intérieur des maisons; pain, dattes, fruits secs; se transforme 
en automne. — Jourdheuille; août. 

Scella. — Figues ; janvier. 

gnidiella. — Daphné g nidium ; dans des paquets de feuilles terminales; 
depuis le milieu de juillet jusqu’en novembre. 

interpunctella. — Farine jaune, pain, biscuit, fruits secs. 

GALLERIA 

mellonella. — Cire des ruches, vit dans des galeries ; août et mai. — 
Juin ; Soc. Belge. 


APHOM1 A 

sociella. — Nids du Bombus lapidarius; se transforme en automne. — 
Nids des Guêpes; en septembre; Jourdheuille. — Suivant 
Bruyat, elle vivrait en famille, aux dépens du liège, des livres. 






DES CHENILLES EUROPEENNES 


81 


MELISSOBLAPTES 

bipunctanus. — Dans les nids de Bourdons, en terre ; septembre, 
anellus. — Nids du Bombus terrestris ; Zincken. — Milmère a trouvé 
la chenille sur Ylnula hdenium; passe l’hiver. i 

cephalonica. — Raisins de Corinthe ; depuis novembre à janvier. 

ACHRŒA 

grisella. — Dans les ruches des Abeilles ; juin. — Septembre ; Jour- 

DHEUILLE. 


TORTRICINA 

RHACODIA 

caudana. — Entre les feuilles attachées de Populus tremula ; mai. 
effractana. — Salix capræa ; mai. 

TERAS 

cristana. — Salix rabougris et Cratægus; juin à septembre ; Merrin. 
umbrana. — Salix capræa et Populus ; Jourdheuille. — Chenille, fin 
août, commencement de septembre ; de Peyerimhoff. 
hastiana. — Salix capræa, Populus ; septembre. — Salix alba et 
S. viminalis; au printemps; Millière. 
maccana. — Myrica gale ; mai. juin ; Merrin. 
pyrivorama. — Feuilles du Poirier; en juin; Ragonot. 
mixtana. — Calluna vulgaris; Jourdheuille. — Rameaux attachés 
ensemble. 

logiana. —Dans les feuilles pliées des Viburnum opulusef, V. lantana; 
juin, septembre. — Chenille commune, à la fin d’août; de 
Peyerimhoff. 

permutatana. — Mai? Merrin. — Sur les Rosiers ; Ragonot. 
variegana. — Prunus spinosa, Cratægus oxyacantha ; arbres frui¬ 
tiers ; lie les feuilles ; juin. 


82 


catalogue 


boscana. — Haies à'Ulmus campestris ; juin. 

(Var.) parisiana. — Entre les feuilles attachées à'Ulmus campestris ; 
septembre. 

literana. — Quercus robur ; juin, 
niveana. — Entre les feuilles du Betula alla ; juin, 
lipsiana. — Pommier sauvage, Betula alba , Vaccinium vitis-idæa; 
juin; Merrin. 

sponsana. — Fagus sylvatica, Ulmus campestris ; juillet; Merrin. 
ufana. — Salix capræa; juin. 

Schalleriana. — Symphytum officinale ; mai ; Jourdheuille. — Je l’ai 
aussi trouvée sur les Populus et les Salix. 
comparana. — Comarum palustre, Fragaria vesca, etc.; mai «à 
juillet? Merrin. 

aspersana. — Potentilla, Spiræa, Poteriuml juin, 
shepherdana — Eupatoriumcannabinum, Spiræa ulmaria; mai, juin; 
Merrin. 

ferrugana. — Feuilles roulées de Quercus robur et de Betula alba; 
mai. 

Forskaleana. — Sur Y Acer campestre et les Rosa; mai. 
holmiana. —Pyrus communis, et plusieurs autres arbres fruitiers, Ro¬ 
sier, Aubépine, Prunellier ; mai. 
contaminana. — Poirier sauvage. Prunellier, Aubépine; mai. 
Lorquiniana. — Lythrum salicaria ; mai. 

TORTRIX 

piceana. —Pinus abies et Acer campestre ; atteint toute sa croissance 
en juin. 

podana. — Salix , Rosa , Berberis vulgaris. — Mai et juin ; Merrin. — 
Doit vivre sur YAlnus glutinosa ; Millière. — Polyphage; 
Ragonot. 

cratægana. — Sur les arbres fruitiers ; printemps, 
xylosteana. —Lonicera xylosteum et plusieurs arbres fruitiers, Quer¬ 
cus robur. — Mai ; Merrin. — Juin ; Millière. 
rosana. — Betula alba , Acer campestre , Tilia europæa , Corylus 
avellana, Populus tremula,Fagus sylvatica, Cratægus oxya- 
cantha, Ribes rubrum, Rosa; a toute sa taille commencement 
de juin. 





DES 4 CHENILLES EUROPÉENNES 


83 


sorbiana. — Pyrus domestica, Prunus cerasus, Quercus robur ; mai. 
Lafauryana. — Sommet des tiges de Myrica gale ; feuilles terminales, 
qu’elle réunit; fin juin, commencement juillet, 
semialbana. — Prunus cerasus, P. domestica et P. spinosa; polyphage; 

a toute sa taille les quinze premiers jours de mai. 
corylana. — Sur plusieurs espèces d’arbres, particulièrement : Quercus 
robur, Betula alba, Corylus avellana ; bois feuillus ; mai. 
ribeana. — Betula alba, Ribes rubrum, Ulmus campestris; fin mai. 
cinnamomeana. — Fagus sylvatica, Larix europæa, etc.; mai ; Merrin. 
hoparana. — Quercus robur, Fagus sylvatica, Betula alba, Salix ca- 
præa, Syringa vulgaris; se transforme à la mi-juin, 
dumetana. — Plantes basses ; mai ; Merrin. 

lecheana. — Quercus robur, Acer campestre; les arbres fruitiers ; 

mai. — Lonicera periclymenum, Salix ; avril ; Merrin. 
inopiana. — Racines d 'Artemisia campestris ; septembre; Merrin. 
bistrionana. — Pinus picea ; juin. 

musculana. — Betula alba, Salix capræa; septembre; passe l’hiver et 
se chrysalide en mars. 

unifasciana. — Ulmus campestris, Cratægus oxyacantha; juin, 
strigana. — Artemisia campestris ; en. juin et juillet, 
diversana. — Polyphage, sur les arbres; mai. 

formosana. — La chenille doit vivre, dit Millière, à la fin de l’hiver, 
dans les fruits du Pinus sylvestris. 

cupressana. — Sur le Cyprès ; mai et juin. — Juniperus oxycedrus; 
Millière. 

Mabilliana. — Pistacia lentiscus; réunit les feuilles en paquet; en août; 

a plusieurs générations successives; Ragonot. 
polytana. — Coriaria myrtifolia; Martorell; en mai. 
cinctana. — Anthyllis vulneraria ; mai? Merrin. 
rigana. — Lie les feuilles des Clématites; au printemps ; Millière. 
ministrana. — Betula alba et, ajoute Jourdheuille, les Rhamnus ; fin 
août jusqu’au milieu de septembre, octobre; passe l’hiver; se 
chrysalide fin mars. 

bifasciana. — Conus et Rhamnus ; dans les fruits ; octobre. 

Conwayana. — Ligustrum et Berberis; dans les baies; se chrysalide en 
dehors, sous une toile blanche; octobre. 

Bergmanniana. —Rosiers des jardins; en avril et mai. 

Læflingiana — Quercus robur ; entre les feuilles pliées ; mai. 


8i CATALOGUE 

viridana. — Principalement Quercus robur; se transforme fin mai; 
ronge les feuilles. 

proaubana. — Arbutus unedo, Asphodelus ramosus, Rosmarinus 
officinalis, plusieurs espèces d'Euphorbia, Thymus vulgaris , 
Robinia pseudo-acacia, Rlius coriària , Pistacia lentiscus , 
Passerina thymelæa, Smilax aspera et diverses Aristolochia; 
janvier. 

croieana. — Pistacia lentiscus, Dorycnium suffruticosum ; feuilles en 
paquets; il faut la chercher seulement en mars et avril. 

Fosterana. — Iiedera hélix, Lonicera periclymenum, etc.; mars, avril, 
mai, juin ; Merrin. 

viburniana. — Dans les pousses des Alisma plantayo, Ranunculus 
acris, Caltha palustris, Onanis spinosa; juillet, 
unicolorana. — Asphodelus ramosus; mars; Mii.lière. 
paleana. — Plantayo et presque toutes les plantes basses; mai, juin; 
Merrin. 

hyerana. —Dans les tiges d 'Asphodelus ramosus ; \ it aussi des feuilles; 

se métamorphose en avril, hors de la plante; MilliÈre. 
Rolandriana. — Veratrum album; Catai.. de Vienne. 
angustiorana. — Laurus nobilis observée aussi sur le Prunus lauro - 
cerasus; a toute sa grosseur en mars, 
pilleriana. — Polyphage, mais préfère la Vigne; on la trouve sur le 
Stachys germanica, Asclepias vincetoxicum, Iris fœtidis- 
sima. — Les œufs éclosent premiers jours d’août, les chenilles 
se cachent alors pour hiverner jusqu’au printemps; de fin avril, 
au commencement de mai; à Cannes, se chrysalide en juillet, 
grothna. — Cratægus oxyacantlia; Berchstein; en septembre, 
gnomana. — Polyphage ; bois feuillus; mai. 

gerningam. — Vaccinium uliginosum; mai. — Statice armeriai 
Asphodelus , etc.; Merrin. 
prodromana. — Potentilla anserina ; juillet. 

SCI APHIL A. 

lengana. Presque toutes les plantes basses; mai et juin; Merrin. 
peuiiana. — Les Sedum alsinefolium , album, stellatum et quelquefois 
Sempervivum arachnoideum ; juin et juillet, 
chrysintbeana. — Diverses plantes ; juin ; Merrin. 







DES CHENILLES EUROPEENNES 85 

Wahlbomiana. — Solidago virgaurea , Melampgrum sylvaticum , Lysi- 
machia vulgaris ; mai, juin. 

nubilana. — Prunus spinosa, Cratægus oxyacantha; mai. 

DOLOPLOGA 

punctulana. — Sur le Ligustrum et le Lonicera xylosteum; juillet. 

GHEIM ATO PHILA 
tortricella. — Quercus robur; juin et juillet. 

EXAPATE 

congelatella. — Les Salix, principalement le Salix purpurea , Cerfeuil 
sauvage, arbres fruitiers; mai et juin; Jourdheuille.— Pousses 
terminales du Prunus spinosa et du Ligustrum vulgare, 
Ulmus, Mespilus, Rubus idæus; Frey. 

OLINDIA 

ulmana. — Ficaria ranunculoides; au commencement du printemps. 

COCHYLIS 

hamana. — Ononis repensé mai et juin; Merrin. 
zoagana. — Racines de Scabiosa columbaria, Centaurea nigra, etc.; 
avril; Merrin. 

procerana. — Têtes de Dipsacus; en mars, 
zabrana. — Dans les fleurs d’ Helichrysum arenarium; juillet. 
Simoniam. — Vit sur le Dorycnium ; Martoreli,. 
maculosana. — Framboisier; septembre; Merrin. — Fleurs naissantes 
du Chondrilla juncea; mai; Millière. — Graines de la 
Jacinthe des bois; Endymion nutans; Ragonot. — La chenille 
hiverne et ne se transforme qu’au printemps. 

Sohreibersiana. — Sous l’écorce des grands Peupliers et des Ormes; 
janvier et février. 

griseana (udana). — Tiges de YAlisma plantago; avril ; Merrin. 
vectisana. — Plantago maritima; mai et août; Merrin. 
craentana. — Salix capræa; avril et mai. 

sang.ûsorbana, — Dans les graines de Sanguisorba officinalis; juin, 
ambigaella. — Dévaste les vignes; au printemps dans les fleurs, à l’au¬ 
tomne dans les grappes. 

Soc. Linn. — T. xxx. 


7 


86 


CATALOGUE 


straminea. — Têtes de Centaurea nigra; septembre et octobre ; Merrin. 
alternana. — Têtes de Centaurea scabiosa ; septembre et octobre ; 
Merrin. 

hilarana. — Tiges boursouflées en forme, de galle d 'Artemisia cam¬ 
pestris; à environ 3 centimètres de terre; mai. 
dipoltella. — Dans les ombelles d ’Achillea millefolium qu’elle attache 
par des fils ; janvier et février. 

zephyrana. — Eryngium campestre ; tiges inférieures et racines ; mai. 
æneana. — Racines de Senecio Jacobæa; mars ; Ragonot. 
rutilana. — Juniperus; dans une toile entre les aiguilles; mars, 
aleella. — Racines de Picris hieracioides; de septembre à avril ; 
Merrin. 

badiana. — Dans les racines et les tiges de Trifolium et de Cirsium ; 
juillet. 

Kindermanniana. — Dans l’extrémité des pousses d’^4 rtemisia campestris ; 
juin. 

sanguinana. — Tiges à'Eryngium campestre; Treitschke; passe 
l’hiver ; a toute sa taille en juin. 

francillana. — Dans les tiges mortes l’année précédente du Daucus 
carota, Ferula nodiflora et de Eryngium campestre ; mai. 
flagellana. — Dans les tiges mortes de l’année précédente, 
dilucidana. — Tiges de Pastinaca sativa; septembre et octobre. 
Smeathmanniana. — Ombelles de Y Achille a millefolium; hiverne; oc¬ 
tobre; Foucard. 

moguntiana. — Dans l’extrémité des pousses de Y Artemisia campestris; 
juin. 

implicitana. — Anthémis cotula. — Fleurs de Gnaphalium, Pyrethrum 
inodorum, Tanacetum, Artemisia, Solidago virgaurea; 
octobre. 

ciliella. — Graines de Primula; dans les prairies; juin, 
phaleratana. — Solidago virgaurea ; dans les fleurs réunies; octobre, 
purpuratana. — Têtes de Dipsacus; printemps ; Fallou. 
roseana. — Tiges de Dipsacus ; d’octobre à avril; Merrin. 
roseofasciana. — Cirsium ; Milliere. 

rupicola. — Chrysocoma linosyris; dans les fleurs où elle hiverne; 
octobre. 

purpuratana. — La chenille vit aux dépens du Chondrilla juncea ; se 
tient parmi les fleurs, s’y transforme souvent ; Millière. 






DES CHENILLES EUROPÉENNES 


87 


Manniana. — Dans les tiges de Mentha sylvestris; mai. 
notulina. — Tiges de Mentha sylvestris ; endroits tourbeux; mai. 
curvistrigana — Fleurs de Lactuca muralis ; juillet ; Merrin. 
ambiguana. — Dans les chatons du Betula alla ; mars, 
hybridella. — Tiges de Carduus \ se chrysalide; septembre. — Sonchus 
oleraceus ; G. Barrett. 

posterana. — Dans les fleurs de Centaurea, Carduus nutans, Lappa 
tomentosa; se chrysalide en terre ; octobre, juin; Millière. 
atricapitana. — Tiges de Senecio ; septembre. 

dubitana. —Fleurs de Senecio Jacohæa , Cirsium lanceolatum, Picris 
hieracioides , Hieracium murorum et H. umbellatum; juin, 
septembre. 

PHTEOCHROA 

ragosana. — Bryonia dioica; dans les baies attachées; septembre; 
Jourdheuille. — Ecballion elaterium; tiges; janvier; il est 
bon de chercher la chenille sur l’arrière-saison; Millière. 

RETINIA 

duplana. — Sapins; inus sylvestris ; août; Merrin. — Attaque le 
fruit; Duponchel. 

sylvestrana. — Bourgeons de Pinus sylvestris; septembre; Merrin. 
pinivorana. — Dans les bourgeons de Pinus sylvestris; avril. 

• turionana. — Boutons et bourgeons du Pinus sylvestris ; en mars et en 
avril. 

baoliana. — Bourgeons du pin qu’elle courbe et empêche de croître ; mars, 
avril et mai. 

tessulatana. — Vit dans l'intérieur des cônes de Cyprès ; en hiver ; 
Martorell. 

margarotana. — Cônes des Pins; Martorell. 

resinella. — Pinus sylvestris; hiverne dans les amas de résine des Pins ; 
elle a atteint toute sa taille en octobre; se chrysalide, janvier, 
février et mars. 

pollinis. — La chenille vit en mars et avril mêlée au pollen du Pinus 
maritima; Millière. 


PENTHINA 


profundana. — Quercus robur ; juin. 


88 


CATALOGUE 


Schreberiana. —Chenille sur Prunus padus ; de Peyerimhoff. 

salicella. — Différentes espèces de Salix et de Populus; mai, juin. 

semifasciana. — Salix à feuilles velues ; juin. 

scriptana. — Salix ; mai. 

capreana. — Salix ; avril, mai. 

corticana. — Betula alba; mai. 

betulætana. — Betula alba ; mai. 

sororculana. — Betula alba; juillet. 

sauciana. — Vaccinium; août ; Merrin. 

variegana. — Toutes espèces d’arbres fruitiers, le Quercus robur , 
le Prunus spinosa ; mai. — A deux époques ; Millière. 
pruniana. — Prunus domestica, P. spinosa, P. cerasus; les arbres, 
fruitiers,-les Salix; commencement d’avril mai. 
ocbroleucana. — Rosa centifolia; mai. 
dimidiana. — Bouleaux et Tilleuls; septembre, 
oblongana. — Têtes de Dipsacus ; mars 

sellana. — Têtes de Cirsium et Dipsacus; juin. — Le Dipsacus fullonum 
particulièrement. 

gentiana. — Dipsacus fullonum; hiverne de novembre à avril; Merrin. 
nigricostana. — Racines de Stacliys ; septembre, octobre à mars ; Merrin. 
fuligana. — Stachys; mai ; Merrin. 

lapideana. — Dans les racines de Digitalis ambigu i; avril, 
postremana. — Hiverne dans les racines à'Impatiens; s’y métamor¬ 
phose ; janvier et février, 
scitulana. — Sur le Vaccinium myrtillus; mai. 

arbutella. — Vaccinium; tord les bourgeons; avril ; Merrin. — Arbutus 
unedo\ en hiver et au premier printemps ; Millière. 
myrgindana. —Bourgeons de Myricaet de Vaccinium; avril; Merrin. 
rufana. — Helianthemum vulgare; avril ; Merrin. 
siriana. — Racine du Taraxacum dens-leonis. 
branderiana. — Entre les feuilles du Populus tremula; mai. 
astrana. — Polygonum bistorta; juin et juillet. 

Scbulziana. — Pinus sylvestris; mai ; Merrin. 
arcuella. — Troncs des Corylus avellana malades; Treitschke. 
rivulana. — Galium, A Inus glutinosa ; avril? Merrin. 
urticana. — Sur plusieurs espèces d’arbres et arbrisseaux : Ulmus cam- 
pestris, Betula alba , Salix alba, Vaccinium myrtillus, Rubus 
fruticosus; tout le mois de mai. 






DES CHENILLES EUROPÉENNES 


89 


lacunana. — Polyphage ; mai. 
bipnnctana. — Sur les V actinium ; mai. 

hercyniana. — Entre les aiguilles des Sapin;se chrysalide en terre;mai. 
achatana. — Entre les feuilles du Cratægus oxyacantha et des arbres 
fruitiers ; mai. — Haies, Prunus spinosa; Millière. 
antiquana. — Hiverne dans les racines du Stachys arvensis; janvier 
et février. 

ASPIS 

Uddmanniana. — Rubus idxus,R. fruticosus; dans les feuilles atta¬ 
chées ; mai, juin. 

APHELIA 

lanceolana. — Tiges de Cypéracées ; avril; Merrin. 
littorana. — Armeria plantaginea; mai et juin ; Merrin. 
venosana. — C yper us longus ; G. Lafaury. 

EUDEMIS 

botrana. — Rosmarinus of'/îcinalis , accidentellement; sa vraie nourri¬ 
ture est la Vigne et le Daphné gnidium; dans le milieu de la 
Heur. — En août et septembre ; Millière. 
artemisiana. — Anchusa officinalis. 

bicinctana. — Allium porrum, dans les semences ; commencement juin, 
fin juillet, août; G. Rouast. — Graines de YOdontites lutea et 
de Y Allium schœnopr asum ; Millière. 
staticeana. — Statice cordata; mars, avril, mai, commencement de 
juin; lesgénérationsjse succèdent jusqu’à la fin d’août; Millière. 
im oniana. — Statice limonium ; janvier, février, mars. —En été et en 
automne ; Millière. 

quaggana. — Senecio maritimus ; dont elle ronge les étamines ; en juin ; 
la première génération ronge les feuilles en mars, et les fleurs, 
en mai. 


LOBE SI A 

permixtana. — ? Anchusa officinalis ; juin, septembre. 

EGGOPSIS 

atifasciana. — Dans des tubes de soie, sous la Mousse des arbres ; mai. 


90 - 


CATALOGUE 


AGROGLITA 

consequana. — Euphorbia characias ; éclôt en novembre, a toute sa 
grosseur fin janvier ou commencement février ; Millière ajoute : 
et sur la plupart des Euphorbia du littoral. — Avril et juin; 
Catal. Alpes-Marit. 


PETALEA 

Klugiana. — Dans les feuilles supérieures de Pæonia rosea ; avril. 

festivana. — Doit vivre, dit Millière, aux dépens du Corylus avellana. 

GRAPHOLITHA 

grandævana. — Racines des Tussilago farfara et T. petasites; mars, 
avril ; Merrin. 

lacteana. — Artemisia campestris ; dans une boursoufflure qu’elle pro¬ 
duit dans la tige ; octobre. 

Hohenwartiana. — On croit qu’elle vit sur l’ Hypericum quadrangulum; 
Treitschke. — Cirsium lanceolatum ; Jourdheuille. 

Scopoliana. — Hiverne dans les têtes de Ghardons, s’y chrysalide ; jan¬ 
vier et février, mai. 

æmolana (latiorana). — Solidago virgaurea ; dans les fleurs ; se chry¬ 
salide sur terre ; octobre. 

hepaticana. — Senecio sylvaticus et S. sarracenicus ; dans les tiges ; 
octobre; Jourdheuille. 

tedella. — Entre les aiguilles des Pins et des Sapins, dans une toile; 
octobre. 

demarniana. — Dans les chatons de Betula et de Populus ; avril. 

subocellana. — Saliœ capræa ; sous les feuilles; mi-septembre, oc¬ 
tobre. 

nisella. — Sur les chatons de Peupliers et de Saules, puis devient poly¬ 
phage ; mai. 

Penkleriana. — Chatons du Corylus avellana et des A Inus ; bourgeons 
qui se flétrissent; mars, avril; Ragonot. 

ophthalmicana. — Populus trémula ; mai. 

Solandriana. — Corylus avellana , Betula alba, Populus tremula , 
Saliœ capræa, Peupliers et Aulnes ; se transforme vers la fin de 
juin. 






DES CHENILLES EUROPEENNES 


91 


semifusciana, — Spiræa ulmaria et Salix malades ; juin ; Merrin. 

sordidana. — Alnus; mai. 

bilunana. — Chatons des Alnus et des Betula; avril, 
tetraquetrana. — Betula alba; se transforme milieu de septembre, 
immundana. — Betula alba , Alnus glutinosa et A. inc an a ; feuilles; 
avril, mai. 

similana. — Betula alba , Corylus avellana, Alnus; mai. 
thapsiana.—Vit en juillet, sur le Thapsia garganica et autres Om- 
bellifères. 

incarnatana. — Chenille sur le Betula alba. — Mai ; Merrin. 
suffusana. — Cratægus oxyacantha; mai; Guénée. 
rosæcolaaa. — Rosa ; mai; Merrin. 

tripunctana. — Boutons de Rosiers ; commencement de juin, 
cynosbana. — Rosa canina ; bourgeons ; avril, mai et juin. 

Pflugiana. — Tiges des Carduus; mars. 

cirsiana. — Hiverne dans les tiges de Cirsium palustre, Scabiosa, 
Carduus ; s’y chrysalide; janvier et février. — Mars, avril; 
Merrin. 

trigeminana. — Senecio ; août et septembre; Merrin. 
brunnichiana. — Tussilago farfara; tiges ; en mars, 
turbidana. — Racines de Petasites vulgaris ? avril ; Merrin. 
fænella — Racines et rameaux de Y Artémis ia vulgaris ; commencement 
du printemps ; se chrysalide dans les racines, 
citrana. — Achillea millefolium ; Ragonot; septembre, 
pupillana. — Tiges des Carduus ; mars. — Artemisia absinthium ; 
Linnée. 

incana. — Artemisia campestris; boursoufflure des tiges; octobre, 
conterminana — Artemisia campestris. — Sur les fleurs des Lactuca 
virosa, scariosa, et Salades des jardins ; juillet. 

Sapidiscana. — Solidago virgaurea, Chrysocoma linosyris ; tubes de 
soie entre les fleurs; octobre. 

hypericana. — Hypericum perforatum ; dans les fleurs et les graines, 
entre les feuilles attachées; mai, juin, 
albersana. — Lonicera periclymenum ; octobre, 
tenebrosana.—Dans les gousses des Pois et des Vesc .s; septembre,octobre, 
nebritana. — Dans les gousses de Pisum sativum; août, 
roseticolana.— En automne, dans les baies du Rosier; de Peverimhoff. 
— Octobre ; Jourdheuille. 


92 CATALOGUE 

funebrana. — Pruniers, Mirabelliers, Prunelliers, dont elle dévore les 
fruits; de Peyerimhoff. — Dévore la chair de tous les fruits 
à noyaux, surtout les Prunes ; août, septembre, octobre, et une 
autre génération en mai, dans les tiges, 
adenocarpi. — Dans les gousses de Y A denocarpus complicatus ; en 
juin, puis en septembre; s’élève avec les gousses du Sarotham 
nus scoparius ; Ragonot. 
micaceana. — Ulex europæus. 

succedana. — Gousses de l’ Ulex ; en août. — Pousses de Cytisus nigri- 
cans dont elle mange les fruits verts, et aussi sur Cytisus sagit- 
talis et Ulex; Jourdheuille. — Larve au printemps, sur les 
Cytisus ; Millière. 

Servillana. — Salix capræa; dans une boursouftiure des branches, y 
hiverne et s’y chrysalide ; octobre, 
microgrammana. — Ononis ? septembre; Merrin. 

Strobilella. — Dans les pommes de Pins; en automne; passe l’hiver et 
se chrysalide en juin. 

juniperana. — Dans les graines de Juniperus communis et J. oxycedrus ; 

janvier et février; s’y chrysalide vers la fin d’avril; Millière. 
corollana. — Hiverne dans une boursouftiure qu’elle produit dans les 
branches du Populus tremula ; janvier et février, 
cosmophorana. — Sous les écorces de P inus abies ; en compagnie de la 
Retinia resinella; janvier, février, mars. — Selon Merrin 
elle ne vivrait pas que sur Y Abies excelsa, mais sur le Pin 
d’Ecosse et, dit-on, dans la résine. 

coniferana. — Sous les écorces de Pinus sylvestris; janver et février. 
— Mars, avril; Merrin. 

pactolana. — Sous les écorces de Pinus abies ; janvier à mars. 
Weberiana. — Vit aux dépens de la sève de plusieurs arbres fruitiers, 
tels que Cerasus, Prunus, A rmeniaca, amygd a lus ; sous les 
écorces des arbres malades ; avril, mai. 
ruffillana. — Dans les ombelles des Carottes sauvages; s’y fait des tubes 
de soie et se nourrit des graines ; septembre, octobre, 
weirana-hexana. — Fagus sylvatica ; août et septembre ; Merrin. 
nitidiana. — Quercus robur; de septembre à mai; Merrin. 
leplastriana. — Tiges de Brassica oleracea; depuis octobre à mars, 
ou avril ; Merrin. 

duplicana. — Dans l’aubier des Pinus ; janvier et février. 





DES CHENILLES EUROPÉENNES 93 

perlepidana — Orobus niger ; de Tischer. — Entre les feuilles; se 
chrysalide en te r re ; juillet. 

pallifrontana. — Dans les gousses vertes de l’ Astragalus glycyphyllos ; 
août. 

leguminana. — Alnus glutinosa ; août? Merrin. 

dorsana. — Dans les siliques des Pois et des Yesces; septembre. — 
Orobus tuberosus ; mai, juin ; Barrett. 
orobana. — Gousses de Vicia cracca; août et septembre ; Merrin. — 
Vicia sylvatica; Barrett. 
aurana. — Graines des Ombellifères ; juillet ; Merrin. 

GARPOGAPSA 

pomonella. — Intérieur des pommes, des poires et des noix ; la chenille 
hiverne; a toute sa taille fin juillet, commencement d’août, sep¬ 
tembre. 

grossana. — Dans les faines; septembre. — Glands des Chênes verts; 

se chrysalide dans les feuilles sèches ; Millière. 
splendana. — Dans les châtaignes et les glands; septembre. — Dans 
les glands tombés ; Jourdheüille. — Les noix, les amandes, etc. ; 
Millière. 

amplana. — Dans les glands; passe l’hiver dans la mousse et ne se chry¬ 
salide qu’en juin suivant. 

COPTOLOMA 

janthinana. — Fruits malades du Cratægus oxyacantha ; septembre. 

PHTOROBLASTIS 

fimbriana. — Dans le bois des Chênes pourris ; octobre, 
argyrana. — Mousses des arbres et écorces; octobre, 
costipunctana. — Dans les galles du Sorbus torminalis ; à l’extrémité 
des rameaux des jeunes Chênes ; janvier, février. 

Juliana. — Dans les glands; Ragonot. 

spiniana. — Cratægus oxyacantha, Prunus spinosa ; mai ; Merrin. 
populana. — Salix capræa ; mai et juin. 

regiana. — Sous l’écorce du Sycomore ; d’octobre à mars ; Merrin. 
rhediella. — Dans les fruits verts, Cratægus oxyacantha ; septembre. 


94 


CATALOGUE 


TMETOCERA 

ocellana. — Carpinus betulus; Chêne et Aulne; mai; arbres fruitiers, 
lariciana. — Larix europæa. 

STEGANOPTYCHA 

aceriana. — Dans les bourgeons de Populus qu’elle creuse; mai. 
incarnana. — Corylus avellana, Cerisiers; mai. — Sur les Populus et 
les Salix ; Jourdheuille. 

neglectana. — Ecorces des Salix et des Populus; mai; Merrin. 
simplana. — Populus tremula-, mai. — Chenille en octobre; de 
Peyerimhoff. 

nigromaculana. — Senecio; août et septembre; Merrin. 
ramella. — Betula alba, Populus; dans les chatons; avril, 
altheana. — Au cœur des plantes de Lavatera arborea; janvier et 
février; plie les feuilles dont elle se nourrit; Millière. 
oppressana. — Populus; septembre ; Merrin. 

corticana. — Quercus robur ; entre les feuilles et dans les galles du Sorbus 
torminalis; mai, juin, 
signatana. — Prunus padus; mai; Merrin. 

Ratzburgiana. — Abies excelsa; pousses terminales et aiguilles; mai et 
juin; Merrin. 

nanana. — Dans les aiguilles de Sapins, s'y chrysalide dans une toile 
blanche; octobre. 

ustomaculana. — Vaccinium; avril, mai; Merrin. 
vacciniana, — Vaccinium myrtillus , Berberis vulgaris ; entre les 
feuilles ; octobre. 

fractifasciana. — Têtes de Scabiosa , prairies sèches; août, 
quadrana. — Scabiosa arvensis, Centaurea cyanus; mai; Merrin. 
mercuriana. — Dryas octopetala ; mai, juin et septembre ; Merrin. 
craciana. —Dans les bourgeons des Salix et plus tard dans les rameaux; 
avril, mai. 

trimaculana. — Entre les feuilles à'Ulmus campestris; mai. — La che¬ 
nille vit en mars; chaton de Corylus avellana;se transforme en 
terre ; fin avril ; Millière. 

minutana. — Populus alba;se transforme au pied de l’arbre; à fin mai, 
commencement juin a toute sa grosseur; et aussi, dit Millière, 
sur le Salix viminalis; lie les feuilles supérieures. 






DES CHENILLES EUROPEENNES 


95 


PHOXOPTERYX 

Mitterbacheriana. — Quercus robur; entre les feuilles où elle hiverne, 
upupana. — Quercus robur , Betula alba; septembre; Merrin. 
lætana. — Populus tremula; août et septembre. —En mai; JOUR¬ 
DHEUILLE. 

tineana. — Sur les Cratægus; octobre. 

curvana. — Pyrus malus et P. communis, Cratægus oxyacantha ; 
G. Lafaury. 

biarcuana. — Saliœ; août; Merrin. 
diminutana. — Salix; août; Merrin. 

uncana. — Sur les Bruyères ; avril. — Myrica gale ; Merrin. 
unguicella. — Sur les Bruyères ; en avril. 

siculana. — Rhamnus frangula, Cornus, Ligustrum; entre les ra¬ 
meaux; septembre et octobre. — Selon Jourdheuille, en juin. 
— Passe l’hiver, se chrysalide au printemps. Ann. Soc. Belge. 
comptana. — Potentilla cinerea ; entre les feuilles; octobre, 
lundana. — Trifolium, Vicia; août à avril ;Merrin. 
myrtillana. — Vaccinium; juillet, septembre; Merrin. 
derasana. — Rhamnus frangula; août, septembre ; Merrin. 

RHOPOBOTA 

namna. — Vaccinium vitis, Vitis-idæa et V. myrtillus; polyphage; 
mai et juin. 

DICHRORAMPHA 

Petiverella. — Achillea mille folium; septembre, octobre, avril; Merrin. 
alpinana. — Achillea mille folium, racines; septembre, octobre, 
simpliciana. — Dans les racines d ’Artemisia vulgaris; janvier et 
février. —Avril; Merrin. 

plumbagana. — Achillea mille folium ; septembre, octobre, 
acuminatana. — Chrysanthemum leucanthemum ; avril; Merrin 
consortana. — Bourgeons de Chrysanthemum ; avril ; Merrin. 
plumbana. — Artemisia abrotanum; mai. — Gousses des Ajoncs; se 
chrysalide après l’hiver; Jourdheuille. 


96 


CATALOGUE 


TINE1NA 

GHOREUTIS 

dolosana. — Feuilles minces de Y Aristolochia clematitis ; commence¬ 
ment juillet, mais plus particulièrement en septembre et octobre; 
Millière, de Peyerimhoff. 

pretiosana. — Inula conyza, principalement 7. Helenium ; septembre, 
octobre; Millière. 

Bjerkandrella. — Inula conyza ; du 15 au 30 septembre, quelquefois 
commencement octobre. — Feuilles radicales des Carduus car- 
linæfolius; Millière. 

Myllerana. — Entre les feuilles de Scutellaria galericulata; juin et 
août. 

SIM CE T HIS 

nemorana. — Vit sur le Figuier; juillet, commencement août; Rouast; 
ronge la surface supérieure des feuilles. 

pariana. — Pommier, Poirier; ronge la surface supérieure des feuilles; 
août et septembre. — Juin; Jourdheuille. 

oxyacanthella. — Chenille sur les Urtica ; entre les feuilles légèrement 
attachées; bois humides; août. —Avril; sur Parietaria offici- 
nalis. 

ATYCHIA 

funebris. — Vit dans l’intérieur des racines des Graminées; surtout 
les Andropogon ; avril et mai ; Maktorell. 

TALÆPORIA 

pubicornis. — Mai ; Merrrin. 

politella. — Vit de Lichens de rochers'et probablement de Lichens du 
Fagus sylvatica où on trouve les fourreaux ; avril et mai. 

pseudobombycella. — Lichens des rochers, probablement Lichens des 
Fagus sylvatica, Carpinus hetulus déjà gros; hiverne,parvient 
à toute sa taille en mai et se chrysalide du 1 er au 10 juin. 






DES CHENILLES EUROPEENNES 


97 


conspurcatella. — Sa chenille éclôt en été et doit se transformer en 
hiver; fourreau coniforme composé de soie et de grains de sable 
fin ; Milliere. 

lapidella. — Sur les rochers, les vieux murs, les troncs d'arbres, re¬ 
couverts de Lichens ; fourreau légèrement recourbé en corne; 
mai. 

tabalella. — Sur les vieilles barrières ; fourreau ovoïde, station hori¬ 
zontale; se chrysalide à la fin de mai; Jourdheuille. 

SOLENOBIA 

clathrella. — Fourreau gros et très renflé, de forme à peu près ovoïde, 
avec trois arêtes obtuses faiblement indiquées, presque triangu- 
triangulaire; Lichens des vieux bois et des pierres. 

pineti. — Côté ombragé des vieilles palissades, sur les murs et les arbres 
au nord; se cache avec soin dans les moindres fissures ; fourreau 
triangulaire; janvier et février. — Eclosion fin mars, avril. 

triquetrella. — Sur les Lichens des palissades, toujours près de la terre; 
fourreau triangulaire ; janvier et février; Jourdheuille. — Se 
chrysalide au mois d’avril; Bruand. 

inconspicuella. — Fourreaux à extrémité plus obtuse que celui du 
S. triquetrella et de couleur plus noirâtre ; cela tient, dit Bruand, 
probablement à la couleur même des rochers où ils vivent, et des 
Lichens dont ils se nourrissent. 

LYPUSA 

maurella. — Sur les Lichens; avril. 

PSILOTHRIX 

Dardoinella. — Fourreau fusiforme, recouvert de nombreuses petites 
feuilles sèches; semble polyphage; n’atteint toute sa grosseur qu’à 
la fin de juin, après avoir passé l’hiver. 

MELASINA 

ciliaris. — Hippocrepis comosa; juin, juillet, août. — Millière suppose 
qu’elle préfère les Iiumex et les Leontodon ; fourreau tubuli - 
forme, atténué inférieurement, légèrement arqué, composé de 
grains de sable et de terre. 


98 CATALOGUE 

lugubris. — Sur plusieurs plantes basses et arbrisseaux ; elle préfère 
Onobrychis sativa, Erica scoparia, les Cistus; fourreau 
allongé, cylindrique, tubuliforme, grisâtre, tissu desoie grise et 
recouvert de grains de sable et de parcelles rocheuses ; septembre; 
passe l’hiver et a tout son développement tin mai; à Cannes, fin 
juillet. 

DIPLODOMA 

marginepunctella. — Fologne croit qu’elle vit d insectes ; selon Jour- 
dheuille, sur les Lichens au pied des arbres; se cache dans les 
rides des écorses ; mai. 

XY SMATODOMA 

melanella. — Sur les vieilles palissades, les troncs ; fourreau en mai et 
juin. — Ronge les Lichens des Quercus robur ; elle traîne un 
petit sac ou capuchon coniforme ; Millière. 

EUPLOCAMUS 

anthracinalis. — Racines pourries du Fagus sylvatica et les bois pourris ; 
janvier et avril. 


SCARDIA 

boleti. — Champignons des Salix, Tilia, Quercus ; depuis l'automne 
jusqu’au printemps. 


MOROPHAGA 

morella. — Dans une excroissance du Mûrier blanc ; Barthélémy. 
BLABOPHANES 

imella. — Dans les débris animaux ; Y. Heyden. — Etoffes de laines 
abandonnées dans les champs; octobre, 
ferruginella. — Vit au dépens des lainages; Foucard. — Etoffes de 
laine; Jourdheuille ; en août. 

rnsticella. — Tapis, peaux ; en août. — Janvier et février ; Merrin. 

TINEA 

fulvimitrelia. — Poils, plumes, ossements; septembre. 





DES CHENILLES EUROPEENNES H9 

tapetzella. — Etoffes de laines, fourrures, plumes, insectes, sabot pourri 
de cheval ; passe l’hiver et se chrysalide au printemps suivant, 
arctlla. — Chenille dans les bois pourri ; juin et fin août; sur les 
lisières des forêts ; H. Frey. 

corticella. — Bolets, dans les Champignons du Fagus sylvaticn ; oc¬ 
tobre. 

parasitella. —Champignons du Salix, bois pourri; octobre. -- Avril; 
Merrin. 

arcuatella. — Dans les Bolets et le bois pourri ; octobre, 
picarella. — Vieux Bolets des Quercus ; de Peyerimhoff. 
nigralbella. — Bolets des vieux Fagus sylvatica\ octobre, 
quercicolella. — Dans les Bolets ligneux du Quercus robur ; octobre. — 
Suivant Bruyat, dit Millière, la chenille vit aux dépens des 
Champignons desséchés du Mélèze, sur les troncs privés de vie 1 
granella. — Blé dans les greniers, bois pourri; mai. — Octobre; Jour- 

DHEUILLE. 

cloacella. —Blé, Orge, Seigle; mai; d’autres passent l’hiver. — Bois 
pourri; Merrin. 

albipunctella. — Branches pourries; avril; Merrin. 
caprimulgella. — Dans le bois pourri de Fagus sylvatica, Quercus ro¬ 
bur ; janvier et février. 

Roesslerella. — Sur les rochers ; mai. 

nigripunctella. — Le fourreau se trouve sur les vieux murs; avril. — 
Selon H. Frey, qui lui attribue deux générations, elle vivrait 
surle Parietaria officinalis ; en juillet et mai. 
parietariella. — Mousses sur les murs humides ; sac cylindrique en soie 
recouvert en haut de parcelles végétales très minces, 
misella. — Tiges des Fèves; septembre, octobre ; Merrin. — Dans les 
bûchers, où sa chenille, dit Millière, vit aux dépens des petites 
mammifères morts, dont elle ronge les poils, 
fuscipunctella. — Vit de débris de toute espèce; détritus et immondice; 
août 

pellionella. —- Préfère les fourrures, mais s’accommode de toute substance 
animale ; sa transformation a lieu en juin et la seconde éclosion 
passe l’hiver et se chrysalide au printemps. — Se fait un tube de 
soie, dans les peaux, les lainages ; août, 
pallescentella. — Peau de lapin, de lièvre et de chat ; mai, juin; Merrin. 
merdella. — Dans les fourrures ; octobre, novembre ; Merrin. 


100 


CATALOGUE 


lapella. — Dans les Bolets; octobre; nids d’oiseaux. 

semifalvella. — Intérieur des nids d’oiseaux; octobre. 

vinculella. — Rochers et vieux murs ; fourreau aplati, couvert de sable; 

juillet. — Mars et avril; Millière. 
argentimaculella. — Lichens des murs et des rochers ombragés ; juillet. 

PH Y LLOPORIA 

bistrigella. — Jeunes Betula alba ; fin juillet, commencement août. 

TINEOLA 

biselliella. — Dans le crin des meubles, les lainages; se fait un fourreau 
composé de débris; a toute sa taille en mars. — Jourdheuille ; 
en août. 

bipunctella. — Insectes desséchés, lainages, etc. Ragonot. 

MYRMEGOGELA 

ocbraceella. — Fourmilière; octobre. — Avril; Merrin. 

LAMPRONIA 

morosa. — Rosier sauvage; bourgeons; avril, 
luzella. — Mai ; Merrin. 

prælatella. — Fourreau plat, d’un vert blanchâtre; sous les feuilles de 
Fraisier et de Spirée. — Fragaria vesca,Geum urbanum; Soc. 
entom. Franç. — Selon Ragonot, elle vit jusqu’au printemps, 
rubiella. — Rubus idæus et autres Ronces ainsi que les Rosiers; pousses 
terminales; en mai, après avoir passé l’hiver. 

INGUR VARIA 

muscalella. — Sous les feuilles sèches; dans sa jeunesse mine les feuilles 
du Quercus robur, Cratægus oxyacantha ; tout l'hiver ; au 
commencement d'octobre elle a toute sa taille; se chrysalide 
au printemps suivant. — Rosa; Merrin. 
pectinea. — Sous les feuilles sèches, même en mai; les feuilles du Betula 
alba; puis se découpant un fourreau, se laisse tomber à terre; 
janvier et février. — Mai ; Jourdheuille. 

Koerneriella. — Sous les feuilles sèches; mine en mai le Fagus sylva- 
tica ; il faut la chercher en automne ou en hiver. 



DES CHENILLES EUROPEENNES 


101 


capitella. — Les Ribes, dont elle dévore la moelle; mai. 

Œhlmanniella. — Sous les feuilles mortes du Populus fastigiata ; se 
nourrit de diverses sortes de plantes ; commencement du prin¬ 
temps. — D’octobre à février; Merrin. 

CRINOPTERYX 

familiella. — Cistus salviæfolius; a toute sa taille fin janvier, com¬ 
mencement février; mineuse d’abord, se fabrique ensuite un four¬ 
reau. 

NEMOPHORA 

Swammerdammella. — Mine d’abord les feuilles du Fagus sglvatica et 
du Quercus robur ; vit ensuite sur les plantes basses, dans un 
fourreau ; mai. 

pilulella. — Dans un fourreau de feuilles du Vactinium ; dans les bois 
de Pins, sous les pierres ; janvier et février. 

ADELA 

fibulella. — Dans un fourreau, au pied du Veronica chamædrys, après 
avoir vécu dans les capsules; janvier et février ; il faut la cher¬ 
cher en août et septembre. 

rufimitrella. — Sous les Sisymbrium alliaria, Cardamine pratensis. 
— Fourreaux bivalves, ovales et plats; janvier et février; il 
faut chercher la chenille en août et septembre. 

violella. — Hypericum per forât um\ fourreaux bivalves, plats, bruns, 
rétrécis au milieu ; août et septembre. 

Ochsenheimerella. — Dans les feuilles sèches, sous les Vaccinium; jan¬ 
vier. — La chenille doit vivre, dit Millière, sur VAbies pec- 
t inata. 

Degeerella. — Ancmonenemorosa; Treitschke; dans les feuilles sèches, 
dont elle se fait un fourreau ; janvier et février. — Mars ; 
Merrin. 

croesella. — Dans les feuilles sèches, dont elle se fait un fourreau ; jan¬ 
vier et février. 

viridella. — Sous les feuilles sèches du Fagus sylvatica et du Corylus 
avellana; janvier et février. 

NEMOTOIS 

metallicus. — Sous les Scabiosa ; endroits exposés au soleil ; fourreaux 

Soc. — Linn.t. xxx. 8 


102 


CATAl-OGUE 


plats, bivalves, formés de morceaux de feuilles ; janvier et fé 
vrier ; il faut la chercher dans les mois de septembre et d’oc 
tobre. 

cupriacellus. — Sur Sedurn allume t 5. reflexum ; prairies tourbeuses ; 
avril. 

fasciellus. — Ballota nigra; fourreau plat, ovale, allongé, contracté 
au milieu ; en automne ou au printemps. 

minimellus. — Scabiosa succisa;Sedutn album et 5. reflexum; four¬ 
reau plat, bivalve, oimle, allongé ; chenille blanchâtre, à tête 
noire et au deuxième segment noirâtre; octobre; passe l’hiver, 
se retrouve en avril. 

OCHSENHEIMERIA 

taurella. — Dans les tiges des Graminées ; les tiges attaquées blanchis¬ 
sent; avril, mai. 

hederarum. — Sur les Lierres des chemins creux et frais, aux dépens 
desquels doit vivre la chenille ; Millière. 

birdella. — Graminées, intérieur des tiges ; mi-mai. — Février ; 
Merrin. 

vacculella. —Bois pourri. 


TEICHOBIA 

verhuellella. —Feuilles d’ Aspleniumruta- mur aria et A. trichomanes ; 
plus tard, elle se fait un fourreau avec la graine et vit sous les 
feuilles; janvier et février. 

ACROLEPIA 

amicella. — Mine les feuilles d 'Arnica mont an a ; se chrysalide sous 
la feuille ; mai. 

vesperella. — Smilax aspera; se métamorphose dans une feuille; en 
décembre, janvier et février. 

citri. — Dans l’écorce du fruit du Cédratier; en octobre; Millière, Ra- 
gonot. 

assectella. —Plants d ’Allium porrum cultivé; feuilles et tiges; fin 
octobre et mai; G. Rouast. 

pygmæana. —- Solanum dulcamara; mine les feuilles en produisant de 
grandes plaques brunâtres ; se transforme dans un cocon brun, 







DESCHENILI.ES EUROPEENNES 103 

tressé comme un filet, semblable à celui de IM. assectella; 

7 9 

septembre, octobre. — Juin, juillet et octobre : Ragonot. 

granitella. — Inula helenium et I. dysenlerica , Buphthalmum sa- 
licifolium, B. grandiflorum; de Roeslerstamm ; juin. 

solidaginis. — La chenille vit en février, à la manière des mineuses, sur 
les feuilles radicales de Y Inula helenium. — Stainton l'a re¬ 
trouvée sur Y Inula dysenlerica ; Millière. 

roeslerstammia 

erxlebella — Tilia; avril et juillet. 

SG YTROPIÂ 

cratægella. — Pyrus communis, Cratæyus oxyacantha, Prunus spi~ 
nosa; vit en société ; mai et juin. 

HYPONOMEUTA 

egregiellus. — Erica scoparia et E. arborea, Calluna vulyaris; par 
petits groupes sur les rameaux : vers le 15 ou le 20 rnarsa atteint 
son entier développement. 

vigintipunctatos. — Sedum telephium ; dans les haies, les vignes, les 
endroits abrités; toile commune ; juin et septembre. — Et aussi 
le Sedum purpurascens : Millière. 

plumbellus. — Rhamnus frangula et d’autres arbustes plantés en 
haies, Evonymus europæus ; mai. 

irrorellus. — Pruniers ; mai. 

padellus. — Dans une toile, sur les haies de Prunusspinosa, Cratæyus 
oxyacantha ; mai. 

rorellus. — Quercus robur, arbres fruitiers, Salix ; juin. 

malinellus. — Pommier. 

cagnagellus. — Evonymus europæus. 

evonymellus. — Prunus padus ; couvre de ses toiles les rameaux ; de¬ 
puis mai jusqu’en juillet. 

SWAMMERDAMIA 

combinella. — Prunus spinosa ; toile commune, s’y transforme ; sep¬ 
tembre, octobre. 

cæsiella. — Betula albà, feuilles ; en petites colonies; juillet, sep¬ 
tembre, octobre. 



104 


CATALOGUE 


•griscocapitella. — Betula alba ; Fischer de Rosleritamm. 
oxyacanthella. — Dans une toile légère, sur le Prunus spinosa et Cra 
tægus oxyacantha ; mai. — Octobre ; de Peyerimhoff. 
lutarea. — Sorbus aucuparia. 

pyrella. — Pyrus malus , Prunus communis, P. sjoinosa /sous des fils 
de soies blanches, rongeant la surface de la feuille ; juillet et 
septembre. 

spiniella. — Prunus spinosa. 

conspersella. — Empetrum nigrum. 

alpicella. — Prunus spinosa et P. domesticus ? 

PRAYS 

curtisellus. — Fraxinus excelsior ; jeunes pousses non épanouies; mars, 
avril et mai. 

oleellus. — Se nourrit du parenchyme de la feuille de l’Olivier; se 
change en chrysalide à la fin de mars ; ensuite dans le fruit, à 
l’automne. 


PARADOXUS 

osyridellus. — Osyris alba ; en avril et mai ; Millière. 

ATEMELIA 

torquatella. — Betula alba; sur les feuilles, en société, où elle forme 
une large boursoufflure brune ; octobre. — Aussi sur l’Orme ; 
Ragonot. 

ZELLERIA 

hepariella. — Fraxinus excelsior ? 

phillyrella. — Phillyrea angustifolia, quelquefois les P. media et 
latifolia; éclôt vers le 15 ou 30 janvier, atteint son entier déve¬ 
loppement dès la fin de février; Millière. 
oleastrella. — Olea europæa ; lie les feuilles; novembre ou décembre; 
Millière. 

saxifragæ. — Saxifraga aizoon ; fin mai, commencement de juin. 
ARGYRESTHIA 

ephippella. — Différentes espèces d’arbres et d’arbustes, principalement 
Corylus avellana, Prunus spinosa ; feuilles réunies; mai. — 









DES CHENILLES EUROPEENNES 105 

Dévore les bourgeons des Cratægus oxyacantha, Prunus spi- 
nosa et des arbres fruitiers ; Jourdheuille. 
nitidella. — Sorbus et plusieurs espèces de Prunus. — Bourgeons de 
Cratægus oxyacantha, Pyrus malus ; avril; Jourdheuille. 
semitestacella. — Bourgeons de Fagus sylvatica ; avril, 
albistria. — Dans les pousses de Prunus spinosa ; mars, 
spiniella. — Sorbus aucuparia ; mai, juin ; Merrin. 
conjugella. — Sorbus aucuparia ; août; Merrin. 
semifusca. — Betula alba, Sorbus aucuparia, Prunus spinosa; mai; 
Merrin. 

mendica. — Vit sur le Sorbus et plusieurs espèces de Prunus , notam¬ 
ment le P. spinosa; mars, avril. 

glaacinella. — Dans l'écorce du Quercus robur, Æsculus hippocasta- 
num,etc.; mars, avril ; Merrin. 

retinella. — Bourgeons de Salix et de Betula alba ; avril. — Mai ; 

Merrin. — Millière dit quelle lie les feuilles, 
abdominalis. — Dans les aiguilles du Juniperus communis ; avril, 
dilectella. — Graines de Juniperus communis ; mai ; Merrin. 
Andereggiella. — Pyrus malus ; mai ; Merrin. 

cornella. — Vit sur le Prunus spinosa, Pyrus malus et P. communis , 
Corylus avellana ; en juin et juillet, 
sorbiella. — Boutons des Sorbus aucuparia et S. aria, VAmelanchier 
et le Cotoneaster ; au printemps. 

pygmæella. — Pousses de Salix non encore développées ; se chrysalide 
sur la terre ; mai et juin. 

Gædartella. — Après avoir vécu dans les bourgeons, fin avril jusqu’au 
milieu de mai, elle se retire sous l’écorce pour se transformer. 
Brockeella. — Chatons du Betula alba ; mars, avril ; Merrin. 
arceuthina. — Dans les aiguilles d e Juniperus, et à l’extrémité des ra¬ 
meaux dont le sommet est desséché ; janvier à avril, 
illuminatella — Dans les aiguilles et les bourgeons de Pins et de Sapins ; 
janvier et février. 

certella. — Dans les aiguilles et les bourgeons de Pins et de Sapins ; 
janvier et février. 

aarulentella. — Feuilles de Juniperus ; août; Merrin. 

CEDESTIS 

y 

gysseleniella. — Entre les aiguilles de Pinus sylvestris, dans une toile 


106 


CATALOGUE 


janvier et février. — Jourdheuille ; octobre. — Mars ; 
Merrin. 

farinatella. — Mine les aiguilles de Pins et de Sapins. — Jourdheuille; 
octobre. — Mars, avril ; Merrin. — Janvier et février. 

OGNEROSTOMA 

piniariella. — Entre les aiguilles de Pinus sylvestris , qu’elle mine à 
partir de l’extrémité, en se rapprochant de la base ; avril. — 
Juin ; Merrin. 


EIDOPHASIA 

messingiella. — Cardamine amara; avril, mai ; Merrin. 

PLUTELLA 

porrectella. — Hesperis matronalis ; mars, avril, mai et juillet, 
cruciferarum. — Vit sur un grand nombre de plantes Crucifères, les 
Brassica, principalement les Navets y juillet, 
annulatella. — Coclilearia; juin ; Merrin. 
dalella. — Arabis; juin ; Merrin.. 

CEROSTOMA 

vitella. — Ulmus campestris y mai et juin ; Jourdheuille. 
sequella. — Salix caprea y mai. — Sur le Salix alba, selon Jour¬ 
dheuille. 

radiatella. — Quercus robur y commencement de juin. 

parenthesella. — Carpinus betulus , Fagus sylvatica y entre les feuilles; 

mai, commencement de juin, 
sylvella. — Quercus robur y juin, 
lacella. — Quercus robur ; juin, 
alpella. — Quercus robur; juin, 
persicella. — Sur le Pêcher ; lie les feuilles ; juin, 
asperella. — Quercus robur y Hubner. — Suivant Treitschke, elle vit 
de préférence sur les arbres fruitiers, Prunus domesiica , Pyrus 
communis y a toute sa taille fin mai, juin, 
scabrella. — Pyrus malus ; mai ; Henrich Frey. 
horridella. — Prunus spinosa y juin et août, 
nemorella. — Lonicera periclymenum, et L. caprifolium. 








DES CHENILLES EUROPEENNES 


107 

falcella. — Lonicera periclymenum, et L. caprifolium ; selon Frey, 
elle vit aussi sur le Lonicera xylosteum; en mai. 

dentella. — Lonicera xylosteum et L. periclymenum ; mai; se trans¬ 
forme premiers jours dejuin. — Camécérisier ; de Peyerimhoff. 

THERISTIS 

mucronella. — Evonymus europæus ; dans une toile, en société ; a toute 
sa taille fin juin, commencement juillet. 

ORTHOTÆLIA 

sparganella. — Iris pseudo-acorus, les Sparganium simplex , natans, 
ramosum; mai, juin et juillet. 

DASYSTOMA 

salicella. — Salix caprea ; en automne, subit sa métamorphose. — 
Feuilles attachées de Salix triandra ; Jourdheuille. — Po- 
pulus tremula; Fetcher. — Alnus et Acer campestre; Frey. 
— Polyphage. 

GHIMABAGGHE 

phryganella. — Polyphage, sur bois feuillus; juin. — Quercus robur, 
dont elle lie les feuilles; Alnus , Fagus sylvatica; Frey. 

fagella. — Fagus sylvatica, Quercus robur, plus souvent Populus 
tremula , quelquefois Rosa canina ; août et septembre. — Mai ; 
Jourdheuille. — Vaccinium myrtillus, Carpinus betulus, 
Betula alba, etc.; Ragonot; très polyphage. 

SEMIOSCOPIS 

avellanella. — En mars et avril, sur le Bouleau et le Cerisier; Frey. 

EPIGRAPHIA 

Steinkellneriana. — Cratægus oxyacantha, Prunus spinosa, Sorbus ; 
juillet, août et septembre. 

PSEGADIA 

sexpunctella . — Echium vulgare ; sur les fleurs ; août. 

pnsiella. —Lithospermum purpureo cæruleum, Pulmonaria offi- 
cinalis, Urtica; mai. — Selon Millière, Cerinthe major, 


108 


C 4TALOGUE 


Borrago offtcinalis; éclût au printemps ; dès la mi-avril a acquis 
toute sa grosseur. 

bipunctella. — Echiurn vulgare, Lithospermum; juillet, août, sep¬ 
tembre ou octobre, suivant les auteurs. — Echiurn calycinum; 
Millière. 

funerella. — Symphytum officinale ou autres Borraginées. — Selon 
Millière : Lithospermum purpureo-cæruleum. — Selon 
Stainton : Pulmonaria saccharata; juillet, août et septembre. 

decemguttella. — Lithospermum officinale; vit isolée sous les feuilles; 
septembre. 

pyrausta. — Thalictrum aquilegifolium; juillet; Merrin. 

EXŒRETIA 

allisella. — Artemisia vulgaris; fin mai. 

DEPRESSARIA 

costosa. — Extrémités des pousses du Spartium scoparium ; mai, juin. 

flavella. — Centaurea jacea , C. nigra; prairies humides ; chenille 
noire ; se fait un tube avec les feuilles ; mai. 

pallorella. — Centaurea scabiosa; se fait un tube avep les feuilles ; mai, 
juillet. 

culcitella. — Chrysanthemum corymbosum ; mai. 

umbellana. — Ulex europæus et U. nanus; dans une toile tubuleuse; 
juin ou juillet. — Les Genista; Millière. 

assimilella. — Spartium scoparium , Genista pilosa; mars, avril, mai. 
— Chenille à la fin de l’hiver, dit de Peyerimhoff. 

nanatella. — Carlina vulgaris; dans un tube de soie et de feuilles; terrains 
incultes; avril, mai. 

putridella. — Peucedanum officinale; mai. 

atomella. — Genista tinctoria ; avril ou mai; et aussi, dit Millière, 
Calycotome spinosa. 

scopariella. — Spartium scoparium; avril, mai. 

rutana. — Ruta angustifolia; se nourrit bien en captivité avec le Ruta 
graveolens; pendant l'hiver et au commencement du printemps; 
mai et septembre. 

arenella. — Centaurea scabiosa, Sonchus carolina; Zincken. — Cen - 
taureanigra, Carduuslanceolatus, Arctium lappa, Serratula; 
juillet et août. 






DES CHENILLES EUROPEENNES 


109 


propinquella. — Cirsium lanceolatum, Arctium lappa et les Centau¬ 
rées; roule les feuilles en tube; milieu avril jusqu’au 25 mars. 
— En août; de Peyerimhoff. 

subpropinquella. — Centaurea cyanus ; chenille sur les Centaurea ; 
Foucard. — Cirsium lanceolatum, Onopordon acanthium ; 
Stainton. — Sa transformation a lieu à la mi-juin et juillet, 
laterella. — Centaurea cyanus ; mai et juin; Frey. 
carduella. — Cirsium lanceolatum , etc.; fin mai, commencement de 
juin. 

zephyrella. — Anthriscus vulgaris, Chærophyllum et autres Ombelli- 
fères; juin ; Merrin. 

silerella. — Siler aquilegifolium; commencement de juin, 
feruliphila. —. Ferula nodiflora, Seseli tortuosum ; c’est à fin avril 
qu’il faut la rechercher; Millière. — Heracleum fœniculum. 
yeatiana. — Baucus carota; juin; Merrin. 

ocellana. — Betula alba, Salix caprea; se chrysalide fin août. — Dans 
les jeunes pousses de Salix; en juin; Jourdheuille. 
alstræmeriana. — Conium maculatum ; extrémités des feuilles liées 
ensemble; fin juin, commencement juillet, 
purpurea. — Dans les ombelles de Baucus carota et Torilis anthriscus ; 
s’y chrysalide; août. 

litnrella. — Hypericum perforatum et H. hirsutum ; pousses termi¬ 
nales réunies en tête; se transforme commencement de juin, 
conterminella. — Pousses de Salix ; juin. 

impurella. — Sur les Vaccinium, Conium maculatum, Cicuta virosa ; 
juillet. 

applana. — Cicuta major, Baucus carota, Ægopodium podagraria, 
les Chærophyllum bulbosum, sylvestre et temulum, Torilis 
anthriscus, Œnanthe crocata, Angelica sylvestris; en juin et 
septembre. — En juillet; Jourdheuille. 
ciliella. — Angelica sylvestris. 
cotoneastri. — Cotoneaster ; juillet, 
capreolella. — Baucus carota; juin, 
rotundella. — Baucus carota ; mai; Merrin. 

nodiflorella. — Ferula nodiflora ; lie les feuilles ténues ; arrivée à toute 
sa taille fin mars ou milieu avril ; Millière. 
angelicella. — - Sommités de Y Angelica sylvestris ; a été observée sur 
Y Heracleum sphondylium et le Sium angustifolium ; fin mai, 


110 


CATALOGUE 


commencement de juin. — Ægopodium podagraria ; JOUR¬ 
DHEUILLE. 

cnicella. — Eryngium campestre ; sommités ramassées et décolorées ; 
en petite société; mai. 

sarracenella. — Senecio sarracenicus /plie les feuilles sur leur longueur ; 
juin. 

parilella. — Peucedanum oreoselinum et P. cervaria; bois, feuilles 
tordues et attachées ensemble ; juin, 
hippomarathri. — Seseli hippoyiarathrum ; avril, mai. 
ferulæ. '— Feuilles réunies en paquet de Ferula nodiflora; février 
jusqu’en mars ; doit éclore en janvier, 
furvella. — Dictamnus fraxinella; feuilles attachées; mai, juin. — 
Dictamnus albus; Jourdheuille. 

depressella. — Fleurs et capsules des graines de Daucus carota, Pasti- 
naca sativa, Pimpinella saxifraga, Peucedanum oreoseli- 
num; juillet et août. 

pinpinellæ. — Ombelles du Pimpinella saxifraga; août et septembre, 
libanotidella. — Athamanta libanotis; la variété Se prend sur le Laser- 
pitium hirsutum; juillet et août, 
badiella. — Fleurs du Pastinaca sativa; en juillet, 
heracliana. — Heracleum sphondylium ; ombelles; sur les graines 
vertes; se chrysalide fin juin, commencement juillet. —Août; 
Jourdheuille. 

emeritella. — Tanacetum vulgare; feuilles attachées ensemble;fin juin, 
commencement juillet. 

Hoffmanni. — Athamanta libanotis; pentes arides; sur les feuilles con¬ 
tournées ; mai. 

olerella. — Pousses de YAchillea mille folium ; fin juin, commencement 
juillet. 

albipunctella . — Anthriscus sylvestris ; juin et juillet, feuilles enrou¬ 
lées en forme de tube à leurs extrémités. 

Weirella. — Anthriscus sylvestris; mai et juin ; Merrin. 
pulcherrimella. — Bunium flexuosum , Pimpinella ; juin. 

Douglasella. — Daucus carota; mai ; Merrin. 

ululana. — Jurinea cyanoides, Carum bulbocastanum, ombelles ; 

commencement juillet. — Mai ; Jourdheuille. 
chærophylli. — Chærophyllum temulum et C. bulbosum, ombelles; juin 
et juillet. 





DES CHENILLES EUROPEENNES 


111 


absinthiella. — Arlemisia absinthium ; juin. 

artemisiæ. — Artemisia campestris; fin mai, commencement de juin. 
Heydenii. — Heracleum austriacum, ombelles ; juillet, 
nervosa. — Œnanthe crocata; lieux marécageux; en société sur les 
sommets ; juin. 

ultimella. — Pastinaca sativa ; juin ; Merrin. 
dictamnella. — Dictamnus albus ; en juin. 

PSORICOPTERA 

gibbosella. — Quercus robur et Salix ; bord de la feuille roulée ; juin 

GELEGHIA 

pingninella. — Populus fastigiata et P. tremula, Salix; mai, juin; 

bord des feuilles, réuni par de la soie sur toute leur longueur, 
nigra. — Feuilles roulées de Populus et de Salix; mai. 
muscosella. — Feuilles roulées de Populus et de Salix; mai. 
cuneatella. — Salix; juillet ; Merrin. 

rhombella. — Pyrus malus et P. communis; sur les écorces ; se chrysa 
salide en mai. 

hippophaella. — Hippophae rhamnoides; pousses terminales ; juillet, 
sororculella. — Entre les feuilles de Salix; juin. 

flavicomella. — Prunus spinosa, dans un abri de feuilles desséchées ; 

septembre et octobre. — Mai et septembre ; Jourdheuille 
velocella. — Rumex acetosella; racines ; avril ; Merrin. 
peliella. — Rumex acetosella; endroits sablonneux ; feuilles liées à la 
tige; fin mai. 

ericetella. — Calluna vulgaris , Erica tetralix, E. cinerea ; entre les 
rameaux qu’elle réunit. — Dans un tuyau de soie sur les ra¬ 
meaux; octobre; Jourdheuille.— En automne ou au printemps. 
— De septembre en mars ; Merrin 

infernalis. — Lie les feuilles radicales de Y Inula helenium ; février; 
Millière. 

lentiginosella. — Genista tinctoria et G. germanica; fin mai, juin. — 
Pousses de Cytisus sagittalis; Jourdheuille. 
plutelliformis. — Tamarix g allie a ; sur les feuilles; en automne, 
malinella. — Ulex europæus, Spartium scoparium ; dans les tleurs: 
trou rond au pétale postérieur; avril, mai. 


I1'2 CATALOGUE 

malvella. — Intérieur des semences de YAlthæa rosea et des Malva; 
juillet et septembre. 

longicornis. — Erica cinerea ; juillet? Merrin. 

diffinis. — Tiges et graines de Rumex acetosa: coteaux arides; juin. 

electella. — Pinus abies ; mai ; Frey. 

scalella. — Quercus robur. 

oxycedrella. — Ronge les fruits du Juniperus oxycedrus ; a tout son 
développement en mars ou avril ; Milljère. 
lugubrella. — Doit vivre, selon Millière, sur plusieurs espèces de Légu • ' 
mineuses; a été élevée sur les Dorycnium. 
macolatella. — Coronilla varia; dans les feuilles ; bois exposés au so ■ 
leil ; fin mai, commencement de juin. 

BRAGHMIA 

mouffetella. — Lonicera periclymenum et L. xylosteum, Symphoria 
racemosa ; fin mai, commencement juin. — Avril; Merrin. 
ulicinella. — Ulex parviflorus; éclôt en décembre; a achevé de croître 
à la fin de janvier ; se chrysalide en terre, et aussi sur XTJlex 
provincialis. — Sur les fleurs ; Millière. 
nigricostella. — Medicago sativa; feuilles attachées; septembre. — 
Juin, septembre ; Merrin. 

lathyri. — Lathyrus palustris; feuilles rongées vers le pétiole; toile 
de soie blanche entourant la chenille ; août et septembre. 

BRYOTROPHA 

figulella. — Silene nicæensis; février; Millière. 
affinis. — Vit de Mousses; il faut chercher la chenille par la pluie ou la 
rosée ; janvier, février et mars; suivant d'autres auteurs, avril, 
mai. 

domestlca. — Vit de Mousses (Barbula muralis), sur les murailles ; 
mars, avril. 

basaltinella. — Mousses ; mai ? Merrin. 

LITA 

psilella. — Jeunes pousses d 'Artemisia campestris qui jaunissent au 
sommet ; en mai. 

solanella. — Solanum tuberosum; dans le tubercule. 





DES CHENILLES EUROPEENNES 1 1 3 

epithymella. — Solanum mgrum, dont elle lie les feuilles ; fin septem 
bre, octobre. 

artemisiella. — Thymus serpyllum ; Stainton; fin mai, commencement 
de juin. 

atripllcella. — Semences de Chenopodium album; dans un tube de 
soie, le long des murs et dans les jardins ; mai et juin. 

ocellatella. — Fleurs; Beta maritima ; mai, juin. 

instabilella. — Plantago maritima ; avril. 

salinella. — La chenille se nourrit de Salsolées; en hiver ; Millière. 

halimella. — Atriplex halimus, Salsola; Martorell; atteint toute 
sa croissance commencement février ; lie les feuilles en mars et 
avril ; Millière. 

obsoletella. — Dans la moelle des tiges de Chenopodium et Atriplex ; 
lieux abrités; juin, juillet et août. 

acuminatella. — Carduus nutans, Cirsium lanceolatum, C. palustre , 
Centaurea scabiosa; mine les feuilles et en sort pour se chrysa- 
lider ; juillet, septembre. 

Æthiops. — Erica cinerea ; entre les rameaux ; lieux humides ; com 
mencement de juillet. 

Brahmiella. — Extrémités des pousses de Jurinea cyanoides qui blan¬ 
chissent au sommet ; mai, octobre. — Jurinea pyrenaica; Mil. 

Hubneri. — Pousses réunies de Stellaria holostea; juin. 

Knaggsiella. — Capsules des graines de Stellaria holostea ; juin ; 
Merrin. 

maculea. — Stellaria holostea; endroits abrités; pousses terminales 
flétries; fin mai. 

fratemella. — Stellaria uliginosa , quelquefois sur les pousses du 
Cerastium vulgatum; avril, mai. 

viscariella. — Lychnis dioica et L. viscaria ; pousses contournées et 
plissées ; commencement de mai. 

tricolorella. — Stellaria holostea ; endroits abrités; mars et avril. 

costella. — Solanum dulcamara; plaques brunâtres, sur les feuilles un 
peu plissées, attaquant même les baies et l’intérieur de la tige; 
fin août, commencement septembre. 

hyoscyamella. — Hyosciamus albus ; Millière ; la chenille, mine et con¬ 
tourne les feuilles ; avril. 

macnliferella. — Cerastium semidecandrum; feuilles réunies; com¬ 
mencement de mai. 



114 CATALOGUE 

junctella. — La chenille enfoncée dans le sable vit de racines; février 
et mars ; Millière. 

marmorea. — Cerastium vulgatum ; dunes ; fin mars, commencement 
avril. — Juin ; Jourdheuille. 
provincialis. — Silene nicæensis ; Millière. 

vicinella. — ? Coronilla emerus ; juin; Ann. Soc. Ent. de France. 
Fischerella. — Saponaria officinalis; pousses déformées ; milieu de mai. 
cauligenella. — Silene nutans, dans une boursoufflure qu’elle produit à 
l’intérieur des tiges; mi-juin, 
gypsophilæ. — Galles du Gypsophila saxifraga. 

leucomelanella. — Silene maritima , sur les côtes ; dans les pousses flé¬ 
tries ; fin mai. 

Tischeriella. — Entre deux feuilles pliées de Silene nutans ; mai. 

TELEIA 

vulgella. — Cratægus oxyacantlia, Prunus domestica; feuilles tendres 
attachées ensemble ; avril, mai. 
scriptella. — Acer campestre; fin août, septembre, 
tamariciella. — Tamarix gallica; octobre. — En juin, puis en septem¬ 
bre ; Millière. 

sequax. — Helianthemum vulgare ; pousses réunies; fin mai, com¬ 
mencement de juin, 
cisti. — Mai ; Millière. 

fugitivella. — Corylus avellana, Acer campestre, Ulmus campestris; 
commencement de mai ; Frey. 

proximella. — Betula alla; feuilles roulées; septembre et octobre. — 
Mai, octobre ; Jourdheuille. 
notatella. — Salix caprea; feuilles attachées; septembre, 
triparella. — Quercus robur; dans un tissu entre les feuilles appliquées 
l’une sur l’autre ; fin juillet, mi-septembre, octobre, 
loculella. — Dans le bois pourri; février, mars ; Merrin. 
dodecella. — Dans les jeunes pousses de Pinus sylvestris ; r avril, mai ; 
Stainton. 

onedella. — Vit dans les toiles de Liparis chrysorrhæa ; Millière. 

REÇURVARIA 

leucatella. — Cratægus oxyacantlia , Sorbus aucuparia, Pyr'us malus, 
Prunus spinosa; fin mai, commencement de juin. 




DES CHENILLES EUROPÉENNES 

nanella. — Dans les fleurs de Pyrus communis ; avril, mai 
et autres arbres fruitiers, ajoute Milliére. 

ARGYR1TIS 

pictella. — Cerastium triviale ; mai. 

N ANNODIA 

stipella. — Chenopodium album, Atriplex; dans les feuilles ; juin, 
septembre et octobre. 

Hermannella. — Chenopodium Bonus-Henricus et Atriplex; juillet, 
août, septembre et octobre. 

AP O DI A 

bifractella. — Conyza squarrosa , Inula dysenterica ; se nourrit de 
graines; octobre, novembre et décembre, jusqu’en janvier et fé¬ 
vrier. — D’octobre à mars ; Merrin. 

SITOTROGA 

cerealella. — Froment, Orge, Seigle ; d’octobre à mars; Merrin. 

PTOGHENUSA 

subocellea. — Sommités desséchées de l' Origanum vulgare; dans un 
fourreau ; août, septembre, jusqu’en janvier et février. — Satie - 
reia montana; juin et septembre; Milliére. 

inopella. — Inula dysenterica ; chenille sur les fleurs ; on reconnaît sa 
présence aux fleurons qui s’élèvent au centre ; en août ; se chry¬ 
salide dans la fleur ou dans les graines.— Helichrysum arena- 
rium; juillet. 

PARÀSIA 

paucipunctella. — Dans les graines d 'Anthémis tinctoria et Centaurea 
paniculata ; janvier et février. 

lappella. — Dans les semences à'A rctium lappa; janvier et février. 

carlinella. — Réceptacles du Carlina vulgaris; passe l’hiver, se trans¬ 
forme en juin et juillet. — D’après Jourdheuille, se transforme 
en mars. — Centaure-a nigra et réceptacles des Chardons ; 
Merrin. 


i i r. 

Sorbus 


116 CATALOGUE 

Metzneriella. — Semences des Centaurea nigra, C. scabiosa; janvier 
et février. — D’octobre à mars ; Merrin. 

neuropterella. — Dans les têtes de Cirsium acaule ; s’y chrysalide en 
juillet; peut se récolter en janvier et février. — Avril; Merrin. 

GHELARIA 

Hübnerella. — Corylus avellana. — Betula alba, Fraxinus excelsior; 
endroits ombragés ; juin ; Jourdheuille. 

ERCtATIS 

brizella. — Statice armeria; dans la tige, sous le réceptacle; septembre 
et octobre, jusqu’en janvier et février, puis fin juin et juillet. 

subdecurtella. — Lythrum salicaria; juin ; Merrin. 

ericinella. — Erica vulgaris; dans une toile légère; depuis la mi-juin 
jusqu’en juillet. 

staticella. — Vit au printemps, après avoir passé l’hiver sur le Statice 
cordata; se transforme fin mai ; Millière. 

DORYPHORA 

pulveratella. — Dans les Luzernes ; fin de septembre ; de Peyerimhoff. 

morosa. — Pousses attachées de Lysimachia vulgaris; passe l'hiver; 
se prend en mai. 

farinosæ. — Primula farinosa ; plaques pâles à la face supérieure des 
feuilles, d’autres feuilles sont pliées en deux ; commencement de 
mai. 

arundinetella. — Carex riparia ; se trouve rarement sur le Carex pa- 
ludosa ; galeries sur les feuilles ; fin mars, avril. — Dans les 
feuilles de Carex ; juillet ; Jourdheuille. 

MONOGHROA 

tenebrella. — Racines et tiges de Rumex acetosella; avril ; Merrin. 

LAMPROTES 

atrella. — Tiges d 'Hypericum; mai, juin ; Merrin. 

rhenanella. — Sous les feuilles de Convolvulus sepium qui paraissent 
desséchées ; juillet. 








DES CHEMLLES EUROPEENNES 


1 17 


ANAGAMPSIS 

patruella.— Lie les feuilles et les fleurs de Y Helianthemum guttatum ; 
Millière. 

sircomella. — Cerastium vulgatum ; juin? Merrin. 
coronillella. — Coronilla varia , Genista tinctoria, peut-être Onobry- 
chis sativa ; commencement de mai. 
biguttella. — Pousses de Genista tinctoria et de Medicago sativa ; juin. 
— Feuilles réunies ; octobre ; Jourdheuille. — Dorycnium 
suffruticosum; mars; Millière. 
sangiella. — Lotus corniculatus; mai; Merrin. 
anthyllidella. — Anthyllis vulneraria, Onobrychis sativa, Trifolium 
pratense, Lathyrus; avril, mai et juillet. — Sur les Lotus , 
dont elle blanchit les feuilles après les avoir liées; Millière. 
psoralella. — Psoralea bituminosa; mine les feuilles de plusieurs 
plantes herbacées, éclôt fin octobre, a toute sa grosseur fin fé¬ 
vrier, — Mars et avril ; Millière. 
albipalpella. — Genista anglica ; prairies sylvatiques ; juin, 
ligulella. — Lotus corniculatus; mai. 
vorticella. — Lotus corniculatus , Genista; mai. 
tæniolella. — Lotus corniculatus , Trifolium filiforme, Medicago mi 
nima, etc.; fin mai, commencement de juin, 
lamprostoma. — Convolvulus arvensis? Martorell. 

ACANTHOPHILA 
alacella. — Lichens des arbres; juin; Merrin. 

T A G H Y P TILIA 

popolella. — Populus trémula , Betula alba, Salix et Populus; mai. 
scintillella. — Helianthemum vulgare ; pousses attachées; mai, juin, 
temerella. — Salix caprea, Salix fusca; jeunes feuilles liées ensem¬ 
ble ; mai, juin. 

subsequella. — Pousses de Prunus spinosa ; mai. 

BRACHYCROSSATA 

aatirrbinella. — Antirrhinum asarina et A. cymbalaria ; éclôt en 
mars ou avril; se métamorphose fin mai; Millière. 

Soc. Linn. — T. xxx. 


9 


118 


CATALOGUE 


CERATOPHORA 

lutatella. — Roule les Graminées en spirale ; avril. 

triannulella. — Plie les bords des Convolvulus ; juin. 

rufescens. — Différentes petites Graminées qu’elle roule en spirale; talus 
herbeux ou le long d’un fossé ; avril, mai et juin. 

RHINOSI A 

ferrugella. — Campanula persia folia, Scabiosa columbaria ; mai. 

flavella. — Replie les feuilles des Trifolium pratense et T. procumbens , 
et du Lotus corniculatus ; Ragonot. 

CLEODORA 

striatella. — Hiverne dans les tiges de Tanacetum vulgare et Anthémis 
tinctoria ; janvier et février. 

anthemidella. —La chenille doit vivre sur les chardons sauvages ; Mil- 
lière. 

Kefersteiniella. — Carlina; Martorell. 

MESOPHLEPS 

corsicellus. — Abondante en hiver sur tous les Cistus, notamment le 
C. salvifolius, Heliantliemum italicum; ronge les graines 
sèches; Millière. 

YPSOLOPHUS 

renigerellus. — Urtica. 

ustulellus. — Betula alba ; hiverne entre deux feuilles attachées; Jour- 
dheuille. — Corylus avellana, Carpinus betulus; septembre ; 
Stainton. — Avril : Merrin. 

fasciellus. — Prunus spinosa; commencement de septembre. — Rubus, 
dont elle plie les feuilles ; octobre; Jourdheuiule. 

limosellus. — Trifolium medium et T. pratense, les Lotus; commence¬ 
ment de juin. 

Schmidiellus. — Origanum vulgare; dans les feuilles pliées ; juin. 

juniperellus. — Juniper us communis ; Stainton; juin. 

marginellus — Juniperus communis ; Stainton; entre les aiguilles, 
dans une toile lâche; juin. — Juniperus oxycedrus ; Millière. 




I)ES CHENILLES EUROPEENNES 


1 19 


NOTHRIS 

verbascella. — Verbascum thapsus;e n société dans une toile, dans 
les fleurs; juillet et mars; ces dernières passent l’hiver. 

declaratella. — Scrophularia canina; mai; Rouast. — Scrophularia 
aquatica ; Mabille. 

senticella. — Juniperus phœnicea et /. oxycedrus ; fin décembre et 
premiers jours de janvier ; Milliére. 

sabinella. —Juniperus sabina; juin ; Frey. 

SOPIIRONIA 

bumerella. — Artemisia campestris; mai; Merrin. 

ANARSIA 

spartiella. — Ulex europæus, Genista ; feuilles roulées et pousses 
brunies ; mai. 

lineatella. — Dans les jeunes pousses des arbres fruitiers à noyau, sur¬ 
tout les Pêchers; l’extrémité des tiges se flétrit; mai. 

EPIDOLA 

barcinonella. — Se nourrit de Graminées, et, suivant Martorell, Sca- 
biosa; a toute sa taille pendant le mois de mai. 

PLEUROTA 

aristella. — Cheniile polyphage, ronge la base des plantes herbacées, se 
transforme dans les feuilles sèches; avril ; Milljère. 

bicostella. — Erica cinerea; de novembre à avril, mai; Merrin. 

APLOTA 

palpella. — Bois pourri et Lichens des arbres ; mai. 

HYPERGALLIA 

citrinalis. — Polygala chamæbuxus, etc.; lie ensemble plusieurs 
feuilles terminales, se fixe au-dessus des feuilles pour se chrysa- 
lider ; mai. 



120 


CATALOGUE 


GARGINA 

quercana. — Fagus sylvatica, peut-être Quercus robur, Pyrus malus 
et F. communis; se change en chrysalide commencement de 
juin. —Arbutus une do ; Martorell. — Stainton représente 
celte larve sur le Sorbus torminalis. — .Millière dit que ]a 
variété purpurana semble plutôt vivre sur XArbulus unedo. 

ENICOSTOMA 

lobella. — Prunus spinosa; sous les feuilles des arbres fruitiers et 
surtout sous celles du Pêcher cultivé en espalier ; septembre. 

ANCHlIs IA 

daphnella. — Sur les Daphné ; mai. 

cristalis. — Dapline mezereum ; Catal. devienne. — Daphné cneo- 
rum ; mai; Hubner. — Daphné gnidium ; lie le sommet des 
rameaux ; Millière. 

laureoMla. — Daphné gnidium ; mai ; Ragonot. 

HARPELLA 

forflcella. ■— Sous l’écorce du Betula alba, Alnus glutinosa, Corylus 
avellana, Quercus robur, tiges pourries du Fagus sylvatica et 
des Salix ; commencement de février jusqu’en avril et mai. 

Geoffrella. — Sous les écorces, dans les bois ; avril. 

bractella. — Sous l’écorce du Carpinus betulus; Farricius. — Sous les 
écorces malades des Quercus robur, Fagus sylvatica, Populus ; 
avril ; Jourdheuille. — Bois pourri ; Merrin. 

DASY GERA 

sulphureila. — Sous l’écorce des arbres, ou celle qui reste sur les po¬ 
teaux ; mars. — Bois pourri ; avril ; Merrin. 

oliviella. — Bois pourri. 


ÆCOPHORA 

tinctella. — Bois pourris, Lichens des arbres; mai ; Frey. 

unitella. — Sous l’écorce des arbres morts ; avril, mai. 

flavifrontella — Fagus sylvatica. — Selon Jourdheuille, vit en avril 










DES CHENILLES EUROPEENNES 121 

et mai, à la manière des Adela , dans un fourreau découpé dans 
une feuille, sous les feuilles sèches. 

pseudospretella. — Pois secs et autres graines, etc.; janvier à avril ; 
Merrin. 

stipella. — Sous l’écorce du P inus sylvestris; avril, 
cinnamomea. — Sous l’écorce du Pinus sylvestris ; avril, 
angustella. — Bois pourri de Populus et de Pyrus malus ; deuxième 
quinzaine de mai ; Frey. 

mioutella. — Semences de Céleri, dans les jardins ; octobre. — Mars ; 
Merrin. 

lambdella. — Carpinus betulus, Æsculus hippocastanum, Alnus cam- 
pestris. 

Schæfferella. — Sous les écorces ; avril; Jourdheuille. 
grandis — Sous l’écorce des Quercus malades. 

BLASTOB AS! S 

/ 

anthophaga. — Doit vivre, d’après Millière, sur VOsyris alba. 

GLYPHIPTERYX 

thrasonella. — Tiges des Cypéracées ; mai. 

Haworthana. — Eriophorum angustifolium; fin mars, avril, 
eqnitella. — Sedum acre, pousses ; fin mai. 
schæmicolella. — Schœnus nigricans, têtes ; avril, mai. 

Fischeriella. — Dactylis glomerata, têtes ; juillet. 

GRAC1 LARIA 

alchimiella. — Mine les feuilles du Quercus robur ; feuilles roulées en 
cornet ; juillet et septembre. — Dans un cône formé par le bord 
plié de la feuille du Quercus robur ; août ; Jourdheuille. 
flava. — Ronge les bouchons dans les caves. 

stigmatella. — Salin caprea, Populus, Salin; août, septembre et 
octobre. — Feuilles roulées; juin, juillet; Jourdheuille. 
himidactylella. — Acer pseudo-platanus; roule la feuille en dessous; 
juillet et août. 

fidella. — Chenille sur 1 ’Humulus lupulus; dans les bois humides ; 
de Peyerimhoff. 


122 ClTALOGUE 

falconipennella. — Acer campestre, Alnus glutinosa , feuilles roulées; 
juillet; JOURDHEUILLE. 

semifascia. — Acer campestre; dans une partie de la feuille roulée en 
cornet ; juillet. 

populetorum. — Feuilles roulées du Betula alba ; juillet. 

elongella. — Vit entre les deux épidermes de XAlnus glutinosa; 
feuilles roulées en long; deux générations ; mai, juillet. 

juglandella. — La chenille dévaste les feuilles de Juglans régi a ; au 
printemps, les roule en cornet; Millière. 

rufipennella. — Dans une feuille roulée à'Acer pseudo-platanus; août; 
Henrich Frey. 

tringipennella. — Plantago lanceolata; feuilles plissées; épiderme de 
la face supérieure détaché et d’un brun pâle; mars, avril et fin 
juin, commencement juillet, octobre; se transforme dans la 
mine; Jourdheuille. 

limosella. — Teucrïum chamædrys ; feuilles boursouffiées; se métamor ¬ 
phose en dehors ; fin juillet et fin septembre. — Août et septembre ; 
Jourdheuille. 

roscipennella. — Chenopodium; feuilles roulées; août. 

syringella. — Syringa vulgaris , Ligustrum vulgare, Fraxinus excel- 
sior; jardins; se métamorphose en dehors de la feuille; juin 
et août, septembre. — Juin, juillet, août; Jourdheuille. 

phasianipennella. — Les Polygonum hydropiper et persicaria , les 
Rumexacetosellaelobtusifolius, Lytkrum salicaria; Ragonot. 
— Dans les feuilles ; la chenille se découpe une lanière qu’elle 
roule en cornet sous le reste de la feuille ; août et septembre. 

auroguttella. — Dans les feuilles d 'Hypericum roulées en cornet; sep¬ 
tembre; Jourdheuille. — Avril; Merrin. — Selon d’autres 
auteurs, sur les Hypericum perforatum et pulchrum ; fin juin 
et fin septembre, octobre. 

omissella. — Artemisia vulgaris , feuille gontiée ; surface supérieure de 
la feuille jaunâtre et pommelée de taches blanches : commence¬ 
ment juillet ou en septembre. 

ononidis. — Feuilles de Trifolium et d’Ononis; feuilles décolorées; fin 
avril, commencement mai. 

Hoffmanniella. — Orobus niger ; feuilles boursouffiées, pommelées en des¬ 
sous, dans les ailées et sous les lisières des bois; tin juillet, com¬ 
mencement août. — Septembre, octobre ; Jourdheuille. 





UES CIIElMLLES EUROPEENNES 


J -23 

iraperialella. — Symphytum officinale. 

pavoniella. — Bellidiastrum Michelii; août, septembre, octobre. — 
Aster amellus ; Jourdheuiele. 

Kollariella, — Genista tinctoria,Spartium scoparium ; feuilles minées 
d’un gris jaunâtre; fin juin ou commencement octobre. 

scalariella. — La chenille en hiver sur la plupart des Borraginées des 
terres incultes, principalement dans les feuilles d ’Echium vul- 
gare ; s’y transforme; Millière. 

COR1SCIUM 

m 

Brongniardellum. — Mine pâle dans les feuilles du Quercus robur ; juin. 
— Quercus coccifera; mai ; Ragonot. 

cuculipennellum. — Extrémité des feuilles du Ligustrum vulgare, et du 
Lilas ; juin. — Septembre; Jourdheuille. 

ORNIX 

guttea. — Pyrus malus; dans les jardins; partie de la feuille repliée 
en dessous et attachée; juillet, août. 

interruptella. — Salix fusca. 

Pfaffenzelleri. — Cotoneaster vulgaris. 

loganella. — Betula alba; août. 

polygrammella. — Betula nana. 

petiolella.— Pyrus ma/t«;grandesplaqu?s membraneuses très blanches; 
septembre, octobre. 

fagivora. — Fagus sylvatica, Carpinus betulus ; feuilles décolorées et 
brunâtres, bord plié en bas et attaché à la feuille ; septembre. 

carpinella. — Carpinus betulus ; Ragonot. 

atlglicella. — Cratægus oxyacantha; une partie du sommet de la feuille 
repliée en dessous; juillet, août et septembre. — Sorbus tormi- 
nalis ; Fi.etche. 

avellanella. — Corylus avellana; feuilles repliées en dessous; juillet, 
septembre et octobre. 

finitimella. — Prunus spinosa, et, suivant le professeur Fret, Corylus 
avellana ; septembre et octobre. 

torqaillella. — Prunus spinosa; feuilles roulées, bouts réunis, sommet 
décoloré ; juillet et septembre. 

scoticella. — , Sorbus aucuparia, S. aria ; bord replié, solidement 
attaché; août et septembre. 


124 CATALOGUE 

betulæ. — Betula alba, jeunes arbres ; feuilles repliées en dessous et 
solidement attachées ; juillet, septembre et octobre, 
scutulatella. — Betula alba ; septembre : Merrin. 
anguliferella. — Pyrus communis. 

COLEOPHORA 

juncicolella. — Calluna vulgaris, Erica cinerea , feuilles; le fourreau 
ressemble à une jeune pousse et s’attache à la tige : a tout son 
développement fin mars, commencement avril, 
laricella. — Larix europæa, au milieu des jeunes pousses; les sommets 
des feuilles se flétrissent; passe l’hiver sans manger; a atteint 
tout son développement en avril ou mai. 
badiipennella. — Fourreau très commun sur les feuilles et sur le tronc 
à'Ulmus campestris; Foucard. 

milvipennis. — Fouri’eau aplati en forme de couteau, sur les feuilles de 
Betula alba; mai, octobre. 

limosipennella.— Ulmus campestris ; fourreau dentelé, taches d’un jaune 
brun; en juillet, elle cesse de manger et ne se chrysalide qu’en 
avril. 

ochripennella. — Ballota nigra ; mai. — Fourreau droit, étroit, duve¬ 
teux, brun grisâtre, plus large antérieurement que postérieu¬ 
rement. — Jourdheuille ajoute Stachys sylvatica, Lamium 
album et L. purpureum ; taches d’un brun blanchâtre; juillet, 
corauta. — Fourreau sur le Betula alba , et en octobre sur le Rhamnus 
frangula; Foucard. 
lithargyrinella. — Salix caprea ; mai. 

olivaceella. — Stellaria holostea, Cerastium arvense ; mai et juin, 
solitariella. — Stellaria holostea; taches blanches très apparentes: a 
toute sa taille fin mai, commencement de juin ; passe l’hiver, 
flavipennella. — Salix ; mai et juin. 

lutipennella. — Fourreau jaune clair, sur le quercus robur ; mai. 
fuscedinella. — Plantations d 'Alnus et dans les jardins fruitiers; mai 
— Selon d’autres auteurs, vit aussi sur le Fagus sylvatica, 
Betula alba, Cratægus oxyacantha. 

Binderella. — Feuilles d 'Alnus; fourreau en mai; Soc. ent. France. 

— Rosa; Bruand. 
idæella. — Feuilles de l’Airelle rouge. 

viminetella — Salix caprea et 5. viminalis ; fourreau de couleurs 











DES CHENILLES EUROPÉENNES 125 

diverses, construit de morceaux successivement ajoutés, bout 
anal brun, bout antérieur vert assez pâle; mai. 
glitzella. — Feuilles de l’Airelle rouge; fin avril, 
vacciniella. — Sur les fruits murs du Vaccinium myrtillus ; juillet; 

JOURDHEUILLE. 

vitisella. — Vaccinium vitis-idxa; sur la feuille; fourreau noirâtre en 
pistolet, surface extérieure ridée d’une manière bizarre; a tout 
son développement vers la fin d’avril, 
orbitella. — Plantations d ’Alnus et dans les jardins fruitiers; mai et 
juin. 

siccifolia. — Cratægus oxyacantha, Pyrus malus, Betula alba; 
grandes taches brunes sur les feuilles; le fourreau ressemble à 
une feuille sèche ; ordinairement sous la feuille; a toute sa taille 
au mois d’août, mais ne se chrysalide qu’au printemps suivant, 
gryphipennella. — Rosier, Eglantier; commence à manger en septembre 
et octobre, passe l’hiver sans manger, reprend de la nourriture 
et se chrysalide dès le premier printemps, 
nigricella. — Fagus sylvatica, Betula alla , fourreau court, brun clair; 

mai et juin. — Sous les arbres fruitiers; Soc. ent. France. 
paripennella. — Feuilles du Prunus spinosa, Corylus avellana, Pyrus 
malus, Cratægus oxyacantha. Cornus, Rubus et Rosa; 
fourreau assez petit, orné de plusieurs rides formées de morceaux 
de l’épiderme de la feuille; octobre, passe l’hiver, se chrysalide 
en mai; il faut la chercher en septembre et octobre, 
ledi. — Viburnum lantana et V. opulus, Tilia europœa, Ledum pa¬ 
lustre, Cornus , Rhamnus; fourreau cylindrique, un peu courbé 
antérieurement, dont les côtés sont fort ridés et dont le dos est 
quelquefois muni de plusieurs protubérances; août et septembre. 
— Fourreau sur Betula alba, haies de Cratægus oxyacantha; 
trouvé également sur Rosa ; Foucard. 
albitarcella. • — Glechoma hederacea, Origanum vulgare ; avril et 
mai. 

fuscoc âpre lia. — Corylus, Ulmus campestris, Alnus glutinosa, Betula 
alba ; septembre à mai ; Merrin. 

alcyonipennella. — Les Centaurea nigra, jacea et scabiosa ; fourreau 
court, cylindrique, d’un brun noirâtre avec une strie oblique, 
blanchâtre de chaque côté; mai, après avoir passé l’hiver. — 
Septembre : Jourdheuille. 


126 


CATALOGUE 


melilotella. — Melilotus officinalis; août, 
deaaratella. — Centaurea jacea; mai. 

chalcogrammella. — Cerastium arvense; fourreau brun orangé obscur, 
un quart de pouce de long; octobre, avril ou mai. 
hemerobiella. —Arbres fruitiers; Pyrus communis, P.malus, Cerasus 
vulgaris; fourreau brun, raide, d’un demi-pouce de long, bien 
plus grand que celui du C. nigricella ; passe l’hiver, arrive à 
toute sa taille fin mai, commencement de juin, 
anatipennella. — Prunus cerasus et P. spinosa, Betula alba, Fagus 
sylvatica, Quercus robur, Salix, Cratægus oxyacantha, Tilia 
europæa ; fourreau en statices perpendiculaires; mai et commen¬ 
cement de juin. 

ibipennella. — Betula alba; fourreau noir en crosse horizontale, sans 
appendice; mai. 

palliatella. — Quercus robur ; commencement de juin. — Betula alba, 
Corylus avellana, Carpinus betulus; Foucard. 
currucipennella. — Feuilles du Quercus robur, Carpinus betulus, Salix; 
perce la feuille en entier ; fourreau en forme de pistolet, avec des 
protubérances de chaque côté du dos ; fin mai, commencement de 
juin. 

serratulella. — Serratula mollis et S. cyanoides ; fourreau cylindrique, 
derrière, long d'un demi-pouce, d’un brun ocracé en dessus 
aplati, avec une strie blanchâtre en dessous; mai, juin, 
auricella. — Stachys recta , Betonica officinalis, Teucrium sco- 
rodonia ; fourreau ocracé, assez gros en forme de sac, d’un 
aspect assez informe; mai. 

virgatella. — Salvia pratensis ; fourreau presque aplati latéralement, 
à peu près circulaire, et ressemblant beaucoup à un morceau de 
feuille flétrie; mai ou juin. 

serenella. — Astragalus glycyphyllos, dans les bois, Colutea arbores - 
cens, dans les jardins ; fourreau blanchâtre, courbé; mai. 
coronillæ. — Plusieurs plantes Légumineuses : Coronilla varia, La- 
thyrus pratensis et L. sylvestris, Spartium scoparium, Astra¬ 
galus glycyphyllos ; sous les feuilles; mai. 
vulnerariæ. — La chenille, dit Millière, doit vivre sur les HeliantUe- 
mum. Selon Fischer, le papillon ne vole que là où croît l’An- 
thyllis. 

albicosta. — Ulex europæus, sur les gousses : fourreau court, cylin- 






DES CHENILLES EUKOPKENNES 127 

drique, duveteux ; fin août, commencement de septembre, passe 
l’hiver, se chrysalide commencement de mai. 
pyrrhulipennella. — Calluna vulgaris , Erica cinerea; sur les pousses 
terminales ; fourreau long, grêle, noir, luisant, aplati, un peu 
courbé; avril et mai. 

ditella. — Artemisia campestris ; fourreau noir, luisant, atténué aux 
deux bouts, mais beaucoup plus gros au milieu et avec une carène 
saillante en dessous ; automne et printemps, 
vibicigerella. — Artemisia campestris et sur quelques autres plantes ; 
en automne ; passe l’hiver et arrive à toute sa taille en mai sui¬ 
vant. 

gypsophilæ. — Gypsophila fastigiata ; difficile à élever ; septembre, 
congeriella — En mars, sur le Dorycnium suffruticosum ; Millière. 

binotapennella. — ? Mai. 

ballotella. — Teucrium scorodonia; mai et juin. — Sur les plants de 
Ballota nigra qui poussent entourés d’arbres ; juillet, août ; 

JoURDHEUILLE. 

Wockeella. — Betonica officinalis, Stachys hirta, Ranunculus acris ; 
mai ; fourreau long, aplati, assez raide, un peu courbé à son bout 
postérieur. 

leucapennella. — Silene nutans, Lychnis viscaria ; emploie les cap 
suies comme fourreau; août, 
saturatella. — Genista scoparia ; mai. 

discordella. — Lotus corniculatus; endroits abrités; passe l’hiver, a 
acquis son complet développement avril, fin mai. 
genistæ. — Genista anglica, bruyères marécageuses où elle forme des 
taches d’un vert blanchâtre; avril, mai. 
bilinæatella. — Sarothamnus scoparius; mai. 
onobrychiella. — Genista tinctoria ; mai 

niveicostella. — Sarothamnus scoparius; mai, octobre. — Juin; 
Merrin. 

albicostella. — Potentilla cinerea; avril, septembre, 
trifariella. — Spartium scoparium, Genista pilosa, Cytisus capita- 
tus ; fourreau presque aussi large que long, ressemblant à un 
paquet de feuilles sèches, les feuilles ne tenant sur le fourreau 
que d’un côté ; septembre. 

conspicuella. — Les Centaurea scabiosa, nigra etjacea; fourreau noir, 
courbé, plus large et plus grand que celui d 'Alcyonipennella : 


128 


CATALOGUE 


passe l’hiver, mange de nouveau au printemps et n’atteint son déve¬ 
loppement que fin mai, commencement de juin. — Jourdheuille 
indique septembre. 

spumosella. — La chenille ronge, au printemps, le parenchyme des 
feuilles de Dorycnium suffruticosum ; le fourreau est relative¬ 
ment grand, festonné sur la carène et d’un blanc pur; Millière. 
cælebipennella.— Artemisia campestris et A. vulgaris; endroits sablon¬ 
neux ; fourreau noir, luisant, très large, assez plat ; se trouve 
aussi sur le Gnaphalium arvense ; mai. -—Selon Millière, la 
chenille se trouve en mars sur YHelichrysum angustifolium. 
Lugduniella. — Les Vicia cracca et sepium; fourreau noirâtre, en pis¬ 
tolet, à grandes oreilles, lâches, grisâtres de chaque côté ; fin mai, 
commencement de juin. 

vibicella. — Genista tinctoria et G. sagittata; bois bien abrités ; four¬ 
reau noir, luisant, a l’aspect d’un légume; mai et juin, 
lixella. —Graminées des pentes arides des terrains crétacés; fourreau 
blanchâtre ; avril et mai. — Dans son jeune âge, sur le Thymus 
serpyllum. — Holcus lanatus ; Stainton. 
ornatipennella. — Mine les feuilles de plusieurs Graminées; au printemps, 
la chenille a acquis la moitié de son développement ; mai. 
ochrea. — Helianthemum vulgare; fourreau ocracé, duveteux, d’un 
pouce de long: octobre et mai, endroits secs, rocailleux, 
helianthemella. — Mine les feuilles de Y Helianthemum tuheraria. — 
H. guttatum; Millière; parvenue à toute sa grosseur les pre¬ 
miers jours de mai. 

Giraudi. — La chenille vit, au printemps, sur les Dorycnium ; la carène 
du fourreau est festonnée ; Ragonot, Millière. 
vulpecula. — La chenille vit, en mai, sur Y Helichrysum italicum ?dont 
elle blanchit les feuilles en dessous; Millière. 
saponariella.— Sa-ponaria officinalis; septembre. —Très visible à 
cause des taches blanches de la feuille ; hiverne ; ne mange plus 
au printemps; août; Jourdheuille. 
musculella. — Dianthus superbus et D. carthusianorum ; août ; hiverne, 
et en avril reprend une nouvelle nourriture, 
onosmella. — Echium vulgare; fourreau gris-blanchâtre, hérissé; se 
chrysalide en mai et juin. 

inflatæ. — Silene infla.ta ; fourreau cylindrique, blanc sur les côtés des 
capsules ; août. — Avril ; Millière. 









DES CHENILLES EUROPÉENNES l'29 

chamædriella. — Teucrium chamædrys ; long fourreau brun, avec 
dentelures dirigées vers le bout: avril, mai. 
therinella. — Sur les Cirsium palustre et C. arvense; prairies tour¬ 
beuses; septembre. 

troglodytella. — Eupatorium cannabinum, Tanacetum vulgare, Hie- 
racium murorum, Achillea mille folium, Solidago virgaurea : 
mai et juin. 

chrysanthemi. — Chrysanthemum corymbosum. 

lineolea. — Ballota nigra, Teucrium scorodonia, Stachys recta, le 
long des haies; fourreau allongé taches brunes sous la feuille; a 
toute sa taille commencement de juin. — Stachys sylvatica. 
calycotomella. — Calycotomc spinosa; en hiver; fourreau long, de 
forme aiguë h l’extrémité ; Millière. 
nutantella. — Capsules des Silene nutans et otites, en dedans d’abord, 
puis en dehors; août,passe l’hiver,se chrysalide en mai et donne 
son papillon à la fin de juin, 
lineariella. — Aster amellus; septembre et octobre, 
pappiferella. — G. naphalium dioicum, sur les coques rouges; 
juin. 

dianthi. — Sur les capsules de Bianthus carthusianorum; juillet; 
JoURDHEUILLE. 

succursella. — Artemisia campestris; juin, 
silenella. — Silene otites, graines; septembre. 

odorariella. — Serratula cyanoides; endroits abrités; fourreau bru¬ 
nâtre, droit, assez mince, avec des stries longitudinales plus 
pâles ; mai ou juin. 

millefolii. — Achillea mille folium ; fourreau blanc, laineux, long de 
quatre à cinq lignes; fin mai, commencement de juin, 
gnaphalii. — Feuilles intérieures du Graphalium arenarium ; four¬ 
reau court, brun, un peu duveteux; mai et juin, 
argentula. — Pied de Y Achillea mille folium, dans les fleurs flétries ; 
fourreau blanchâtre, cylindrique, assez court. — Sur les graines ; 
Jourdheüille; septembre ou octobre, ne se chrysalide qu’au 
printemps suivant. 

tanaceti. — Tanacetum vulgare, difficile à élever; s’échappe par les 
moindres fissures; juin. 

granulatella. — Semences de Y Artemisia vulgaris ; septembre et octobre, 
virgaureæ. — Semences du Soliclago virgaurea; ne se nourrit que 


130 


CATALOGUE 


jusqu’en septembre ou octobre ; passe l’hiver sans manger et se 
chrysalide en mai suivant; fourreau ressemblant à de grandes 
graines au milieu des soies de l’aigrette. 

otitæ. — Silene otites et S. nutans , feuilles, surtout celles de la base; 
taches d’un blanc verdâtre; mai. 

laripennella. — Chenopodium album; fourreau formé de petites graines 
attachées ensemble; septembre, octobre. 

flavaginella. — Chenopodium album; fourreau formé de graines; septem¬ 
bre, octobre. 

salinella. — Atriplex patula , sur les graines encore vertes; septembre, 
octobre. 

artemisicolella. — Artemisia vulgaris, Heurs desséchées; fourreau en 
graines; septembre. 

murinipennella. — Graines des Luzula. — Luzula pilosa; Ragonot. — 
Le fourreau ressemble à la graine de la plante; en juin, elle a 
atteint tout s >n développement, mais ne se chrysalide qu’au 
printemps suivant. 

Cœspititiella. — Semences des Juncus conglomérats, effusus, glau- 
cus et squarrozus et Luzula pilosa ; four, cylindrique, ocracé, 
blanchâtre ; passe l’hiver ; vers la fin de mai elle se change en 
chrysalide. Août et septembre ; Jourdheuille. 

Wilkinsonella. — Betula alba ; août et septembre ; Merrin. Est-ce une 
nouvelle espèce ? 


GONIODOMA 

auroguttella. — Dans les tiges d 'Atriplex, four, formé de capsules ; 
janvier et février. Août en novembre pénètre dans la moelle ; 
s'y transforme en juin ; Jourdheuille. 

GH AULIODUS 

illigerellus. — Œgopodium podagraria ; dans les feuilles réunies ; 
fin mai, commencement de juin. 

daucellus. — Daucus carota ; janvier, février et mars ; lie les feuil¬ 
les après les avoir dépouillées de leur parenchyme; dePeyerim- 

HOFF. 

chœrophyllellus. — Chœrophyllitm sylvestre et antliriscus sylvestris, 






DES CHENILLES EUROPEENNES 


131 


Reracleum sphondylium , Anglica sylvestris, Daucus carota ; 
feuilles roulées et ombelles ; juin, septembre ; Jourdheuille. 
Staintoniellus. — Osyris alba ; mai ; fleurs. 


LAVERNA 

idœi. — Epilobium angustifolium. 

conturbatella. — Epilobium spicatum. Roslerstamm ; sur VE. angusti- 
folium; Stainton.— Selon M. Jourdheuille : sur VEpilobium 
montanum ; se métamorphose fin mai ; commencement de 
juin. 

propinquella. — Epilobium hirsutum ; bords des ruisseaux ; commen- 
cernent du printemps. 

lacteella. — Epilobium hirsutum ; en août selon Frey. 

miscella. — Helianthemum vulgave ; mai. 

rhamniella. — Rhamnus frangula et catharticus ; fin mai. 

fulvescens.— Epilobium hirsutum ; depuis juin jusqu’en août. Juin, 
septembre ; Jourdheuille. 

ochraceella. — Lie le sommet des jeunes tiges, Epilobium hirsutum ; 
mai. 

Raschkiella. — Epilobium angustifolium ; mine les feuilles, dans les 
clairières humides ; juin, octobre. 

Schranckella. — Epilobium alsinifolium et parviflorum ; dans les 
feuilles ; juillet. Avril, mai, juillet ; Merrin. 

decorella. — Les Epilobium montanum, parviflorum , palustre , hir¬ 
sutum, alpinum ; juin, juillet et août ; Epilobium tetragonum ; 
Jourdheuille. 

subbistrigella. — Epilobium montanum ; juin, juillet et août ; et aussi 
VE. palustre, dans les siliques ; Mill. 

Hellerella. — Baies du Cratœgus oxyacantha et fruits de Prunus spi- 
nosa ; février; Merrin. 

vinolentella. — Pyrus malus. 

vanella. — Tamarixgermanica ; sur les fleurs en été ; Millière. 

epilobiella. — Epilobium hirsutum , Circæa lutetiana ; feuilles termi¬ 
nales ; juin, juillet. Epilobium montanum ; dans les capsules, 
et mine blanchâtre sur les feuilles ; Jourdheuille. 

phragmitella. — Typha latifolia ; en société; lin de l’hiver; commen¬ 
cement du printemps. 


132 


CATALOGUE 


CHRYSOGLISTA 

Linneella. — Dans l’aubier des arbres malades ; janvier et février ; 
Jourdheuille. — Sous l’écorce du Tilia intermedia ; avril ; 
Merrin. 

terminella. — Circæa lutetiana ; mines spirales ; mi-septembre, 
aurifrontella. — Dans les rejetons du Cratægus oxyacantha ; septembre 
à mars ; Merrin. 


ΠCH MI A 

dentella. — Têtes de Chærophyllum et angelica sylvestris; juillet ; 
Merrin. 


TI NA GM A 

Herrichiellum. — Lonicera periclymenum ; mine les feuilles ; juillet et 
août ; Lonicera xylosteum ; Jourdheuille. 
transversellum. —Les Thymus tieuris doivent nourrir la chenille; 
Millière. 

DOUGLASIA 

ocnerostomella. — Tiges d ’Echium vulgare ; avril ; Merrin. 


PERITTIA 


obscurepunctella. — Lonicera per y climenum ; juillet ; Merrin. 

HEYDENIA 

profugella. — Graines des Gentiana ; septembre, 
fulvigutella. — Angelica sylvestris ; septembre ; Merrin. 


A S Y G H N A 

modestella. — Graines de Stellaria liolostea / juin ; Merrin. 
œratella. — Polygonum aviculare ; dans des gales en forme de gous¬ 
ses ; sur les tiges ; parmi les semences ; automne ; depuis octo¬ 
bre à mars, avril ; Merrin. 






DES CHENILLES EUROPÉENNES 


133 


OCHROMOLOPIS 


ictella. — Thesium montanum et yratense ; dans les pousses réunies; 
mai. 


ST A GM A T O P H O U A 


Dohrnii. — Chenille ronge les feuilles de Betonica officinalis /Millière. 

Heydeniella. — Dans les feuilles de Betonica officinalis et sous l’épi— 
(ferme Stachys sylvatica ; août. 

pomposella. — Dans les feuilles d 'Helychrisium arenarium ;s’v trans¬ 
forme dans une toile blanche ; mai. 

Graborviella. — La chenille vit en mars et avril sur plusieurs espèces de 
Labiées notamment la Lavandula stœchas; Millière. 

serratella. — Autour des racines de Linaria genislifolia ; janvier et 
février. 

albiapicella. — La chenille ronge au premier printemps les fleurs de la 
Globularia vulgaris / Millière. 


BUTA LIS 

argyrogrammos. — La chenille ronge les graines de Carlina lanata ; 
Millière. 

obscurella. — Sur le Dorycnium ; Martorell. — Ontrouvela chenille 
sur les Légumineuses herbacées ; Millière. 

grandipennis. — Uleo; ewopœus, cytisus sagittalis ; dans une toile très 
visible ; janvier, février, mars, avril, suivant les auteurs. 

fuscoœnea. — Sur YHelianthemum vulgare ; juin ; avril ; Merrix. 

senescens. — Thymus serpyllum ; mai ; Merrix. — On trouve la che¬ 
nille en hiver sur les Cistus, notamment le Monspeliensis ; 
Millière. 

dorycniella. — Dorycnum suffruticosum, Coronilla mimina ; subit 
sa métamorphose en mai ; Millière. 

Knochella.— Cerastium semidecandrum ; sous une grande toile mince ; 
près des racines ; juin. 

cistoram. — Ronge en hiver et au printemps les feuilles du Cistus sal- 
viæfolius ; Millière. 

chenopodiella. —» Chenopodium ; sur les pousses et les fleurs qu’elle 
couvre de soie, depuis octobre jusqu’en janvier et février. — 
Chenopodium et Atriplex ; avril ; Merrix. 

Soc. Linn. — t. xxx. 


10 


134 CATALOGUE 

dissimilella. — La chenille lie au printemps les feuilles de Y Helianthe- 
mum yuttatum, et du Cistus salvifolius ; Millière. 

inspersella. — Epilobium monlanum ; sur les fleurs entre les feuilles; 
en société, dans une toile blanche ; juin. 

heleniella. — Sur Ylnula helenium\ en juin ; Millière. 

insulella. — Epilobium ; juin, juillet. 

cicadella. — Scleranthus communis et perennis ; dans des tubes de 
soie, dévore les feuilles radicales; mai. 

BRYOPHAGA 

acanthella. —Lichen des murailles commencement de juin ; sous double 
et triple toile ; Rouast. 

AM PHI SB ATI S 

incongruella. — Erica et Calluma ; septembre ; Merrin. 

PANGALIA 

Leuwenhœkella. —Entre l’écorce des mézères ; janvier.etfévrier. 

ENDROSIS 

lacteella. — Champignons du Betula nlba, et d’autres arbres, ainsi que 
dans le bois pourri et même dit on de substances très diverses ; 
tout l’été et une grande partie de l’automne ; juillet ; Jour- 
DHEÜILLE. 

SCURECKEN STEINIA 

festaliella. — Sous les feuilles de Rubus, endroits ombragés des bois ; 
septembre. 

HELIODINES 

Roesella. — Clienopodium Bonus-Henricus ; se chrysalide en juillet, 
sous une toile légère, sur l’épinard des jardins ; Jourdheuille. 

STATHMOPODA 

pedella. — A Inus glutinosa ; fruits ; tin septembre. 

Guerinii. — Pistacia terebinthus ; septembre et octobre. 

COSMOPTERYX 

lienigiella. — Arundo phraymites ; feuilles); mines, longues et plates ; 
septembre. 





DES CHENILLES EUROPÉENNES 135 

scribaiella. — Arundo phragmites ; Ragonot. 

Schmidiella. — Vicia sepium : août, septembre; dans les feuilles.— 
Juillet, août ; Jourdheuille. 

eximia. — Humulus luputus ; en août ; mine en hiéroglyphe sur une 
nervure ; Ragonot. 

orichalcea — Festuca arundinacea ; août, septembre. 

Druryella-Hierochloæ. — Août, septembre ; Merrin. — Hierochloa ans 
tralis ; Ragonot. 

batraohedra 

præangusta. — Dans les chatons tombés de Populus et de Salix-, avril. 
— Entre les feuilles de Populus et de Salix ; Jourdheuille. — 
Juin; Merrin. 

ANT1SPILA 

Pfeifferella. — Cornus sanguinea ; juin, juillet et août ; mine ovale 
sur les feuilles de Cornus. — Septembre ; Jourdheuille. 

Trectschkiella. — Cornus sanguinea ; passe l’hiver avant desechrysa- 
lider ; juin, milieu de juillet, jusqu’en octobre; Ann. Société 
entom. France. 

Rivillei. — T "dis vinifera ; juillet. 

HELIOZELA 

sericiella. — Quercus robur et Q. pedunculata ; août. — Corylus 
avellana ; Merrin. 

stannella. — Quercus robur et Q. pedunculata ; septembre ; Merrin. 

resplendélia. — Feuilles d ’Alnus glutinosa; mine ovale près du pétiole; 
juillet, août et septembre. 

STEPHENSI A 

brunnichiella. — Chenopodium vu/gare ; mine les feuilles, les brunit et 
les dessèche; se chrysalide sous une autre feuille ; août. — 
Avril, juillet ; Merrin. 

ELACHISTA 

quadrella. — Luzulapilosa ; endroits ombragés ; mai. 

trapeziella. — Luzula pilosa ; d'octobre à mars. — Avril ; Merrin. 

tetragonella. — Carex montana ; bois inontueux ; lin avril jusqu’à 
fin mai. 

magaificella. — Luzula pilosa ; mine, à la manière des Lithocolletis, 
la face supérieure de la feuille ; avril. 


136 CATALOGUE 

gleichenella. — Quelques Carex à feuilles étroites : affectionne surtout 
le Carex stellutata ; passe l’hiver ; arrive à toute sa taille, en 
mars et avril. — Luzula et Carex ; Merrin. — Carex basila- 
ris ; MilliÈre. 

apicipunctella. — Sur les Aira; d’octobre à avril ; Merrin. 
albifrontella. — Holcus mollis, Aira cæspitosa, Dactylis ylomerata, 
etc.-, feuilles à l’abri des haies ou dans les bois remplis de buis¬ 
sons ; avril, commencement de mai. 
cinereopunctella. — Carex glauca ; endroits abrités, sur les collines 
crayeuses; mine longue, droite, étroite ; mars, commencement 
d’avril. 

luticomella. — Dactylis ylomerata ; dans les feuilleset surtout les tiges 
qui se flétrissent et se colorent en jaune ; en captivité, il faut éle¬ 
ver la plante chez soi ; avril. 

atricomella. — Dactylis ylomerata ; dans les feuilles, le long des haies 
et des palissades, endroits abrités ; taches blanchâtres presque 
linéaires ; fin mars, jusqu’au milieu de mai. 

Kilmunella. — Carex riparia ; avril, juilet ; Merrin. 
poæ. — Poa aquatica ; feuilles peu décolorées, étangs; avril, juillet 
et août. 

airæ. — Aira cæspitosa ; bois abrités ; feuilles minées ; fin avril, 
commencement de mai. 

perplexella. — Aira cœspit osa; juin. — Avril; Merrin. 
subnigrella. — Bromas erectus ; sur les collines crétacées ; mines lon¬ 
gues, d’un vert jaunâtre, plus ou moins teintées de pourpre ; 
avril et juillet. 

incertella. — Dans les feuilles de Poa ; mars, 
exactella. —Dans les feuilles de Poa ; mars. 

nigrella. — Sur une espèce de Graminées, probablement Poa trivialis ; 
avril et juillet ; Frey. 

Gregsoni. — Poa ; dans les feuilles, taches pâles, larges ; mars, com¬ 
mencement d’avril, 
stabilella. — Aira cæspitosa. 

Bedellella. — Avena pratensis et aussi sur une autre Graminée dont 
Stainton ignore le nom; sommet miné, face inférieure pour¬ 
prée, terrains crétacés ; avril et juillet, 
pullicomella. — Mine la feuille de Y Avena flavescens sur toute sa lar¬ 
geur; mars, 





DES CHENILLES EUROPEENNES 


137 


obscnrella. — Dans les extrémités des feuilles d ’Holcus mollis. 
arundinella. — Feuilles de Car ex. 
consortella. — Sur une Graminée indéterminée; Frey. 
bifasciella. — Feuilles à' Air a et de Festuca ; endroits ombragés, mina 
d’un blanc jaunâtre, descendante ; avril. 

Megerlella. — Melica uniflora, Brachypodium sylvaticum, Bromus 
asper, Aira cæspitosa ; endroits abrités, près des haies ; mine 
allongée, d’un brun pâle, un peu foncée; mars, avril, 
adscitella. — Sesleria cærulea, Aira cæspitosa , Brachypodium syl¬ 
vaticum ; extrémité minée de haut en bas, mine large, terrains 
crétacés ; mai. 

tæniatella. — Brachypodium sylvaticum ; près des haies ; mine allon¬ 
gée, d’un brun blanchâtre foncé ; octobre et novembre. — Aira 
cæspitosa; Ann. Soc. Belge. —De septembre à avril ; Merrin. 
chrysodesmella. — Dans l’extrémité des feuilles d eCarex montana et de 
Brachypodium pinnatum ; avril. 

gangabella. — Dactylis glomerata ; la mine fait paraître les feuilles 
renflées; de novembre à fin avril. 

zonariella. — Aira cæspitosa ; aussi, dit-on, sur les Dactylis glomerata 
et l’ Holcus mollis ; lieux abrités: sommet miné; avril à fin 
jnin. 

serricornis. — Carex; avril et août ; Merrin. 

cerusella. — Arundo phragmites ; dans les feuilles; grandes plaques 
blanchâtres, sur la face supérieure ; avril, juillet et août, 
utonella. — Carex glauca ; localités arides et exposées au soleil ; mai. 
rhynchosporella. — Eriopliorum et Carex ; juin; Merrin. 
paludum. — Carex intermedia ; prairies tourbeuses ; mine très longue; 
juin. — Et ajoute Merrin : Carex paniculata et C. paludosa ; 
avril. 

eleochariella. — Eriophorum et Carex ; mai ; Merrin. 
biatomella. - Carex glauca ; dans les feuilles des plantes un peu rabou¬ 
gries, tout à fait à découvert, sur les pentes crayeuses ; mars, 
avril, juin et juillet. 

pollinariella. — Avena flavescens ; lisières des bois ; avril, 
subocellea. — La chenille vit en automne sur les Origanum, Thymus, 
Asteriscus, etc. ; Millière. 

disertella. — Brachypodium sylvaticum et Holcus mollis ; mine lon¬ 
gue. comme celles des Lithocolletis ; mai et juin. 


138 catalogue 

rufocinerea. — Holcus mollis; touffes abritées près des haies; raines 
larges, aplaties; pendant l’hiver jusqu’en mars et avril, 
triatomea. — Sur une Graminée ; mai et juin, 
distigmatella. — Festuca ovina; mai. 

argentella. — Dactylis glomerata, et quelques espèces de Bromus 
avril et mai. 

URODELLA 

cisticolella. — La chenille vit enhiver dans un petit fourreau portatif sur 
le Cistus monspeliensis et très rarement sur le C. salviæfolius ; 
Millière. 

BSDELLIA 

somnulentella. — Convolvulus arvensis; mine large, transparente et 
plate ; août, septembre; Jourdheuille. — Et aussi à Cannes sur 
le Convolvulus althæoides, à l’arrière-saison et en hiver ; 
Millière. 

ÆNOPHILA 

fiavua (V.). — Chenille dans les vieux bouchons: au premier prin¬ 
temps ; Rouast. 

LIT H O COLLET! S 

roboris. — Quercus robur et Q. pedunculata ;inf. mine visible des deux 
côtés de la feuille; à la fin de l’automne, en septembre; Jour- 
dheuille. — Octobre et novembre ; Foucard. 

Amyotella. — Quercus robur et Q. pedunculata ; inf. à la fin de l’au¬ 
tomne. — Septembre et octobre; Jourdheuille. 
hortella. — Fayus sylvatica, Salix caprea, Quercus robur et Q.pedun¬ 
culata; septembre et octobre; de Peyerimhoff et Jourdheuille. 
sylvella. — Acer campestre; inf.; juillet et octobre. —Mai; Ann. Soc. 
Belge. 

pseudoplatanella. — Acer pseudoplatanus; Ragonot. 
teniculella. Acer pseudoplatanus ; Ragonot. 

helianthemella. — Heliantliemum vulgare; inf.; lieux secs et rocheux; 
se chrysalide sous une autre feuille; juillet, septembre et octobre; 
Staudinger. — Vit en mai sur YHelianthemumguttatum; Millière. 
abrasella. — Quercus robur et Q. peduncuta ; inf.; Staudinger. 
Cramerella. — Quercus robur et Q. pedunculata ; inf.; Staudinger. — 
octobre, juillet et septembre; Merrin. 
enella. — Carpinus betulus; inf.; en hiver. — En automne; de Peye • 
RiMHOFF. — Juillet, septembre; Merrin. 




DES CHENILLES EUROPEENNES 139 

Heegeriella. — Quercus robur et Q. pedunculata; inf.; mine petite, 
courbe le bord de la feuille: octobre; Jourdheuille. 
alniella. — A/nus glutinosa; inf.; mine ovale, entre deux nervures 
latérales, sous la feuille; juillet, octobre, 
alpina. — A Inus viridis ; Frey. 

strigulatella. — A Inus incana; inf.-, Alnus glutinosa: Foucard. — En 
automne, octobre; Jourdheuille. 
nigrescentella. — Larve inconnue; Staudinger. 
irradiella. — Quercus robur ; juillet, septembre; Merrin. 
lautella. — Divers Quercus et particulièrement Q. pedunculata ; inf.; 

mine le long delà nervure médiane; octobre, 
sublantella. — Quercus, speciesl Staudinger. 

Bremiella. — Vicia sepium, V. angustifolia, Trifolium medium, 
Medicago sativa; inf.; feuilles d’un blanc verdâtre et contour¬ 
nées en dessous; juillet, septembre. 

insignitella. — Les Trifolium pratense, medium et repens ; Medicago; 

inf.; en automne; juillet, octobre; Jourdheuille. 
alnivorella. —. Surface inférieure de Y Alnus glutinosa; septembre 
et octobre, puis en juin. 

Dlmifoliella. — Intérieur des feuilles de Betula alba; inf.; mai, juin, 
juillet, septembre et octobre. —La chenille mine les feuilles des 
Genista germanica et tinctoria ; Millière. 
spinotella. — Saliæcaprea; inf. ; en automne. — Juillet, octobre ; Jour-, 
dheuille. 

alnivorella. — Alnus glutinosa; Lafaury. 

fraxinella. — Genista germanica et G. tinctoria; sup. ; la feuille est en- 
tièrement minée en hiver; septembre; Jourdheuille. 
cavella. — Betula alba ; juin, octobre. 

viminetorum. — Salix viminalis ; sup.; septembre et octobre; Jour¬ 
dheuille. — Quercus robur ; mine blanchâtre, souvent plu¬ 
sieurs dans la même feuille; juin. — Inf.; selon Staudinger. 
salicicolella. — Salix caprea et plusieurs autres espèces de Salix ; inf.; 
feuille contournée et pliée en dessous; mi-juin et mi-juillet, très 
abondante en septembre et octobre. 

salictella. — Les Salix purpurea, viminalis, amygdalina, etc.-, inf.; 
en automne. 

dubitella. — Salix caprea ; inf.; septembre, octobre et juin. 

Mannii. — Quercus robur ; inf.; Wocke. 


140 CATALOGUE 

pomifoliella. — Pyrus malus cultivé et sauvage; inf. en hiver; juillet, 
octobre; Jourdheuille. — Fin mars, avril; de Peyerimhoff. 
cerisolella. — Mine en dessus, sur les folioles du Sorbus cultivé ; 
Millière, de Peyerimhoff. 

sorbi. — Sorbus aucuparia et S. torminalis ; juillet et septembre; 

Jourdheuille. —■ En hiver et en automne; de Peyerimhoff. 
torminella. — Sorbus torminalis et S. aucuparia; inf.; feuilles tache¬ 
tées en dessus, se courbant en dessous; juillet et octobre, 
cydoniella. — Cydonia vulgaris , Pyrus communis; inf. ; la variété se 
prend sur le Prunus mahaleb; en hiver, 
cerasicolella. — Prunus aviumet P. cerasus; inf.; en hiver.— Juillet, 
octobre ; Jourdheuille. 

spinicolella. — Prunusspinosae t P. domestica; inf.; et aussi Mirabellier, 
Pêcher, Abricotier, etc ; inf.; juillet et fin septembre, octobre, 
padella. — Prunus padus, inf.; en automne. 

oxyacanthæ. — Cratægus oxyacantha ; inf.; en automne.—Octobre; 
Jourdheuille. 

faginella. — Fayus sylvatica; inf.; feuilles présentant un petit pli 
entre deux nervures latériales; juillet, septembre et octobre, 
coryli. — Corylus avellana ; sup.; grandes taches blanchâtres sur le 
dessus, la feuille se courbant en haut: juillet, septembre et 
octobre. —• Inf. ; Jourdheuille. 

carpinicolella. — Carpinus betulus; inf. en juillet et septembre, 
octobre. — Sup.; Jourdheuille. 

leucographella. — La chenille mine en hiver les feuilles du Calycotome 
spinosa; Millière. 

ilicifoliella. — Quercus robur; inf.; Wocke. 
caudiferella. — Quercus ilex ; Ragonot. 

distentella. — Quercus robur et Q. pubescens; inf. ; en automne; 
Millière. 

trigultella. — Mai, juin, septembre et octobre: Merrin. 
lantanella. — Viburnum lantana y inf.; Viburnum tinus et V.opulus; 
Millière; on voit en dessous une légère courbure. —Juillet et 
septembre ou octobre; avril; Merrin. 

Junoniella. — Vaccinium vitis-idæa ; inf.; avril, mai et juillet, 
quinqueguttella. — Salix repens; inf.; mai, juin, septembre, octobre, 
belotella. — Quercus ilex, Q. pubescens ; inf.; avril; Millière. 
Parisiella. — Quercus pubescens et Q, robur ; inf.; Wocke. 






DES CHENILLES EUROPÉENNES 


141 


querci folie lia. — Quercus robur et Q. pedunculata ; en automne. 
Messaniella. — Les Quercus robur, pubescens, ilex et suber. Fagus , 
Castanea vesca, Carpinus betulus; inf.; mars, avril, juillet, 
octobre. 

platani. — Platanus; Staudinger. 

Hesperiella. — Quercus cocci ferai inf.; Staudinger et Wocke. 
delitella. — Quercus robur et Q. pubescens ; inf. ; Wocke. 
quinquenotella. — Tiges des Genista sagittalis; grandes taches blan¬ 
ches; avril et commencement de mai, août, 
scopariella. — Sarothamnus? Wocke. 
ulicicolella. — Ulex europæus; septembre; Merrin. 

Staintoniella — Genista pilosa ; taches blanches ; sup.; commencement 
du printemps jusqu’en mai, puis en août; Jourdheuille. 
connexella. — Salix fragilis et S. alba; inf.; Staudinger. — Les Po- 
pulus nigra ; octobre; de Peyerimhoff. 
viminiella. — Salix caprea et quelques autres espèces de Salix; inf.; 

septembre et octobre, puis fin juin, commencement de juillet, 
corylifoliella. — Presque tous les arbres fruitiers, principalement: 
Pyrus communia et P. malus, Sorbus aucuparia et S. tormi- 
nalis, Cratægus oxyacantha; sup.; inf.; grandes taches blan¬ 
châtres, la feuille courbe en haut; juillet, septembre et octobre ; 
Jourdheuille. 

betnlæ. — Betula alba, Pyrus malusetP. communis; sup.: la chenille 
hiverne dans sa demeure; octobre; Jourdheuille. 
caledoniella. — Cratægus oxyacantha , Betula alba; juillet, septembre: 
Merrin. 

suberifoliella. — Quercus suber; inf.; Staudinger. 

nicellii. —Corylus avellana; inf.; en hiver.— Octobre; Jourdheuille. 

dunningiella. — Corylus avellana; octobre; Merrin. 

Froelichiella. — Alnus glutinosa; inf.; en hiver. — En automne; de 
Peyerimhoff. — Mine allongée, non ovale; juillet; Jour¬ 
dheuille. 

Stettinensis. — Alnus glutinosa ; sup.; taches d’un vert pâle, froncées, 
placées sur une nervure; juillet, octobre. 

Kleemannella. — A Inus glutinosa; en hiver — Juillet, septembre ; Merrin. 
Schreberella . — Ulmus campestris en haies et en buissons; inf.; juillet 
fin septembre, commencement octobre, 
emberizæpeunella. — Différentes espèces de Lonicera; inf.; dans les bois 


142 


CAT \LOGUE 


et dans les jardins; la feuille se plisse droit et non obliquement; 
juillet, septembre; Jourdheuille. 

tristigella. — Ulmus campestris; commencement de l’été et octobre; 
Frey. 

Millierella. — Celtis australis; inf ; Millière.. 

scabiosella. — Scabiosa columbaria ; inf.; feuille tachetée de pourpre 
en dessus, mine en dessous ; au printemps et commencement août, 
trifasciella. — Differentes espèces de Lonicera ; inf.; lieux peu ombragés; 

mars, avril, juillet, octobre. — Septembre; Rouast. 
agilella. — Ulmus campestris; inf.; le long delà nervure médiane; 
août. 

pastorella. — Salix purpurea, S. viminalis , etc .; inf.;mine très petite, 
bord à peine plié, juillet; Jourdheuille. — Août, en automne; 
DE PeYERIMHOFK. 

populifoliella. — Les Populus pyramidalis, nigra, canadensis ; juillet 
et octobre. 

chiclanella. —Populus alla; inf.; Staudinger. 
apparella. — Populus ; septembre et octobre. 

tremulæ. — Populus; Populus tremula; inf : juin. — Septembre; de 
Peyerimhoff. — Août, septembre, octobre; Jourdheuille. 
comparella. — Populus alla; inf.; août et septembre, 
adenocarpi. — Adenocarpus hispanicus; inf ; Staudinger. 
triflorella. — Cytisus triflorus; décembre et mars, 
parvifoliella. — Adcnocarpus parvifulius; Lafaury. —Mine la face 
supérieure des feuilles ; septembre et octobre, puis en mai et juin. 

T1 S G H E RIA 

complanella. — Quercus robur; taches blanches, très apparentes, face 
supérieure de la feuille; septembre, passe l’hiver, se chrysalide 
au printemps suivant. 

dodonæa. — Quercus robur, Castanea vulgaris ; décembre. — Octo¬ 
bre ; Jourdheuille. — D’octobre en mars, avril : Merrin. 
marginea. — Rubus fruticosus, Posa; taches blanchâtres en forme de 
corne de bélier, sur la feuille. — Les chenilles en hiver et en 
juillet. — Octobre; Jourdheuille. — En automne et en février; 
de Peyerimhoff. 

Heinmanni. — Rubus ; octobre; Wocke. 

gauoacella. Prunus spinosa ; octobre.— Tout l'hiver; Jourdheuille. 










DES CHENILLES EL'ROPKENJiES 143 

angusticollella. —Les Rosa ; grandes plaques d’un brun blanchâtre ; sep¬ 
tembre, octobre. 

LYONETIA 

Clerkella. — Sur les feu lies de Prunus cerasus, Betula alla, Pyrus 
malus; la chrysalide sur la feuille, dans un léger cocon. — Pyrus 
communis, dans les bois ; de Peyerimhoff. — Presque tous les 
arbres fruitiers; Ragonot. — Mai, jusqu’en octobre. 

prunifoliella. — A l’extrémité des pousses de jeunes Prunus spinosa et 
P. domestica, Cratægus oxyacantha, Pyrus malus, etc.', août 
septembre. — Juillet; Jourdheiille. — (Grandes plaques d'un 
blanc verdâtre; Ragonot. 

daphaeella. — Daphné gnidium; feuilles minées; mai; Ragonot. 

PHYLLOCNISTIS 

suffusella. — Mine très entortillée, sur les feuilles de Populus alla et 
P. tremula; dans les bois et les bosquets; mai, août. 

saligna. — Mêmes mœurs sur Salix viminalis ; mai, août. 

CEMIOSTOMA 

susinella. — Populus tremula et autres Populus ; se chrysalide en 
dehors de la mine; juillet, août. 

spartifoliella. — Spartium scoparium; mine l’écorce des tiges; tout 
l’hiver et le printemps. — Avril; Merrin. 

Wailesella. — Genista tinctoria; mine en automne jusqu’aux gelées. 

laburnella. — Cytisus laburnum; grosse plaque d’un vert pâle sur les 
feuilles; tin juin, commencement de juillet et lin septembre. — 
Commencement d’octobre, et même en novembre; de Peyerimhoff. 

lotella. — Lotus major; juillet, août; Merrin. 

scitella. — Cratægus oxyacantha , Pyrus malus et P . communis ; 
dans lesjardins fruitiers ; taches brunes renflées, plus foncées au 
milieu; depuis juillet jusqu’en septembre. 

lustratella. — Feuilles d ’Hypericum perforatum et H. montanum ; 
juin, septembre. 


BUCCULATRIX 

nigricomella. —Chrysanthemum leucanthemum et C. sinense; lieux 
arides; sous les feuilles; avril, juillet; Jogrdheuille. 


14 4 CATALOGUE 

cidarella. — A Inus; sur les jeunes arbres ; face supérieure de la feuille; 
août et septembre. 

ulmella. — Quercus robur et Ulmus campestris ; sous les feuilles ; mine 
petite, entortillée, près de la nerveure médiane; première quin¬ 
zaine de septembre ou d’octobre, et en juillet. 

cratægi. — Cratægus oxyacantha, et Ulmus campestris ; Foucard. 
— Sous la feuille ; août; Jourdhf.uille. 

demaryella. — Betula alba; raine dans l’angle laissé par la rencontre 
de la nervure principale et d'une nervure latérale, sur la surface 
supérieure ; août. 

maritima. — Aster Tripolium; marais salants ; avril ou mai; juillet ; 
JoURDHEUILLE. 

Boyerella. — Chenille sous les feuilles à'Ulmus campestris ; septembre. 

Lavaterella. — Lavatera olbia ; mine les feuilles ,en dessus, s’y trans 
forme sous triple toile; novembre et décembre; Millière. 

frangulella. — Toutes les espèces de Rhamnus, principalement le R. 
frangula; août et septembre, se chrysalide février et mars. 

Ratisbonensis. — Artemisia campestris ; taches brunâtres; mi-mai. 

art^misiæ. — Pousses d 'Artemisia campestris ; le cocon est attaché aux 
rameaux; avril et mai. 

gnaphaliella. — Gnaphalium arenarinm; endroits sablonneux; feuilles 
décolorées; chenille au cœur de la plante; fin mai. 

thoracella. — Feuilles de Tilia europæa; mine à l’angle de la côte prin¬ 
cipale et des nervures; adulte, la chenille vit extérieurement; fin 
août, commencement de septembre. — Juin et octobre; Jour- 
dheuili.e. 

cristatella. — Achillea mille folium ; fin avril, commencement de mai. 

OPOSTEGA 

auritella. — Caltha palustris ; mai; Merrin. 

TRIFURCULA 

imraundella. — Cytisus scoparius; avril et mai ; Merrin. 

NEPTICULA 

pomella. — Pyrus malus ; en automne. 

pygmædla. — Cratægus oxyacantha ; dans les jardins et les bois; ligne 
roussâtre sous la nervure principale; juillet, octobre. 







DES CHENILLES EUROPEENNES 


1 45 


Æneella. — Pyrus malus, cultive; à la chute des feuilles, 
ruficapitella. —Les Quercus robur, pedunculata et suber; juillet et 
mi-octobre à mi novembre. 

samiatelia. — Quercus robur et Q. 'pedunculata; Wocke. 
atricapitella. —Mine les feuilles de Quercus robur et Q. pedunculata; 

septembre et juin. — Juillet, octobre; Jourdheuille. 
ilicivora. — Quercus ilex ; fin mars; Millière, de Peyerimhoff. 
basisuttella. — Quercus robur et Q. pedunculata ; en octobre ? 
rhamnella. — Rhamnus catharticus. 

tiliæ. — Tilia sylvestris, T. europæa ; à la chute des feuilles taches 
brunâtres ; juillet, septembre, octobre; Staudinger. 
anomalella. — Rosa; mine tortueuse, brune, remplie d’excréments; 
juillet et octebre. 

lonicerarum. — Lonicera xylosteum, L. caprifolium ; galerie près du 
bout de la feuille, s’élargissant ensuite sur le disque; octobre; 
Staudinger. 

viscerella. — Ulmus campestris ; dans les bois ; taches couleur de 
boue ; lin septembre, commencement d’octobre, 
aucupariæ. — Sorbus aucuparia ; juillet, septembre, octobre; Jouk- 

DHEUILLE. 

minuscolella. — Feuilles des Pyrus communis, surtout sauvages; ligne 
centrale d’excréments noirs; juin et août. — Octobre; de 
Peyerimhoff; d’après cet auteur elle aurait trois générations, 
tristis. — Betula nana; Wocice. 
paradoxa. — Cratægus oxyantha; Wocke. 
sanguisorbæ, — Sanyuisorba officinalis ; Wocke. 
pyri. — Pyrus communis ; Wocke. 

oxyacanthella. — Cratægus oxyacantha ; dans les bois. — Pyrus 
malus; Foucard. — Longues lignes entortillées; juillet, tin 
septembre et octobre, 
desperatella. — Pyrus malus; fin octobre. 

suberivora. — Quercus suber; mine les feuilles en mars; Millière. 
Nylandriella. — Sorbus aucuparia; Wocke. 

aceris. — Les Acer campestre, platanoides et pseudo-platanus ; fin 
septembre. — Acer campestre ; octobre; Jourdheuille. 
regiella. — Cratægus oxyacantha ; septembre, 
pretiosa. — Oeum urbanum ; Wocke. 

æneofasciella. — Agrimonia eupatoria , Tormentilla erecta; chenille 


146 


CATALOGUE 


d’un vert jaune, tête jaunâtre, lignes plus sombres sur le dos; 
octobre. 

fràgariella. — Fragaria vesca, à l’ombre; cocon sous la feuille; octobre; 

JOURDHEUILLE. 

tormentillella. — Tormentilla erecta ; Wocke. 

gei. —Deux fois par an sur les feuilles de Geum rivale; Wocke. 

dryadella. — Dryas octopetala ; Wocke. 

splendidissimella. — Les Rubus idæus, fruticosus et cæsius ; octobre, 
aurella. — Rubus idæus, Geum urbanum, Fragaria vesca; com 
mencement du printemps, octobre; Jourdheuille. — Toute 
l'année; Rouast. — Rubus fruticosus , seulement; Foucard, 
Wocke. 

nitens. — Agrimonia eupatoria; juin, juillet, 
comari. — Comarum palustre. 

gratiosella. — Cratægus oxyacantha /printemps et été. — En automne ; 

DK PeYERIMHOFF, JOURDHEUILLE. 
olmivora. — Ulmus campestris; septembre, octobre, 
pruietoram. — Prunus spinosa; plaques brunes; octobre. — Prunus 
domestica; plus rarement sur le Prunus padus; de Peyerimhoff. 
— Septembre et juin; Ann. Soc. Belge. 
marginicolella. — Ulmus campestris ; dans les bois; mine brune, lon¬ 
gue, sinueuse : juillet, septembre et octobre, 
speciosa. — Acer pseudo ■ plat anus ; Wocke. 

mespilicola. — Amelanchier vulgaris, Sorbus aria; Martorell, — 
Juillet et octobre ; Frey. 

acetosæ. — Rumex acetosa et R. acetosella ; taches d’un rouge assez 
vif; endroits abrités, terrains crétacés; juillet et de nouveau en 
septembre et octobre. 

alnetella. — Alnus glutinosa; mine longue et étroite ; octobre, 
lediella. — Ledum palustre; Wocke. 
dulcella. — Fragaria vesca; Wocke. 
continuella. — Betula alba; octobre; Jourdheuille. 
centifoliella. — Posa c entifolia /mine contournée, dont les excréments 
n’occupent pas toute la largeur; commencement d’octobre, 
microtheriella — Cor g lus avellana, Carpinus betulus; se trouve en 
juillet, septembre et octobre, 
inæquîlis. — Fragaria vesca; Wocke. 
betulicol’. — Betula alba ; octobre. 







DES CHENILLES EUROPÉENNES 147 

plagicolella. — Prunus spinosa et P. clomestica ; taches blanchâtres, 
rondes ; juillet, août, septembre et octobre, 
ignobiliella.— Cratægus oxyacantha; taches pâles, mines noirâtres; 
juillet, août, octobre. 

poterii. — Poterium sanguisorba ; plantes abritées; juin, 
geminella. — Sanguisorba officinalis ; Wocke. 
filipendulæ. — Feuilles de Spinea filipendula; Wocke. 
distinguenda. — Betula alba; Wocke. 

Tengstroemi. — Rubus chamæmorus ; Wocke. 
glutinosæ. — Alnus glutinosa; octobre. 

luteella. — Betula alba: Staudinger. — Juillet et septembre; Merrin t . 
sorbi. — Sorbus aucuparia ; juillet. 

turicella. — Fagus sylvatica; septembre, octobre et en juin, 
hemargyrella. — Corylus avellana, Carpinus betulus; juin, juillet, 
septembre, octobre. — Corylus avellana; octobre; JOUR¬ 
DHEUILLE. 

argentipedella. — Betula alba ; plaques d’un brun clair, avec la partie 
centrale d’un brun foncé ; octobre, novembre. 

Tityrella. — Fagus sylvatica ; feuilles abritées ; mines longues, tor¬ 
tueuses, pâles ; juillet et commencement d’août. 

Freyella. — Convolvulus sepium et C. arvensis ; octobre, 
malella. — Pyrus malus, sauvage et cultivé; juillet et tin septembre 
jusqu'au milieu d'octobre. 

agrimoniella. —Agrimonia eupatoria, feuilles radicales; se métamor¬ 
phose dans la mine: octobre; Jourdheuille. 

Schleichiella. — Sanguisorba officinalis ; Wocke. 
atricollis. — Pyrus malus sauvage, Cratœgâs oxyacantha; mine 
étroite d’abord, puis formant une tache d’un brun verdâtre 
sur les feuilles; octobre. 

angalifasciella. — Feuilles du Rosa canina , dans les haies ; plaques 
grandes, irrégulières; novembre. 

rubivora. — Rubus cæsius; dans les bois humides; octobre. — Rubus 
fruticosus; Foucard. 

arcuatella.— Potentilla fragariastrum, Fragaria vesca ; fin juin, 
commencement octobre, 
aterrima. — Cratægus oxyacantha; Wocke. 
obliqirlla. — Corylus avellana; octobre ; Jourdheuille. 
myrtillella. — Vaccinium myrtillus ; juin, septembre, octobre. 


148 CATALOGUE 

salicis. — Salix caprea et S. viminalis ; taches d’un jaune brun ; juin, 
juillet, septembre et octobre. 

suberis. — Quercus subcr; mine en février et mars; de Peyerimhoff. 
castanella. — Castanea vulgaris; octobre : Merrin. 
carpinella. - Carpinus betulus; lieux ombragés; octobre; Jourdheuille. 
floslactella. —Feuilles du Corylus avellana, Carpinus betulus ; mines 
étroites; juillet, Un septembre et octobre, 
fageila. — Fagus sylvalica ? Wocke. 
lapponica. — Betula albaï Wocke. 
diversa. — Salix viminalix ? Wocke. 
vimineticola. — Salix viminalis ; Frey. 
helianthemella. — Helianthemum vulgare; juin et juillet, 
septembrella. — Hypericum pulchrum et II. perforatum ; endroits 
ombragés; mine courbée, noirâtre, entortillée, le cocon est dans 
la mine ; de septembre à décembre, 
catharticella. — Rhamnus catharticus ; mine ondulée, d’un gris ver¬ 
dâtre; commencement de juillet jusqu’au commencement d’août 
et de nouveau en octobre. — Mine en mars sur Rhamnus ala ■ 
ternus\ Millière. 

intimella. — Salix ; septembre; Merrin. 

Weaweri.— Vaccinium vitis-idæa; feuilles inférieures tuméfiées; avril 
et mai. 

sericopeza.— Acerpseudo-platanus; le cocon sur le tronc. — Acer 
campestre et A. platanoides ; Wocke; juin, 
decentella. — Acer pseudo-platanus ; le cocon d’un jaune brun sur les 
écorces ; en octobre. 

trimaculella. — Les Populus nigra, pyramidalis et tremula. — 
Populus alba ; Foucard. — Mine ondulée, irrégulière, pâle; 
juillet et octobre. 

promissa. — Pistacia lentiscus, Rhus cotinus ; février; Millière. 
cistivora.— Cistus monspeliensis et C. salviæfolius; mine, en février; 
Millière, de Peyerimhoff. 

assimilella. — Populus alba : septembre. — Populus tremula; octo¬ 
bre; de Peyerimhoff. 

subbimaculella. — Quercus robur et Q. pedunculata; octobre et 
novembre. 

bistrimaculella. — Betula alba ; octobre. 

argyropeza.— Populus tremula; taches brunâtres, près du pétiole; 






DES CHENILLES EUROPEENNES 


149 


apicella. — Populus tremula; octobre; Jourdheuille. 
turbidella. — Populus nigra et P. alba; Wocke. 
hannoverella. — Populus pyramidalis; Wocke. 

pulverosella. — Pyrus communis sauvage ; mine plate, large; juin, 
juillet. — Pyrus malus ; Staudinger et Wocke. 
cryptella. — Lotus corniculatus; fin septembre et octobre; Frey. 

— Aussi Lotus major ; Wocke. 
euphorbiella. — Euphorbia dendroides; Wocke. 
ilicivora. — Quercus ilex; mars et avril. 

cistivora. — Cistus monspeliensis et C. salviæfolius; tout le mois de 
janvier. 


MICROPTERYGINA 

MICROPTERYX 
salthella. — Caltha palustris. 

sparmannella. — Betula alba; mine les feuilles et s’enfonce ensuite 
dans la terre; juin. 

fastuosella. — Corylus avellana; juin. — Avril ; Merrin. 
subpurpurella. — Quercus robur; plaques brunâtres, pâles, sur les 
feuilles; ccmmencement de juin, 
unimaculella. — Betula alba ; mi-mai, août? Merrin. 
semipurpurella. — Betula alba / août; Merrin. 
purpurella. — Betula alba ; août? Merrin. 

PTEROPHORINA 

AGDISTIS 

Heydenii. — Euphorbia spinosa, Lotus angustissimus; a toute sa gros¬ 
seur commencement d'avril. — Et aussi A triplex halimus, 
Millière. 

lerinsis. — Vit sur leStatice cordata ; ronge les feuilles en hiver et les 
fleurs en été; se transforme mi-juin; Millière. 

Soc. Lis.n. — T. xxx. 


11 







150 CATALOGUE 

tamaricis. — Tamarix gallica, Myricaria germanica; passe l’hiver et 
atteint toute sa taille, les premiers jours de mai; Millière. 
staticis. — Statice cordata; sur les feuilles en hiver et les fleurs en 
été ; a toute sa grosseur fin de mai ; Millière. 
bennetii. — Statice limonium ; mai; Merrin. 

CNÆMIDOPHORUS 

rhododactylus. — Les Rosa centifolia, canina et campestris ; dans les 
jeunes pousses; en mai et juin. 

PLAT YPTILIA 

ochrodactyla. — Dans les pousses de Tanacetum vulgare; juillet ; 

JOURDHEUILLE. 

Bertrand. — Dans les tiges d’Achillea ptarmica et A. mille folium ; 
juin. 

similidactyla. — Pousses et tiges de Senecio aquaticus ; mai et août; 
Merrin. 

gonodactyla. — Dans les tiges de Tussilago farfara; Ragonot. — 
Juin ; Jourdheuille. — La première génération dans les fleurs 
du Tussilago farfara. 

Zetterstedtti. —Senecio sylvaticus, tiges; Jourdheuille. 
nemoralis. — Dans les tiges de Senecio saracenicus ; lieux humides ; 
fin août. 

tesseradactyla. — Dans les tiges de Gnaphalium dioicum ; mars. 
AMBL YPTILIA 

acanthodactyla. — Feuilles de YOnonis spinosa; Foucard. — Sur les 
fleurs d 'Ononis spinosa et Stachys palustris; juillet, octobre; 
Jourdheuille. 

cosmodactyla. — Aquilegia vulgaris /juillet ; Frey. 

OXYPTILUS 

lœtus. — Andryala sinuata ; sort de l’œuf en juillet et se chrysalide au 
bout de vingt jours ; lie les fleurs naissantes ; Millière. 
pilosellæ. — Tiges à’Hieracium pilosella; mai ; juin ; Merrin. 
hieracii. — Tiges dû Hieracium umbellatum; juin, 
didactylus. — Leonurus cardiaca ; au printemps. 






DES CflENILLES EUROPEEN". ES 151 

parvidactylus. — Hieracium pilosella, Stachys alpin a ; seconde moitié 
d’avril ; Frey. 


MI M CE S E O P TIL U S 
phœodactylus. — Ononis spinosa; mai, juin. 

pelidnodactylus. — Tiges de Saxifraga granulata ; prairies montueuses 
janvier et février. — Mai; Jourdheuille. 
serotinus. —Tiges et fleurs de Scabiosa ; mai, octobre. — Linaria cym~ 
balaria; Millière. 

zophodactylus. —Dans les capitules vertes del 'Erythræa centaurium ; 
juillet, août et septembre. 

aridus. — Fleurs et bourgeons de Coris monspeliensis; avril, mai ; 
Merrin. 

plagiodactylus. — Globularia alypum ; se métamorphose en janvier.— 
Scabiosa, Veronica chamædrys ; avril, mai; Merrin. 
graphodactylus. — Gentiana lutea; Frey. 

pterodactylus (fuscus). — Veronica cliamædrys; mai. — Chenopodium 
album, Atriplex patula; août, octobre ; Jourdheuille. 
lithodactylus. — Inula salicifolia et I. dysenterica; juin ; Frey. 
Constanti. — Inula montana ; en captivité, s’élève sur les Inula conyza, 
helenium, V aillantii ; en mai; papillon fin juin; Ragonot. 

PTEROPHORUS 

monodactylus. — Convolvulus arvensis ; mai et juin. 

LEIOPTILUS 

scarodactylus. — Fleurs des Hieracium umbéllatum et murorum; août; 
Jourdheuille. 

lienigianus. — Artemisia vulgaris ; mai, juin; Merrin. 
tephradactylus. — Solidago virgaurea; perce les feuilles; juillet; Jour¬ 
dheuille. — Dans les lieux ombragés ; de septembre en mars; 
Merrin. 

carphodactylus. — Dans les rameaux et les tiges de Conyza squarrosa; 

avril, mai. —Juillet; Jourdheuille. 
microdactylus. — Eupatorium cannabinum; passe l’biver, se métamor 
phose sous la mousse ou les feuilles sèches. — Hiverne dans les 
tiges, se chrysalide dans la plante, vit en septembre; Jour¬ 


dheuille. 



152 CATALOGUE DES CHENILLES EUROPEENNES 

osteodactylus. — Senecio nemorensis, fleurs du Solidago virgaurea; 
octobre; Jourdheuille. — De septembre en mars, avril; Merrin. 

cinerariæ. — Vit peut-être sur le Senecio cineraria; le papillon vole, 
fin mai, commencement de juin. 

brachydactylus. — Prenanthes purpurea ; mai et juin; Frey. — Lac - 
tuca muralis, etc.; Merrin. 

ACIPTILIA 

galactodactyla. — Arctium lappa ; mai; Merrin. 

spilodactyla. — Marrubium vulgare; mai, juin; Merrin. — Echium? 
Martorell. 

xanthodactyla. — Arctium lappa; fin mai. commencement de juin. — 
Dans le parenchyme des feuilles de Jurinea cyanoides; juillet; 
Jourdheuille. 

baliodactyla. — Onganum vulgare; juin. 

tetradactyla. — Thymus serpyllum, Pulmonaria officinalis ; ronge 
les feuilles radicales, juin; Millière. 

pentadactyla. — Prunus domestica et P. spinosa, Convolvulus sepium 
et C. arvensis; mai; Merrin. 


ALUCITINA 

ALU GITA 

dodedactyla. — Lonicera xylosteum; dans les rameaux de l’année pré¬ 
cédente; la chenille produit une petite boursoufflure; juin, 
hexadactyla. —Lonicera xylosteum ; calice de la fleur; juin, juillet, 
flubneri. — Lonicera xylosteum ; à toute sa taille en mai. 






TRIBU 


DES 

B U É V I P E N N E S 

PAR 

C. R E Y 


Présentée à la Sociélé Linnéenne de Lyon, le 12 décembre 1882. 


DEUXIÈME GROUPE 


MICROPÉPLIDES 

Caractères. Antennes reçues à l’état de repos dans une fossette pro¬ 
fonde, creusée le long du bord interne du repli inférieur du prothorax ; 
de 9 articles; terminées par un bouton brusque et solide. Le 1 article 
des palpes maxillaires très petit, bien plus court que la moitié du suivant: 
le dernier grand. Toutes les hanches petites : les postérieures plus ou 
moins distantes. 

Obs. Ce groupe, bien distinct par la structure des antennes et par la 
fossette sous-prothoracique, est réduit à un seul genre. 


Genre ülicropeplus, Micropèple ; Latreille. 

Latreille, Gcn. Crust. el Ins. IV, p. 377. — J. Duval, Gen. Slaph. p. 82, pl. 28, fig. 139. 
Étymologie : [uxoôî, pclit; ustiXo;, manteau. 

Caractères. Corps subovale ou ovale-oblong, assez épais, peu con 
vexe, glabre, ailé. 

Soc. Linn. — t. xxx. 


12 




154 


BREVIPENNES 


Tête transverse, subtriangulaire, assez saillante, moins large que le 
prolhorax, engagée dans celui-ci jusqu’aux yeux. Tempes annihilées sur 
les côtés, réunies en arrière en dessous ; la pièce prébasilaire très grande 
et trapéziforme. Epislome assez avancé, mousse ou parfois mucroné, 
séparé du front par un sillon transversal ou subarqué. Labre caché supé¬ 
rieurement, court, corné. Mandibules petites, peu saillantes, arquées (i). 
Palpes maxillaires médiocres, à 1 er article très petit, grêle : le 2 e en 
massue suballongée et assez renflée : le 3 e court, transverse : le dernier 
3 fois aussi long, conique. Palpes labiaux très courts, peu distincts, de 
3 articles graduellement plus étroits, le 2 e plus court. Menton grand, 
transverse, trapéziforme, subétranglé dans son tiers antérieur, mousse 
ou subarrondi en avant. 

Yeux médiocres, semiglobulcux. assez saillants, louchant au pro¬ 
thorax. 

Antennes assez courtes, de 9 articles apparents : le 1 er assez grand, 
épaissi : le 2° moindre, assez renflé: les suivants plus grêles, suballongés 
ou oblongs : les 6 e à 8 e courts : le dernier très grand, très épais, en 
bouton solide et subglobuleux. 

Prolhorax transverse, fortement appliqué contre les élytres, aussi large 
ou un peu plus large que celles-ci ; rétréci en avant; bisinueusement 
échancré au sommet et bisinué à la base ; largement rebordé-explané sur 
les côtés ; inégal ou chargé sur son disque, de côtes anastomosées. Repli 
très grand, fortement infléchi, un peu visible vu de côté, creusé, le long 
de son bord interne, d'une fossette ou rainure longitudinale, prolongée 
au-dessous de la tête, entre les yeux et les parties de la bouche, et des¬ 
tinée à recevoir les antennes à l’état de repos. 

Écusson assez grand, subtriangulaire. 

Élytres larges, transverses ou subcarrées, dépassant un peu la poitrine, 
tronquées au sommet, subsinuées à leur angle postéro-externe ; chargées 
de côtes longitudinales saillantes et d’une carène suturale. Repli grand, 
subvertical ou peu infléchi en dessous, largement rebordé et subarrondi 
à son côté inférieur. Epaules avec une petite dent (2). 

Prosternum assez développé au devant des hanches antérieures, pro¬ 
longé entre celles-ci en lame brusque et assez large. Mésosternum assez 


(t) J. Duval (82) donne la mandibule droite bifide au sommet ( Margaritae, J. Duv. — 
fulvus, Er.) 

(2) Cette dent n’est visible que lorsque le prolhorax est un peu désarticulé. 






micropèplides — Micropeplus 155 

grand, tronqué en avant, postérieurement rétréci en lame large, tronquée 
ou subarrondie au sommet, chargée de petites arêtes saillantes et réunies 
de manière à former 4 aréoles distinctes : la basilaire parfois subtrian¬ 
gulaire, creusée pour recevo'r la saillie prosternale : les autres irrégu¬ 
lières ou subarrondies, avec la postérieure plus grande. M&diépisternums 
et médiépimères grands. Mét aster num très développé, inégal, subangu- 
lairement sinuépour l’insertion des hanches postérieures, tronqué ou très 
obtusément angulé entre celles-ci; avancé entre les intermédiaires en 
lame large, courte, tronquée ou subéchancrée, exactement appliquée 
contre la lame mésosternale. Postépistenmms très étroits, linéaires. 
Poslépimères assez grands, triangulaires. 

Abdomen large, court, arcuément acuminé en arrière, nullement ré¬ 
tractile; à 1 er segment caché : les 2 e à 4 e subégaux, largement rebordés 
sur les côtés, plus ou moins fovéolés (1), avec le 4 e souvent plus long : 
le 5 e simple, finement ou à peine rebordé latéralement, subtriangulaire. 
Ventre à arceaux transversalement sillonnés à leur base et relevés en 
bourrelet à leur extrémité : le 1 er et le 5 e un peu plus grands : les inter¬ 
médiaires courts, subégaux : le G 9 simple, conique : le 7 e parfois ap¬ 
parent. 

Hanches petites, non ou peu saillantes. Les antérieures transverses, 
couchées, assez distantes. Les intermédiaires subovales, largement dis¬ 
tantes. Les postérieures subglobuleuses, subétranglées avant leur sommet, 
légèrement, parfois, largement distantes. 

Pieds courts. Trochanters assez grands, suballongés. Cuisses un peu 
renflées vers leur milieu. Tibias grêles, sublinéaires, à peine rétrécis à 
leur base, très finement et.obsolètement sétuleux, munis, au bout de leur 
tranche inférieure, de 2 très petits éperons obsolètes et peu distincts. 
Tarses courts, bien moins longs que les tibias, de 3 articles : les 2 pre¬ 
miers courts ou très courts : le dernier en massue, bien plus long que 
les précédents réunis. Ongles petits, très grêles, arqués. 

Obs. Ce genre, remarquable par la sculpture du corps et par la struc¬ 
ture des antennes, renferme un petit nombre d’espèces, vivant parmi les 
détritus végétaux et parfois avec les fourmis. En voici les différences 
principales : 


H) Les fovéolés sont séparées entre elles par des Intervalles plus ou moins étroits cl plus 
ou moins carénés. 


156 


BRÉVIPENNES 


a. Repli des élytres avec 1 côte médiane. 

b. Hanches postérieures largement distantes. Carène médiane 
de l'abdomen offrant une fossette lisse, à ses intersections. 

Elytres chargées de 4 côtes dorsales également saillantes, sans 
compter la suturale, à intervalles fortement ponctués. Corps 

mat. Taille assez grande. 1 . porcatus. 

bb. Hanches postérieures légèrement distantes. Carène médiane 
de l'abdomen sans fossette à ses intersections, 

c. Élytres chargées de 3 côtes dorsales, sans compter la sulu- 
rale. Corps assez large, assez peu brillant, 

d. Front avec 3 ou 5 carinules obsolètes convergentes en avant 
et 2 fines carinules transversales, partant chacune des yeux. 

Créle abdominale nulle. Elytres subcarrées. Taille assez 

grande. ! 2. longipennis. 

dd. Front avec 5 carinules bi»n distinctes, convergentes en 
avant, sans carinules transversales. Crête abdominale 
plus ou moins accusée (1). Élytres subtransverses, 

e. Aréoles du prothorax à peine chagrinées. Crête abdo¬ 
minale obtuse et déclive. Bouton des antennes rem¬ 
bruni. Taille assez grande.3. Marie iti. 

ee. Aréoles du prothorax subrugulcuses. Crête abdominale 
subrectangulaire et subverticale. Bouton des antennes 

nullement rembruni. Taille moindre.4 fulvus. 

ddd. Front avec 2 protubérances lisses ou uniponctuécs. Créle 
abdominale très saillante, dentiforme. Élytres transverses. 

Taille moyenne.. . 5. Staphylinoides. 

cc. Élytres chargées de 4 côles dorsales, sans compter la sutu¬ 
rale, la submarginale fine et moins saillante; à intervalles 
presque lisses ou obsolètement pointillés. Front avec 2 pro¬ 
tubérances lisses. Élytres subcarrées. Corps assez élroit, 

plus ou moins brillant. Taille petite.G. obsoletus. 

aa. Repli des élytres sans côte médiane. Intervalles des côtes dor¬ 
sales lisses ou simplement chagrinés. Crête abdominale nulle. 

Élytres subtransverses. Corps assez brillant. Taille petite. 7. tesserula. 

f. SB Êcropeitlus nioa-catus, Fabricius. 

Suboblong ,peu convexe, d'un noir mat, avec 1 lâche rougeâtre sur le 
milieu des côtés du prothorax, les palpes, les pieds et les antennes roux, 
le bouton de celles-ci rembruni. Tôle rugueuse, sillonnée sur son milieu. 
Prolhorax court,presque de la largeur des élytres, subangulé sur les côtés, 


(tj J’appelle crête abdominale la saillie terminale de la carène médiane. 








157 


micropépüdf.s — Micropeplus 

ruguleux et distinctement aréolé sur le dos. Élytres transvevses, plus 
longues que le prothorax, chargées en dessus de 4 côtes longitudinales 
s allantes, sa is compter la carène suturale ; à repli surmonté d'une côte 
médiane-, à intervalles fortement ponctués. Abdomen à segment 2-5 pro¬ 
fondément 4 fovéolés. Métasternum longitudinalement creusé sur son mi¬ 
lieu. Hanches postérieures largement distantes. 

a* Le 6 e arceau ventral angulairement échancré. 

$ Le 6° arceau ventral entier. 

Staphylinus porcatus, FaBRICIUS, Ent. Syst. I, II, 350, 56. — Paye xl, Mon. 

St;iph. 79, 50.— Olivier, Eut. III. 42, 35, 50, pl. IV, fig. 33. 

Nitidula porcata, Marsham, Eut. Brit. 137, 26. 

Omalium porcatum, Gyllenhal, Ins. Suec. II, 211, 12. 

Nitidula sulcata, Herbst, Col. V,247, 22, pl. 55, fig. 6. 

Micropeplus porcatus. Charpentier, Hor. Ent. 202, pl. 8, fig. 9. — Ericiiso.n, 
Col. March. I, 646, 1 ; — Gen. et Spec. Staph. 911, 1 — IIeer, Faun. Helv. I, 
169, 1. — Redtenbacuer, Faim. Atislr. ed. 2, 259. — Fairmaire et Laboulbène, 
Faun. Fr. I, 658, 1. — Tiiomon, Skand. Col. IV, 195, 1. — Fauvel, Syn. 9, 1 ; 
— Faun. Gallo-Rlién. III, 9, 1. 

Long., 0,0023 (1 1). — Larg., 0,0011 (1/2 1.). 

Corps suboblong, peu convexe, d'un noir mat, avec 1 tache rougeâtre 
sur les côtés du prothorax. 

Tête moins large que le prolhorax;subdéprimée, rugueuse, subangu- 
lairement relevée vers le bord antérieur des yeux, finement et transver¬ 
salement sillonnée en avant et en arrière; offrant sur son milieu un sillon 
astcz large et parcouru par une fine ligne subélevée, parfois peu distincte; 
entièrement d’un noir mat ou peu brillant. Êpislome obsolètement cha¬ 
griné et à peine pointillé, parsemé de quelquespoils pruineux très courts, 
très finement reborJé en avant, â rebord parfois rougeâtre. Douche 
obscure, palpes roux. Yeux noirs. 

Antennes assez courtes, à peine pubescentes, rousses, â capitule d’un 
brun ou noir de poix; à 1 er article renflé en massue subovale : le 2 e plus 
court, un peu moins épais, conique ou obpvriforme : les suivants grêles : 
les 3 e et 4 e oblongs : le 5 e suboblong : les G° â 8° petits, courts, gra¬ 
duellement plus courts : le dernier très gros, en bouton solide, brillant 
et subglobuleux. 

Prothorax fortement transverse, assez fortement rétréci en avant, 
presque aussi large en arrière que les élytres ; bisinueusement sub- 




158 


BRÊVIPENNES 


échancré au sommet, avec les angles antérieurs assez saillants et presque 
droits; subangulé vers le milieu de ses côtés; bisinué à la base, à angles 
postérieurs subaigus ; subconvexe et ruguleux sur le dos qui offre une 
réticulation lâche, formée de lignes élevées enclosant 6 aréoles bien dis¬ 
tinctes, dont les 2 médianes plus grandes et plus profondes, l’antérieure 
de celles-ci et des latérales subarrondie, la postérieure oblongue ; lar¬ 
gement explané sur les côtés ; d’un noir presque mat, avec le milieu de 
la partie explanée paré d’une tache transparente, rougeâtre et en forme 
de virgule renversée (1). 

Ecusson obsolètement chagriné, d’un noir mat. 

Élytres transverses, 1 fois et demie aussi longues que le prothorax, 
subparallèles au moins sur les deux tiers antérieurs de leurs côtés ; légè¬ 
rement convexes, puis assez brusquement déprimées en arrière ; char¬ 
gées sur leur disque, entre la carène suturale, de 4 côtes longitudinales 
saillantes, l’interne flexueuse, les 2 externes plus rapprochées entre-elles 
et un peu raccourcies en arrière ; fortement, profondément et assez den- 
sement ponctuées dans les intervalles, plus finement et plus obsolètement 
sur la partie déprimée ; entièrement d’un noir mat. Repli surmonté d’une 
côte médiane outre l’arête submarginale inférieure, fortement ponctué 
dans les intervalles. 

Abdomen court, aussi large à sa base que les élytres, convexe, noir, 
creusé sur les 2 e à 5 e segments de 4 grandes fossettes profondes, sub¬ 
carrées, à fond lisse et brillant, séparées par des carènes élevées et 
étroites, dont la longitudinale médiane, saillante, offre une petite fossette 
lisse, à ses intersections. Le 5« à fossettes s’effaçant en arrière. Le 6 e sub¬ 
triangulaire ou conique, subtronqué au sommet, chagriné ou obsolète- 
ment pointillé. 

Dessous du corps rugueusement ponctué, noir. Prosternum obsolête- 
ment, mèsoternum distinctement aréolés. Métaslernum creusé sur son 
milieu d'une large impression longitudinale n’atteignant pas la base, 
plus (cf) ou moins ( 9 ) profonde, plus évasée en arrière (2), à côtés 
lisses et à fond ruguleux. Ventre obsolètement chagriné, à t ür arceau 
largement aréolé sur son milieu : les suivants avec une série de fovéoles 
le long de leur base, celles du 5 e plus courtes : tous, rebordés et poin- 


(1) Celte tache répond au fond de la fossette sous-prothoracique, ce qui la rend transpa¬ 
rente. 

(2) Il résulte de cette disposition que le méta,tcrnum est largement tronqué entre les hanches 
postérieures qui elles-mêmes sont, par exception, largement distantes. 







micropéplides — Micropeplus 159 

tillés-frangés à leur sommet, le 5 e moins distinctement : le 6° finement 
pointillé, conique. 

Pieds courts, à peine pubescents, presque lisses, roux, à cuisses par¬ 
fois plus foncées. Hanches postérieures largement distantes. Tibias fine¬ 
ment sétuleux, surtout sur leur tranche interne. 

Patrie. Cette espèce est médiocrement commune, du printemps à l’au¬ 
tomne, parmi les feuilles mortes et les détritus, et surtout dans les inon¬ 
dations, dans plusieurs provinces de la France. 

Obs. Chez les immatures, la couleur est d’un brun de poix un peu 
rougeâtre ou même d'un roux testacé. Elle varie, en outre, pour la forme 
et la taille, qui est parfois un peu moindre et un peu plus ramassée, 
avec le 2 e segment abdominal à moitié recouvert (M. Mathani, Fauvel, 
Syn. 11,2)(1). 

2. micropcplus longipeatuigs, Kraatz. 

Ovale-oblong, peu convexe, d'un noir un peu brillant, avec les côtés du 
prothorax largement d’un roux de poix, les palpes, les antennes et les 
pieds roux. Tête subruguleuse, avec 5 carinules obsolètes, convergentes 
en avant et, de chaque côté, une ligne élevée, transversale, atteignant 
les yeux. Prothorax court, un peu moins large que les élytres, irrégu¬ 
lièrement arqué sur les côtés, subdenté sur ceux-ci avant leur base, sub- 
ruguleux et distinctement aréolé sur le dos. Élytres subcarrées, bien plus 
longues que le prothorax, chargées en dessus de 3 côtes longitudinales 
saillantes, sans compter la carène suturale; à repli surmonté d'une côte 
médiane ; à intervalles assez fortement et peu densement ponctués. 
Abdomen à segments 2-4 assez profondément A-fovéolés, le 5« seulement 
à sa base. Métasternum longitudinalement 3 -sillonné. Hanches postérieures 
peu distantes. 

a* Le 6 e arceau ventral subcirculairement échancrô au sommet, lais- 


I) I.c micropeplus caelulus d’EricIison(Col. Mardi.I, 617,2; — Gen. et Spec. Staph. 912, 2), 
est plus petit, plus court, plus ovalaire, plus convexe. I.a létc et le protlmrax sont plus 
fortement rugueux. Le sillon médian du front est moins prononcé, mais il est parcouru par 
une ligne élevée plus accusée. Les réseaux du protliorax sont un peu moins saillants, et les 
côtés un peu plus obtusêment angulés. Les 5' et 0' segments abdominaux sont plus fortement 
rugueux et les fossettes de celui-là sont plus obsolètes et réduites à la base, etc.— L. 0,602. 
— Prusse, Allemagne septentrionale, Suède. 


160 


BRÉVIPENNES 


sant apercevoir le 7°. Tibias intermédiaires et postérieurs offrant près du 
dernier tiers de leur tranche inférieure, une petite dent fasciculée. 

5 Le 6 e arceau ventral entier, le T f caché. Tibias intermédiaires et 
postérieurs inermes. 


Micropeplus staplujlinoides, Kraatz, Ins. Deut. II, 10o3, 3. 

Micropeplus longipennis , Kraatz, Berl. Ent. Zeit. 1859, 60. — Fauvel, Faun. 

Gallo-Rhén. III, 10, 3. 

Long., 0,002G (1 1/5 1.) — Larg., 0,0014 (2/3 1.). 

Corps ovale-oblong, peu convexe, d’un noir un peu brillant, avec les 
côtés du prothorax largement d’un roux de poix. 

Tête moins large que le prothorax, subdéprimée, subruguleuse, ar- 
cuément subrelevée sur les côtés, finement et transversalement sillonnée 
en avant et en arrière; offrant sur sa partie postérieure 5 carinules 
convergentes antérieurement,la médiane assez marquée, les deux externes 
obsolètes et souvent réunies en une espèce d'épatement; présentant, en 
outre, de chaque côté, une ligne élevée fine, partant d’un petit tubercule 
lisse, situé au sommet de la carinule externe, et se dirigeant plus ou 
moins transversalement jusqu’aux yeux ; d’un noir peu brillant. Epistome 
finement chagriné, finement rebordé en avant. Bouche brune, palpes 
roux. Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, éparsement pubescentes : d’un roux testacé, 
à capitule à peine plus foncé, soyeux ; à 1 er article renflé en massue ova¬ 
laire : le 2 e plus court, un peu moins épais, subglobuleux ou en cône 
tronqué : les suivants assez grêles : les 3° et 4 e oblongs, le 5°suboblong : 
les G e à 8 e petits, graduellement un peu plus courts : le dernier très 
gros, en bouton solide, subglobuleux ou très brièvement ovalaire. 

Prothorux fortement transverse, graduellement rétréci en avant, un 
peu plus large en arrière que les élytres ; bisinueusemenl échancré au 
sommet, avec les angles antérieurs saillants mais subémoussés; faible¬ 
ment et irrégulièrement arqué sur les côtés, qui offrent avant leur base 
une petite dent plus ou moins obsolète ; bisinué à la base, à angles 
postérieurs droits ou subaigus, souvent subémoussés ; légèrement convexe 
et subruguleux sur le dos; distinctement aréolé sur celui-ci, avec les 
aréoles médianes plus grandes, les latérales moindres et plus obsolètes; 
largement explanc-relevé sur les côtés; d’un noir peu brillant, avec la 







MICROPÉPLIDES - Mici'OpCplllS 161 

parlie explanée d’un l'oux de poix, parée d’une tache interne plus pâle, 
transparente, ovale-oblongue, souvent peu distincte. 

Écusson à peine chagriné, d'un noir peu brillant. 

Élytrcs subcarrées ou à peine transverses, 1 fois et deux tiers aussi 
longues que le prothorax, â peine arquées sur les côtés; légèrement 
convexes, puis subdépritnées en arrière ; chargées sur leur disque, outre 
la carène suturale, de 3 côtes longitudinales saillantes, presque droites; 
assez fortement et peu densement ponctuées dans les intervalles ; d’un 
noir plus ou moins brillant. Repli surmonté d'une côte médiane, outre la 
côte submarginale inférieure; a ; sez fortement ponctué dans les inter¬ 
valles. 

Abdomen court, presque aussi large â sa base que les élytres,convexe; 
d’un noir plus ou moins brillant; creusé sur les 2 e à 4 e segments de 
4 grandes fossettes assez profondes, subcarrées et à fond plus ou moins 
lisse, séparées par des carènes assez étroites et émoussées, dont la lon¬ 
gitudinale médiane, assez saillante, offre à ses intersections un simple 
épatement lanciforme, parfois à peine canaliculé. Le 5 e obsolètement 
chagriné, légèrement 4-fovéolé à sa base seulement, souvent bordé de 
roux à son extrémité. Le 6 e en cône subtronqué, obsolètement chagriné. 

Dessous du corps d’un noir assez brillant. Prosternum et mésosternum 
subruguleux, largement aréolés dans 1-ur milieu. Mélasternum assez 
largement et peu profondément 3 sillonné longitudinalement, à sillon 
médian un peu plus large, subinterrompu avant son sommet qui est un 
peu plus creusé, les latéraux un peu recourbés en dehors et interrompus 
après leur base qui est profondément creusée ou fovéolée derrière les 
hanches et trochanters postérieurs ; offrant, en outre, de chaque côté, une 
légère impression ovale ou subarrondie, subponctuée. Ventre presque 
lisse, obsolètement ruguleux à la base des arceaux, d'un noir ou brun 
de poix brillant, parfois un peu roussâtre. 

Pieds courts, à peine pubescents, à peine chagrinés, roux. Hanches 
postérieures légèrement distantes. Tibias finement sétuleux, surtout sur 
leur tranche interne. 

Patrie. Cette rare espèce a été capturée, au printemps, aux environs 
de Lyon, par mon ami Guillebeau, parmi les crottins de cheval déjà 
visités et travaillés par les coprophages. 

Obs. Elle est la plus grande du genre. Elle se distingue du porcatns 
par la sculpture différente du front, par le prothorax plus large en arrière 




162 


BRÉYirENNES 


relativement aux élytres, avec celles-ci chargées de 3 côtes dorsales au 
lieu de 4, à intervalles plus brillants et moins densement ponctués. La 
carène médiane de l’abdomen, moins saillante, est sans fossette à ses 
intersections ; les hanches postérieures sont bien moins distantes, etc. (1). 

Les carènes latérales du front sont souvent obsolètes, et alors la mé¬ 
diane reste seule distincte. 


S. Micropcplus ASarietti, J. Duval. 

Oblong, subconvexe, d'un noir assez brillant, avec les côtés du prothorax 
largement d'un roux de poix, les palpes, les pieds et les antennes roux, 
le bouton de celles-ci rembruni. Tête à peine chagrinée, avec 5 carinules 
nettes, convergentes en avant. Prothorax court, un peu plus large que les 
élytres, irrégulièrement arqué sur les côtés, à peine chagriné et nettement 
aréolé sur le dos. Élytres subtransverses, plus longues que le prothorax, 
chargées en dessus de 3 côtes longitudinales saillantes, sans compter la 
carène sulurale ; à repli surmonté d'une carène médiane ; à intervalles 
assez fortement et assez densement ponctués. Abdomen à segments 2-4 
profondément k-fovéolés, le 5 e seulement à sa base, à carène dorsale 
terminée par une crête obtuse et déclive. Métasternum avec 3 fovéoles 
allongées, sur son milieu. Hanches postérieures légèrement distantes. 

o* Le 6 e arceau ventral subogivalement échancré au sommet, laissant 
apercevoir le 7°. Épistome terminé par une petite dent assez brusque et 
peu saillante. Tibias armés d'une petite dent vers le tiers postérieur de 
leur tranche interne. 

9 Le 6 U arceau ventral entier, le 7 e caché. Épistome mousse. Tibias 
inermes. 

Micropeplus Marietti, J. Duval, Gen. Staph. 82. 

Long., 0 ; 0022 (1 1.). - Larg., 0,0012 (1/2 1.). 

Corps oblong, subconvexe, d’un noir assez brillant, avec les côtés du 
prothorax largement d’un roux de poix. 

Tête moins large que le prothorax, subdéprimée, à peine chagrinée, 
arcuément relevée sur les côtés, transversalement sillonnée en avant 


(1) Le il/. Eppelsheimi de Reitter est remarquab'c par l’intervalle des côtes presque lisse. 
— Caspienne. 







micropéplides — Micropeplus 163 

et en arrière ; offrant sur sa partie postérieure 5 carinules nettes, con¬ 
vergentes, mais non réunies antérieurement; d'un noir un peu brillant. 
Épistome à peine chagriné, parfois inégal, plus ou moins rebordé en 
avant. Bouche brune, palpes roux. Yeux noirs. 

Antennes courtes, légèrement pubescentes, rousses, à capitule rem¬ 
bruni, soyeux; à 1 er article renflé en ovale court: le 2° plus court et 
moins épais, en cône mousse : les suivants grêles : les 3 fi et 4 e oblongs : 
le 5 e suboblong : les G 0 à 8 e petits, courts : le dernier très gros, en 
bouton solide, subglobuleux ou très brièvement ovalaire. 

Prothorax court, fortement transverse, rétréci en avant, évidemment 
un peu plus large en arrière que les élvtrès ; assez profondément et bisi- 
nueusement échancré au sommet, avec les angles antérieurs très sail¬ 
lants et subaigus ; sensiblement et irrégulièrement arqué sur les côtés qui 
présentent parfois un angle très obtus ou effacé après le milieu et, près 
de la base, une petite dent obsolète, souvent nulle, rarement suivie d’une 
légère échancrure faisant paraître les angles postérieurs non seulement 
aigus, mais encore subJentés; bisinué à la base; à peine chagriné; sub¬ 
convexe et nettement aréolé sur le dos,les aréoles médianes plus grandes 
et plus profondes, les latérales souvent réunies, flanquées en dehors de 
2 autres aréoles externes, moins distinctes, dont la basilaire petite, 
^'antérieure grande, allongée, irrégulière, prolongée jusqu’au bord an¬ 
térieur le long duquel elle forme comme une espèce de pied ou talon ; 
largement explané sur les,côtés ; d’un noir un peu brillant, avec la partie 
explanée d'un roux de poix, parfois assez obscur, mais parée d’une 
grande tache interne d’un rouge testacé assez pâle, transparente, sub¬ 
arquée, avec une tache transversale de même couleur couvrant la base 
de cette même marge explanée, et sa tranche souvent étroitement rous- 
sâtre. 

Écusson à peine chagriné, subimpressionné, noir. 

Élytres subtransverses, presque 1 fois et demie aussi longues que le 
protliorax; à peine arquées eu arrière sur les côtés; légèrement con¬ 
vexes, puis subiéprimées postérieurement; chargées sur leur disque, 
outre la carène suturale, de 3 côtes longitudinales saillantes, presque 
droites; assez fortement et assez densemenl ponctuées dans les inter¬ 
valles; d'un noir brillant, fi epli surmonté d'une côte médiane, outre la 
côte submarginale inférieure, fortement ponctué dans les intervalles. 

Abdomen court, à peine plus large à sa base que les élytres, convexe, 
d'un noir assez brillant; creusé sur les 2 ,: à 4 e segments de 4 grandes 



164 


BRÉVIPE1NNES 


fossettes profondes et en carré transverse, séparées par des carènes assez 
étroites, dont la longitudinale médiane, assez saillante, offre à ses inter¬ 
sections un simple épatement 'anciforme, avec les transversales néanmoins 
moins étroites, épatées et lisses. Le 5 e presque lisse ou à peine chagriné, 
4-fovéolé à sa base seulement Le 6 e en cône subtronqué, presque lisse 
ou à peine chagriné. Carène dorsale à crête obtuse et déclive, parfois 
plus saillante chez les 9 • 

Dessous du corps d'un noir assez brillant. Prosternum et mésosternum 
chagrinés, distinctement aréolés sur leur milieu. Métasternum à peine 
chagriné, offrant sur son milieu 3 fovéoles allongées, peu profondes, la 
médiane plus prolongée en arrière ; présentant, en outre, vers les côtés 
2 autres fovéoles subarrondies, l’antérieure plus profonde, située derrière 
les hanches, l’autre très peu profonde, plus irrégulière, placée derrière 
la précédente, avec quelques points obsolètes, en arrière. Ventre à bour¬ 
relets lisses et brillants, ainsi que le 6 e arceau. 

Pieds courts, à peine pubescents, à peine chagrinés, roux, avec les 
cuisses parfois un peu rembrunies. Hanches postérieures légèrement 
distantes. Tibias finement sétuleux. 

Patrie. Cette espèce est commune, au printemps et à l’automne, dans 
les environs de Lyon, parmi les feuilles mortes, dans les terreaux et 
les fumiers, etc. 

Obs. Elle est un peu moindre que le longipennis, plus noire et plus 
brillante. La sculpture du front est différente, les aréoles du prothorax 
sont plus nettes, les intervalles des côtes des élylves sont plus densement 
ponctués, et la côte dorsale de l’abdomen se termine par une crête dis¬ 
tincte, obtuse et déclive. Le boulon des antennes est presque toujours 
rembruni, rarement roux, etc. 

Elle varie du noir au rouge brun et au roux testacé, avec la tête et le 
milieu du prothorax souvent plus obscurs (1). 

C’est à tort qu’on réunit cette espèce à la suivante. 


(1) I.e Micropeplus Margaritae de J. Durai aurait le protliorax de la largeur des élytres, 
caractère que j’ai trouvé assez variable. Du reste, l’illustre auteur du Généra me semble avoir 
décrit, sous celle dénomination (p. 83), lC 0 *Ju Micr. Mariclli cl la 9 du falvus, à en 
juger d’après les types que j'ai vus. 








MicnopÉPLiDEs — Mici'opeplus 


165 


1. IVIicrepcplus ftaSvus. Erichson. 

Oblong, peu convexe , d'un brun noir peu brillant, avec les côtés du 
prothorax largement roussâtres, les palpes, les antennes et les pieds 
roux. Tête subruguleuse, avec 5 carinules convergentes en avant. Protho¬ 
rax court, un peu plus large en arrière que les élylres, irrégulièrement 
arqué sur les côtés, subruguleux et nettement aréole sur le dos. Elylres 
subtransverses, plus longues que le prothorax, chargées en dessus de 
3 côtes longitudinales saillantes, sans compter la carène suturale ; à repli 
surmonté d'une côte médiane ; à intervalles assez fortement et peu densé¬ 
ment ponctués. Abdomen à segments 2-4 assez profondément 4 -fovéolés, le 
5 e seulement à sa base, à carène dorsale terminée par une crête subrec¬ 
tangulaire et subverticale. Métastcrnum avec 3 fovéolés allongées, sur son 
milieu. Hanches postérieures légèrement distantes. 

a’ Le 6« arceau ventral circulairement subéchancié au sommet. 
Ëpistome terminé par une petite pointe brusque et saillante. Tibias armés 
d’une petite dent vers le dernier tiers de leur tranche inférieure. 

Ç Le 6 e arceau ventral entier. Epistome mousse ou obtusément angulé. 
Tibias inermes. 

Micropeplus fulcus, Erichson, Gen. et Spec. Staph. 912, 3. — Fairmaire et 

Laboulbène, Faun. Fr. I, 639, 3. — Kraatz, Ins. Deut. II, 105'4, 4. — Fauvel, 

Faun. Gallo-Rhén. III, 10, 2. 

Long., 0,002 (5/6 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1.). 

Corps oblong, peu convexe, d’un brun noir peu brillant, avec les 
côtés du prolhorax largement roussâtres. 

Tète moins large que le prothorax, peu convexe, subruguleuse, 
arcuément subrelevée sur les côtés, transversalement sillonnée en avant 
et en arrière; olïrant sur sa partie postérieure 5 carinules assez nettes, 
convergentes en avant, avec l’externe souvent réunie à sa voisine; d'un 
brun noir peu brillant. Epistome finement chagriné, rebordé en avant. 
Bouche obscure, palpes roux. Yeux noirs. 

Antennes courtes, légèrement ciliées, entièrement d'un roux testacé, à 
capitule pubescent ; à 1 er article renflé en ovale court : le 2" plus court, 
moins épais, en cône mousse : les suivants grêles : le 3 e légèrement, les 



166 


BRÉVirENNES 


4 e et 5° à peine oblongs : les 6 e à 8 e petits, très courts : le dernier très 
gros, en bouton solide, subsphérique. 

Prothorax court, fortement transverse, rétréci en avant, un peu plus 
large en arrière que les élytres ; bisinueusement échancré au sommet, 
avec les angles antérieurs saillants, droits ou subaigus ; irrégulièrement 
arqué sur les côtés qui présentent parfois, surtout en arrière, des angles 
ou dents obsolètes, avec les angles postérieurs droits ou subaigus ; 
bisinué à la base; subruguleux et nettement aréolé sur le dos, les 
aréoles médianes plus larges et plus profondes, rarement réunies, les 
latérales souvent réunies, moins accusées ainsi que les tout à fait 
externes ; largement explané sur les côtés ; d’un brun noir peu brillant, 
avec la partie explanée rousse, parée d’une tache interne plus pâle, 
subtransparente et subarquée, et d’une autre transversale, à la base. 

Écusson à peine chagriné, subimpressionné, d’un noir brun. 

Élytres subtransverses, 1 fois et demie aussi longues que le prothorax; 
à peine arquées sur les côtés ; peu convexes, puis subdéprimées en ar¬ 
rière ; chargées sur leur disque, outre la carène suturale, de 3 côtes 
longitudinales saillantes, presque droites ; assez fortement et peu den- 
sement ponctuées dans les intervalles; d’un noir peu brillant. Repli sur¬ 
monté d’une fine côte médiane, outre la côte submarginale inférieure, 
assez fortement ponctué dans les intervalles. 

Abdomen court, un peu plus large à sa base que les élytres, convexe, 
d’un noir brun assez brillant; creusé sur les 2° à 4 e segments de 4 grandes 
fossettes assez profondes, en carré subtransverse, séparées par des ca¬ 
rènes assez étroites, dont la longitudinale médiane, assez saillante, offre 
à ses intersections un épatement sensible, avec les transversales moins 
étroites, épatées et lisses. Le 5 e chagriné ou obsolètemenl ruguleux, 
4-fovéolé à sa base seulement. Le 6 e en cône émoussé, chagriné ou à 
peine ruguleux. Caréné dorsale à crête subrectangulaire et subverticale. 

Dessous du corps d’un noir brun et peu brillant. Prosternum et méso¬ 
sternum chagrinés, aréolés sur leur milieu, le premier souvent subrugu- 
leux. Métasternum à peine chagriné, offrant sur son milieu 3 fovéoles 
allongées, peu profondes, la médiane plus prolongée en arrière ; pré¬ 
sentant en outre, sur les côtés, quelques aréoles obsolètes, pointillées. 
Ventre à bourrelets lisses et brillants, à 6° arceau obsolètement chagriné, 
souvent roussâtre au moins à son sommet. 

Pieds courts, à peine pubescents, à peine chagrinés, d’un roux assez clair. 
Hanches postérieures légèrement distantes. Tibias très finementsôtuleux. 




167 


MlCROPÉPLIDES - MicVOpeplllS 

Patrie. Cette espèce, sans être commune, se prend un peu partout, au 
pied des meules de paille, parmi les feuilles mortes et les détritus, dans 
une grande partie de la France : la Flandre, la Normandie, la Cham¬ 
pagne, la Lorraine, les environs de Paris et de Lyon, la Provence, la 
Guienne, le Languedoc, les Landes, etc. 

Obs. Elle se distingue du Marietti par sa taille un peu moindre et sa 
forme un peu moins convexe ; par ses antennes à articles intermédiaires 
un peu plus courts et à bouton toujours d’un roux plus ou moins testacé; 
par les carènes frontales moins nettes, avec les 2 externes souvent réunies 
en avant; par les aréoles du prothorax un peu moins accusées et plus 
rugueuses ; par les intervalles des côtes des élvtrès un peu moins dense- 
ment ponctués ; par les fossettes de l’abdomen moins profondes, avec la 
carène médiane terminée par une crête moins obtuse et plus verticale; 
et parles 5 e et 6 e segments de l’abdomen moins lisses. La teinte générale 
est moins noire et moins brillante, la pointe de l’cpistome a* est plus 
brusque et plus saillante, plus aiguë, etc. 

Elle varie du noir brun au rouge obscur et au testacé (1). 

5. fflicropeplus stnpliyllnoirîes, Marsham. 

Oblong, peu convexe, d’un brun de poix assez brillant, avec les côtés 
du prothorax, les palpes, les antennes et les pieds roux. Tête subru- 
galeuse, avec 1 sillon médian entre 2 protubérances presque lisses. Pro¬ 
thorax très court, plus large en arrière que les élytres, subarqué sur 
les côtés, obsolètement chagriné et distinctement aréole sur le dos. Élytres 
transverses, un peu plus longues que le prolhorax, chargées en dessus de 
3 côtes longitudinales saillantes, sans compter la carène suturale ; à repli 
surmonté d’une fine côte médiane ; à intervalles fortetnent et peu dense- 
ment ponctués. Abdomen à segments 2-4 assez profondément i-fovéolés, 
le 5 e seulement à sa base, à carène dorsale terminée par une dent très 
saillante. 

o* Le 6° arceau ventral subéchancré au sommet. Épistome terminé 
par une petite pointe courte. Tibias armés, vers le dernier tiers de leur 
tranche inférieure, d’une petite dent peu saillante. 


(1) Le Micr. latus de Hampe (Wien. Ent. Mon. 1861, 6S) est remarquable par sa taille asseï 
grande, sa forme trapue, très convexe aux élytres, et sa couleur ferrugineuse. — Croatie. 



168 


BREVIPEININES 


9 Le 6« arceau ventral entier. Êpistome mousse. Tibias inermes. 

Ntidula staphylinoides, Marsham, Ent. Brit. 137, 25. 

Micropeplus Maillei, Guérin, lcon. Ins. pl. 10, fig. 4. 

Micropeplus staphylinoides, Erichson, Gen. et Spec. Staph, 913, 4 (1). — Fair- 
maire et Laboulbène, Failli. Fr. I, 658, 2. — Fauvel, Faun. Gallo Rhén. III, 
10, 4. 

9 Micropeplus Duvalii, Fauvei., Sjn. 16, 5. 

Long., 0 002 (5/6 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1.). 

Patrie. Cetle espèce, qui est rare, se rencontre, au printemps et à 
l’automne, au pied des arbres, sous les feuilles mortes et parfois avec les 
fourmis, dans quelques provinces de la France : la Flandre, la Normandie, 
la Bretagne, la Lorraine, le Languedoc, la Guienne, le Roussillon, etc. 
J’en ai cependant capturé un exemplaire aux environs de Lyon. 

Obs. Elle a tout à fait le faciès et la taille du St. fulvus dont elle est 
très distincte par la sculpture de la tête, qui, au lieu de carinules, offre 
en arrière 2 petites protubérances lisses ou obsolètement uniponctuées, 
séparées entre elles par un sillon médian. Les élytres sont bien plus 
courtes (2). La carène dorsale de l’abdomen est terminée par une crête 
beaucoup plus saillante, prolongée en forme de dent plus ou moins acu- 
minée, etc. 

La couleur varie du brun de poix au ferrugineux plus ou moins clair. 
Le prothorax est tantôt à peine plus large, tantôt bien plus large en 
arrière que les élytres, à angles postérieurs plus ou moins saillants et 
plus ou moins prolongés en arrière. Une variété de cette dernière forme, 
provenant de Naples (collection Revelière), présente le front obsolètement 
strié au lieu d’être bituberculé. Le prothorax et les élytres paraissent 
encore plus fortement transverses ( Micr. laticollis. R.). 

La crête des £ est encore plus prolongée que celle des <f . 

La larve du M. staphylinoides a été décrite par M. Lubbock. (Trans. 
Ent. Soc. Lond. 1868, III, 275, pl. 13). 

On rapporte au staphylinoides Yobtusus deNewmann (Ent. Mag. 11,201). 


(Il Dans Kraatz, il y a par erreur, 931 au lieu de 913. 

(2) Contrairement aux autres especes, citez celle-ci les élytres ne sont pas sensiblement 
subdeprimées en arrière. 



MICROPÉI’LIDES — MicropeplllS 


169 ‘ 


6. Micropepltis ohsoletus , Rey. 

Oblong, assez étroit, peu convexe, d'un noir de poix assez brillant, avec 
les palpes, les pieds et les antennes roux, le bouton de celles-ci un peu 
rembruni, le ventre et les côtés du prothorax d'un roux de poix, ceux-ci 
avec une grande tache oblongue, pâle et transparente. Tète obsolètement 
chagrinée, à sillon médian entre 2 protubérances subtriangulaires, lisses. 
Prothorax transverse, un peu plus large en arrière que les élytres, sub- 
carrément atténué en avant, obsolètement chagriné et assez fortement 
aréolé sur le dos. Èlytrès subcarrées, bien plus longues que le prothorax, 
chargées en dessus de 4- fines côtes longitudinales, sans compter la carène 
suturale: lu submarginale moins saillante, plus ou moins raccourcie en 
arrière, à repli surmonté d'une carène médiane aussi forte que la mar¬ 
ginale : tous les intervalles à peine chagrinés, presque lisses ou épuise¬ 
ment et obsolètement pointillés. Abdomen à segments 2-4 profondément', 
le 5° à peine, i-fovéolés à leur base; lisse sur ses parties saillantes, à 
crête terminale nulle. 

tf Le 6 e arceau ventral canaliculé-subéchancrô au sommet. Épistomc 
subangulé en avant. Tibias (1) armés, avant le dernier tiers de leur 
tranche inférieure, d’une très petite dent. 

9 Le 6 e arceau ventral entier. Epistome subarrondi en avant. Tibias 
inermes. 

r 

Long., 0,0016 (2/3 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Patrie. Cette intéressante petite espèce a été découverte, le 15 août, 
par M. Pande'lé, en Barousse (Hautes-Pyrénées), parmi du foin gâté, à 
1,500 mètres d’altitude. 

Obv Elle est plus oblongue, plus petite, plus lisse et plus brillante que 
es précédentes, dont elle diffère nettement par la présence d’une fine 
côte dorsale entre la2 e et la marginale, mais plus rapprochée de celle-ci. 
Elle est bien moins trapue que le tesserula dont elle a l’aspect lisse et 
brillant; elle s’en distingue, en outre, par la côte saillante médiane d 
repli des élytres, etc. 


(1) La dent des tibias antérieurs et intermédiaires est faible et parfois peu distincte. 
Soc. Lin». — t. xxx. 13 



170 


BRÉVIPENNES 


7. R3 Jer«|»e|slsas (csacrula, Curtis. 

Ovale- oblong, subconvexe, d'un noir un peu brillant, avec les côtés du 
prothorax un peu moins foncés, les palpes, la base des antennes et les 
pieds d'un roux de poix. Tête subriigulciise, bituberculée. Prothorax tf'ès 
court, aussi large en arriére que les élytres, subarqué sur les côtés, sub- 
ruguleux et nettement aréole sur le dos. Élytres subtransverses, plus 
longues que le prothorax, chargées en dessous de 3 côtes longitudinales 
fines et assez saillantes, sans compter la carène suturale , à repli sans 
côte médiane, à intervalles lisses ou simplement chagrinés. Abdomen à 
segments 2-4 légèrement h-fovéolés à leur base, les 5 e et 6 e simplement 
subruguleux, à carène dorsale obtuse el sans crête. Hanches postérieures 
assez largement distantes. 

Micropeplus tcsserula, Curtis, Eut. Brit. V, pl. 204— Erichson, Gen. et Spec. 

Staph. 913, 3. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 2h'9. — Kraatz, 1ns. Dent. 

II, IOjo, S. — Thomson, Skand. Col. IV, 196, 3. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén., 

III, 11,5, pl. I, fig. 2. 

Omalium stapliylinoides, Gyllenhal, Ins. Suec., II, 213,13. 

Micropeplus staphylinoides, Heer, Faun. Helv., I, 169, 2. 

Long., 0,0014(2/3 1.). — Larg., 0,0011 (1/2 1.). 

Corps ovale-oblong, subconvexe, d’un noir un peu brillant, avec les 
côtés du prothorax un peu moins foncés. 

Tête moins large que le prothorax, peu convexe, subruguleuse, arcuô- 
inent subélevée sur les côtés, transversalement sillonnée en avant et en 
arrière, offrant sur sa partie postérieure 2 tubercules oblongs, obliques, 
plus lisses, séparés entre eux et des côtés par un sillon ; d’un noir peu 
brillant. Epistome chagriné, mousse en avant. Bouche obscure, palpes 
d’un roux de poix. Yeux noirs. 

Antennes courtes, à peine pubescentes, obscures, à base d’un roux de 
poix ; à 1 er article renflé, le 2 e un peu moins : les suivants petits, grêles : 
le dernier grand, en bouton solide et subsphérique. 

Prothorax très court, très fortement transverse, rétréci en avant, aussi 
large en arrière que les élytres; bisinueusement subéchancré au sommet, 
avec les angles antérieurs assez saillants et subobtus; irrégulièrement 
subarqué sur les côtés, avec le milieu de ceux-ci parfois obtusément 
subangulé, et les angles postérieurs droits ou presque droits ; subbisinué 




MicROPÉPLiDEs — Micropeplus 171 

ù la base; subruguleux et nettement aréolé sur le dos, les aréoles mé¬ 
dianes plus profondes et plus oblongues ; largement explané sur les côtés ; 
d’un noir un peu brillant, avec la partie explanée d’un brun roussàtre, 
surtout antérieurement, et parée d’une petite tache interne pâle, transpa¬ 
rente et parfois peu distincte. 

Ecusson presque lisse, noir. 

Elytres subtransverses, au moins 1 fois 1/3 aussi longues que le pro¬ 
thorax; subparallèles sur les côtés et parfois même subsinuées sur le 
milieu de ceux-ci ; subconvexes sur leur disque, puis faiblement subdé¬ 
primées en arrière ; chargées, outre la carène suturale, de 3 côtes lon¬ 
gitudinales fines, assez saillantes et presque droites ; lisses ou simple¬ 
ment chagrinées dans les intervalles; d’un noir un peu brillant. Repli 
subruguleux, sans côte médiane, à côte submarginale saillante. 

Abdomen court, de la longueur des élytres, convexe, d’un noir assez 
brillant ; creusé à la base des 2° à 4 e segments de 4 fossettes peu pro¬ 
fondes, semilunaires; simplement subruguleux sur les 5 e etG= et sur tous 
les intervalles. Le 6° en cône court et tronqué. Carène dorsale obtuse, 
sans crête terminale. 

Dessous du corps d’un noir un peu brillant, subruguleux ou chagriné. 
Ventre à bourrelets plus lisses. 

Pieds courts, à peine pubescenls, à peine chagrinés, d’un roux de 
poix. Hanches [postérieures assez largement distantes. Tibias à peine 
sétuleux. 

Patrie. Cette espèce, très rare en France, se prend en été, dans les 
vieilles souches des arbres et parmi les détritus, dans la Flandre et la 
Bourgogne. 

Obs. Elle est distincte de tous ses congénères par sa taille plus petite 
et ramassée ; par ses élytres à intervalles lisses ou à peine chagrinés, 
avec le repli sans côte médiane. 

Le rebord du repli des élytres est parfois roussàtre sur sa tranche 
inférieure. Le corps est plus ou moins brillant, l’intervalle des côtes plus 
ou moins lisse. 

On fait synonyme de lesserula le costipennis de Maeklin (Bull. Mosc., 
1853, III, 200). 













. 

•• 




. . 

■ 






























TABLEAU MÉTHODIQUE 

DBS 

COLÉOPTÈRES BRÉVIPENNES 


CROUPE DES MICROPEPLIDES 


Genre Micropeplus, Latreille. 
porcatus, Fabricius. 
caelatus, Ericiison. 
longipennis, Kraatz. 
Eppelsheimi, Reuter. 
Marietti, J. Duval. 


fulvus, Erichson. 
latus, Hampe. 
staphylinoides, Marsham. 
laticollis, Rey. 
obsoletus, Rey. 
tesserula, Curtis. 


TABLE ALPHABÉTIQUE 

« 

DES MICROPEPLIDES 


Ifllcropeplns. 1 

caelalus . 7 

Duvali .16 

Eppelsheimi .10 

fulvus.13 

laticollis .16 

latus .16 

longipennis. 7 

Maillei .16 

Margaritae .12 

Marietti.10 

Mathani . 7 

obsoletus.17 


porcatus. 4 

staphylinoides. . . 8, 16, 18 

tesserula.18 

Nitidula. 

porcata . ü 

staphylinoides .16 

sulcata . 6 

Omalium. 

porcatum . 6 

staphylinoides .18 

Staphylinus. 

porcatus . 6 





























■ ■ ; : 





I 






‘ 







































• 
































TROISIÈME GROUPE 


STÉNIDES 

Caractères. Antennes libres, de 11 articles ; terminées par une massue 
de 3 articles. Le 1 er article des palpes maxillaires allongé, grêle, plus 
long que la moitié du suivant: le dernier presque invisible. Toutes les 
hanches petites ou en cône court : les postérieures notablement dis¬ 
tantes (1). 

Obs. Ce groupe, remarquable par le développement du 1 er article des 
palpes maxillaires et par l’écartement notable des hanches postérieures, 
ne se compose que de deux genres peu tranchés : 

I séparés du cou par un intervalle sensible. Abdomen terminé par 

l 2 longs styles sétiformes. Languette non productile. Menton en 


u 1 carré transverse. . . Dianous. 

\ 

^ I étendus en arrière jusqu’au cou. Abdomen terminé par 2 styles 
| courts, souvent subépineux. Languette plus ou moins productile. 

I Menton trapéziforme. Stenus. 


Genre Dianous, Dianous ; Curtis. 

Curtis, Brit. Ent. III, pl. 107. — J. Duval, Gcn. Staph. pi, £0, fig. 96. 

Étymolocie : ôiavoeopai, je médite. 

Caractères. Corps allongé, subsemicvlindrique, ailé. 

Tête grande, transverse, plus large que le prothorax, resserrée à sa 
base, portée sur un col court, bien' distinct et subcylindrique. Tempes 


(1) Chez les Micropëplidcs (Micr. porcatus), les hanches postérieures sont, par exception, 
largement distantes, mais non séparées eulre elles par un prolongement bilobé du métaster- 
num comme chez les Stênidcs, dont les antennes, du reste, autrement conformées, sont tout 
à fait libres à l’état de repos. 




176 


BRÉYIPEINNES 


mutiques sur les côtés, séparées en dessous par un intervalle étroit, 
évasé en avant. Epistome confondu avec le front, largement tronqué à 
son bord antérieur. Labre très large, très court, à peine arrondi au 
sommet. Mandibules longues, falciformes, fortement arquées, très aiguës, 
obsolètement crénelées intérieurement, armées en dedans, avant leur 
extrémité, d'une forte dent aiguë. Palpes maxillaires allongés, grêles, à 
3 premiers articles allongés, graduellement plus longs : le 1 er plus long 
que la moitié du suivant : le 3 e subépaissi vers son extrémité : le dernier 
subulé, très petit, à peine distinct. Languette non productile. Palpes la¬ 
biaux courts, de 3 articles : le 1 er oblong, subarqué : le 2 e plus long, 
plus épais, subovalaire : le dernier petit, grêle, subulé. Menton grand, 
en carré tranverse, tronqué en avant, à disque relevé en un large triangle. 

Yeux grands, subovalairement arrondis, saillants, séparés du cou par 
un intervalle sensible. 

Antennes assez longues, grêles, insérées sur le front entre les yeux, 
près du bord antéro-interne de ceux-ci ; à 2 premiers articles subépaissis : 
les suivants grêles : le 3 e très allongé, les 4 e à 8 e graduellement moins 
longs : les 3 derniers un peu plus épais, formant une massue allongée : 
les pénultièmes obeoniques : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax à peine oblong, subcylindrique ; subrétréci en arrière ; bien 
moins large que les élytrès, subarrondi au sommet, tronqué à la base, 
finement rebordé sur l’un et l'autre ; à angles effacés ou infléchis. Repli 
grand, trapêziforme, visible vu de côté, tronqué ou subéchancré vers le s 
hanches antérieures. Epinières prothoraciques très grandes, séparées du 
repli par une très fine ligne oblique. 

Ecusson très petit, en triangle transverse. 

Elytres subcarrées, plus longues que le prothorax, dépassant à peine 
ou non la poitrine, simultanément échancré- s à leur bord apical, sinuées 
à leur angle postéro-externe, finement rebordées sur la suture, plus fine¬ 
ment au sommet, mousses et subparallèles sur les côtés. Repli grand, 
subvertical, rebordé et subarrondi à sa marge inférieure. Epaules assez 
saillantes. 

Prosternum très développé, relevé en dos d’âne sur son milieu, pro¬ 
longé entre les hanches antérieures en pointe courte et plus ou moins 
enfouie. Mèsosternum assez grand, bisinueusement tronqué en avant, 
rétréci entre les hanches intermédiaires en pointe assez large et moussa, 
prolongée au moins jusqu’à la moitié de celles-ci. MédUpisternums grands, 
confondus avec le mésosternum. Médiépimères assez grandes, peu limi- 






stémdes — Dianous 


177 


lées, triangulaires. Métasternum grand, fortement sinué pour l’insertion 
des hanches postérieures, prolongé entre celles-ci en 2 lobes (1) larges, 
déprimés ou subexcavés ; avancé entre les intermédiaires en angle court 
et mousse. Postépisternums très étroits, seulement visibles en arrière. 
Postépimeres très grandes, triangulaires. 

Abdomen assez large, subatténué postérieurement, rebordé sur les 
côtés, se recourbant un peu en l’air ; à 4 premiers segments subégaux, 
le 5° un peu plus grand : le 6 e court, fortement rétractile : celui de 
l’armure distinct, terminé par 2 longues soies (2). Ventre à l or arceau 
avancé à sa base en pointe subcarinulée, plus grand que les suivants : 
ceux-ci graduellement un peu plus courts : le 5 e un peu plus grand que 
le 4 e , largement sinué à son bord postérieur (<f ? ) : le 6 e assez saillant, 
rôtiactile : le 7 e parfois distinct. 

Hanches petites, en cône court et mousse. Les antérieures subconti¬ 
guës ; h s intermédiaires légèrement, les postérieures notablement dis¬ 
tantes. 

Pieds allongés, grêles. Trochanters petits, subcunéiformes. Cuisses à 
peine renflées vers leur milieu, subatténuées aux deux extrémités. Tibias 
grêles, simplement pubescents, sublinéaires ou subélargis vers leur som¬ 
met, obliquement coupés et ciliés-frangés à celui-ci, munis au bout de 
leur tranche inférieure de 2 petits éperons très courts et presque indis¬ 
tincts. Tarses subfiliformes, plus courts que les tibias, à 1 er article sub¬ 
allongé ou oblong, les suivants plus courts : le 4'-' bilobé : le 5<> en massue 
allongée, plus long que les 2 précédents réunis. Ongles longs, très grêles, 
infléchis, arqués vers leur sommet. 

Obs. La seule espèce de ce genre vit au bord des eaux. Elle n’est pas 
très agile. 


t. Dianous caerulesccns, Gylienhal. 

Allongé , peu convexe, brièvement pubescent, d'un bleu noirâtre assez 
ballant, avec les élytres parées d'une tache arrondie fauve. Tête large, 


(t) Ces lobes sont séparés simultanément du rest*’ de la surface par une fine ligne transver¬ 
sale, subangulée en arrière dans son milieu. 

(2) Ces soies, généralement obscures, paraissent insérées chacune à l’angle postéroexterne 
du T arceau ventral. 


178 


BIlÉVIPENlNES 


assez finement et densément ponctuée , obliquement bisillonnée. Prothorax 
à peine oblong, beaucoup moins large que les élytres, subarrondi sur les 
côtés avant leur milieu et subrétréci en arriére, assez fortement et den¬ 
sément ponctué, moins densément sur son milieu. Elytres plus longues que 
le prothorax, subimpressionnées ou déprimées le long de la suture , assez 
fortement et densément ponctuées. Abdomen finement et densément point 
tillé. 

a” Le 6 e arceau ventral subangulairement échancré au sommet, laissant 
apercevoir le 7®. 

Ç Le 6 e arceau ventral prolongé en ogive arrondie, cachant le 7°. 

Stenus caerulescens, Gyllenhal, Ins. Suec. II, 463, 1. 

Stenus biguttatus, Ljungh, Web. et Mohr. Arch. I, 62, 5. 

Dianous caerulescens, Cunns, Brit. Ent. III, pl. 107.— Mannerheim, Brach. 41,1. 

— Boisduval et Lacordaire, Faun. Par. I, 440 — Erichson, Col. March. I, 628, 1; 

— Gen. et Spec. Staph. 689, 1. — Redtenbacher, Faun. Austr. cd. 2, 218. — 

Heer, Faun. Helv. I, 213, 1. — Fairmaire et Labouldène, Faun. Fr. I, S72, 1. 

— Kraatz, Ins. Dent. 11,739, 1.— Thomson, Skand. Col. Il, 211, 1.— Fauvel, 

Faun. Gallo-Rhén. III, 226, 1. 

Long., 0,0055 (2 1/2 1.). — Larg., 0,0014 (2/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un bleu noirâtre assez brillant, avec une 
tache arrondie fauve sur les élytres ; revêtu d’un léger duvet court et 
blanchâtre. 

Tête plus large que le prothorax, légèrement duveteuse, assez fine¬ 
ment et densément ponctuée, subdéprimée ; marquée entre les yeux 
de 2 sillons obliques, plus rapprochés en avant et à intervalle sub¬ 
convexe; d’un bleu noirâtre assez brillant. Palpes noirs. Mandibules d’un 
roux de poix. Yeux obscurs, micacés. 

Antennes environ de la longueur de la tête et du prothorax réunis, 
pubescentes, noires à extrémité subferrugineuse ; à 2 premiers articles 
subépaissis, le 2 e à peine plus court et un peu moins épais : les suivants 
grêles : le 3 e très allongé : les 4 e à 8® graduellement un peu moins 
longs et à peine plus épais : les 4° à 7 Ü assez allongés, le 8 e plus court, 
oblong, obeonique : les 3 derniers plus épais, formant ensemble une 
massue allongée et peu renflée, avec les pénultièmes suboblongs, obeo- 
niques, et le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax à peine oblong, subcylindrique ; subarrondi sur les côtés 



stemdes — Dianons 


179 


avant son milieu et puis subrétréci en arrière, où il est près d’une fois 
moins large que les élytres prises ensemble ; subconvexe; à peine duve¬ 
teux ; un peu plus fortement ponctué que la tête, densément sur ses 
parties latérales, plus lâchement sur son milieu ; d’un bleu noirâtre assez 
brillant. 

Écusson lisse, d’un noir brillant. 

Élytres subcarrées, sensiblement plus longues que le prothorax, sub¬ 
parallèles ou à peine arquées sur leurs côtés ; très peu convexes; sub- 
impressionnées ou déprimées le long de la suture ; longitudinalement 
subimpressionnées en dedans des épaules ; légèrement duveteuses; assez 
fortement et densément ponctuées ; d’un bleu noirâtre assez brillant, 
avec une grande tache d’un roux fauve, subarrondie et située après le 
milieu du disque. Épaules étroitement arrondies. 

Abdomen un peu plus long et sensiblement moins large que les élytres; 
arcuément subatténué en arrière; subconvexe, avec les 3 premiers seg¬ 
ments fortement et le 4 e plus faiblement sillonnés en travers à leur 
base ; légèrement duveteux ; finement et densément pointillé ; d’un noir 
un peu bleuâtre et assez brillant. LeQ c segrnent rentré, très court. Le 7 e 
en ogive obtuse (?) ou subtronquée (a*), déprimé (?) ou subimpres- 
sionnê vers son extrémité. 

Dessous du corps duveteux, densément ponctué, plus densément et ru- 
gueusement sur l’antépectus et le médipectus, plus finement sur le ventre ; 
d’un noir assez brillant et un peu bleuâtre. Mêtasternum subimpressionné 
et lisse au devant des lobes postérieurs. Ventre convexe, à duvet plus 
apparent, plus pâle et moins redressé que celui de la poitrine, à 5 e arceau 
largement sinué à son bord apical. 

Pieds duveteux, finement et très densément pointillés, d’un noir à 
peine bleuâtre. Tarses obscurs, ciliés-pubescents, à 5* article parfois un 
peu roussâtre. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se trouve, tout l’été, au bord 
des cascades et des ruisseaux, sous les pierres et parmi les mousses et 
feuilles mortes humides, dans une grande partie de la France. Je l’ai, 
une seule fois, capturée en Frovence, aux environs de Fréjus, sur les 
bords du Reyran. 

Obs. La teinte bleue est rarement un peu verdâtre. Le prothorax offre 
souvent de faibles impressions ^ou inégalités peu senties. Par l’effet du 
contraste, la tache des élytres parait entourée d’un cercle violet. 


180 


BIlÉVJPEISNES 


Les styles sétiformes qui terminent l’abdomen, sont souvent accom¬ 
pagnés, surtout chez les a”, chacun de 1 ou 2 autres soies plus légères 
et moins obscures. 


Genre Stenus, Stène; Latreille. 

Latrbillb, Préc. Car. Gén. Ins. p. 77.— J. Düval, Gen. Staph. 51, pl. 19, Gg. 94. 
Étymologie : <mvô;, étroit. 


Caractères. Corps plus ou moins allongé, rarement oblong, subcylin¬ 
drique ou setnieylindrique, ailé ou aptère. 

Tête grande, transverse, généralement plus large que le prothorax, 
resserrée à sa base, portée sur un col court et subcylindrique. Tempes 
annihilées en arrière sur les côtés, séparées en dessous par un intervalle 
assez grand, lisse ou presque lisse. Epistome confondu avec le front, 
tronqué au sommet. Labre large, court, subarrondi à son bord anté¬ 
rieur. Mandibules longues, falciformes, arquées, aiguës, armées en de ¬ 
dans près de leur sommet d’une forte dent aiguë, subcrénelée à son 
côté interne (1). Palpes maxillaires plus ou moins allongés, à 3 premiers 
articles allongés, graduellement plus longs, ou bien le 1 er suballongé et 
les 2 e et 3 e allongés, subôgaux, avec celui-ci subépaissi vers son extré¬ 
mité, parfois subfusiforme : le dernier subulé, très petit, à peine distinct. 
Languette productile. Palpes labiaux courts, de 3 articles : le 1 er sub- 
allongé, subarqué : le 2 e plus ou moins renflé : le 3° très petit, subulé, 
presque indistinct. Menton assez grand, trapéziforme, plus étroit en avant, 
plus ou moins sculpté, souvent relevé sur son disque en une saillie 
triangulaire, à sommet parfois plus avancé que le bord antérieur. 

Yeux très grands, subovalairement arrondis saillants, étendus en 
arrière jusqu’au cou. 

Antennes généralement peu allongées, grêles, insérées sur le front 
intreles yeux, près du bord autéro-interne de ceux-ci; à 2 premiers 
articles plus épais: les suivants plus grêles, graduellement moins longs : 
les 3 derniers formant une massue allongée ou suballongée, le plus 


(1) Suivant que celte dent est plus ou moins rapprochée du sommet, la mandibule parait 
bidentée ou unidentée au bout. 








stènides — Stenus 1B1 

souvent bien distincte : le dernier plus ou moins ovalaire, plus ou moins 
acuminé. 

Prothorax subcylindrique, plus ou moins arqué sur le côtés, généra¬ 
lement un peu plus rétréci en arrière qu’en avant, moins large que les 
élytres ; à peine arrondi au sommet, subtronqué à la base ; non ou 
très finement rebordé sur l’un et sur l’autre (1). Repli grand, visible vu 
de côté. Epimères prothoraciques grandes, séparées du repli par une 
ligne oblique, rarement longitudinale (2). 

Ecusson très petit, souvent peu distinct, triangulaire. 

Elytres suboblongues, subcarrées ou transverses, dépassant à peine ou 
non la poitrine, tronquées ou simultanément subéchancrées à leur bord 
apical, subsinuées ou non à leur angle postéro-extreine, très finement 
rebordées sur la suture et au sommet, mousses sur les côtés. Repli assez 
grand, subvertical, rebordé et subarqué à sa marge inférieure. Epaules 
assez saillantes. 

Prosternum plus ou moins développé, parfois relevé en dos d’âne sur 
son milieu, prolongé entre les hanches antérieures en pointe courte, 
brusque, aiguë ou acérée, souvent enfouie. Mésosternum assez grand, 
bisinueusement tronqué en avant, brusquement rétréci, entre les hanches 
intermédiaires, en pointe parfois subaiguë, d'autres fois assez large, 
mousse ou même tronquée au bout, prolongée au delà de la moitié de 
celles-ci. Médiépisternums grands, confondus avec le mésosternum. Mé- 
diépim'eres grandes, triangulaires. Métasternum plus ou moins développé, 
fortement sinué pour l’insertion des hanches postérieures, prolongé 
entre celles-ci en 2 lobes larges, déprimés ou subexcavés ; avancé entre 
les intermédiaires en angle prononcé, mousse ou subtronqué. Postépi - 
sternums très étroits, seulement visibles en arrière. Postépimères très 
grandes, triangulaires. 

Abdomen plus ou moins allongé, tantôt subparallèle, tantôt atténué en 
arrière, rebordé chez les uns et non chez les autres, se recourbant un 
peu en l’air; à 4 premiers segments subégaux, le 5 e un peu plus grand : 
le 6° plus étroit, saillant, rétractile : celui de l’armure distinct, terminé 
par 2 styles très courts, subépineux, quelquefois par 2 soies molles et 


(t) Tous les angles sont effacés, ainsi que dans le genre Dianous. 

(2) Elles sont généralement éparsement ponctuées, à interstices lisses, au lieu qu’elles le 
sont densément dans le genre Dianous. 


182 


BRÉVIPENNES 


pâles (1). Ventre à 1 er arceau plus ou moins carinulé à sa base (2), plus 
grand que les suivants : ceux-ci subégaux ou graduellement un peu plus 
courts, avec le 5 e à peine ou un peu plus grand : le 6 e assez saillant, 
rétractile : le 7' souvent (a") distinct. 

Hanches petites, subglobuleuses ou en cône court. Les antérieures 
subcontiguës, souvent subétranglées dans leur milieu ; les intermédiaires 
légèrement ou médiocrement, les postérieures notablement distantes. 

Pieds plus ou moins allongés, plus ou moins grêles. Trochanters petits, 
subeunéifornies. Cuisses étroites, un peu renflées vers leur milieu, parfois 
sublinéaires. Tibias grêles, simplement pubescents, sublinéaires (3) ; 
quelquefois subélargis vers leur sommet, obliquement coupés et ciliés— 
frangés à celui-ci, à éperons presque indistincts. Tarses plus ou moins 
allongés, souvent grêles, d’autres fois subdéprimés, parfois assez courts, à 
4 e article ou simple ou bilobô : le dernier en massue allongée, subégal 
aux 2 précédents réunis ; les postérieurs à 1 er article ou très allongé et 
plus long que le dernier, ou allongé et subégal au dernier. Ongles petits, 
grêles, arqués. 

Obs. Ce genre, remarquable par la grosseur des yeux, renferme un 
très grand nombre d’espèces qui, bien que d’un faciès analogue, varient 
passablement sous le rapport de l’abdomen et des tarses. Elles sont 
agiles et se plaisent en général au bord des eaux et dans les lieux 
humides. 

J’ai cru indispensable de les répartir en plusieurs sous-genres, pour 
éviter de trop grands tableaux. 


(t) Dans le genre Dianous, les soies terminales sont noires, bien pins longues et surtout 
plus raides, tandis qu'ici elles sont pâles, plus courtes et molles (salinus, binotatus, plan- 
taris, lempeslivus, etc.). 

(2) La carcne est plus ou moins accusée, plus ou moins prolongée. 

(3) Les tibias postérieurs, et parfois les intermédiaires, sont un peu recourbés en dehors ou 
en dedans vers leur extrémité. 








STÉNIDES — Stenus 


183 


A. Le 4° article des tarses entier, parfois cordiforme ou subbilobé, non 
ou à peine plus large que le 3 e •• celui-ci toujours entier. 

E. Abdomen nettement rebordé sur les côtés. 

C. Tarses postérieurs allongés, aussi longs ou un peu moins longs 

que les tibias, à 1 er article allongé ou très allongé, généralement 
plus long que le dernier (1) : le 2 e suballongé, très rarement 
oblong. ..l^r sous-genre Stenus. 

CC. Tarses postérieurs courts ou assez courts, un peu ou à peine 
plus longs que la moitié des tibias, à 1 er article suballongé, sub¬ 
égal au dernier : le 2 e oblong ou suboblong. . 2 e sous-genre Nestus. 

BB. Abdomen non rebordé sur les côtés (si ce n'est à peine aux 

2 premiers segments).3 e sous-genre Tesnus. 

AA. Le 4 e article des tarses profondément bilobé, plus large que le 3 e ; 
celui-ci parfois semibilobé. 

D. Addomen nettement rebordé sur les côtés. 

E. Tarses postérieurs allongés, grêles, sensiblement plus longs 
que la moitié des tibias, subiinéaires jusqu’au sommet du 3 e ou 
au moins du 2° article : le 1 er allongé ou très allongé, bien plus 
long que le dernier. Prothorax généralement avec un sillon 

dorsal.4° sous-genre Mesostenus. 

FE. Tarses postérieurs peu allongés, un peu ou à peine plus 
longs que la moitié des tibias, subdéprimés et graduellement 
élargis en palette, au moins dès le sommet du 2° article : le 1 er 
suballongé ou oblong, non plus long que le dernier. Prothorax 

sans sillon dorsal.sous-genre Hemistenus. 

DD. Abdomen non rebordé sur les côtés (si ce n’est à peine au 

1 er segment).G® sous-genre Hypostenus. 

1 er Sous-genre Stenus 

Obs. Ce sous-genre est remarquable par le développement des tarses 
postérieurs et surtout de leur 1 er article qui est bien plus long que le 
dernier, sauf.de rares exceptions ( Guynemeri , aterrimus, alpicola), mais 
alors le 2° est suballongé ou au moins fortement oblong. Les 3 e et 4 e 
sont suballongés ou oblongs, rarement assez courts. Le 4® article de 
tous les tarses est entier et l’abdomen est toujours nettement rebordé. La 
taille est ordinairement grande ou assez grande, très rarement petite. Il 
renferme un assez grand nombre d’espèces dont je donne 2 tableaux : 


(1) Les caractères tirés de la couleur des pieds étant variables et ceux des carènes abdo¬ 
minales étant souvent peu appréciables, j'ai du les subordonner à la méthode de Thomson qui 
fait prédominer la structure des tarses postérieurs, caractère organique qui rapproche les 
espèces d’une manière plus naturelle et plus absolue, malgré de rares exceptions. 







184 


brévipennes 


a. Elytres parées d’une tache rouge ou fauve, ou testacée. 

b. Pieds entièrement noirs ou noirâtres. Les premiers segments de 
l’abdomen sans carène basilaire. 

c. Tache des èlytres arrondie, réduite au disque. Leur angle pos- 
téro-externe ponctué. 

d. Tache des èlytres petite ou médiocre, située immédiatement 
après le milieu du disque. 

e. Tache des èlytres petite, également distante de la suture et 

des côtés. Le 1 er article des palpes et base du 2 e testacés, 1. biguttatus. 
ee. Tache des èlytres médiocre, un peu plus distante de la suture 

que des côtés. Le 1 er article des palpes seul tcstacé. . . 2.bipunctatus. 
dd. Tache des èlytres assez grande, située sur le tiers postérieur 
du disque, rapprochée des côtés. Le 1 er article des palpes 


seul d’un roux testacé.3. longipes. 

cc. Tache des èlytres transversale, étendue jusque sur le repli. Leur 

angle postèro-externe presque lisse.4. oceuatus. 

bb. Pieds variés de noir et brun ou de testacé. 


f. Les premiers segments de l'abdomen sans carène à leur base. 

Elytres inégales, à tache grande, bien plus rapprochée des côtés 
que de la suture. Prothorax inégal, avec 2 petites bosses lisses. 

Taille médiocre. 

g. Les 3 premiers segments de l'abdomen presque aussi den¬ 

sément ponctués sur le milieu que sur les côtés. Tache des 

èlytres rapprochée des côtés.5. guttula. 

gg Les 3 premiers segments de l'abdomen presque lisses sur leur 

milieu. Tache des èlytres touchant aux côtés. 6. laevigatus. 

ff. Les premiers segments de l'abdomen unicarénés à leur base. 

Elytres presque égales (1), à tache petite, subégalement distante 
des côtés et de la suture. Prothorax subégal, avec un simple sillon 
dorsal. 

h. Cuisses à peine rembrunies à leur extrémité. Taille mé¬ 
diocre.7. STIGMULA. 

hh. Cuisses assez largement rembrunies à leur extrémité. Taille 

grande.8 .bimaculatus. 


1. Stciius lbSgaattatus, Linné. 

Allongé, peu convexe, brièvement pubescent, d’un noir à peine bronzé 
et assez brillant, avec la base des palpes maxillaires testacée, et les 
èlytres parées d'une petite tache fauve, située après le milieu du disque et 

(t) Le mot égal, par opposition à inégal, s’entend d’une surface sans bosses ni impres-ions. 













STÉNIDES — StcmiS 


185 


également distante de la suture et des côtés. Tête bien plus large que le 
prothorax, assez finement et densément ponctuée, excavée avec une petite 
carène médiane. Prothorax oblong, bien moins large que les élytres, sub- 
arqué avant le milieu de ses côtés, assez fortement, densément et subru- 
gueusement ponctué, avec un petit sillon médian, raccourci. Elytres un 
peu plus longues que le prothorax, subinégales, fortement, densément et 
subrugueusement ponctuées. Abdomen assez finement et densémentponctué. 

a' Le 6° arceau ventral déprimé sur sa région médiane, profondé¬ 
ment échancré au sommet, laissant apercevoir le 7 e . Le 5 e largement e 
légèrement sinué dans le milieu de son bord apical, avec une impression 
transverse, lisse, au-devant du sinus, limitée de chaque côté par une 
carène obtuse et légèrement ciliée au bout. Le 4 e à légère dépression 
terminale, lisse. 

Ç Le G e arceau ventral prolongé en ogive arrondie, cachant le 7 e . Les 
4 e et 5 e simples. 

Staphylinus biguttatus, Linné, Faun. Suec. 851. — Fabricius, Gen. Ins. 241, 
11-12. — De Villers, Ent. I, 415, 15. — Walkenaer, Faun. Par. I, 27G, 2. 
Stenus biguttatus , Fabricius, Syst. El. I[, 602, 1. — Graveniiorst, Micr. 154, 
2 ; — Mon. 225, 2 — Latreille, Hist. nat. Crusl. et Ins. IX, 352, 2, pl. 80, 
fig. 1. —Gyllenhal, Ins. Suec. II, 464, 2.— Guérin, Icon. Régn. an. Ins. pl. 9, 
fig. 8. — Boisduval et Lacordaire, Faun. Par. I, 443, 3.— Hf.er, Faun. Helv.l, 
213, 1 (t). — Erichson, Col. March. I. 529, 1 ; — Gen. et Spec. Staph. 690, 1. — 
Redtenbachf.r, Faun. Austr. ed. 2, 218, 5. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. 
Fr. I, 573, 1. — Kraatz, Ins. Dent. II, 742,1.— Thomson, Skand. Col. II, 227» 
31. — Fauvel, Faun. Gallo.-Rhén. III, 231, 1. 

Pacderus biguttatus, Oi.ivier, Ent. III, n' 44, 5,4,pl. I, fig. 3, a, b. 

Stenus bipustulatus, Ljungh, Web. u. Mohr. arch. I, 1, 63, 4. —Mannerheim, 
Brach. 41, 1. —Runde, Brach. liai. 14, 1. 

Staphylinus bipustulatus, Marsiiam, Ent. Brit. 527, 82. 

Long., 0,005 (2 1/4 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir à peine bronzé et assez brillant, 
avec les élytres parées d’une petite tache fauve ; revêtu d’un court duvet 
brillant et argenté. 

Tête bien plus large que le prothorax, à peine duveteuse, assez fine¬ 
ment et densément ponctuée ; excavée avec une petite carène longitudi- 


(!) Dans Kraatz (p. 742), au lieu de 203, il faut lire *213. 
Soc. LlNN. — T. XXX. . 


14 


186 


BRÉVIPENNES 


nale étroite, presque lisse, raccourcie en avant; d’un noir à peine bronzé 
et un peu brillant. Mandibules noires, à extrémité d’un roux de poix. 
Palpes maxillaires obscurs, à l or article et base du 2 e teslacés (1). Yeux 
noirs, parfois lavés de gris. 

Antennes atteignant à peine le milieu du prothorax, légèrement pubes- 
centes, d’un brun de poix, avec le 1 er article et la massue plus obscurs ; 
à l° r article subépaissi : le 2 e un peu moins épais, à peine plus court : 
le 3 e grêle, allongé, presque 2 fois aussi long que le 4 e : celui-ci et les 
suivants graduellement plus courts et à peine plus épais, avec les 7 e et 8 e 
obeoniques, oblongs ou suboblongs : les 3 derniers subépaissis en massue 
allongée : les 2 pénultièmes subcarrés ou obeoniques : le dernier en 
ovale acuminé. 

Prothorax oblong, bien moins large que les élytres ; subarqué sur 
les côtés avant leur milieu, subégalement rétréci en avant et en arrière ; 
peu convexe ; à peine duveteux; assez fortement, densément et subru- 
gueusement ponctué; creusé sur son milieu d’un petit sillon longitudinal, 
canaliculé, raccourci, et de chaque côté d’une fossette peu marquée; d’un 
noir à peine bronzé et un peu brillant. 

Écusson peu distinct, chagriné, noir. 

Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, subarcué- 
ment subélargies en arrière ; subinégales, peu convexes; impressionnées 
à la base sur la suture et plus obsolètement en dedans des épaules; 
légèrement duveteuses, avec le duvet formant sur le milieu des côtés une 
plaque plus apparente ; fortement, densément et snbrugueusement ponc¬ 
tuées ; d’un noir submétallique assez brillant; parées immédiatement 
après leur milieu d’une petite tache fauve, subarrondie et également dis¬ 
tante de la suture et des côtés. Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen allongé, un peu moins large à sa base que les élytres; 
subatténué en arrière ; subconvexe, avec les 4 premiers segments 
fortement impressionnés en travers à leur base et le 5 e bien plus faible¬ 
ment; distinctement duveteux, surtout sur les côtés ; assez finement et 
densément ponctué, graduellement plus finement et plus légèrement vers 
son extrémité; rugueux dans le fond des impressions; d’un noir sub¬ 
métallique brillant. Le 7 e segment très éparsement ponctué, subimpres¬ 
sionné vers son sommet. 

Dessous du corps duveteux, d’un noir submétallique et brillant sur le 


(4) Je ne parlerai pas de la couleur des palpes labiaux qui sont peu distiucts. 





STÉMDES — S tenus 


187 


postpectus et le ventre, mal el rugueux sur le prosternum el le inéso- 
sternum. Êpimères prothoraciques très éparsement ponctuées (1). Méta- 
sternum subconvexe, assez densément ponctué, plus densément sur les 
côtés, avec sa ligne médiane plus lisse et offrant parfois en arrière une 
fossette ou impression lanciforme. Ventre convexe, assez finement et 
densément ponctué, plus finement et plus légèrement vers son extrémité. 

Pieds à peine duveteux, légèrement pointillés, d’un noir assez brillant, 
avec les trochanters d'un roux de poix et le sommet des tarses bru¬ 
nâtres. Tarses postérieurs ù peine moins longs que les tibias, à 1 er article 
très allongé, notablement plus long que le dernier: les 2 e à 4° suballongés 
ou fortement oblongs, graduellement moins longs. 

Patrie. Cette espèce est assez commune, courant au bord des eaux, 
ou bien sous les pierres et les détritus des lieux humides, toute l’année 
et dans presque toute la France. Je ne l’ai pas rencontrée dans la zone 
méditerranéenne. 

Obs. Elle varie peu, si ce n’est que le prothorax est parfois à peine 
impressionné sur ses côtés. La tache des élytrès est,plus ou moins petite. 
Le 2° article des palpes est parfois entièrement testacé. 

Les 9 sont un peu moins étroites, surtout à l’abdomen, et cela dans 
la plupart des espèces. 


1 . St ci» us bipunctatus, Eiucusox. 

Allongé, peu convexe, brièvement pubescent, d'un noir à peine bronzé 
et un peu brillant, avec le 1 er article des palpes maxillaires testacé, et 
les élytres parées d'une tache fauve, médiocre, située après le milieu du 
disque et un peu plus distante de la suture que des côtés. Tête sensible¬ 
ment plus large que le prothorax, assez finement et densément ponctuée, 
subexcavée avec une petite carène médiane. Prothorax oblong,bien moins 
large que les ély 1res, subarqué avant le milieu de ses côtés, subimpressionné 
vers le milieu de celui-ci, fortement, densément et rugueusement ponctué, 
avec un petit sillon médian, raccourci. Êlytres un peu plus longues que 
le prothorax, subinégales, fortement, densément et rugueusement ponc¬ 
tuées. Abdomen assez finement et densément ponctué. 


(t) Toujours, les êpimères prothoracique» sont généralement moins densément ponctuées que 
le repli, à interstices lisses. Je n'en parlerai pas régulièrement. 


188 


BRÉVIPENNES 


a" Le 6° arceau ventral subimpressionné sur sa région médiane, 
largement et subangulairement échancré au sommet, découvrant le 7 e . 
Le 5 e largement et légèrement sinué dans le milieu de son bord apical, 
avec une impression subtransverse lisse, au devant du sinus, limitée de 
chaque côté par une carène obtuse. Le 4 e simple, presque entier (1). 

$ Le 6 e arceau ventral prolo gô en ogive arrondie, cachant le 7 e . 
Les 4<= et 5 e simples. 

Stenus bipunctatus , Erichson, Col. Mardi. I, 530, '2; — Gen. et Spec. Staph . 

691, 2. — Redtenbaciier, Faun. Austr. ed. 2, 218, 5. — Heer, Faun. Helv. I, 

214, 2. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 573, 2. — Kraatz, Ins. Deut. 

II, 743, 2. — Tbomson. Skand. Col. II, 227, 32. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. 

III, 232, 2. 

Long , 0,0053 (2 1/2 1.). — Larg., 0.0010 (1/2 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir à peine bronzé et un peu bril¬ 
lant, avec les élytrès parées d’une tache fauve, médiocre ; revêtu d’un 
court duvet brillant et argenté. 

Tète sensiblement plus large que le prothorax, légèrement duveteuse, 
assez finement et densément ponctuée; subexcavée avec une petite carène 
longitudinale très étroite, raccourcie en avant; d’un noir à peine bronzé 
et un peu brillant. Mandibules d’un roux de poix, à base rembrunie. 
Palpes maxillaires à l ar article seul d’un roux testacé. Yeux obscurs. 

Antennes n’atteignant pas le milieu du prothorax, légèrement pubes- 
centes, noires ; à 1 er article subépaissi : le 2 e un peu moins épais et un 
peu plus court : le 3 e grêle, allongé, presque 2 fois aussi long que le 4° : 
celui-ci et les suivants graduellement plus courts et à peine plus épais, 
avec les 7 e et 8 e obeoniques, le 7 e oblong, le 8 e à peine oblong : les 3 
derniers subépaissis en massue allongée : les 9 e et 10 e subtransverses : le 
dernier en ovale court etacuminé. 

Prothorax oblong, bien moins large que les élytres, snbarqué sur les 
cotés avant leur milieu, subégalement rétréci en avant et en arrière ; peu 
convexe; à peine duveteux; fortement, densément et rugueusement 
ponctué ; creusé sur son milieu d’un petit sillon longitudinal, raccourci ; 
marqué de chaque côté de son disque d’une légère impression parfois 
obsolète ; d’un noir à peine métallique et peu brillant. 

(1) Le7* arceau ventral, souvent renlréet dont je néglige de parler, est parfois subécbancré 

au bout.’ 









STÉNIDES — Sterius 


189 


Écusson peu distinct, chagriné, noir. 

Élytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, à peine 
arquées sur les côtés ; subinégales, peu convexes ; impressionnées à la 
base sur la suture et obliquement subimpressionnées en dedans des 
épaules ; légèrement duveteuses avec le duvet formant vers le milieu 
des côtés une plaque plus apparente ; fortement, densément et rugueu- 
sement ponctuées; d'un noir submétallique un peu brillant; parées 
immédiatement après leur milieu d'une tache fauve, médiocre, sub- 
arrondie et un peu ou à peine plus distante de la suture que des côtés. 
Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen allongé, un peu moins large à sa base que les élvlres, sub- 
atténué en arrière ; subconvexe, avec les 4 premiers segments assez 
fortement impressionnés en travers à leur base; distinctement duveteux, 
soyeux, surtout sur les côtés; assez finement et densément ponctué, un 
peu plus finement vers son extrémité, avec le fond des impressions ru¬ 
gueux ; d’un noir submétallique assez brillant. Le 7 * segment éparsement 
ponctué, subimpressionné au bout. 

Dessous du corps duveteux, d’un noir submétallique brillant, mat et 
rugueux sur le prosternum. Épimères prothoraciques éparsement ponc¬ 
tuées. Mésosternum densément et subrugueusement ponctué. Métasternum 
subconvexe, densément ponctué sur les côtés, éparsement sur son milieu 
qui est plus lisse et subsillonné ou subfovéolé en arrière. Ventre convexe, 
ass j z finement et densément ponctué. 

Pieds légèrement duveteux, légèrement pointillés, d’un noir brillant, à 
tarses souvent brunâtres. Tarses postérieurs un peu moins longs que les 
tibias, ù I er article très allongé, bien plus long que le dernier : les 2 e à 
4 e suballongés ou oblongs, graduellement moins longs. 

Patrie. Cette espèce se trouve assez communément, de la même ma¬ 
nière que la précédente, dans presque toute la France. 

Obs. Elle diffère du biguttatus par une taille un peu plus grande et un 
peu plus robuste, et par le l° r article des palpes maxillaires seul testacé. 
La tête est à peine moins large, à front moins excavé, à carène médiane 
plus étroite et moins accusée. Les antennes, un peu plus courtes, sont 
plus noires, à pénultièmes articles un peu plus transverses. Le prothorax 
est plus inégal, et la tache des élytres un peu plus grande et un peu plus 
distante de la suture. Le métasternum est moins densément ponctué sur 
son milieu. Les pieds et surtout les tarses sont un peu moins longs, avec 


190 


BRÉVIPENNES 


les trochanters plus obscurs. Enfin, l’aspect général est un peu plus mat 
et plus rugueux, et le 4 e arceau ventral est sans impression ou dé¬ 
pression lisse, sensible. 

Le dessous du corps est souvent un peu bleuâtre, le dessus plus rare¬ 
ment. Le 1 er article des palpes est quelquefois un peu rembruni. 


3. Stenus longipes, Heer. 

Allongé, assez étroit, peu convexe, brièvement duveteux, d'un noir peu 
brillant, avec le 1 er article des palpes maxillaires d'un roux testacé et les 
élytres parées d'une tache rougeâtre, assez grande, rapprochée des côtés 
et située sur le tiers postérieur. Tête bien plus large que le prothorax, 
assez finement et densément ponctuée, excavée avec une fine carène mé¬ 
diane. Prothorax oblong, bien moins large que les élytres, subcylindrique, 
subdilaté vers le milieu de ses côtés, fortement, densément et subrugueu- 
sement ponctué, avec un canal médian, assez raccourci. Élytres à peine 
plus longues que le prothorax, subinégales, fortement, très densément et 
rugueusement ponctuées. Abdomen assez finement et densément ponctué. 

çf Le 6 a arceau ventral subimpressionné sur sa ligne médiane, large¬ 
ment et angulairement échancré au sommet, découvrant le 7 e (1). Le 5 e 
subéchancré dans le milieu de son bord apical, avec une impression 
subogivale au devant du sinus, très finement chagrinée et avancée jus¬ 
qu’au milieu. Le 4 e simple, presque entier. 

Ç Le 6" arceau ventral prolongé en ogive arrondie, cachant le 7 e . Le 
4° et 5 e simples. 

Stenus longipes, Heer, Faun. Helv. I, 214. — Fairmaire et Laboulbène. Faim. 

Fr. I, 374, 2. — Kraatz, Ins. Deut. II, 743. — Fauvf.l, Faun. Gallo-Rhén. III, 

273, 3. 

Long., 0,0053 (2 1/2 1.). — Larg., 0,0008(1/3 1.). 

Corps allongé, assez étroit, peu convexe, d’un noir peu brillant, avec 
les élytres parées d’une tache rougeâtre, assez grande ; revêtu d’un court 
duvet brillant et argenté. 

Tête bien plus large que le prothorax, légèrement duveteuse, assez 
finement et densément ponctuée, plus ou moins excavée avec une fine 


(t) Je ferai désormais abstraction du 7”, qui importe peu. 






STÉNIDES — Stenus 


191 


carène longitudinale, parfois obsolète ; d’un noir submélallique un peu 
brillant. Mandibules d’un roux de poix. Palpes maxillaires noirs, à 
1 er article d’un roux testacé. Yeux obscurs. 

Antennes atteignant environ le milieu du prothorax, à peine pubes- 
centes, noires ; à 1 er article subépaissi : le 2 e moins épais et un peu plus 
court : le 3 e grêle, allongé, presque 2 fois aussi long que le 4 e : celui-ci et 
les suivants graduellement plus courts et à peine plus épais, avec les 7° et 
8° obconiques, le 7 e oblong, le 8° non plus long que large : les 3 derniers 
subépaissis en massue allongée : les 9e et 10 e subtransverses : le dernier 
en ovale court et acuminé. 

Prolhorax oblong ou même assez fortement oblong, bien moins large 
que les élytres ; subcylindrique mais faiblement et subarcuément dilaté 
vers le milieu de ses côtés; subégalement rétréci en avant et en arrière ; 
peu convexe; à peine duveteux ; fortement, densément et subrugueuse- 
ment ponctué ; creusé sur son milieu d'un petit canal longitudinal, plus ou 
moins raccourci ; non ou à peine impressionné sur les côtés ; d’un noir 
peu brillant. 

Écusson peu distinct, subruguleux, noir. 

Élytres subcarrées, à peine plus longues que le prothorax, subarquées 
sur les côtés après leur milieu; peu convexes; subinégales, impres¬ 
sionnées à la base sur la suture, à peine subimpressionnées en arrière 
des épaules; légèrement duveteuses, à duvet formant une plaque plus 
apparente et soyeuse surle calus huméral et une autre en dehors de la tache 
fauve ; fortement, très densément et rugueusement ponctuées ; d'un noir 
peu brillant ; parées sur leur tiers postérieur d’une tache subarrondie, 
d’un fauve souvent rougeâtre, assez grande et plus rapprochée des côtés 
que de la suture. Épaules subarrondies. 

Abdomen allongé, moins large à sa base que les élytres, graduellement 
atténué en arrière ; subconvexe, avec les 4 premiers segments fortement 
et le 5 e faiblement impressionnés en travers à leur base ; distinctement 
duveteux-argenté, surtout sur les côtés; assez finement et densément 
ponctué, plus fortement vers la base, avec le fond des impressions ru¬ 
gueux ; d’un noir à peine métallique et assez brillant. Le 7 e segment à 
peine ponctué, subirapressionné au bout. 

Dessous du corps légèrement pubescent, d'un noir brillant un peu 
bleuâtre, mat et rugueux sur le proslernum. Epimères prothoraciques 
fortement et épirsement ponctuées. Mésosternum densément et subru- 
gueusement ponctué. Métaslernum subconvexe, densément ponctué sur 


m 


BRÉVIPEîiNES 


les côtés, moins densément sur son milieu qui offre en arrière un espace 
subimpressionné, lisse. Ventre très convexe, assez finement et assez 
densément ponctué. 

Pieds légèrement duveteux, légèrement pointillés, d’un noir brillant à 
peine bleuâtre, avec les tarses brunâtres. Tibias postérieurs très grêles, 
sensiblement cambrés. Tarses postérieurs presque aussi longs que les 
tibias, à 1 er article très allongé, notablement plus long que le dernier : 
les 2 e à 4 e suballongés ou fortement oblongs, graduellement moins longs. 

Patrie. Cette espèce se rencontre, peu communément, en été, au bord 
des eaux vives, dans les forêts et les régions montagneuses d’une grande 
partie de la France orientale, ainsi que dans la Savoie. 

Obs. Longtemps confondue soit avec le biguttatus, soit avec le bipunc- 
tatus, elle se distingue de l’un et de l’autre par la tache des élytrès plus 
grande, située plus en arrière et plus rapprochée des côtés. Pour la forme, 
elle est plus voisine du biguttatus, mais encore plus étroite, avec le 
2 e article des palpes maxillaires entièrement noir et les pieds, surtout 
les postérieurs, encore plus longs et plus grêles. La carène frontale est 
moins accusée, etc. 

L’impression du 5' arceau ventral a* est plus étroite et plus avancée 
vers le milieu, et l’échancrure du 6 a est en angle moins large que chez 
bipunclatus (1). 


4. Stenus ocellatus, Fauvei.. 

Allongé, peu convexe, à peine pubescent , d’un noir assez brillant et 
submétallique, avec le front bronzé, le 1 er article des palpes maxillaires 
testacé, et les élytres parées d'une grande tache d’un fauve testacé, située 
sur le tiers postérieur et étendue jusque sur le repli. Tête plus large que 
le prothorax, assez finement et assez densément ponctuée, excavée avec 
une carène médiane lisse. Prothorax oblong, bien moins large que les 
élytres, subcylindrique, subarqué vers le milieu de ses côtés, fortement, 


(1) J'ai vu, dans la collection Abeille des échantillons provenant des Apennins et que je 
considère comme constituant une espèce distincte (St. aeneiceps, R.). Elle est d'un noir plus 
brillant, un peu bleuâtre, avec la tête bronzée, à carène médiane plus accusée. Les premiers 
segments de l'abdomen sont moins densément et plus légèrement ponctués sur leur milieu 
Le métasternum est plus largement lisse sur son disque. Enfin l’impression du 5” arceau ven¬ 
tral çf est plus faible, avec le sinus apical moins prononcé; la taille est un peu ou à peine 
plus grande, et la tache des clytres un peu plus rouge, etc, 






STÉ.MDES. — Stenus 


193 


très densément et rugueusement ponctué, avec un canal médian, raccourci, 
à fond lisse et brillant. Êlytres à peine plus longues que le prothorax , 
subinégales, fortement, très densément et rugueusement ponctuées, presque 
lisses à leur angle postèro-externe. Abdomen brillant, assez finement et 
médiocrement ponctué. 

o* Le 6 e arceau ventral déprimé sur sa région médiane, angulaire - 
ment échancré au sommet, découvrant le 7®. Le 5 e légèrement sinué dans 
le milieu de son bord apical, avec une médiocre impression lisse au 
devant du sinus, suboblongue et avancée jusqu’au milieu. 

$ Le 6 e arceau ventral prolongé en ogive subarrondie, cachant le 7 e . 
Le 5 e simple. 

Stenus ocellatus, Faovel, Bull. Soc. Linn. Norm. 1863, IX, 305; — Not, Ent. 

1865, III, 35; — Faun. Gallo-Rhén. III, 233, 4, pl. III, fig. 4. — De Marseul, 

l’Abeille, 1871, VIII, 345. 

Long., 0,0049 (2 1/4 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir assez brillant et submétallique, 
avec le front bronzé, et les élytres parées d’une grande tache d’un fauve 
testacé; revêtu d’un léger duvet argenté, très court et à peine distinct. 

Tête sensiblement ou même bien plus large que le prothorax ; légère¬ 
ment duveteuse; assez finement et assez densément ponctuée ; excavée 
avec une carène médiane lisse, sensible mais raccourcie en avant ; d’un 
bronzé assez brillant. Mandibules rousses, à base rembrunie. Palpes 
maxillaires noirs, à 1 er article testacé. Yeux obscurs. 

Antennes atteignant environ le milieu du prothorax, à peine pubes- 
centes, noires; à 1 er article subépaissi : le 2 e un peu moins épais et un 
peu plus court : le 3 e grêle, allongé, 2 fois aussi long que le 4® : celui-ci 
et les suivants graduellement moins longs et à peine plus épais : les 4 e à 
G® suballongés : le 7® fortement oblong, obconique : le 8 e suboblong, 
obconique : les 3 derniers formant une massue légère et allongée : les 
9 e et 10 e subcarrés : le dernier en ovale court et acuminé. 

Prothorax oblong, bien moins large que les élytres; subcylindrique 
mais faiblement arqué vers le milieu de ses côtés; subégalement rétréci 
en avant et en arrière ; peu convexe; à peine duveteux ; fortement, très 
densément et rugueusement ponctué ; creusé sur son milieu d’un sillon 
canaliculé, plus ou moins raccourci, à fond lisse et luisant; d’un noir 
assez brillant et subraétallique. 


194 


BREVIPENKES 


Écusson peu distinct, obsolètement chagriné, noir. 

Élytres subcarrées, â peine plus longues que le prothorax; à peine 
arquées sur les côtés après leur milieu ; peu convexes ; subinégales, 
assez fortement impressionnées à la base sur la suture, plus faiblement 
en dedans des épaules; à peine duveteuses; fortement, très densément 
et rugueusement ponctuées, avec les rugosités formant en arrière, près 
de la suture, comme des rides subobliques ou sublongitudinales; presque 
lisses vers leur angle postéro-externe ; d’un noir assez brillant et sub¬ 
métallique, un peu bleuâtre vers la marge postérieure ; parées d’une 
grande tache d’un fauve testacé, subtransverse et étendue en dehors 
jusque sur le milieu du repli. Épaules étroitement arrondies. 

Abdomen allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, sub- 
atténué en arrière ; assez convexe, avec les 4 premiers segments forte¬ 
ment et le 5 e â peitne impressionnés en travers à leur base ; légèrement 
duveteux ; assez finement et médiocrement ponctué, plus finement et plus 
légèrement vers l’extrémité, avec le fond des impressions rugueux ; d’un 
noir brillant et submétallique. Le 7 e segment éparsement ponctué, sub¬ 
impressionné au bout. 

Dessous du corps légèrement pubescent, d’un noir brillant et un peu 
bleuâtre, avec le prosternum plus mat et rugueux. Êpimères prothora¬ 
ciques fortement et éparsement ponctuées. Mésosternum subrugueusement 
ponctué, à pointe plus lisse. Métasternum subconvexe, assez densément 
ponctué sur les côtés, moins densément sur son milieu qui offre en 
arrière un léger canal longitudinal. Ventre très convexe, assez finement 
et médiocrement ponctué. 

Pieds à peine pubescents, éparsement pointillés, d’un noir brillant un 
peu bleuâtre, avec les tarses obscurs. Tarses postérieurs à peine moins 
longs que les tibias, à 1 er article très allongé, bien plus long que le 
dernier : les 2 e à 4 e suballongés ou oblongs, graduellement moins longs. 

Patrie. Cette espèce, qui est rare, se prend en mars et avril, dans les 
inondations, aux environs de Tarbes, d’où je l’ai reçue deM. Pandellé. 

Obs. La grandeur et la forme de la tache des élytres suffisent pour 
caractériser cette espèce, qui d'ailleurs est d’une teinte plus brillante, 
avec la tête bronzée, à carène assez distincte, raccourcie, lisse et lui¬ 
sante. La ponctuation de la tète et du prothorax est moins serrée que 
dans les espèces précédentes, et l’ouverture des angles postéro-externes 
des élytres est plus lisse, etc. 






STÉMDES — Stenus 


195 


Les tarses postérieurs sont un peu moins allongés que chez longipes, et 
l’impression du 5° arceau ventral est un peu plus étroite et nu peu plus 
oblongue, etc. 


5. Stenus guttula, Muller. 

Allongé, peu convexe, légèrement pubescent, d'un noir assez brillant, 
avec les palpes et les pieds testacés, l'extrémité des cuisses largement 
rembrunie, le milieu des antennes et le sommet des tarses d’un roux de 
poix, et les élytres parées d’une tache testacée, assez grande et plus rap¬ 
prochée des côtés que de la suture. Tête bien plus large que le prothorax, 
assez fortement et densément ponctuée, excavée avec une petite carène 
médiane, lisse. Prothorax oblong, bien moins large que les élytres, sub¬ 
cylindrique, subarqué vers le milieu de ses côtés, fortement , très densé¬ 
ment et rugueusement ponctué, inégal, avec 2 petites bosses dorsales, 
Lisses. Elytres à peine plus longues que le prothorax , inégales, fortement, 
très densément et rugueusement ponctuées. Abdomen assez finement et 
densément ponctué. 

<f Le 6 e arceau ventral à peine sinué à son bord apical. Le 5 e plus 
sensiblement sinué, avec une faible dépression plus lisse au devant du 
sinus, et les côtés de celui-ci ciliés de longs poils pâles et convergents, 
en arrière. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. Le 5 e 
simple ou parfois à peine et étroitement subsinué dans le milieu de son 
bord apical. 

Stenus guttula, Muller. Germ. Mag. 223, 23. — Ericüson, Col. March. I, 531, 3 ; 
— Gen. et Spec. Staph. 691, 3. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 218, 6. — 
Hëer, Faun. Helv. I, 214, 4. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I. 574, 4.— 
Kraatz, Ins. Deut. II, 744, 3. — Thomson, Skand. Col. II, 228, 33. — Fauvel, 
Faun. Gallo-Rhén. III, 234, 5. 

Stenus Kirbyi, Gylleniial, Ins. Suec. IV, 499, 2-3.— Curtis, Brit. Ent.IV,pl. 164. 
Stenus bigutlatus, var. Gravenhorst, Mon. 226. 

Stenus biguttatus, var. b, Gyllenhal, Ins. Suec. II, 465, 2. 

Stenus geminus, Ueer, Faun. Helv. I, 215, 6. — J. Duval, Gen. Staph. pl. 19, 
üg. 93 (1). 


(1) Dans la Faune Gallo-Rhénane, au lieu de 83, il faut lire 93. 


196 


BRÉVirENNES 


Long., 0,0045 (2 1.) — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir assez brillant, avec les élytres 
parées d’une assez grande tache testacée ; revêtu d’un court duvet pâle 
et argenté. 

Tête bien plus large que le prothorax, légèrement duveteuse; assez 
fortement et densément ponctuée ; excavée avec une petite carène mé¬ 
diane, bien distincte, lisse et luisante, parfois subépatée; d’un noir assez 
brillant et submétallique. Mandibules d’un roux de poix, à base rem¬ 
brunie. Palpes testacés. Yeux obscurs. 

Antennes atteignant à peine le milieu du prothorax, à peine pubes- 
centes; d’un roux de poix, avec la massue un peu rembrnnie et le 
1 er article noir; celui-ci subêpaissi : le 2 e à peine moins épais et à peine 
plus court : le 3 e grêle, assez allongé, 1 foiset demie aussi long que le 4 e : 
celui-ci et le suivant grêles, suballongés, subégaux : les 6° à 8 e gra¬ 
duellement un peu plus courts et à peine plus épais, obconiques : les 
6 e et I e oblongs, le 8 e plus court : les 3 derniers formant ensemble une 
massue légère et suballongée : les 9 e et 10 e subcarrés : le dernier en 
ovale court et subacuminé. 

Prothorax oblong, bien moins large que les élytres; subcylindrique 
mais légèrement arqué vers le milieu de ses côtés; subégalement rétréci 
en avant et en arrière; peu convexe; à peine duveteux; fortement, très 
densément et rugueusement ponctué ; inégal, avec 2 petites bosses lisses 
sur le milieu du dos, semblant enclore un sillon obsolète et raccourci ; 
d’un noir assez brillant. 

Ecusson peu distinct, chagriné, noir. 

Elytres subcarrées, à peine plus longues que le prothorax, à peine 
arquées sur les côtés après leur milieu; peu convexes; inégales, forte¬ 
ment impressionnées à la base sur la suture, plus faiblement et longi¬ 
tudinalement en dedans des épaules; légèrement duveteuses ; fortement, 
très densément et rugueusement ponctuées; d’un noir assez brillant; 
parées d’une assez grande tache testacée, subarrondie, située après le 
milieu et plus rapprochée des côtés que de la suture. Epaules subar¬ 
rondies. 

Abdomen allongé, assez étroit, moins large à sa base que les élytres, 
subalténuô en arrière; assez convexe, avec les 4 premiers segments sen¬ 
siblement et le 5 e à peine impressionnés en travers à leur base; distincte¬ 
ment duveteux, surtout sur les côtés ; assez finement et densément 







STÉN 1 DES — Stemis 


197 


ponctué, graduellement plus finement et plus légèrement vers l’extrémité, 
avec le fond des impressions rugueux ; d’un noir assez brillant. Le 
7 e segment éparsement ponctué, subimpressionné-subéchancré au bout. 

Dessous du corps légèrement pubescent, d’un noir brillant. Prosternum 
un peu moins brillant, fortement et rugueusemcut ponctué, sensiblement 
relevé sur sa ligne médiane en dos d’âne ou carène obtuse. Épimèrcs 
prothoraciques lisses et parsemées de quelques gros points. Mésosternum 
grossièrement ponctué. Métasternum subconvexe, fortement et densément 
ponctué sur les côtés, moins densément sur son disque qui offre en arrière 
un espace longitudinal lisse, étroit. Ventre très convexe, assez finement 
et assez densément ponctué, plus éparsement à la base et sur le G u ar¬ 
ceau, plus finement et plus densément sur le milieu du 5 e . 

Pieds légèrement pubescents, éparsement pointillés, d’un testacé bril¬ 
lant, avec les hanches noires et l’extrémité des cuisses largement rem¬ 
brunie, et le sommet des tibias et des tarses souvent d’un roux obscur. 
Tarses postérieurs à peine moins longs que les tibias, à 1 er article très 
allongé, bien plus long que le dernier : les 2° à 4 e graduellement moins 
longs, suballongés ou oblongs. 

Patrie. Cette espèce est assez commune, dès le mois de mars, au bord 
des eaux et dans le lit desséché des ruisseaux. Elle n’est pas rare en 
Provence. 

Obs. La couleur des palpes et des pieds la distingue des précédentes. 
Quelquefois le 3 e article des palpes maxillaires est un peu rembruni vers 
son extrémité. Rarement, les bosses du prothorax sont obsolètes (guttula, 
HeerJ ; le plus souvent bien accusées (geminus , Heer^l ou même accom¬ 
pagnées chacune, en arrière, d'une autre petite bosse moins apparente. 


6. Stenus lacvlgatus, Mulsant et Rey. 

Allongé, peu convexe , à peine pubescent, d'un noir brillant à peine 
bleuâtre, avec les palpes et les pieds testacés, l'extrémité des cuisses très 
largement rembrunie, le milieu des antennes et souvent les tibias et les 
tarses d’un roux de poix, le 3 e article des palpes maxillaires plus ou moins 
obscur, et les élytres parées d'une tache testacée, assez grande et suban- 
gulairement étendue jusqu’aux côtés. Tête bien plus large que le prothorax, 
assez finement et assez densément ponctuée, excavée avec une carène 
médiane lisse, subépatée. Prothorax oblong, bien moins large que les 


198 


BRÈVIPENNES 


élytres, arcuément subdilaté vers Le milieu de ses côtés, un peu plus 
rétréci en arrière qu'en avant, fortement, densément et rugueusement 
ponctué, inégal, avec 2 bosses dorsales lisses, oblongues et épatées. 
Élytres à peine plus longues que le prothorax, inégales, très fortement 
et densément ponctuées. Abdomen peu densément ponctué, presque lisse 
sur le milieu des 3 premiers segments. 

o* Le 6 e arceau ventral à peine et étroitement sinué dans le milieu de 
son bord apical. Le 5 e plus sensiblement et plus largement sinué, avec 
une grande dépression lisse au devant du sinus, ciliée sur les côtés de 
longs poils pâles et convergents en arrière. 

9 Le G e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. Le 5 e simple. 

Stenus laevigatus, Mulsant et Rey, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1861, VIII, 136-, — 

Op. Ent. XII, 1861, 152. 

Long., 0,0045 (2 1.). — Larg., 0,0007 (1/4 1.). 

Patrie. L’Italie, la Corse, la Sardaigne. 

Obs. Comme elle n’a pas encore été rencontrée dans la France conti¬ 
nentale, je ne la décrirai pas plus longuement. Elle diffère du guttula 
par sa couleur plus brillante, par la tache des élytres presque toujours 
étendue jusqu’aux côtés, par son abdomen moins densément ponctué 
avec le dos des 3 premiers segments presque lisse. En outre, la tête est 
moins densément ponctuée surtout en arrière, à carène frontale plus 
épatée et plus luisante. Le 3° article des palpes maxillaires et le milieu 
des antennes sont ordinairement plus obscurs, avec le 2 e article de 
celles-ci souvent aussi noir que le 1 er . Le prothorax, encore plus inégal, 
est un peu plus rétréci en arrière. Les élytres, un peu plus fortement et 
un peu moins densément ponctuées, moins rugueuses, ont les côtés de 
l’impression basilaire suturale plus relevés, plus lisses ou moins ponc¬ 
tués. Le ventre est plus éparsement ponctué. Les cuisses sont encore 
plus largement rembrunies vers leur extrémité (1); les tibias et les 
tarses sont généralement d’un roux plus foncé, etc. 

Les bosses du prothorax se prolongent parfois jusqu’à la base d’une 
manière flexucuse. Le dernier article des palpes maxillaires, les tibias et 
les tarses varient du testacé au roux brunâtre. 

Peut-être doit-on assimiler au laevigatus le maculifer de Weise. 

(1) La partie rembrunie recouvre plus de la dernière moitié des cuisses. 

I 






STÉMDES - StCîlllS 


199 


?. Stenus stiguiuln , Ericbson. 

Allongé, subdéprimé, à peine pubescent, d'un noir mat, avec les antennes 
d'un roux de poix à 1 eT article noir, les palpes et les pieds testacés, l’extré¬ 
mité des cuisses un peu rembrunie, et les élytres parées d'une petite tache 
fauve, subégalement distante des côtés et de la suture. Tête un peu plus 
large que le prothorax, assez finement et densément ponctuée, subexcavée 
et bisillonnée, à intervalle subcaréné. Prothorax oblong, moins large que 
les élytres, légèrement arqué avant le milieu de ses côtés, subrétréci en 
arrière, fortement, très densément et subrugueusement ponctué, avec un 
petit sillon médian, raccourci. Élytres de la longueur du prothorax,presque 
égales, fortement, très densément et subrugueusement ponctuées. Abdomen 
assez finement et très densément ponctué, à premiers segments unicarènés 
à leur base. 

o* Le 6 e arceau ventral profondément et subogivalement échancré au 
sommet, découvrant le 7 e . Le 5 e largement et assez profondément im¬ 
pressionné sur toute la longueur de sa région médiane, et sensiblement 
échancré au sommet de l’impression. Le 4 e largement, mais moins for¬ 
tement impressionné, et non jusqu’à sa base. 

9 Le G e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet, cachant 
le 7 e . Les 4« et 5 e simples. 

Stenus stigmula, Erichson, Gen. et Spec. Staph. 693, 5. — Redtenbacher, Faun. 

Austr. ed. 2, 219, 7. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 574, 6. — 

Kraatz, Ins. Deut. II, 745, 4. — Thomson, SkaDd. Col. Op. Ent. 1871, 370.— 

Fauvel, Faun. Gallo-Rbén. 111, 240, 14, pl. III, fig. 5. 

Stenus maculipes, Heer, Faun. Helv. I, 215, 5. 

Long., 0,0045 (2 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 fort.). 

Corps allongé, subdéprimé, d’un noir mat, avec les élytres parées 
d’une petite tache fauve ; revêtu d’un très court duvet cendré. 

Tête un peu plus large ;que le prothorax, à peine duveteuse ; assez 
finement et densément ponctuée ; subexcavée et longitudinalement bisil¬ 
lonnée entre les yeux, à intervalle subélevé et obtusément caréné ; d’un 
noir peu brillant. Mandibules rousses, à base noire Palpes testacés, à 
sommet souvent rembruni. Yeux obscurs. 

Antennes atteignant à peine la moitié du prothorax, légèrement pubes- 


200 


BRÉVIPEISNES 


centes; d’un roux de poix, à l e >- article noir : celui-ci subépaissi : le 2 8 
un peu moins épais et à peine plus court : le 3 e grêle, assez allongé, 
presque une fois et demie aussi long que le 4e : les 4 e à 6e suballongés, 
grêles, graduellement à peine moins longs : les et 8 e un peu plus 
épais, obconiques : le 7 e oblong, le 8 e suboblong : les 3 derniers formant 
ensemble une massue suballongée : les 9 e et lCb subtransverses : le der¬ 
nier en ovale court et acuminé. 

Prothorax oblong, sensiblement moins large que les élytrès ; légère¬ 
ment ou même médiocrement arqué avant le milieu de ses côtés ; plus 
rétréci en arrière qu’en avant; très peu convexe ; à peine duveteux; 
fortement, très densément et subrugueusement ponctué; subégal, avec 
un petit sillon médian, raccourci ; d’un noir mat. 

Ecusson peu distinct, noir. 

Êlytres subcarrées ou à peine transverses, de la longueur du prothorax, 
subélargies en arrière ; subdéprimées et presque égales ; légèrement 
duveteuses; fortement, très densément et subrugueusement ponctuées; 
d’un noir mat ; parées d’une petite tache fauve, subarrondie, située 
après leur milieu et subégalement distante des côtés et de la suture. 
Épaules subarrondies. 

Abdomen allongé, un peu moins large à sa base que les ély très, sub- 
atténué en arrière; subconvexe, avec les 4 premiers segments légère¬ 
ment et le 5 e à peine impressionnés en travers à leur base, et le milieu 
de celle-ci muni d’une petite carène courte et de plus en plus affaiblie ; 
distinctement duveteux surtout sur les côtés; assez finement et très 
densément ponctué, plus finement et plus légèrement vers son extrémité, 
avec le fond des impressions subruguleux ; d’un noir un peu brillant. Le 
7 e segment éparsement ponctué. 

Dessous du corps brièvement pubescent, d’un noir brillant. Prosternum 
moins brillant, rugueux. Épimères prolhoraciques fortement et modéré¬ 
ment ponctuées. Mésoslernum densément ponctué. Mêtasternum subcon¬ 
vexe, assez densément ponctué sur les côtés, moins densément sur son 
milieu qui est sillonné-impressionné en arrière. Ventre convexe, assez 
finement et densément ponctué, plus finement et plus densément en 
arrière sur le milieu du 5 e arceau et plus éparsement sur le 6 e . 

Pieds légèrement pubescents, assez densément pointillés, d’un roux 
testacé assez brillant avec les hanches noires, les genoux et parfois les 
tarses un peu rembrunis. Tarses postérieurs un peu moins longs que 
les tibias, à le r article très allongé, bien plus long que le dernier : les 








STÉNIDES — Stenus 


201 


9e à graduellement moins longs, suballongés ou oblongs. 

Patrie. Cette espèce, médiocrement commune, se trouve, en été, au 
bord des mares, des étangs et des rivières, parmi les herbes, dans une 
grande partie de la France. 

Obs. Elle est bien distincte du guttula par son corps moins étroit, plus 
déprimé, moins inégal et plus mat, et par les premiers segments abdo¬ 
minaux unicarénés sur le milieu de leur base. La tache des élytres est 
moindre, d’une couleur plus sombre ; les cuisses sont moins largement 
rembrunies, etc. 

La description du Kirbyi de Lacordaire(Faun. Par. 1,442, 2)me semble 
se rapporter autant au guttula qu’au stigmula. 


8. Stenus bimaculutiig, Gyllenhal. 

Allongé, subdéprimè, à peine pubescent, d'un noir mat , avec le milieu 
des antennes d'an roux de poix, les palpes maxillaires testacés à sommet 
plus obscur, les pieds d'un roux testacé à genoux et tarses rembrunis, et 
les élytres parées d'une petite tache testacée, subègalement distante des 
côtés et de la suture. Tète un peu plus large que le prothorax, assez for¬ 
tement et densément ponctuée, bisillonnée, à intervalle subcaréné. Protho¬ 
rax suboblong, moins large que les élytres, sensiblement arqué avant le 
milieu de ses côtés, subrétréci en arrière, fortement et très densément 
ponctué, avec un canal médian, assez prolongé. Élytres de la longueur du 
prothorax, presque égales, fortement, densément et subrugueusement 
ponctuées. Abdomen assez fortement et densément ponctué, à premiers 
segments unicarénés à leur base. 

cf Le 6 e arceau ventral profondément et subogivalement échancré au 
sommet, découvrant le 7 e , lisse sur sa région médiane et subtuberculé à 
son extrême base. Le 5 e largement échancré à son bord apical, avec une 
impression lisse au devantde l’échancrure, laquelle impression est presque 
avancée jusqu’à la base, armée vers le milieu de celle-ci d’un tubercule 
oblong et assez saillant, et limitée de chaque côté par une carène com¬ 
primée, assez saillante et légèrement ciliée au bout. Le 4 e légèrement 
impressionné en arc et presque lisse en arrière jusqu’à son milieu où il 
offre un tubercule dentiforme un peu moindre. Le 3 e avec un trait posté- 
Soc. Linn. — t. xxx. 15 


202 BRÉVIPENNES 

rieur lisse, lanciforme, au devant duquel un vestige de tubercule presque 
indistinct. 

9 Le G<= arceau ventral prolongé en ogive étroitement échancrée au 
bout, couvrant presque entièrement le 7 e . Les 3 e à 5 e simples. 

Stenus Juno, Gravenhorst, Micr. 1 fi4-, 1; — Mon. 223, 1. — Latreille, llist. 
nat. Crust. et Ins. IX, 332, 1. — Boisduval et Lacordaihe, Faun. Par. I, 441, 1 , 
pl. 2, fig. 21. 

Staphylinus biguttatus, Marsham, Ent. Brit. 326, 81. 

Stenus bimaculatus , Gylceniial, Ins. Suec. II, 466, 3. — Runde, Brach. Haï. 
14, 2. — Erichson, Col. Mardi. I, 532, 4 ; — Gen. et Spec. Staph. 692, 4. — 
Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 219, 7.— Heer, Faun. Helv. 1,213, 7. — 
— Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 574, 5. — Kraatz, Ins. Deut. II, 746, 
3.— Thomson, Skand, Col. 11,212. 1.— Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 241, 15. 

Long., 0,0060 (2 2/31.). — Larg., 0,0011 (1/2 1.). 

Corps allongé, subdéprimé, d'un noir mat ou peu brillant, avec les 
élytrès parées d’une petite tache d’un fauve tesiacé ; revêtu d’un léger et 
court duvet cendré. 

Tête un peu plus large que le prothorax, à peine duveteuse, assez for¬ 
tement et densément ponctuée ; longitudinalement bisillonnée entre les 
yeux, à intervalle subélevé, obtusément caréné et atténué en avant;d’un 
noir peu brillant. Mandibules rousses, à base noire. Palpes maxillaires 
testacés, à 3 e article rembruni au sommet. Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, atteignant environ le tiers antérieur du protho¬ 
rax, légèrement pubescentes ; d’un roux de poix, à massue plus foncée, 
à 1 er article noir : celui-ci subépaissi : le 2 3 un peu plus étroit et à peine 
plus court : le 3 e grêle, assez allongé, presque 1 fois et demie aussi long 
que le 4° : les suivants graduellement moins longs et à peine plus épais : 
les 4° à 6 e <subaliongés : le 7 e fortement oblong, obeonique: le8 e oblong, 
obeonique : les 3 derniers formant ensemble une massue suballongée : 
les 9° et 10 e subcarrés ; le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax suboblong, sensiblement moins large que les élytrès ; sensi¬ 
blement arqué avant le milieu de ses côtés ; plus rétréci en arrière qu’en 
avant; peu convexe; à peine duveteux; fortement et très densément 
ponctué, subrugueusement par places ; subégal, avec un canal médian 
bien distinct, assez prolongé mais non jusqu’au sommet ni à la base; d’un 
noir mat ou peu brillant. 

Écusson peu distinct, chagriné, parfois fovéolé, noir. 








stènides — Stenus 203 

Èlytres subtransverses, de la longueur du prothorax, à peine arquées 
en arrière sur les côtés; subdéprimées et presque égales, parfois à peine 
ou faiblement impressionnées à la base sur la suture et en dedans des 
épaules ; à peine duveteuses ; fortement et densément ponctuées, subru- 
guleusement en arrière et sur les parties subimpressionnées; d’un noir 
mat ou peu brillant ; parées après leur milieu d'une petite tache testacée 
subarrondie, située à peu près à égale distance des côtés et de la 
suture. Épaules subarrondies. 

Abdomen assez allongé, un peu moins large à sa base que les élvtres, 
faiblement atténué en arrière ; subconvexe, avec les 4 premiers segments 
sensiblepient et le 5 e à peine impressionnés en travers à leur base, et le 
milieu de celle-ci muni d’une petite carène, assez courte mais assez 
distincte ; légèrement duveteux; assez finement et densément ponctué, 
plus finement et plus légèrement vers son extrémité, avec le fond des 
impressions ruguleux ; d’un noir un peu brillant. Le 7 e segment éparse- 
ment ponctué. 

Dessous du corps visiblement pubescent, d’un noir brillant. Proster¬ 
num presque mat, rugueux. Épimères prothoraciques lisses, fortement 
et vaguement ponctuées. Mésosternum peu brillant, fortement, densé¬ 
ment et subrugueusement ponctué. Métasternum subconvexe, fortement 
et assez densément ponctué, plus (a*) ou moins ( 9 ) excavé en arrière 
sur son disque, avec le milieu de l’excavation parcouru par un fin canal 
longitudinal. Ventre conveve, assez finement et assez densément ponctué. 
Le 7 e arceau éparsement ponctué, subéchancré en croissant. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un roux testacé 
assez brillant, avec les hanches noires, le sommet des cuisses et les 
tarses rembrunis. Tarses postérieurs à peine moins longs que les tibias, 
à 1 er article très allongé, notablement plus long que le dernier : les 2 « à 
4 e graduellement moins longs, suballongés ou oblongs. 

Patrie. On trouve assez communément cette espèce, en été, sous les 
pierres, les mousses, les détritus et les herbes, au bord des eaux et dans 
les inondations, dans presque toute la France. 

Obs. Elle est bien plus grande que le stigmula, un peu moins mate, 
avec les élytres un peu moins égales et les cuisses un peu plus largement 
rembrunies à leur sommet. Les épimères prothoraciques sont moins 
ponctuées, etc. 

La tache des élytres est tantôt d'un testacé pâle, tantôt d’un fauve roux. 


204 


BRÉYIPENNES 


Les distinctions des sont remarquables. 

On rapporte au bimaculatus le maculipes de Grimmer (Steierm. Col. 
1841, 33). 

aa. Élytres noires, sans tache, 

b. Pieds entièrement noirs. 

c. Base des segments 1-5 de l'abdomen simplement crénelée, 
sans carène. Le 1 er article des tarses postérieurs allongé, 
sensiblement plus long que le dernier. Pointe mésosternale 

tronquée.9. asphaltinus. 

cc. Base des segments 1-3 de l'abdomen munie d'une petite carène 
médiane. Le 1 er article des tarses postérieurs très allongé, 
notablement plus long que le dernier, 

d. Elytres plus longues que le prothorax. Pointe mésosternale 
émoussée ou subarrondie. Taille grande ou assez grande, 

e. Tête presque aussi large que les élytres (1). 

f. Prothorax suboblong, un peu moins large que la tête, à sillon 


obsolète. Forme assez robuste.10. Juno 

fï. Prothorax oblong, sensiblement moins large que la tète, à 

sillon bien marqué. Forme assez étroite. 11. ater. 


ee. Tête sensiblement moins large que les élytres (2), à peine plus 
large que le prothorax. 

g. Élytres très inégales, rugueuses-varioleuses. Tibias posté¬ 
rieurs çf armés d’une dent aiguë.12. intricatus. 

gg. Élytres peu inégales, non varioleuses. Tibias postérieurs 

inermes.13. longitarsis. 

dd. Élytres de la longueur du prothorax, égales. Ponctuation 
forte, non rugueuse. Pointe mésosternale aiguë. Forme sub¬ 
parallèle. Taille moyenne .14. Gallicus. 

bb. Pieds variés de noir ou de roux ou testacé. 

h. Base des segments l-o de l'abdomen simplement crénelée,sans 
carène. 

i. Prothorax et élytres grossièrement et très fortement ponctués, 
très inégaux. Le 1 er article des tarses postérieurs allongé, à 
peine plus long que le dernier. Prosternum à ligne médiane 

lisse. Taille assez grande. 13. Guyneneri 

ii. Prothorax et élytres bien moins fortement ponctués,peu inégaux. 

Prosternum sans ligne médiane lisse. 

k. Carène frontale line. Élytres inégales. Le 1 er article des 
tarses postérieurs très allongé, sensiblemeni plus long que le 
dernier. Corps peu brillant, à pubescence soyeuse bien dis¬ 
tincte. Taille assez grande.16. fossulatüs. 

(1) Dans le tableau de la Faune Gallo-Rhénane (p. 228, ligne 10), au lieu de longueur, il 
faut lire largeur. 

(2) C'est, vue de devant, qu’il faut comparer la lêle à la largeur des élytres. 











STÉMDES — Stenus 


205 


kk. Carène frontale large, épatée, lisse. Le I e1 ' article des tarses 
postérieurs allongé, un peu plus long que le dernier. Corps 
assez brillant, à peine pubescent. 

I. Élytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, 

subégales. Forme non subparallèle. Taille moyenne. . 17. aterrimus. 

II. Élytres transverses, à peine aussi longues que le prothorax, 

égales. Forme subparallèle. Taille petite.18. alpicola. 

hh. Base des segments 1-5 de l’abdomen avec 1 petite carène 
médiane. Le 1 article des tarses postérieurs allongé ou très 
allongé, notablement plus long que le dernier, 
ni. Tibias brunâtres. Trochanters noirs. Élytres subégales, 
n, Élytres évidemment plus longues que le prothorax, 

o. Palpes maxillaires à 1 er et 2 e articles testacés. Front 
très grossièrement et rugueusement ponctué. Tête à peine 
plus large que le prothorax. Taille grande. . . . 19. kortis. 

oo. Palpes maxillaires à 1 er article et base du 2 e testacés. 

Front assez fortement et rugueusement ponctué. Tête un 
peu plus large que le prothorax. Taille assez grande. 20. scrutator. 
nn. Élytres de la longueur du prolhorax. Palpes maxillaires 
à 1 er article seul testacé. Tête bien plus large que le pro¬ 
thorax. Taille moyenne.21. proditor. 

mm. Tibias plus ou moins roux ou testacés. 

p. Prothorax oblong, sensiblement plus long que large. Élytres 
aussi densément ponctuées que le prothorax. Carènes du 
5 e arceau ventral çf au moins prolongées jusqu'au sommet. 

q. Élytres subégales, non varioleuses. Cuisses étroitement 
rembrunies à leur extrémité. Palpes maxillaires entière¬ 
ment testacés. Les arceaux 2-4 du ventre o*sans impres¬ 
sion ou dépression lisse. Trochanters noirs. Corps mat. 

Taille assez grande .22. boops. 

qq. Élytres subinégales, varioleuses. Cuisses plus ou moins 
largement rembrunies à leur extrémité. Les arceaux 2-4 
du ventre c’avec 1 impression ou dépression lisse, ciliée 
sur les côtés. Trochanters d’un roux obscur. 

r. Élytres de la longueur du prothorax: celui-ci aussi ponctué 
et aussi rugueux au sommet que sur le reste de sa surface. 

Corps presque mat, avec 1 seule bosse interne plus brillante 
sur les élytres. 

s. Le 3 e article des palpes maxillaires non ou à peine rem¬ 
bruni au sommet. Taille assez grande.23. provid s. 

ss. Le 3 e article des palpes maxillaires entièrement rem¬ 
bruni. Taille moyenne .24. sylvester. 

rr. Élytres à peine aussi longues que le prothorax : celui-ci 
moins ponctué, moins rugueux et plus brillant au sommet 
que sur le reste de sa surface. Corps assez brillant, avec 





•206 


BRÉVIPENNES 


1 bosse interne aux élytres et les épaules largement plus 
brillantes. Le 3 e article des palpes maxillaires testacé. 2b. R#oeri. 
pp. Protlxorax suboblong, à peine plus long que large. Elytres 
un peu moins densément ponctuées que le prothorax. Carènes 
du b e arceau ventral çf angulées, isolées, non prolongées 
jusqu’au sommet. Le 3 e article des palpes maxillaires et le 
sommet du 2 e rembrunis. Corps assez brillant. . . 26. lustrator. 


9. Stenus asphaltinus, Erichsox. 

Allongé, subdéprimé, légèrement pubescent, d'un noir brillant, avec la 
base des palpes testacée. Tête bien plus large que le prothorax, fortement 
et assez densément ponctuée, largement bisillonnèe, à intervalle subélevé. 
Prothorax oblong, bien moins large que les élytres, subarqué avant le 
milieu de ses côtés, grossièrement et assez densément ponctué, avec tin 
canal médian raccourci. Elytres à peine plus longues que le prolhorax, 
subégales, grossièrement et assez densément ponctuées. Abdomen assez 
fortement et éparsement ponctué, à premiers segments simplement sub- 
impressionnês en travers à leur base. Le 1 er article des tarses postérieurs 
allongé. Pointe mésosternale tronquée. 

0 * Le 6 e arceau ventral échancré au sommet. Le 5 e légèrement sinué 
dans le milieu de son bord apical, longitudinalement subimpressionné 
sur sa région médiane, avec l’impression plus densément pubescente et 
plus finement et plus densément pointillée, surtout en arrière. Tibias 
postérieurs armés d’une petite dent tout près du sommet de leur tranche 
inférieure. 

Q Le 6 e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. Le 5 e simple, 
seulement plus pubescent et plus finement et plus densément ponctué 
sur sa région médiane. Tibias postérieurs inermes. 

Stenus asphallinus, Erichson, Gen. et Spec. Slaph. 69b, 9, — Redtenbacber, 
Faun. Austr. ed. 2, 219, 11. — Heer, Faun. Helv. I, b76, 8.— Fairmaire et La- 
boulbène, Faun. Fr. I 57b, 8. — Kraatz, Ins. Deut. II, 748, 7. — Fauvel, 
Faun. Gallo-Rhén. III, 236, 8. 

Long., 0,0051 (2 1/3 1.).— Larg., 0,0012 (1/2 1.). 

Corps allongé, subdéprimé, d’un noir brillant; revêtu d'une fine 
pubescence courte, argentée et peu serrée. 





STÈKIDES — Stemis 


207 


Tête, bien plus large que le prothorax,légèrement duveteuse, fortement 
et assez densément ponctuée; largement bisiilonnée entre les yeux, à 
intervalle subélargi et subconvexe ; d’un noir brillant. Mandibules d’an 
noir de poix. Palpes maxillaires noirs, à 1 er article et base du 2 e testacés. 
Yeux obscurs. 

Antennes atteignant le milieu du prothorax, légèrement pilosellées ; 
brunâtres, à 2 premiers articles noirs ; le 1 er subépaissi : le 2 e un peu 
moins épais, presque aussi long : les suivants grêles, graduellement 
moins longs : le 3 e allongé, sensiblement plus long que le 4 e : celui-ci 
suballongé, les 5 e à 7 e un peu moins longs : le 8 e plus court et plus 
épais, subglobuleüx : les 3 derniers formant ensemble une massue sub¬ 
allongée : le 9° subtransverse : le 10 e aussi long que large : le dernier 
en ovale acuminé. 

Prothorax oblong, bien moins large que les élytrès ; subarqué sur les 
côtés avant leur milieu ; non ou à peine plus rétréci en arrière qu’en 
avant; peu convexe; éparsement duveteux; grossièrement et assez den¬ 
sément ponctué ; subégal ou avec une faible impression transversale 
avant son sommet; creusé sur son milieu d’un canal longitudinal plus ou 
moins raccourci ; d’un noir brillant. 

Ecusson peu distinct, chagriné, noir. 

Ely très subcarrées, à peine plus longues que le prothorax, un peu plus 
larges et subaïquées en arrière sur les côtés; subdéprimées; subégales 
ou avec une impression postscutellaire peu sensible et une autre, discoï- 
dalc, obsolète et souvent nulle; éparsement duveteuses, à plaque de poils 
plus apparents, située sur les côtés après leur milieu ; grossièrement, 
profondément et assez densément ponctuées, à points parfois anasto¬ 
mosés ; d’un noir brillant. Epaules arrondies. 

Abdomen allongé, à peine moins large à sa base que les élytres, gra¬ 
duellement subatlénuê en arrière; convexe,avec les 4 premiers segments 
simplement impressionnés en traversa leur base et le 5 e plus faiblement; 
éparsement duveteux; assez fortement et éparsement ponctué, un peu 
plus légèrement vers son extrémité, avec le fond des impressions plus 
rugueux; d’un noir très brillant. Le 7 e segment tronqué au sommet. 

Dessous du corps éparsement pubescent, d'un noir brillant (1). Épi- 
mères prollioraciques fortement et modérément ponctuées. Prosternum et 


(1) En général, les tempes, en dessous, sont éparsement ponctuées, avec leur intervalle 
plus ou moins lisse. Le proslcrnum est souvent lisse dans sa partie déclive, au-devant de sa 
pointe. Je négligerai ces détails insignifiants à quelques exceptions près. 


‘208 


BRÉVIPENNES 


mésosternum très fortement et subrugueusement ponctués : celui-ci à 
pointe nettement tronquée. Métasternum subconvexe, assez fortement et 
peu densément ponctué, parfois subimpressionné en arrière sur son 
milieu. Ventre très convexe, assez fortement et éparsement ponctué, avec 
le 5 e arceau plus pubescent et plus finement et plus densément ponctué 
sur sa région médiane (a* 9 ) : le 6 e très éparsement ponctué. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d'un noir brillant, 
souvent brunâtre. Tarses postérieurs un peu moins longs que les tibias, 
à 1 er article allongé, sensiblement plus long que le dernier : les 2 e à 4° 
graduellement moins longs, suballongés ou oblongs. 

Patrie. Cette espèce est peu commune. On la trouve à la fin de l’été 
et en automne, sous les pierres, les feuilles mortes et les détritus, dans 
plusieurs zones de la France : la Normandie, la Bretagne, l’Alsace, la 
Champagne, les environs de Paris et de Lyon, le Beaujolais, les Alpes, 
les Cévennes, la Guienne, les Landes, etc. 

Obs. Quelquefois les pieds sont d’un brun roussàtre. J’ai même un 
échantillon appartenant à cette variété,provenant des environs de Dieppe, 
et dont la taille est un peu moindre et la forme un peu plus linéaire, avec 
le prothorax un peu plus sensiblement arqué sur les côtés et partant un 
peu plus large relativement aux élytres, qui sont un peu plus étroites, 
un peu plus courtes et un peu plus égales, avec le dos des segments de 
l’abdomen plus lisse et le G» arceau ventral un peu plus profondément 
échancré. M. Valéry Mayet m’en a communiqué un exemplaire identique, 
qu’il a capturé à l’entrée de la grotte de Saint-Fons (Hérault). Peut-être 
est-ce là une espèce distincte (St. socius, R.) ou une simple variété bra- 
chyptère. 


fl O. Stenng Juno, Fabbicius. 

Allongé, peu convexe, légèrement pubescent, d'un noir peu brillant, 
avec les palpes testacês à sommet rembruni. Tête un peu plus large que le 
prothorax, assez fortement et densément ponctuée, bisillonnée, à intervalle 


(1) Près de là viendrait le St. gracilipes, Kraati (Ins. Dcut. II, 750 , 9). — Noir, mut, 
densément et fortement ponctué , recouvert d'une pubescence blanchâtre ; palpes à 1" ar¬ 
ticle /lave ; front largement et légèrement bisillonné ; prothorax oblong, à peine canali- 
culé;clytres plus longues que le prothorax ; abdomen densément et assez finement ponctué ; 
pieds grêles, tarses brunâtres. — O* 6° arceau ventral angulairemcnt échancré ; 5’ large¬ 
ment échancré, avec une impression longitudinale légère, plus pubescentc et plus finement 
poncluéc. — L. 5 mil. — Silésie, Moravie, Carinlhic. 





STÉMDES — S tenus 


209 


subélevé. Prothorax suboblong, moins large que les èlytres, médiocrement 
arqué avant le milieu de ses côtés, fortement, densément et subrugueu- 
sement ponctué, avec un sillon médian , obsolète et raccourci. Elytres un 
peu plus longues que le prothorax, subinégales, fortement, densément et 
rugueusement ponctuées. Abdomen assez finement et assez densément 
ponctué, à premiers segments avec 1 petite carène basilaire médiane. Le 
i er article des tarses postérieurs très allongé. Pointe mésosternale sub¬ 
arrondie. 

Métasternum largement impressionné ou subexcavé, recouvert d’une 
longue pubescence pâle, villeuse, très dense sur sa base ainsi que sur la 
pointe mésoslernale. Le 6 e arceau ventral impressionné et presque lisse 
sur sa région médiane, profondément et subangulairement incisé au 
sommet. Le 5° largement excavé sur sa région médiane, avec l’excavation 
presque lisse, limitée de chaque côté par une carène tranchante, angu- 
lairement relevée au milieu, déclive en arrière où elle se termine par 
une dent déprimée et déjetée en dedans : ladite excavation moins pro¬ 
fonde à la base et carénée sur le milieu de celle-ci, très profonde en 
arrière et circulairem' nt échancrée au sommet. Les 1 er à 3 e à peine, le 4 e 
plus sensiblement et surtout plus largement, impressionnés sur leur 
milieu, munis chacun, sur celui-ci, d'une fine carène longitudinale. 
Cuisses postérieures subépaissies et subarquées, densément ciliées en 
dessous dans leur première moitié. Tibias postérieurs largement sinués 
en dedans et un peu en dessous dans leur tiers postérieur, avec le sinus 
précédé d’un angle ou d'une dent très obtuse (1), située vers le milieu 
environ. 

$ Pointe mésosternale légèrement ciliée au sommet. Métasternum 
subdéprimé, légèrement pubescent. Le 6 e arceau ventral prolongé et 
subentaillé au sommet. Les 1 er à 5 e simples. Cuisses et tibias postérieurs 
de forme normale. 

Stenus Juno, Fabricius, Syst. El. II, 002, 2. — Gyli.knhal, Ins. Suec II, 467, 4. 
— Mannerueim, Brach. 41,3 —Ru.nde, Drach. Hat. 15, 3.— Ericuson, Col. March. 
I, 533, 5 ; — Gen. et Spec. Staph. G94, 7.— Redtenbacuer, Faun. Austr. ed. 2, 
219, 12. — Heer, Faun. Helv. I, 216, 8. — Fairmaire etL aboulbène, Faun. Fr. I, 
575, 7. — Kraatz, Ins. Deut. II, "47, 6.— Thomson, Scand. Col. II, 212, 2. — 
Fauvel, Faun. Galto-Rhén. III, 246, 21. 


(1) Ericlison, à propos des tibias postérieurs, dit : apice unco introrsum vergenle termi¬ 
nons. Il veut sans doute parler de l’éperon interne qui est parfois distinct, assez épais et un 
peu déjetc en dedans. 


210 


BRÉVIPE1NNES 


Staphylinus Juno, Walkenaer, Faun. Par. I, 270, 1. 

Staphylinus clavicornis, Fabriciüs, Gen. Ins. 242, 11-12. 

Stenus buplithalmus , Latreii.le, Hist. nat. Crust. et 1ns. IX, 303, 6, pl.80, fig. 2. 
Stenus boops , Gravenhorst, Mon. 226,,4.— Boisdüval et Lacordaire, Faun. Par. I, 

447, 10. 

Long., 0,0055 (2 1/2 1.) — Earg., 0,0014 (2/31.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir peu brillant; revêtu d'une fine 
pubescence grisâtre, très courte et peu serrée. 

Tête un peu plus larg: que le prothorax, à peine duveteuse, assez 
fortement et densément ponctuée ; assez profondément bisillonnée entre 
les yeux, à intervalle subélevé, subconvexe et assez large ; d’un noir 
peu brillant. Mandibules d’un noir de poix, un peu plus foncées vers leur 
extrémité. Palpes maxillaires testacés, à 2 e article un peu rembruni à son 
sommet, le 3 e obscur, à base plus pâle. Yeux noirs. 

Antennes atteignant à peine le milieu du prothoiax, légèrement pilo- 
sellées, noires ou noirâtres ; à 1 er article subépaissi : le 2 e un peu moins 
épais et un peu plus court : les suivants grêles, graduellement moins 
longs : le 3 e allongé, sensiblement plus long que le 4° : celui-ci et les 
5° et ô e suballongés : les 7 e et 8° un peu plus épais : le 7 e fortement 
oblong, obconique : le 8 e subovalaire : les 3 derniers formant ensemble 
une massue allongée : les 9 ° et 10° aussi longs que larges : le dernier en 
ovale acuminé. 

Prothorax suboblong, moins large que les élytres; médiocrement 
arqué sur les côtés avant leur milieu; à peine plus rétréci en arrière 
qu’en avant; peu convexe; à peine duveteux; fortement, densément et 
rugueusement ponctué; subégal, avec un sillon médian, obsolète et très 
raccourci ; d'un noir peu brillant ou presque mat. 

Écusson peu distinct, subruguleux, noir. 

Elytres subcarrées, un peu plus longues que le proihorax, subarquées 
en arrière sur leurs côtés ; subdéprimées ou peu convexes ; subinégales, 
avec une large impression postscutellaire, assez sensible, et une autre, 
plus faible, sur le disque en dedans des épaules; à peine duveteuses ; 
fortement et densément ponc'uées ; plus rugueusement en arrière et sur 
les impressions ; d’un noir presque mat ou peu brillant. Épaules ar¬ 
rondies. 

Abdomen assez allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
à peine atténué en arrière ; assez convexe, avec les 4 premiers segments 






stémdes — S tenus 


211 


fortement impressionnés en travers à leur base et distinctement unica- 
rénés sur le milieu de celle-ci, le 5° bien plus faiblement; légèrement 
duveteux ; assez finement et assez densément ponctué, plus finement et 
plus densément sur les derniers segments, avec le fon t des impressions 
subrugueux ; d’un noir un peu brillant. Le 7 e segment subtronqué au 
sommet. 

Dessous du corps distinctement pubescent, d’un noir plus ou moins 
brillant. Épimères prothoraciques lisses, très éparsement ponctuées. 
Prosternum et mésosternum fortement et rugueusement ponctués : celui- 
ci moins rugueusement, à pointe subarrondie. Métaslernum assez forte¬ 
ment ponctué sur les côtés, plus ( cf ) ou moins ( 9 ) finement et densément 
sur son disque qui est finement canaliculé sur sa ligne médiane et souvent 
subimpressionné en arrière ( 9 )• Ventre très convexe, assez finement et 
assez densément ponctué, plus finement et plus densément vers son 
extrémité. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un noir assez bril¬ 
lant, à tarses brunâtres. Tarses postérieurs à peine moins longs que les 
tibias, ù. 1 er article très allongé, notablement plus long que le dernier : 
les 2 e à 4 e notablement moins longs, suballongés ou oblongs. 

PATRie. Cette espèce est assez commune, tout l’été, au bord des eaux 
stagnantes et sous les détritus des inondations, dans presque toute la 
France. 

Obs. Elle est plus grande, plus robuste et moins brillante que Yasphal- 
linus, avec les premiers segments de l’abdomen unicarénés à leur base, 
et la pointe mésosternale subarrondie au lieu d etre tronquée. 

L’intervalle du front est, rarement, canaliculé. Quelquefois l’angle ou 
la dent des tibias postérieurs a* est à peine visible et seulement suivant 
un certain côté. 

On attribue au Juno le lineatulus de Stephens (111. Brit. V,295). 


11. Stenus «ter, Mannerheim. 

Allongé, peu convexe, légèrement pubescent, d'un noir mat, avec la 
base des palpes d'un testacé pâle. Tête sensiblement plus large que le pro- 
tliorax, presque aussi large que les élylres , assez fortement, densément 
et rugueusement ponctuée, subexcavée, obsolètemeni bisillonnée, à inter- 


212 


BRÉVIPENNES 


i'aile peu élevé. Prothorax oblong, bien moins large que les élytres, sub- 
cylindrique, faiblement arqué avant le milieu des côtés, fortement, densé¬ 
ment et subrugueusement ponctué, avec un canal médian bien distinct et 
assez prolongé. Elytres un peu plus longues que le prothorax, à peine 
inégales , fortement, densément etrugueusement ponctuées. Abdomen assez 
finement et assez densément ponctué , à premiers segments unicarénés à 
leur base. Le 1 er article des tarses postérieurs très allongé, 

çf Le 6 e arceau ventral lisse sur son milieu, profondément et subogi- 
valement échancré au sommet, bituberculé à sa base. Le 5 e subéchancré 
dans le milieu de son bord apical, largement excavé au devant de 
l’échancrure, avec l’excavation lisse, limitée sur les côtés par une carène 
élevée et prolongée en arrière en forme de dent. Le 4 e subexcavé sur 
son milieu, à excavation lisse postérieurement, graduellement affaiblie et 
ponctuée en avant, non prolongée jusqu’à la base, à carènes latérales 
moins saillantes, garnies, ainsi que celles du 5 e arceau, de longs poils 
convergents en dedans. Les 1 er à 3 ü seulement avec un léger espace 
lisse à leur sommet, le 3 e parfois subdéprimé à celui-ci. Tibias postérieurs 
armés d’une dent obtuse vers le dernier quart de leur côté interne. 

$ Le 6 e arceau ventral assez prolongé et subarrondi au sommet, avec 
celui-ci parfois à peine subsinué. Les 1 er à 5 e simples. Tibias postérieurs 
inermes. 

Stenus maurus, Mannerheim, Bracli. 41, 2. — Runde, Brach. Hat. 15, 4. 

Stenus ater, Mannerheim, Brach. 42, 4.— Boisduval et Lacordaire, Faun. Par. I, 

447, 11.— Eiuchson, Col. March. I, 534, 6; — Gen. et Spec. Staph. 696, 10. 

— Redtf.nbacher, Faun. Austr. ed. 2, 219, 12. — Heer, Faun. Hev. I, 216,9. — 

Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 575, 9. — KnAATZ.Ins. Deut. 11,749, 8. 

— Thomson, Scand. Col. II, 213, 3.— Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. 111,247,22. 

Long., 0,0052 (2 1/3 1.). — Larg., 0,0012 (1/2 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir mat ; revêtu d'une légère et 
courte pubescence cendrée. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, presque aussi large que 
les élytres; légèrement duveteuse; assez fortement, densément et rugueu- 
sementponctuée; subexcavée et obsolètement bisillonnée entre les yeux, 
à intervalle peu élevé ; d’un noir presque mat. Mandibules d’un roux de 
poix à leur extrémité. Palpes maxillaires noirs, avec le 1 er article et 
l’extrême base du 2 e d’un flave testacé. Yeux obscurs. 







STÉ.MDES — Stenus 


213 


Antennes atteignant environ le milieu du prothorax, éparsement pilo- 
sellées, noires ; à 1 er article subépaissi :.le 2 e un peu moins épais et à 
peine plus court : les suivants grêles, graduellement moins longs : le 3° 
allongé, 1 fois et demie aussi long que le 4 e : les 4 e à 7 e suballongés : le 
8 e à peine plus épais, oblong, obeonique : les 3 derniers formant en¬ 
semble une massue allongée : les 9 e et 10 e presque aussi larges que longs : 
le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax assez fortement oblong, bien moins large que les élytrès ; 
subcylindrique ou faiblement arqué sur les côtés avant leur milieu ; à 
peine plus rétréci en arrière qu’en avant; peu convexe ; à peine duve¬ 
teux ; fortement, densément et subrugueusement ponctué; subégal, avec 
un canal médian bien distinct, assez prolongé mais ne touchant ni au 
sommet, ni à la base ; d’un noir mat, à partie antérieure et côtés du canal 
un peu plus brillants et moins rugueux. 

Écusson peu distinct, chagriné, noir. 

Élytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, à peine 
arquées en arrière sur les côtés; subdéprimées ; à peine inégales, avec 
une faible impression postsculellaire et une autre, à peine d stincte, sur 
le disque; légèrement duveteuses ; fortement, densément et rugueuse- 
ment ponctuées ; d’un noir mat, à peine plus brillant sur les parties 
saillantes. Epaules subarrondics. 

Abdomen allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, sub¬ 
atténué en arrière; assez convexe, avec les 4 premiers segments assez 
fortement impressionnés en travers à leur base et distinctement unicarénés 
sur le milieu de celle-ci, le 5 e bien plus faiblement, assez densément 
duveteux, surtout sur les côtés; assez finement et assez densément 
ponctué, plus finement et plus densément sur les derniers segments, avec 
le fond des impressions rugueux; d'un noir assez brillant. Le 7 e segment 
subtronqué au sommet. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir brillant. Epimères prothoraciques 
éparsement ponctuées. Prosternum et mésosternum fortement et rugueu- 
sement ponctués : celui- ci moins rugueusement, à pointe subémoussée. 
Metasternum assez fortement et assez densément ponctué, subdéprimé sur 
son disque, très finement et obsolètement canaliculé sur sa ligne mé¬ 
diane et subimpressionné en arrière. Ventre très convexe, assez finement 
et assez densément ponctué, plus finement et un peu plus densément 
vers son extrémité. 

Pieds pubescents, finement pointillés, d’un noir assez brillant. Tarses 


214 


BRÉVIPENNES 


postérieurs à peine moins longs que les tibias, à 1er article très allongé, 
notablement plus long que le dernier : les 2 e à 4° graduellement moins 
longs, suballongés. 

Patrie. Cette espèce, qui est très commune, se prend toute l’année, 
sous les pierres, les détritus, les feuilles mortes, etc., dans toute la 
France. 

Obs. Elle se distingue de prime abord du Juno par sa taille un peu 
moindre et sa forme plus étroite. Le prothorax est plus fortement oblong, 
moins arqué sur les côtés et plus distinctement canaliculé. Les caractères 
masculins sont tout autres, etc. 

J'en ai vu quelques exemplaires 9 à taille moindre (0,0036), plus 
grêle, à corps plus mat, à élytres un peu plus courtes, à abdomen pa¬ 
raissant un peu plus fortement ponctué, à 1 er article des palpes seul 
testacé (St. adjectus , R.). Peut-être est-ce là une espèce distincte, iden¬ 
tique au punclipennis de Thomson (214, 5)? La découverte d’un exem¬ 
plaire o* suffirait pour trancher la question. 


13. Stciius intricatus, Erichson. 

Allongé, peu convexe, finement pubescent, d'un noir peu brillant, avec 
la base des palpes d’un flave testacé. Tête à peine plus large que le 
prothorax, sensiblement moins large que les élytres, assez fortement, 
densément et subrugueusemenl ponctuée, subexcavée, assez largement 
bisillonnée, à intervalle subélevé. Prothorax oblong, bien moins large que 
les élytres , légèrement arqué avant le milieu de ses côtés, fortement, 
densément et subrugueusemenl ponctué, subinégal, longitudinalement 
canaliculé sur son milieu et subimpressionné latéralement. Elytres un 
peu plus longues que le prothorax, très inégales, varioleuses, fortement, 
densément et rugueusement ponctuées. Abdomen assez fortement et den - 
sèment ponctué, à premiers segments tricarénés à leur base. Le 1 & article 
des tarses postérieurs très allongé. 

a * Le 6» arceau ventral obsolètement chagriné sur sa région médiane, 
bituberculé à sa base, profondément et subogivalement échancré au 
sommet. Le 5 e largement subéchancré à son bord apical, excavé au 
devant de l’échancrure, avec l’excavation obsolètement chagrinée, plus 





STÉNIDES — Stemis 


215 


large et plus profonde en arrière (1), limitée de chaque côté par une 
carène tranchante, dentée après son milieu et au sommet. Le 4 e marqué 
sur son milieu d’une impression obsolèteinent chagrinée, graduellement 
moins large en avant et non avancée jusqu’à la base, peu profonde, 
limitée latéralement par une fine carène. Les 1 er à 3 e avec une étroite 
ligne longitudinale lisse. Tibias postérieurs armés d’une dent aiguë, après 
le milieu de leur côté interne. 

Ç Le 6 e arceau ventral assez prolongé et subarrondi au sommet, 
celui-ci parfois à peine subsinué. Les 1 er à 5® simples. Tibias postérieurs 

inermes. 

Stenus intricatus , Ericbson, Gen. et Spec. Staph. 694, 8.— Fauvel, Faun. Gallo- 

Rhén. III, 248, 24. 

Long., 0,0052 (2 1/3 1.). — Larg., 0,0012 (1/2 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir peu brillant; revêtu d’une légère 
et courte pubescence cendrée. 

Tête à peine plus large que le prothorax, sensiblement moins large 
que les élytres ; légèrement duveteuse ; assez fortement, densément et 
subrugueusement ponctuée; subexcavée et assez largement bisillonnée 
entre les yeux, à intervalle subélevé, subconvexe ; d’un noir peu brillant. 
Mandibules brunâtres. Palpes maxillaires noirs, à 1 er article et base du 
2 e d’un flave testacé. Yeux obscurs. 

Antennes atteignant environ le milieu du prothorax, légèrement pilo-- 
sellées, noires; à 1 er article subépaissi : le 2 e un peu moins épais et à 
peine plus court : les suivants grêles, graduellement moins longs : le 3 e 
allongé, d’une moitié plus long que le 4° : celui-ci et les 5 e et 6° sub- 
allongés : les 7 e et 8 e un peu plus épais, obconiques : le 7 e fortement 
oblong, le 8 e assez court : les 3 derniers formant ensemble une massue 
allongée : les 9 e et 10 e à peine aussi larges que longs : le dernier en 
ovale acuminé. 

Prothorax oblong, bien moins large que les élytres ; légèrement arqué 
sur les côtés avant leur milieu ; à peine plus rétréci en arrière qu’en 
avant; faiblement convexe; à peine duveteux ; fortement, densément et 
subrugueusement ponctué ; subinégal, avec un canal longitudinal assez 
distinct, raccourci aux deux extrémités et à fond souvent lisse; marqué 


(1) Celte excavation présente parfois, suc son milieu, uu tubercule obsolète. 


216 


BRÉVIPENJNES 


sur les cotés d’une légère impression oblongue qui fait paraître ceux-ci 
parfois un peu subcomprimés; d’un noir peu brillant, si ce n’est sur les 
parties saillantes. 

Écusson peu distinct, chagriné, noir. 

Èlytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, à peine 
élargies et à peine arquées en arrière sur les côtés; subdéprimées; très 
inégales, avec une impression postscutellaire assez forte et assez grande, 
et une autre longitudinale, intrahumérale, prolongée jusqu’au milieu ; 
légèrement duveteuses ; fortement, densément et rugueusement ponc¬ 
tuées, à ponctuation varioleuse, ridée en arrière et sur les impressions, 
ainsi que sur le milieu du disque où elle forme comme une aréole de 
rides circulaires et concentriques ; d’un noir peu brillant, si ce n’est sur 
les parties saillantes. Epaules subarrondies. 

Abdomen assez allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
subatténué en arrière; subconvexe, avec les 4 premiers segments sensi¬ 
blement impressionnés en travers à leur base et unicarénés ou même 
tricarénés (1) sur celle-ci, le 5e bien plus faiblement; distinctement du¬ 
veteux, surtout sur les côtés ; assez fortement et densément ponctué (2), 
plus finement sur les derniers segments, avec le fond des impressions 
ruguleux; d’un noir assez brillant. Le 7 * segment subimpressionné et 
subtronqué au bout. 

Dessous du corps légèrement pubescent, d'un noir brillant. Épinières 
protlioraciques fortement et éparsement ponctuées. Prosternum et méso¬ 
sternum moins brillants, fortement et très rugueusement ponctués : 
celui-ci à pointe subarrondie. Metasternum fortement et assez densément 
ponctué, subdéprimé sur son disque, obsolètement canaliculé et sub¬ 
impressionné en arrière sur son milieu. Ventre très convexe, assez 
fortement et densément ponctué, plus finement vers son extrémité. 

Pieds pubescents, pointillés, d’un noir brillant, à tarses moins foncés. 
Tarses postérieurs un peu moins longs que les tibias, à 1 er article très 
allongé, notablement plus long que le dernier : les 2° à 4' graduellement 
moins longs, suballongés ou oblongs. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se rencontre au printemps et à 
l’automne, au bord des eaux, sous les mousses et détritus des lieux 


(1) Les carènes externes, qui existent môme chez plusieurs autres espèces, sont souvent peu 
apparentes et parfois tout à fait nulles. 

(3) Le milieu des segments 1-5 est généralement moins ponctué ou plus lisse au sommet. 







STÉNIDES — Stemis 


217 

humides, dans les environs de Lyon, la Provence, le Languedoc, etc. 
Elle n’est pas bien rare aux environs d’Hyères et de Saint-Raphaël (Var). 

Obs. Elle diffèie de l’a/erpar sa tète moins large relativement au pro¬ 
thorax et aux élylres, avec celles-ci plus inégales, à ponctuation plus 
varioleuse, et celui-là moins fortement oblong, à peine plus arquésur les 
côtés et subimpressionné sur ceux ci. Les tarses postérieurs sont un peu 
moins allongés. Les signes sont différents, etc. 

Souvent les élylres offrent vers leur angle suturai une dépression ou 
faible impression qui force la partie postérieure de la suture de se relever 
un peu en forme de crête. Du reste, les impressions de leur disque sont 
très variables, et elles sont plus fortement varioleuses chez les exem¬ 
plaires de la Corse. Les pieds sont parfois d’un brun roussâlre. 

J’en ai vu un échantillon d'Espagne à forme un peu plus épaisse. 


13. Stciius longHarsiüi, THOMSON. 

Allingé, peu convexe, finement pubescent, d'un noir presque mat, avec 
le 1 er article des palpes d'un flave leslacé. Tète à peine plus large que le 
prothorax, sensiblement moins large que les élytres, assez fortement, 
densément et subrugueusement ponctuée, peu excavée, sensiblement bisil- 
lonnée, à intervalle subélevé. Prothorax oblong, bien moins large que les 
élytres, subarqué vers le milieu de ses côtés, fortement, densément et 
subrugueusement ponctué, subinégal, canaliculé sur son milieu, à peine 
impressionné latéralement. Elytres un peu plus longues que le prothorax, 
subinégales, non varioleuses, fortement, densément et rugueusement 
ponctuées. Abdomen assez fortement et densément ponctué, à premiers 
segments tricarénés à leur base. Le 1 er article des tarses postérieurs très 
allongé. 

çf Métasternum largement impressionne et garni sur son milieu d’une 
pubescence villeuse, assez longue et cendrée. Le 6 e arceau ventral 
éparsement pointillé sur son disque, obsolètement bituberculé à sa base, 
assez profondément et angulairement échancré au sommet. Le 5 e large¬ 
ment subéchancré à son bord apical, excavé au devant de l’échancrure, 
avec l’excavation presque lisse, brusquement plus étroite et moins pro¬ 
fonde en avant, limitée de chaque côté par une carène assez saillante, 
subdentée avant son milieu et prolongée en dent à son sommet. Le 4 e 
Soc. Linn. — t. xxx. 16 


218 


BREVIPENNES 


creusé sur son milieu d’une impression presque lisse, graduellement 
moins large et plus faible en avant, ne touchant pas à la base, limitée 
latéralement par une fine carène aiguë. Le 3^ avec un très léger espace 
lisse postérieur, subtriangulaire. Tibias postérieurs inermes, h peine 
flexueux. 

$ Le & arceau ventral prolongé et subarrondi. Les 3 e à 5 e simples. 
Tibias postérieurs inermes, droits. 

Stenus longitarsis, Thomson, Oefv. Vet. ac. Foerh. 18î37, 222, 8 ; — Skand. Col. Il, 

213, 4.— Kraatz, Ins. Deut. II, 747, note,— Redtenbaciier, Faun. Austr. ed. 3, 

245. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III. 247, 23. 

Stenus Barnevillei, Bedel, l’Abeille, 1870, VII, 92. 

Long., 0,0045 (2 1.). — Larg., 0,0011 (1/2 1.). 

Patrie. Cette espèce est assez rare. Elle se trouve dès février, parmi 
les mousses et les feuilles tombées, dans les bois et au bord des mares, 
dans certaines provinces de la France : la Normandie, la Lorraine, la 
Champagne, les environs de Paris et de Lyon, le Bourbonnais, le Beaujo¬ 
lais, le Languedoc, la Guienne, la Provence, etc. 

Obs. Elle ressemble presque en tous points à Yintricatus, seulement 
la taille est. un peu moindre et les élvtrès sont un peu moins inégales et 
moins varioleuses. Les tarses postérieurs sont un peu plus longs. Les 
signes masculins sont à peu près les mêmes quant aux arceaux du ventre, 
mais le métasternum est impressionné-villeux, et les tibias postérieurs 
sont inermes au lieu d’être aigument dentés à leur côté interne, ce qu 
est concluant. 

Les élvires varient pour les rugosités qui sont parfois réunies comme 
chez intricatus. En tous cas, elles sont généralement moins varioleuses (1). 


14. Stenus Gallicus, Fauvel. 

Allongé, subparallèle, légèrement convexe, éparsement pubescent, d'v.n 
noir subplombé brillant, avec la base des palpes d'un flave teslacé. Tête 
sensiblement plus large que le prothorax, un peu plus large que les élytres 


(1) LeA'i. fasciculalus, J. Sahlberg (Nat. Faun. Fl. Fenn. 1870, XI, 341), est remarquable 
par sa ponctuation plus forte et plus varioleuse, par sa taille uu peu moindre et sa couleur 
d’un noir plus profond. — Finlande. 




STÉNIDES — Stemis 


219 


à leur base, fortement et densément ponctuée, légèrement bisillonnée, à 
intervalle peu élevé. Prothorax à peine oblong, à peine moins large en son 
milieu que les êlytrès , sensiblement arqué sur les côtés, rétréci en arrière , 
fortement et densément ponctué, égal, à sillon dorsal obsolète. Elytres de 
la longueur du prothorax, égales, fortement et assez densément ponctuées. 
Abdomen finement et modérément ponctué, à premiers segments presque 
lisses sur le dos, unicarinulés à leur base. Le 1 er article des tarses posté¬ 
rieurs très allongé. Pointe mésosternale aiguë. 

cf Le 6 e arceau ventral angulairement échancré au sommet. Le 5 e lar¬ 
gement et subangulairement échancré à son bord apical, sensiblement 
impressionné au devant de l’échancrure, avec l’impression lisse en 
arrière, pointillée et graduellement rétrécie en avant, limitée latérale¬ 
ment par une fine carène, subarquée sur sa tranche et non prolongée 
jusqu’au sommet. 

9 Le 6° arceau ventral prolongé et étroitement subsinué à son som¬ 
met. Le 5 e simple. 

Stenus yallicus, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 24-8, 28. 

Long., 0,0039 (l 2/3 l.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, subparallèle, légèrement convexe, d’un noir subplombé 
brillant; revêtu [d’une fine et courte pubescence grise ei très peu serrée. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, un peu plus large que 
les élytres à leur base; à peine duveteuse; fortement et densément ponc¬ 
tuée; à peine subexcavée et légèrement mais distinctement bisillonnée 
entre les yeux, à intervalle large et peu élevé ; d'un noir subplombé 
brillant. Mandibules brunâtres. Palpes maxillaires noirs, à article et 
base du 2 e d’un testacé pâle. Yeux obscurs. 

Antennes atteignant environ le milieu du prothorax, éparsement pilo- 
sellées, noires; à 1 er article subépaissi : le 2° un peu moins épais et ù 
peine moins long : les suivants grêles, graduellement moins longs : le 
3 e allongé, sensiblement plus long que le 4 e : celui-ci et les 5 0 et 6 e assez 
allongés : les 7 e et 8 e un peu plus épais, obconiques : le 7 e oblong, le 8° 
aussi large que long : les 3 derniers formant ensemble une massue 
allongée : les 9 e et 10° subcarrés : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax à peine oblong ou à peine plus long que large en son milieu ; 
à peine moins large à celui-ci que les élytres;sensiblement arqué sur les 


220 


BltEVIPEMNES 


côtés dans leur milieu ou un peu avant celui-ci, et puis visiblement plus 
rétréci en arrière qu’en avant ; subconvexe; à peine duveteux ; fortement 
et densément ponctué ; égal, avec une légère trace de sillon court, sur le 
dos ; d’un noir subplombé brillant. 

Ecusson peu distinct, chagriné, noir. 

Élytres subtransverses, de la longueur du prothorax, subélargies et à 
peine arquées en arrière sur les côtés ; peu convexes ; égales, ou avec 
une faible impression postscutellaire et une autre intrahumérale, obsolète; 
éparsement duveteuses ; fortement et un peu moins densément ponctuées 
que la tète et le prothorax; d’un noir subplombé brillant. Épaules sub¬ 
arrondies. 

Abdomen assez allongé, presque aussi large à sa base que les élytres, 
subparallèle ou à peine rétréci en arrière ; assez convexe, avec les 4 
premiers segments sensiblement impressionnés en travers à leur base et 
unicarinulés sur le milieu de celle-ci, le 5 e plus faiblement; légèrement 
duveteux, plus distinctement sur les côtés; finement et modérément 
ponctué, plus éparsement ou presque lisse sur le dos des 4 premiers 
segments, avec le fond des impressions subrugueux; d’un noir subplombé 
brillant. Le 7 e segment subtronqué au bout. 

Dessous du corps pubescent, d'un noir brillant. Épinières prothoraciques 
éparsement ponctuées. Prosternum et mésosternum très rugueusement 
ponctués, celui-ci à pointe aiguë. Mêtasternum assez finement et modé¬ 
rément ponctué, subdéprimé ou subimpressionné et finement canaliculé 
en arrière sur son disque. Ventre convexe, assez longuement pubescent, 
finement et assez densément ponctué. 

Pieds pubeseents, finement, pointillés, d’un noir assez brillant. Tarses 
postérieurs h peine moins longs que les tibias, à l e r article très allongé, 
notablement plus long que le dernier : les 2 e à 4 e graduellement moins 
longs, suballongés ou oblongs. 

Patrie. Cette rare espèce se trouve, en hiver et au printemps, sous les 
pierres et les détritus du bord des eaux, à Saint-Raphaël (Var). 

M. Fauvel l’indique de Metz, peut-être par erreur. 

Obs. Eile est remarquable par sa forme subparallèle, sa ponctuation 
forte et non rugueuse, sa teinte brillante et ses élytres assez courtes. La 
pointe mésosternale est aiguë (1). 


(1) Le S. calciratus, Scriba (Berl. Ent. Zeil. 1864, 380), a, comme le gallicus, une forme 
subparallèle, allongée et les élytres non plus longues que le prothorax ; mais la taille est plus 



STÉNIDES — Stemis 


‘221 


15. S(enu« Giiynemerl , J. Duval. 

Allongé, subdéprimé, à peine pubescent, d'un noir vernissé, avec la 
base des palpes, celle des cuisses et le milieu des tibias testacés. Tête un 
peu plus large que le prothorax, presque aussi large que les élytres, 
fortement et rugueusemeut ponctuée, bisillonnée, tricalleuse, Prothorax 
à peine oblong, à peine moins large en son milieu que les élytres, sub- 
dilaté-arqué sur les côtés, subrétréci en arrière, grossièrement et sub- 
rugueusement ponctué, très inégal ou 7 -fovéolé. Élytres de la longueur du 
prothorax, très inégales, très grossièrement et rugueusement ponctuées. 
Abdomen légèrement et assez densément ponctué. Le 1 er article des tarses 
postérieurs allongé. 

< 3 * Le 6 e arceau ventral échancré au sommet en angle obtus ou très 
ouvert. Le 5 e à peine sinué dans le milieu de son bord apical, longitudi¬ 
nalement cl légèrement impressionné au devant du sinus, avec l’impres¬ 
sion plus densément pubescente, plus finement et plus densément poin- 
tillée. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. Le 5 e simple. 

Stenus Guynemeri, J. Duval, Ann. Ent. Fr. 1830,51Gen. Staph. pl. 19, fig.94. 

— Fairuaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 581,27. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. 

III, 237, 9. 

Stenus rugosus, Kiesenwetter, Sfctt. Ent. Zeit. 1850, 221. 

Long., 0,0052 (2 1/3 1.). — Larg., 0,0010 (1/2 I.). 

Corps allongé, subdéprimé, d’un noir très brillant et comme vernissé ; 
revêtu d’une fine pubescence courte, pâle et peu apparente. 

7été un peu plus large que le prothorax, presque aussi large que les 
élytres; à peine duveteuse; fortement et rugueusement ponctuée ; for- 


grande, la ponctuation plus serrée et plus rugueuse, la teinte est mate, excepté à l'abdomen. 
La tctc est moins large, etc. — çf Cuisses renflées, les postérieures avec une dent interne 
obtuse ; tibias postérieurs à dent médiane obtuse; métasternum impressionné-pileux ; arceaux 
1-5 du ventre à impression graduellement plus large et plus longuement pileuse sur les côtés, 
très lisse au milieu sur les 4 premiers; les 4' et 5’ échancrés à leur bord apical, ce dernier 
plus fortement, avec l'impression large, lisse, relevée latéralement en forte carène prolongée 
en arrière en une sailFc denliforme; le G' échancré en angle obtus. — L. G mill. — Hollande, 
Allemagne septentrionale. 


222 


BRÉVIPENNES 


tement bisillonnée, avec 3 callosités longitudinales, lisses, subégalement 
relevées presque au-dessus du niveau des yeux, les latérales souvent 
subinterrompues ; d’un noir brillant. Mandibules brunâtres. Palpes maxil¬ 
laires d’un noir de poix, â 1 er article et base du 2 e plus ou moins large¬ 
ment tesiacés. Yeux obscurs. 

Antennes atteignant environ le milieu du prothorax, légèrement pilo- 
sellées, noires; à 1 er article subépaissi : le 2 e à peine moins épais et 
presque aussi long : les suivants grêles, graduellement moins longs : le 
3 e allongé, sensiblement plus long que le 4 e : celui-ci et les 5 e et 0 e assez 
allongés : les 7° et 8 e à peine plus épais : le 7 e fortement oblong, obeo- 
nique : le 8 e subovalaire : les 3 derniers formant ensemble une massue 
allongée : les 9 e et 10 e subglobuleux : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax à peine oblong, à peine plus long que large en son milieu ; 
à peine moins large à celui-ci que lesélytres; assez fortement subdilaté- 
arqué sur les côtés vers leur milieu ou un peu avant celui-ci; un peu 
, 5 >lus rétréci en arrière qu’en avant ; peu convexe ; presque glabre ; for¬ 
tement, grossièrement et subrugueusement ponctué; très inégal, avec 
7 fossettes profondes, 2 en avant, 2 en arrière, 2 sur les parties dilatées, 
et 1 médiane, plus profonde et allongée, sulciforme ; d’un noir très 
brillant. 

Écusson peu distinct, finement chagriné, noir. 

Élytres subtransverses, de la longueur du prothorax, à peine arquées 
en arrière sur les côtés; subdéprimées; très inégales, avec une forte 
impression postseutellaire et une autre inlra-humérale, subobliquement 
prolongée jusque sur le milieu du disque ; fortement, très grossièrement 
et rugueusement ponctuées, avec les rugosités formant çà et là de fortes 
rides contournées, vers les côtés après le milieu, en une aréole concen¬ 
trique ; d’un noir très brillant. Épaules étroitement arrondies. 

Abdomen allongé, à peine moins large à sa base que les élytres, à peine 
atténué en arrière; assez convexe, avec les 5 premiers segments graduel¬ 
lement moins fortement impressionnés en travers à leur base ; finement 
pubescenl ; finement, légèrement et assez densément ponctué(1), un peu 
plus lisse sur le milieu des premiers segments, avec le fond des impres¬ 
sions subrugueux; d’un noir brillant. Le7 e segment éparsement ponctué, 
subnnpressionné au bout. 


(1) M. Fauve! dit (p. 237) : ponctuation... forte, peu serrée sur l'abdomen. Je l’ai toujours 
vue légère et assez serrée sur les échantillons des Pyrénées. 



STÉNIDES — Stevus 


223 


Dessous du corps pubescent, d’un noir brillant. Epinières prothora- 
ciques lisses, avec quelques gros points. Prosternum et mésosternum 
moins brillants, fortement et très rugueusemcnt ponctués : celui-ci à 
pointe subémoussé, celui-là à ligne médiane relevée en dos d'âne ou 
carène épatée, lisse. Métasternum assez fortement et assez densément 
ponctué, subdéprimé ou subimpressionné en arrière sur son disque, 
avec une étroite ligne longitudinale lisse. Ventre très convexe, assez 
longuement pubescent, finement et peu densément ponctué. 

Pieds légèrement pubescents, subéparsement pointillés, lestacés, avec 
l’extrémité des cuisses largement, la base et le sommet des tibias étroi¬ 
tement rembrunis, les tarses d’un brun de poix, et les hanches noires. 
Tarses postérieurs un peu ou même sensiblement moins longs que les 
tibias, à 1 er article allongé, à peine plus long (l)que le dernier, celui-ci 
allongé : les 2 U à 4° graduellement moins longs : le 2 e suballongé ou au 
moins fortement oblong, les 3° et 4 e oblongs. 

Patrie. Cette espèce se prend, en juillet et août, sous les pierres au 
bord des torrents et des cascades, sous les mousses humides, presque 
jusque dans l’eau, dans les régions montagneuses : la Savoie, la Grande- 
Chartreuse, les Pyrénées-Orientales, etc. 

Obs. Elle est remarquable par sa teinte vernissée, par son prolhorax 
et ses élvtres très inégaux et impressionnés, et par sa tête triealleuse. Le 
prosternum est relevé sur son milieu en carène épatée, lisse, ce que je 
n’ai pas encore observé. 

Quelquefois le 1 er article des palpes maxillaires est un peu rembruni 
à son sommet, et le 2 e presque entièrement d’un roux testacé. D’autres 
fois, ils sont tous deux en entier d’un flave testacé. 

J’ai reçu d’Afrique, sous le nom de tylocepliulus, Kraatz (Ins. Dent. Il, 
761, note 1), un exemplaire encore plus fortement inégal, à abdomen 
plus fortement et moins densément ponctué. 


16. Stenus fossulatiis, Erichson. 

Allongé, peu convexe, soyeux, d'un noir subplombé, peu brillant, avec 
les palpes et les pieds testacés, le 3 e article de ceux-là un peu obscurci au 

(1) Cette espèce fait exception dans son groupe, par ses tarses postérieurs moins allongés, 
à 1" article ù peine plus long que le dernier, celui-ci étant plus allongé, mais alors le 2* est 
suballongé ou au moins fortement oblong. 


224 


BRÉVIPENNES 


sommet, l’extrémité des cuisses largement , la base et le sommet des tibias 
étroitement, le bout de chaque article des tarses très étroitement, rem¬ 
brunis. Tête sensiblement plus large que le prothorax, presque aussi large 
que les élytres, assez finement, très densément et rugueusement ponctuée, 
largement bisillonnée, à intervalle subélevé et finement carinulé. Protho¬ 
rax oblong, moins large que les élytres, subarqué sur les côtés, subrétréci 
en arrière , fortement, densément et subrugueusemcnt ponctué, subinégal, 
avec une légère fossette de chaque côté, et n cuanal médian obsolète. 
Élytres à peine plus longues que le prothorax, inégales, fortement, densé¬ 
ment et subrugueusement ponctuées. Abdomen assez finement et densément 
ponctué. Le l 1 ' 1 ' article des tarses postérieurs très allongé. 

<f Le 6 e arceau ventral médiocrement et angulairement échancré au 
sommet. Le 5 e largement sinué dans le milieu de son bord apical, large¬ 
ment impressionné au devant de l’échancrure, avec l’impression un peu 
plus lisse et plus sensible en arrière, limitée latéralement par une carène 
obluse. Le 4° à peine sinué au sommet et faiblement et longitudinale¬ 
ment impressionné : les 2 impressions garnies sur les côtés de longs 
poils blonds, subconvergents. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. Le 5 e sub- 
sinué au milieu de son bord apical, plus finement et un peu plus dense- 
rnent pointillé au devant du sinus. 

Stenus fossulatus, Erichson, Gen. et Spec. Staph. 711, 40. — Redtenbacher, 

Faim. Auslr. e<i. 2, 226. — Fairmaire et Labuulbène, Faun. Fr. I, 686, 39.— 

Kraatz, Ins. Deut. Il, 767, 31. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 238, 10. 

Long., 0,0050 (2 1/3 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1,). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir peu brillant, subplombé par 
l’effet d’une fine et courte pubescence blanche, soyeuse, assez serrée et 
bien apparente. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, presque aussi large 
que les élytres; finement duveteuse; assez finement, très densément 
et rugueusement ponctuée; subexcavêe et largement bisillonnée entre 
les yeux, h intervalle snbélevô et finement carinulé; d’un noir peu 
brillant et subplombé. Mandibules d’un brun de poix. Palpes maxillaires 
testacés, à 3 e article un peu ou à peine rembruni au sommet. Yeux 
obscurs. 



STÉNIDES — Slenus 


225 

Antennes atteignant à peine le milieu du prothorax, légèrement pilo- 
sellées, brunâtres, à massue plus foncée et les 2 premiers articles noirs ; 
le l or subépaissi : le 2 e à peine moins épais et à peine plus court : les 
suivants grêles, graduellement moins longs : le 3 e allongé, d’un tiers plus 
long que le 4° : les 4 e et 5° suballongés : les 6° et 7 e oblongs, avec le 7 e 
à peine plus épais, obconique : le 8° un peu plus épais, assez court, 
subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble une massue suballongée : 
les 9 e et 10° subtransverses : le dernier en ovale court et acuminé. 

Prothorax oblong, sensiblement moins large en son milieu que les 
élvtres, subarqué sur les côtés vers leur milieu ou à peine avant celui-ci; 
à peine plus rétréci en arrière qu’en avant; peu convexe; finement duve¬ 
teux ; fortement, densément et subrugueusement ponctué, subinégal, 
avec une légère fossette oblique de chaque côté du disque et un sillon 
médian obsolète; d’un noir subplombé et peu brillant. 

Ecusson peu distinct, chagriné, noir. 

Elijtres subcarrées, à peine plus longues que le prothorax, à peine 
arquées sur les côtés; faiblement convexes; inégales, avec une impression 
postsculeliaire assez forte, une autre moindre, intrahumérale, et une 3 e 
légère vers les côtés après le milieu ; distinctement duveteuses ; forte¬ 
ment, densément et subrugueusement ponctuées, plus rugueusement en 
arrière et sur les impressions ; d’un noir subplombé, peu ou un peu 
brillant. Epaules subarrondies. 

Abdomen assez allongé, un peu moins large à sa base que les élvtres, 
graduellement subatténué en arrière, convexe, avec les 5 premiers seg¬ 
ments sensiblement impressionnés en travers à leur base, le 5° plus 
faiblement; distinctement duveteux; assez finement et densément ponc¬ 
tué, un peu plus finement en arrière, à fond des impressions subrugueux; 
d'un noir subplombé un peu brillant. Le 7 e segment très éparsement 
ponctué, mousse au bout. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir subplombé, brillant. Epimeres 
prothoraciques très éparsement ponctuées. Prosternum très rugueusement, 
mésosternum moins rugueusement ponctués, celui-ci à pointe tronquée. 
Métasternum subconvexe, assez fortement et assez densément ponctué, 
avec une étroite ligne médiane lisse. Ventre très convexe, assez finement 
et assez densément ponctué, plus densément en arrière. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d'un testacé assez 
brillant, avec l’extrémité des cuisses plus ou moins largement, la base et 
le sommet des tibias plus étroitement et le bout de chaque article des 


226 


HREVIPENNES 


tarses encore plus étroitement, rembrunis, et les hanches noires. Tarses 
postérieurs un peu moins longs que les tibias, à 1 er article très allongé, 
sensiblement plus long que le dernier : lesj2° à 4 e suballongés ou oblongs. 

Patrie. Cette espèce, qui est rare, se trouve, en juillet et août, parmi 
les mousses et les feuilles mortes, au bord des eaux vives, dans les 
régions montagneuses ou boisées : la Flandre, la Normandie, l’Alsace, 
la Lorraine, les environs de Paris, l’Auvergne, le Languedoc, le bugey, 
les Alpes du Dauphiné et de la Provence, etc. 

Obs. Elle est moins brillante et bien moins fortement ponctuée et 
moins inégale que le Guynemeri, avec le prosternum nullement lisse sur 
sa ligne médiane et le 1 er article des tarses postérieurs plus allongé rela¬ 
tivement au dernier, etc. 


17. Steims aterriinus . Euichson. 

Allongé , peu convexe, à peine pubescent, d'un noir assez brillant, avec 
les pieds, les palpes et les antennes d’un roux de poix, et les 2 premiers 
articles de celles-ci noirs. Tête bien plus large que le prothorax, assez 
finement et assez densément ponctuée, légèrement bisillonnée, à inter¬ 
valle peu élevé, épaté, lisse. Prothorax suboblortg, moins large que les 
êlytres, médiocrement arqué avant le milieu de ses côtés, rétréci en 
arrière, assez finement et densément ponctué, subégal, avec 2 légères 
impressions latérales et une petite fossette médiane oblongue. Êlytres 
subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, subégales, assez for¬ 
tement et assez densément ponctuées. Abdomen assez finement et peu den¬ 
sément ponctué. Le le r article des tarses postérieurs allongé. 

d" Le 6° arceau ventral largement, peu profondément et angulaire- 
ment échancré au sommet, le 5 e largement et à peine échancré à son 
bord apical. 

9 Le 6° arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. Le 5 e 
simple. 

Stenus aterrimus, Ericuson, Col. March. I, 549, 23; — Gen. et Spec. Staph. 712. 

42. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 222, 29. — Heer, Faun. Helv. 1, 217, 

13. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 583, 33. — Kraatz, Ins. Deut. II, 

767, 32. — Thomson, Skand. Col. IX, 190, 34, b. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. 

III, 235, 6. 



STÉNIDES — Stenns 

Long., 0,0044 (2 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 


227 


Corps allongé, peu convexe, d’un noir assez brillant ; revêlu d’une 
très courte pubescence blanchâtre, éparse et peu distincte. 

Tête bien plus large que le prothorax, aussi large environ que les 
élytres ; presque glabre ; assez finement et assez densément ponctuée ; à 
peine excavée et légèrement bisillonnée entre les veux, à intervalle élevé, 
épaté, lisse; d’un noir brillant. Mandibules brunâtres. Palpes maxillaires 
d'un roux de poix, à base plus pâle. Yeux obscurs. 

Antennes atteignant le milieu du prothorax, légèrement pilosellées, d’un 
roux de poix, avec la massue un peu plus sombre et le i er ou les 2 pre¬ 
miers articles noirs : le 1 er subépaissi : le 2 e un peu moins épais et non 
ou à peine plus court : les suivants grêles, graduellement moins longs : 
le 3 e allongé, un peu plus long que le 4 e : les 4 e à 7° suballongés : le 8 e à 
peine moins grêle, fortement oblong : les 3 derniers formant ensemble 
une massue suballongée et peu épaisse : le 9 U obeonique : le 10 e sub¬ 
carré : le dernier paraissant plus étroit, en ovale court et acuminé. 

Prothorax suboblong, sensiblement tno ns large en son milieu que les 
élytres ; médiocrement arqué sur les côtés avant leur milieu; évidemment 
plus rétréci en arrière qu'en avant; peu convexe ; à peine duveteux; assez 
finement et densément ponctué ; subégal, avec une légère impression de 
chaque côté du disque après le milieu, et une petite fossette médiane 
oblongue, parfois ponctiforme sur le même niveau ; d’un noir assez brillant. 

Ecusson peu distinct, chagriné, noir. 

Élytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, à peine 
arquées sur les côtés ; faiblement convexes ; subégales, avec une légère 
impression suturale et une autre posthumérale, à peine distincte ; à 
peine duveteuses ; assez fortement et assez densément ponctuées ; d’un 
noir assez brillant. Épaules étroitement arrondies. 

Abdomen suballongé, évidemment moins large que les élytres, sub- 
alténué en arrière; subconvexe, avec les 5 premiers segments graduel¬ 
lement plus légèrement impressionnés en travers à leur base; éparsement 
duveteux; assez finement et peu densément ponctué, avec le fond des 
impressions à peine ruguleux ; d’un noir brillant. Le 7 e segment moins 
ponctué, subtronqué au bout. 

Dessous du corps légèrement pubescent, d’un noir assez brillant (1). 

(1) Il est à noter que cette espèce et les deux précédentes ont les tempes lisses ou presque 
lisses en avant. 


BRÉVIPENNES 


228 

Épinières prothoraciques éparsement ponctuées. Prosternnm et mésoster¬ 
num densément et rugueusement ponctués, celui-ci à pointe mousse. 
Métasternum assez fortement et assez densément ponctué, subdéprimé 
sur son disque et triangulairement subimpressionné en arrière sur celui-ci. 
Ventre très convexe, assez fortement et assez densément ponctué, plus 
finement en arrière. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un roux de poix, 
avec les postérieurs souvent plus foncés et les hanches noires. Tarses 
postérieurs un peu ou même sensiblement moins longs que les tibias, à 
1 er article allongé, un peu plus long que le dernier : les 2 e à 4 e gra¬ 
duellement moins longs : le 2 e suballongé, b>s 3 e et 4 e oblongs. 

Patrie. Cette espèce est assez commune, toute l’année, dans les forêts, 
dans les nids de la Formica rufa, dans une grande partie de la France. 

Obs. Elle est généralement moindre que 1 g fossulatus, plus brillante, 
moins plombée et surtout bien moins pubescente. La ponctuation est 
moins forte et moins rugueuse. La carène frontale est plus large, plus 
épatée et plus lisse; le prothorax est moins oblong, et les élvtres sont 
moins inégales, etc. 

Les antennes et les pieds antérieurs sont parfois d’un roux assez clair 
ou testacé (1 ). 


18 . Stciiiis alpieoln, Fauvel. 

Allongé, assez étroit, subparallèle, subdéprimé, brièvement pubescent, 
d'un noir assez brillant, avec la base des palpes d'un flave testacé et celle 
des cuisses rousse. Tête plus large que le prothorax, assez finement et 
densément ponctuée, légèrement bisillonnée, à intervalle relevé en carène 
épatée, lisse. Prothorax aussi large que long, un peu moins large que les 
êlytres, fortement arqué en avant sur les côtés , subrétréci en arrière, 
assez finement et densément ponctué, subégal, avec un sillon dorsal obso¬ 
lète. Elytres transverses, à peine aussi longues que le prothorax, égales, 
assez fortement et assez densément ponctuées. Abdomen finement et den¬ 
sément ponctué. Le 1 er article des tarses postérieurs allongé. 

(1) Le Si. subfusciatus, Fairmaire (Ann. Ent. Fr. 1860, 162) est remarquable par sa teinte 
plus noire et moins brillante, par ses élytres parces d'une impression transverse fasciée de 
longs poils argentés. — çf Cuisses renflées; le 6' arceau ventral profondément et circulaire- 
ment écliancré. — L. S mill. — Constantine, Bône. 




STÉMDES — Stenns 229 

a" Le 6 e arceau ventral assez fortement échancré en angle subaigu. 
Le 5 e sinué-subangulé dans le milieu de son bord apical. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi. Le 5 e 
simple. 

Stenus alpicola , Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 236, 7. 

Long., 0,0029 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps allongé, assez étroit, subparallèle, subdéprimé, d'un noir as-ez 
brillant, avec une courte pubescence grisâtre, assez serrée. 

Tôle plus large que le prothorax, aussi large que les élytres; légère¬ 
ment pubescente; assez finement et densément ponctuée; légèrement 
bisillonnée entre les yeux, à intervalle relevé en carène épatée, lisse; 
d’un noir assez brillant. Bouche obscure. Palpes maxillaires noirs, à 
1 er article et extrême base du 2 e d’un (lave testacé. Yeux obscurs. 

Antennes atteignant le milieu du prothorax, légèrement pilosellécs, 
noires ou noirâtres ; à 1 er article subépaissi : le 2 e un peu moins épais et 
non ou à peine plus court : les suivants assez grêles, graduellement 
moins longs : le 3 e allongé, presque aussi long que les 2 suivants réunis : 
ceux-ci très fortement oblongs ou suballongés, les 6 e et 7 e oblongs, le 
8 e suboblong : les 3 derniers formant ensemble une massue allongée, 
légère : les 9 U et 10 e presque aussi larges que longs : le dernier en ovale 
acuminé. 

Prothorax au moins aussi large que long, un peu moins large que les 
élytres ; fortement arqué en avant sur les côtés et subrétréci en arrière ; 
peu convexe ou même subdéprimé sur le dos; légèrement pubescent; 
assez finement et densément ponctué ; subégal, avec un sillon longitu¬ 
dinal, obsolète ; d’un noir assez brillant. 

Écusson très petit, d’un noir assez brillant. 

Élytres transverses, à peine aussi longues que le prothorax, à peine 
arquées en arrière sur les côtés ; subdéprimées ; égales, ou avec une 
faible impression le long de la suture ; légèrement pubescenles ; un peu 
plus fortement et un peu moins densément ponctuées que le prothorax ; 
noires, assez brillantes. Epaules subarrondies. 

Abdomen allongé, aussi large à sa base que les élytres, subatténué en 
arrière après son milieu ; subconvexe, avec les premiers segments légè¬ 
rement, le 5 e à peine, impressionnés en travers à leur base ; assez den¬ 
sément pubescent ; finement et densément ponctué, avec la base des 


*230 BRÉVIPENNÈS 

impressions subcrénelée; d’un noir assez brillant. Le 7 e segment moins 
ponctué, mousse au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d'un noir assez brillant. Proster¬ 
num et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe mousse. 
Métastarnum assez densément ponctué, subdéprimé et brièvement cana- 
liculé en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez finement et 
densément ponctué, un peu plus densément sur le milieu du 5 e arceau. 

Pieds finement pubescents, finement pointillés, assez brillants, brun⬠
tres, à cuisses plus ou moins rousses excepté à leur sommet. Tarses 
postérieurs sensiblement moins longs que les tibias, à I e ' 1 article allongé, 
un peu plus long que le dernier : les 2 ; à 4 e graduellement plus courts : 
le 2 e oblong, les 3 e et 4 e assez courts. 

Patrie. Cette espèce,-qui est très rare, se rencontre, en été, au pied 
des neiges, dans les régions alpines : le Valais, les Hautes-Pyrénées,etc., 
de 1,000 à l,800 m d’altitude. 

Obs. Elle est distincte de 1 ’aterrimus par sa taille moindre et par sa 
forme plus étroite et plus parallèle. Les élytres, un peu) plu égales, sont 
plus courtes ; l’abdomen, moins atténué en arrière et relativement plus 
large, est plus finement et plus densément pointillé, etc. 

Par ses tarses postérieurs plus courts, elle semble faire exception dans 
le sous-genre, mais leur 1 er article est allongé, sensiblement plus long 
que le dernier, ce qui m’a forcé à l’y réunir. 


lî>. Stenus ffortis, Rey. 

Allongé, peu convexe, à peine pubescent, d’un noir peu brillant, avec 
les 2 premiers articles des palpes et lu base des cuisses largement testacès, 
les tibias et les tarses d’un roux brunâtre. Tête à peine plus large que le 
prothorax, grossièrement et rugueusement ponctuée, faiblement bisil- 
lonnée, à intervalle peu élevé, subconvexe. Prolhorax suboblong, un peu 
moins large en son milieu que les élytres, médiocrement arqué sur les 
côtés, à peine rétréci en arrière, grossièrement, densément et subrugueu- 
sement ponctué, subinégal, avec 2 légères impressions latérales et 1 fos¬ 
sette médiane oblongue. Elytres un peu plus longues que le prothorax, 
subégales, grossièrement, densément et subrugueusement ponctuées. 
Abdomen assez fortement et assez densément ponctué, à premiers seg¬ 
ments unicarinulés à leur base. Le 1^ article des tarses postérieurs allongé. 


stéjjides — Stenas 


231 


d* 31 é ta s ternum subexca\é et assez longuement pubuscent, ainsique 
la pointe mésosternale. Le 6 e arceau ventral profondémant et angulaire- 
ment échancré, à sommet de l’angle subarrondi. Le 5 e sensiblement et 
largement échancré à son bord apical, largement impressionné au devant 
de l’échancrure, avec l’impression lisse presque jusqu’à la base, relevé 
latéralement en carènes prolongées en dent saillante, garnie sur les côtés 
de longs poils convergents en arrière. Les i c r à 4 e graduellement un peu 
plus déprimés sur leur milieu et plus lisses à leur extrémité, à peine 
garnis sur leurs côtés de poils un peu plus longs et couchés en série 
longitudinale. 

9 M’est inconnue. 

Long., 0,0055 (2 1/2 1.), — Larg., 0,0014 (2/3 1.). 

- Patrie. Cette espèce est très rare. Elle a été capturée dans les collines 
des environs de Lyon. 

Obs. Peut-être est-ce là la variété à base des cuisses teslacée qu’a 
mentionnée Erichson à la fin de la description du Juno. En effet, elle en 
a la taille et le port robuste, mais la tête est moins large, la ponctuation 
est encore plus grossière, et les signes masculins, tout autres,, rappellent 
plutôt ceux des espèces suivantes. 

Les tibias sont brunâtres, à peine roussâtres dans leur milieu. 

Les palpes sont d’un testacé pâle, à 3° article rembruni moins sa base. 


«O. Stcuus scrufator, Erichson 

Allongé, subdéprimé, éparsemeni pubescent, d'un noir mat, avec la base 
des cuisses ferrugineuse, les tibias, les antennes et les palpes brunâtres, 
le 1 er article de ceux-ci et la base du 2<= testacés. Tête un peu plus larg e 
que le protkorax, assez fortement, très densément et rugueusement 
ponctuée, subexcavée, largement et assez profondément bisillonnée, à 
intervalle snbélevé, obsolètement caréné. Prothorax suboblong, moins 
large que les élytres, sensiblement arqué sur les côtés, rétréci en arrière, 
assez fortement, très densément et subrugueusement ponctué, subégal, 
avec un sillon obsolète. Elytres évidemment plus longues que le prothorax, 
peu inégales, fortement, densément et subrugueusement ponctuées. Abdo¬ 
men assez finement et densément ponclué, graduellement plus finement en 


232 BRÉVIPENNES 

arrière, à premiers segments unicarènés à leur base. Le 1 er article des 
tarses postérieurs très allongé. 

tf Mélasternum légèrement impressionné, non villeux. Le G e arceau 
ventral entaillé au sommet. Le 5 e largement échancré à son bord apical, 
largement impressionné au devant de l’échancrure, avec l’impression 
terminée de chaque côté par une carène élevée, saillante : le 4 e sub¬ 
impressionné en arrière. 

9 Mêtasternum normal. Le 6 e arceau ventral prolongé, subsinué à 
son sommet. Les 4 e et 5 e simples. 

Stenm femoralis, Erichson, Col. March. I, 547, 20. — Heer, Faun. Helv, I, 
217, 12, 

Stenus scrutalor, Ericihon, Gen. et Spec. Staph. 708, 33. — Reotenbaciier, 
Faun. Austr. ed. 2, 231,23. — Heer, Faun. Helv. I, 37(3, 12.— Fairmaire et 
Laboulbène, Faun. Fr. I, 582, 30.— Kraatz, Ins. Deut. II, 7(35, 29.— Thomson, 
Skand. Col. II, 216, 9. 

Long., 0,0050 (2 1/4 1.). — Larg., 0.0008 (1/4 1. fort). 

Patrie. Cette espèce, qu’on rencontre en Suisse et en Allemagne, 
aurait ô ô trouvée, d’après M. Fauvel (Suppl. G2), à Dax (Landes), et 
d’après M. Pandellé, à Mont-Louis (Pyrénées-Orientales). 

Obs. Elle diffère du boops par une taille à peine moindre, par les palpes, 
les antennes et les tibias plus obscurs, et par son abdomen plus finement 
ponctué, surtout en arrière. Le mélasternum des <f est sans longue pu¬ 
bescence, etc. La taille est moins robuste, la ponctuation moins forte et 
moins grossière que chez fortis, avec les palpes plus largement rembrunis 
et les tibias plus obscurs, etc. 

Elle diffère du St. ater par la couleur ferrugineuse de la base des 
cuisses. 


31. §tenus prodltor, Erichson. 

Allongé, subdéprimé, à peine pubescent, d'un noir brillant , avec les 
palpes testacés a 3 e article noirâtre, les antennes d'an brun de poix, à 
1 er article noir, les pieds d'un noir de poix à base des cuisses d’un roux 
obscur. Tête bien plus large que le prothorax, assez finement et densément 
ponctuée, profondément bisillonnée, à intervalle assez élevé , subcaréné, 
parfois plus lisse. Prothorax suboblong, un peu moins large en son milieu 




STÉNIDES — Stenus 


233 


que les élytres, arqué sur les côtés, rétréci en arrière, assez fortement 
et densément ponctué, presque éqal, à sillon obsolète. Elytres de la lon¬ 
gueur du prothorax, subégales, assez fortement et densément ponctuées. 
Abdomen assez finement et assez densément ponctué, à premiers segments 
unicarénés à leur base. Le 1 er article des tarses postérieurs allongé. 

o* Le 6 e arceau ventral légèrement et angulairement échancré au 
sommet. Le 5 e assez profondément sinué au milieu de son bord apical, 
longitudinalement impressionné au devant du sinus, avec l’impression 
lisse, plus large en arrière et terminée de chaque coté par une légère 
carène. 

9 Le G e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. Le 5 e simple. 

Stenus proditor , Erichson, Col. March. I, 550, 24; — Gen. et Sprc. Stapb. 713, 

4t. — Redtenbaciier, Faun. Austr. ed. 2, 222, 29. — Heer, Faim. Helv. I, 

220, 22. — Kraatz, lus. Deut. II, 708, 33. — Thomson, Skand. Col. IX, 192, 

11, b. — Fauvel, Faun. Gallu-Rhén. III, 244, note. 

Long., 0.0034(1 1/21.). - Larg., 0,0005(1/41.). 

Patrie. Allemagne, Autriche, Suisse. On pourrait trouver celte espèce 
dans la France orientale. 

Obs. Bien distincte du scrutator par sa taille moindre, par sa couleur 
plus brillante, par ses élytres plus courtes et ses cuisses plus obscures 
elle rappelle un peu. pour la forme et pour la taille, les Gal'icus et Alpicola 
Elle différé du premier par sa ponctuation moins profonde et moins gros¬ 
sière et par la base des cuisses moins noire; du deuxième, par sa taille 
un peu plus forte, sa couleur plus brillante, sa tète plus large et surtout 
par les premiers segments de l’abdomen munis à leur base d’une petite 
carène médiane. 

Les cuisses sont parfois presque entièrement noires. 

Le Stenus proditor, Er. serait le ripaecola de J. Sahlberg (Ant. Lapp. 
Col. Nat. Faun. et Flora Fenn. XI, 414, 80, 1870) et non celui de 
Seidlitz (Faun. Balt. 254 (1). 


(1) Le Stenus excubilor d’Erichson (Gen. 714, 45) semble différer du proditor par sa couleur 
plombée, sa pubescence plus serrée et par le front plus obsolctement bisillonné, etc. — 
Long. 1 2/3 I.— Prusse, Autriche. 


Soc. LlNN. — T. XXX. 


17 


234 


EREYIPKNNES 


92. Stenum Itoopi, Gtllendal. 

Allongé , subdéprimé, èparsement pubescent, d'un noir mat, avec le, 
milieu des antennes d'un roux de poix, les palpes et les pieds testacés, 
les genoux étroitement rembrunis et les tarses brunâtres. Tête un peu 
plus large que le prothorax, assez fortement et très densément ponctuée, 
subexcavée, assez fortement bisillonnée, à intervalle peu élevé, subcon ■ 
vexe. Prolhorav oblong, moins large que les élytrès, médiocrement arqué 
sur les côtés, subrétréci en arrière, assez fortement et très densément 
ponctué, subégal , avec un sillon postérieur obsolète. Elytres de la lon¬ 
gueur du prolhorax, subégales, assez fortement, très densément et subrua 
gueusement ponctuées. Abdomen assez fortement et densément ponctué, à 
premiers segments unicarénés à leur base. Le le r article des tarses pos¬ 
térieurs très allongé. 

a" Métasternum subexcavé, g irni d’une pubescence grise, assez longue 
et assez serrée, plus 1 ingue et plus dense sur la pointe mésosternale. 
Le 6 e arceau ventral lisse sur sa ligne médiane, assez p ofondément 
échancré au sommet en angle subarrondi. Le 5° largement subéchancré 
à son bord apical, largement impressionné au devant de l’échancrure, 
avec l’impression lisse en arrière, graduellement affaiblie et ponctuée en 
avant, limitée latéralement par des carènes assez saill-ntes. un peu 
prolongées en dent émoussée et légèrement ciliée. C.uisses postérieures 
subrenllées après leur milieu, légèrement ciliées en dessous avant celui-ci. 

Ç Métasternum normal. Le 6 e arceau ventral prolongé, subsinué à 
son sommet. Le 5 e simple. Cuisses postérieures simples. 

Staphylinus clavicornis, Scopou, Ent. Carn. 100, 303. 

Staphylinus buplithalmus, Schrank, Beitr. Nat. 72, 21. 

Stenus boops, Gyllenhal, Ins. Suec. II, 469, S.— Mannerheim, Brach. 42, 5.— 
Runde, Brach. Hal. 15, 5. —Heer, Faune Helv., I. 216, 10.— Thomson, Skand. 
Col. Il, 215, 7 (1). 

Stenus boops, var. I, Gravenhorst, Mon. 227. 

Stenus cicinduloides, Ljungh, Web. et Mohr. Arch. I, 1, 62, 1. 

Stenus speculotor, Boisduval et Lacordaire, Faun. Par. I, 445, 6. — Erichson, 


(I) A l'exemple de Heer et de Thomson, j'ai adoplé le nom de boops de Gyllenhal, dont la 
description ne laisse rien à désirer. Il n’en est pas ainsi du clavicornis de Scopoli. 






sténtdes — Stetius 


‘235 


Col. March. I, 545, 18;— Gen. et Spec. Staph. 706, 31 (1). — Redtenbacber, 
Faun. Austr. ed. 2, 221, 25. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 581, 28. 
— Kraatz, Ins. Deut. 11,761, 25. 

Stenus clavicornis, Fauvel, Faun. Gallo-Rbén. III, 242, 16. 


Long., 0,0055 (2 1/2 1.). — Larg., 0,0003 (1/3 1. fort). 

Corps allongé, subdéprimé, d’un noir matou peu brillant; revêtu d’un 
léger duvet blanc, très court. 

Tète un peu plus large que le prothorax, à peine moins large que 
les élytres ; à peine duveteuse ; assez fortement et très densément ponctuée; 
subexcavée et assez fortement bisillonnée entre les yeux, à intervalle peu 
élevé, assez large, subconvexe ; d’un noir peu brillant. Mandibules bru¬ 
nâtres. Palpes d’un testacé pâle. Yeux obscurs. 

Antennes atteignant à peine le milieu du prothorax, éparsement pilo- 
sellées, d’un roux de poix, à massue plus foncée et les 2 premiers arti¬ 
cles noirs : le 1 er subépaissi : le 2 e un peu moins épais et à peine plus 
court : les suivants grêles, graduellement moins longs : le 3 e allongé, 
sensiblement plus long que le 4 e : celui-ci et les 5 e et G e suballongés : 
les 7 e et 8 e un peu plus épais, obconiques : le 7 e oblong, le 8 e sub- 
oblong : les 3 derniers formant ensemble une massue allongée : les 8 e et 
9 fe environ aussi larges que longs : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax oblong, évidemment moins large en son milieu que les 
élytres; médiocrement arqué sur les côtés un peu avant leur milieu et 
un peu plus rétréci en ai rière qu’en avant; très peu convexe; à peine 
duveteux; assez fortement et très densément p mclué, plus rugu*-use- 
ment sur les côtés du disque, un peu moins densément sur le milieu du 
dos et vers le sommet; subégal, avec une faible dépression transversale 
en avant et en arrière, et un sillon-canaliculé médian, postérieur et rac¬ 
courci; d’un noir mat, un pt-u plus brillant sur les parties saillantes. 

Écusson peu distinct, subruguleux, noir. 

Élytres subcarrées, de la longueur du prothorax, subarquées posté¬ 
rieurement sur les côtés ; subdéprim^es ; subégales, avec une impression 
postscutellaire assez sensible et une autre intrahumérale peu distincte; à 
peine duveteuses ; assez fortement, très densément et subrugueusement 


(1) Dans Kraatz, au lieu de 13,il fiul lire 31. A propos de speculator ,Lacordaire et Erichson 
citent boops, Gyll. dénomination antérieure, qu'ils rejettent sans en donner les motifs. 



236 BRÉVIPENNES 

ponctuées ; d’un noir mat, un peu plus brillant sur les parties saillantes. 
Epaules subarrondies. 

Abdomen allongé, un peu moins large que les élytres; à peine atténué, 
plus brusquement vers le sommet ; subconvexe, avec les 5 premiers 
segments sensiblement impressionnés en travers et unicarénés à leur 
base, le 5 e plus faiblement; assez densément duveteux, surtout sur les 
côtés; assez fortement et densément ponctué, plus finement en arrière, 
avec le fond des impressions ruguleux; d’un noir un peu brillant. Le 
7 e segment un peu moins ponctué, mousse au bout. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir brillant. Epinières prothoraciques 
très éparsement ponctuées. Prosternum et mésosternum moins brillants, 
fortement et rugueusement ponctués : celui-là subélevé sur sa ligne mé¬ 
diane en carène mousse, celui-ci à pointe subtronquée. Mètasternum 
assez fortement et assez densément ponctué, subexcavé (cf) ou dé¬ 
primé ( 2 ) sur son disque qui est subimpressionné et finement canaliculé 
en arrière. Ventre très convexe, assez finement et densément ponctué, 
moins finement en avant, à interva le de> points obsolètement chagriné. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un tcstacé assez 
brillant, avec les tarses brunâtres, les genoux et parfois l’extrême base 
des cuisses étroitement rembrunis, les trochanters et les hanches noirs. 
Tarses postérieurs un peu moins longs que les tibias, à 1 er article très 
allongé, notablement plus long que le dernier : les 2 e à 4 e graduellement 
moins longs, suballongés ou oblongs. 

Patrie. Cette espèce est commune, en tout temps, sous les pierres, les 
détritus, les feuilles mortes et les mousses des forêts et lieux humides, 
dans presque toute la France. 

Obs. Elle est moindre que le St. fortis , moins robuste, moins grossière¬ 
ment ponctuée, à 3 e article des palpes et tibias plus pâles, genoux bien 
moins largement rembrunis, etc. (1). 

J’ai vu 2 échantillons, d’Angleterre, à tête paraissant un peu moins 
large. 

On attribue parfois au boops les nigricornis, punctatissimus, atricornis 


(1) J’ai jadis reçu de feu SI. Truqui un exemplaire que je regarde comme espèce distincte 
(St. simplex. R.).— Elle est moindre,plus grêle ; la tête est un peu moins large ; le prothorax, 
est plus étroit, plus faiblement arqué sur les côtés; les élytres sont un peu plus courtes; les 
pieds sont d’un lestaeé moins pâle et les trochanters sont roussàtres. L'impression du 5° ar¬ 
ceau ventral çf est plus courte, lisse, réduite au tiers postérieur, limitée de chaque côté par 
une carène courte, peu saillante, oblique ou subarquée. — Long. 0,0044.— Turin. 




sTÉisiDEs — Stenus 237 

et canaliculatus de Stephens (111. Brit. V, 293 et 294), et le brunnipes 
de Grimmer (Steierm. Col. 1841, 33)? 


Z3. Stenus pruvitlus, Erichson. 

Allongé, peu convexe, à peine pubescent, d'un noir presque mat, avec 
les palpes d'un (lave testacé à sommet souvent enfumé, les pieds testa - 
cés, l'extrémité des cuisses largement rembrunie, la base et le sommet 
des tibias et les tarses brunâtres. Tête sensiblement plus large que le 
prothorax, assez fortement et densément ponctuée, subexcavée et assez 
fortement bisillonnée, à intervalle peu élevé, subconvexe. Prothorax 
oblong, moins large que les élyltes, sensiblement arqué sur les côtés, sub- 
rétrèci en arriére, fortement, densément et subrugueusement ponctué, 
subinégal, avec un sillon obsolète. Elytres de la longueur du prothorax, 
subinégales, fortement, densément et subrugueusement ponctuées. Abdo¬ 
men assez fortement et densément ponctué, à premiers segments unica- 
rénés à leur base. Le 1 er article des tarses postérieurs très allongé. 

a* Métasternum largement impressionné ou subexcavé sur son disque, 
avec l’impression plus finement et plus densément ponctuée, garnie d’une 
assez longue pubescence grise et assez serrée, plus longue et plus dense 
sur la pointe mésoslernale. Le 6° arceau ventral lisse sur sa partie mé¬ 
diane, profondément et subogivalemenl échancré au sommet. Le 5 e large¬ 
ment échancré dans le milieu de son bord apical et largement impres - 
sionné au devant de l’échancrure, avec l’impression prolongée jusqu’à 
la base, faible antérieurement où elle est lisse en son milieu seulement, 
brusquement plus profonde en arrière où elle est lisse dans toute sa 
largeur, limitée de chaque côté par une carène plus saillante etacuminée 
postérieurement. Les 1 er à 4 e déprimés ou graduellement moins faible¬ 
ment subimpressionnês sur leur disque, avec un espace triangulaire 
lisse, postérieur, plus ou moins grand : tous ou au moins les 2 e à 5° 
garnis sur les côtés de leur impression d'une longue pubescence blonde 
ou grise, semi redressée, plus longue et convergente au sommet des 4° 
et 5 e . Cuisses postérieures à peine épaissies après leur milieu, assez den¬ 
sément ciliées en dessous. 

9 Métasternum normal. Le 6 e arceau ventral prolongé et subécfnncré 
au bout. Les 1 er à 5 e simples. Cuisses postérieures simples. 


238 


BIlÉVIPEÜNES 


Stenus providus, Ericbson, Col. March. I, 546, 19; — Gen. et Spec. Staph. 707, 

32. — Redtenbacher, Faun. Anstr. ed 2. 221, 24.— Heer, Faun. Helv. I, 
. 217, Il (1). — Fairm.ure et Laboui.bène, Faim. Fr. I, 581, 29. — Kkaatz, 

Ins. Drut II, 763, 20. — Thomson, Skand. Col. II, 216, 8. — Fauvel, Faun. 

Gallo-Rhén. III, 243, 17. 

Long., 0,0055 (2 1/2 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1. fort). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir presque mat, revêtu d’un léger 
duvet blanchâtre, très court et peu serré. 

Tête- sensiblement plus large que le prothorax, un peu moins large que 
les élytres; à peine duveteuse; assez fortement et densément ponctuée; 
subexcavée et assez fortement bisillonnée entre les yeux, à intervalle peu 
élevé, assez large, subconvexe; d’un noir peu brillant. Mandibules bru¬ 
nâtres. Palpes d’un flave testacé, à 3 e article souvent un peu rembruni au 
sommet. Yeuxo bscurs. 

Antennes atteignant environ le milieu du prothorax, éparsement pilo- 
sellées, noirâtres ou brunâtres, à 2 premiers articles plus noirs ; le 1 er 
subépaissi : le 2 e un peu moins épais, à peine moins long : les suivants 
grêles, graduellement moins longs : le 3 e allongé, près d’une moitié plus 
long que le 4 e ; les 4 e à 6° plus ou moins allongés : les 7 e à 8 e un peu 
plus épais, obeoniques : le 7 e fortement, le 8 e à peine oblong : les 3 der¬ 
niers formant ensemble une massue allongée : les 9 e et 10 e presque aussi 
larges que longs ; le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax oblong, moins large en son milieu que les élytres, sensible¬ 
ment arqué -subdilaté vers le milieu des côtés ou un peu en avant ; â peine 
plus rétréci en arrière qu’en avant ; peu convexe; à peine duveteux ; 
fortement, densément et subrugueusement ponctué ; subinégal, avec une 
faible dépression avant le sommet et avant la base, une légère impression 
de chaque côté du disque, et un sillon médian, obsolète et raccourci; 
d’un noir presque mal, à parties saillantes plus lisses et plus brillantes. 

Ecusson peu distinct, chagriné, noir. 

Élytres subcarrées, de la longueur du prothorax ou à peine plus 
longues, subarquées en arrière sur les côlés ; peu convexes ; subinégales, 
avec une impression postscutellaire sensible, plus ou moins prolongée 
sur la suture, et une autre intrahumérale, oblongue, un peu plus légère ; 


(1) D'après la couleur des palpes et des antennes, je rapporte ici le providus de Heer, et, 
selon moi, le boops du même auteur doit s’appliquer au boops, Gr,, et cela malgré les types. 






STÉN1DES — Sténus 


239 


à peine duveteuses ; fortement, densément etsubrugueusement ponctuées, 
plus rugueusement en arrière, sur les impressions et sur le milieu du 
disque près des côtés; d'un noir presque mat, plus brillant sur les bosses 
internes. Epaules subarrondies. 

Abdomen allongé, moins large à sa base que les élytres, il peine atténué 
en arrière; subconvexe, avec les 5 premiers segments graduellement 
moins sensiblement impressionnés en travers et unicarénés à leur base; 
légèrement duveteux; assez fortement et densément ponctué, plus fine¬ 
ment vers son extrémité, avec le fond des impressions subruguleux; 
d’un noir un peu brillant. Le 7 U segment moins ponctué, mousse au 
bout. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir brillant. Epimères prothora¬ 
ciques fortement et éparsement ponctuées. Prosternum et mésosternum 
moins brillants, fortement et rugueusement ponctués : celui-ci à pointe 
mésosternale sublronquée et ciliée. Métasternum assez fortement et assez 
densément ponctué, déprimé ou subimpressionné en arrière (?) sur son 
disque. Ventre très convexe, assez fortement et assez densément ponctué, 
plus finement en arrière. 

Pieds finement pubescents, légèrement pointillés, d’un testacé assez 
brillant, avec les hanches noires, les cuisses largement rembrunies à leur 
extrémité, les trochanters d’un roux obscur, la base et le sommet des 
tibias et les tarses brunâtres. Tarses postérieurs à peine moins longs 
que les tibias, à 1 er article très allongé, notablement plus long que le 
dernier : les 2° à 4 e graduellement moins longs, snballongés ou oblongs. 

Patrie. Cette espèce est commune, toute l’année, au bord des eaux, 
sous les pierres, les mousses, les détritus, etc., dans presque toute la 
France. 

Obs. Elle diffère du boops, outre les signes masculins, par ses élytres 
plus inégales et plus varioleuses, par ses cuisses plus largement rem¬ 
brunies à leur extrémité, et par le 3 e article des palpes ordinairement un 
peuTembruni vers son sommet. Les trochanters sont moins noirs, etc. 

Les 5 premiers arceaux du ventre présentent plusieurs modifications 
auxquelles il est impossible d’assigner une limite fixe. Les dépressions 
des 4 preni'ers sont parfois presque nulles, à espace lisse plus réduit, à 
pubescence ou blanche ou blonde, tantôt redressée en série longitu¬ 
dinale, tantôt couchée ou obsolète. 

Les palpes sont parfois entièrement pâles, les trochanters quelquefois 


240 BRÉVIPENNES 

roussàtres. Une forme brachyptère a la taille moindre et les palpes plus 
obscurs. 


*4. Stenus sylvester, Erichson. 

Subnllongê, peu convexe, à peine pubescent, d'un noir presque mat, 
avec la base des palpes largement testacée, les pieds roux à extrémité 
des cuisses et tarses rembrunis. Tête un peu plus large qxte le prothorax , 
assez fortement et densément ponctuée, subexcavée et légèrement bisil- 
lonnée, à intervalle subélevé, subconvexe. Prothorax oblong, moins large 
que les élytres, médiocrement arijué sur les côtés, rétréci en arrière, 
fortement et densément ponctué, subégal, finement canaliculé sur son 
milieu. Elytres de la longueur du prothornx, subégales, fortement, den¬ 
sément et subrugueusement ponctuées. Abdomen finement et densément 
ponctué, à premiers segments unicarinulês à leur base. Le 1 er article des 
tarses postérieurs très allongé. 

Le 6 e arceau ventral échancré au sommet en triangle arrondi. Le 
5 e largement échancré à son bord apical, largement impressionné au de¬ 
vant de l’échancrure, avec l’impression très lisse, non avancée tout à fait 
jusqu’à la base, limitée latéralement par des carènes saillantes, prolon¬ 
gées au sommet en dent subobtuse à poils convergents. Le 4 e à grande 
impression très faible, lisse, limitée en arrière par des poils convergents. 
Les 2 e et 3 e à dépression triangulaire lisse, moins grande. 

Ç Le 6 e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet. Les 2 e à 
5 e simples. 

Stenus sylvester, Erichson, Col. March. I, 547, 21 ; — Gen. et Spec. Staph. 708, 
34. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed.2, 226. — Heer, Faun Helv. I, 577, 12. 
— Fairmaire et Laboui.bène, Faun. Fr. I, 582, 31. — Kraatz, Ins. Deut. II, 
766, 30. — Thomson, Skand. Col. II, 217, 10. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 
244, 19. 

Long., 0,0040 (1 3/4 1.). — Larg., 0,0006 (1/3 1. faible). 

Corps suballongé, peu convexe, d'un noir mat ou presque mat; revêtu 
d’une très fine pubescence blanchâtre, peu serrée. 

Tête un peu mais évidemment plus large que le prothorax, environ de 
la largeur des élytres ; à peine duveteuse ; assez fortement, densément 
et subrugueusement ponctuée; subexcavée et légèrement bisillonnée entre 





STÉMDES — StcnilS 


U 1 


les yeux, à intervalle peu élevé, subconvexe ; d’un noir presque mat. 
Mandibules brunâtres. Palpes testacés, à 3° article rembruni. Yeux 
obscurs. 

Antennes dépassant un peu le milieu du prothorax, à peine pilosellées, 
brunâtres, à 2 premiers articles noirs : le 1 er subépaissi : le 2 e à peine 
moins épais et â peine moins long : les suivants grêles, graduellement 
moins longs : le 3 e allongé, près d’une moitié plus long que le 4 e : les 
4 e à 6° suballongés : les 7 e et 8 e un peu plus épais : le 7 e oblong, ob- 
conique : le 8 e subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble une 
massue allongée: les 9 e et 10 e presque aussi longs que larges : le dernier 
en ovale subacuminé. 

Prothorax oblong, un peu ou même sensiblement moins large en son 
milieu que les élytres; médiocrement arqué sur les côtés vers leur milieu ; 
plus fortement rétréci en arrière qu’en avant ; peu convexe ; à peine 
duveteux; fortement, densément et subrugueusement p onctué ; subégal 
avec une faible impression de chaque côté du disque et un canal médian 
léger mais assez prolongé; d’un noir presque mat. 

Ecusson peu distinct, chagriné, noir. 

Élytres subcarrées, de la longueur du prothorax ou à peine plus 
longues; subarquées en arrière sur les côtés; peu convexes; subinégales, 
avec une impression postscutellaire sensible, plus ou moins prolongée 
sur la suture, et une autre intrahumérale, allongée, suboblique, un peu 
plus faible ; à peine duveteuses ; fortement, densément et subrugueuse¬ 
ment ponctuées, plus rugueusement sur les impressions ; d’un noir 
presque mat, plus brillant sur les saillies internes. Epaules subarrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres, à 
peine atténué en arrière ; assez convexe, avec les 5 premiers segments 
sensiblement impressionnés en travers à leur base et unicarinulés sur le 
milieu de celle-ci, le 5 e plus faiblement ; légèrement duveteux ; finement 
et densément ponctué, encore plus finement en arrière, avec le fond des 
impressions ruguleux; d’un noir assez brillant; le 7 e segment moins 
ponctué, subtronqué au bout. 

Dessous du corps pubescent. d’un noir brillant. Epimères prothoraciques 
éparsement ponctuées. Prosternum et mésosternum moins brillants, for¬ 
tement et rugueusement ponctués: celui- ci à pointe mousse. Mêtasternum 
assez fortement et assez densément ponctué, subdéprimé sur son disque. 
Ventre convexe, finement et assez densément ponctué. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés,d’un roux assez bril- 


U2 


BRÉVIPENNES 


lant, avec les hanches noires, l'extrémité des cuisses et les tarses rem¬ 
brunis. Tarses postérieurs évidemment moins longs que les tibias, à 
1 er article très allongé, notablement plus long que le dernier : les 2 e à 
4 e graduellement moins longs : le 2 e suballongé, le 3 e oblong, le 4 e sub- 
oblong. 

Patrie. Cette espèce, qui est très rare, se rencontre, au printemps, 
sous les feuilles mortes, dans les forêts humides, dans la Flandre, la 
Champagne, les environs de Paris, l’Alsace, la Lorraine, les Alpes, etc. 

Obs. Elle est bien moindre que le St. providus. Le 3 e article des palpes 
est entièrement rembruni; les tarses postérieurs sont moins longs, surtout 
leurs articles intermédiaires; les distinctions a* sont tout autres, etc. 


*5. Stenus Kogeri, Kraatz. 

Allongé, subdéprimé, légèrement duveteux, d'un noir assez brillant, 
avec le milieu des antennes d’un roux de poix , les palpes d’un flave 
lestacè à sommet à peine plus foncé, les pieds d’un roux testucé, les 
genoux, le sommet des tibias et les tarses rembrunis. Tête plus large que 
le prothorax, assez fortement, densément et subrugueusement ponctuée, 
subexcavée et assez profondément bisillonnée, à intervalle subélevé, sub¬ 
convexe. Prothorax oblong, un peu moins large que les élytrès, modéré¬ 
ment arqué sur les côtés, subrétréci en arrière, fortement, densément et 
rugueusement ponctué, plus lisse au sommet, subinégal, avec un sillon 
médian bien distinct et 2 légères impressions latérales. Elytres un peu 
moins longues que le prothorax, subinégales, fortement, densément et 
rugueusement ponctuées. Abdomen assez fortement et densément ponctué, 
plus finement en arrière, à premiers segments unicarénés à leur base, 
l.e 1 er article des tarses postérieurs très allongé. 

cf Métasternum largement subimpressionné, moins fortement et plus 
densément ponctué et densément pubesceut sur son disque, plus longue¬ 
ment sur la pointe mésosternale. Le 6 e arceau ventral largement lisse 
sur sa région médiane, profondément et sabogiva'ement échancré au 
sommet. Le 5 e largement et sensiblement échancré à son bord apical, 
largement impressionné au devant de l’échancrure, à impression lisse, 
avancée jusqu’à la base, brusquement plus profonde dans son dernier 
tiers ou sa dernière moitié, limitée de chaque côté par une carène sail- 





STÉNIDES — Stenus 


243 


lante, prolongée postérieurement en dent subaiguë. Les quatre premiers 
subdéprimés i-ur leur milieu, surtout en arrière où ils offrent un espace 
triangulaire lisse, plus ou moins sensible, plus grand, plus déprimé et 
comme subimpressionné vers l’extrémité du 4 e : toutes ces dépressions, 
ainsi que l’impression du 5 e , garnies sur les côtés d’une longue pubes¬ 
cence pâle, redressée en 2 séries longitudinales, plus couchée sur les 
côtés des 4° et 5 e où elle est subconvergente en arrière. Cuisses posté¬ 
rieures à peine épaissies, densément ciliées en dessous. 

9 Mêtasternum normal. Le 6° arceau ventral prolongé et subarrondi 
au sommet, souvent subéchancré au bout. Les 1 er à 5 e simples. Cuisses 
postérieures simples. 

Stenus Rogeri, Kraatz, Ins. Deut. II, 764, 27. — Thomson, Op. Ent. 1871, IV, 

369. 

Yar. a. Palpes entièrement d'un flave testacé. Le 5 e arceau ventral <f 
à impression très faible à sa base, pointillée, à large espace longitudinal 
lisse. 

Stenus novator , J. Duval, Gen. Stapb. Cat. p. 74. 

Long., 0,0052 (2 1/3 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1.). 

Patrie. Cette espèce est assez rare. Elle se prend, en été, sous les 
pierres, les mousses et les détritus, au bord des eaux, aux environs de 
Cluny et de Tournus (Saône-et-Loire), dans le Beaujolais, aux environs 
de Lyon, au Mont-Dore, dans les Pyrénées, etc. 

Elle est un peu plus brillante que le providus. Le prothorax est moins 
ponctué au sommet que sur le reste de sa surface. Les élytres, plus 
courtes, ont non seulement leurs saillies internes, mais encore les épaules, 
largement plus brillantes. L'impression du 5 e arceau ventral est lis e 
en avant sur toute ou presque toute sa longueur, excepté dans la var. a 
(novator) où elle est pointillée sur les côtés, à peu près comme chez 
providus. La 9 a le 6 e arceau ventral subéchancré au bout. 

Les échantillons de Provence ont la taille un peu plus grande, les 
élytres un peu moins courtes, les espaces lisses des premiers arceaux du 
ventre <f plus réduits, et l’impression du 5 e obsolète ou nulle à sa base 
(St. subrugosus, R.). 


244 


BRÉVIPENNES 


«6. Stenns lustrator, Erichson. 

Suballongé, subdèprimé, à peine pubescent, d'un noir subplombé assez 
brillant, avec la base des palpes pâle, les pieds testacés, l'extrémité des 
cuisses, le sommet des tibias et les tarses rembrunis. Tête bien plus large 
que le prothorax, assez fortement et densément ponctuée, subexcavée, 
assez fortement bisillonnée, à intervalle peu élevé, subconvexe. Prothorax 
suboblong, moins large que les élytres, assez fortement arqué sur les côtés, 
rétréci en arriére, profondément et densément ponctué , subégal , à sillon 
très obsolète. Elytres un peu plus longues que le prothorax, subégales, 
profondément et assez densément ponctuées. Abdomen assez finement et 
densément ponctué, à premiers segments unicarénés à leur base. Le 
1 er article des tarses postérieurs très allongé. 

a’ Métasternnm à peine impressionné et assez longuement villeux sur 
son disque. Le G 0 arceau ventral ponctué sur sa région médiane, échancré 
au sommet en angle émoussé. Le 5° largement et angulairement échancré 
à son bord apical, largement et faiblement impressionné au devant de 
l’échancrure, avec l’impression lisse, obsolètemeut carinulée sur son 
milieu, limitée de chaque côté par une carène tranchante, comprimée, 
angulairement relevée dans le milieu et non prolongée jusqu’au sommet. 
Les 1 er à 4 e largement déprimés sur leur région médiane, avec les dé¬ 
pressions garnies latéralement de longs cils blonds, serrés, arqués et 
convergents en arrière, nuis sur le 5 e : le 4° lisse et presque subimpres¬ 
sionné vers son extrémité. Cuisses postérieures assez fortement ciliées en 
dessous. 

9 Melasternum normal. Le 6 e arceau ventral prolongé et subsinué 
au sommet. Les 1 er à 4 e simples. Le 5 e à peine et subangulairement 
échancré à son bord apical. Cuisses postérieures simples. 

Stenus lustrator, Erichson, Col. March. I, 54-8, 22 ; —Gen. et Spec. Staph. 712, 

4L — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 226. — Fairmaire et Laboulbène, 

Faun. Fr. I, 582,32. — Kraatz, Ins. Deut. II, 764, 28. — Thomson, Skand Cot. 

IX, 191, 8, b. — Fauvei,, Faun. Gallo-Rhén. III, 244, 18. 

Long., 0,0051 (2 1/3 1.). — Larg., 0,0008(1/3 1. fort). 

Corps suballongé, subdéprimé, d’un noir subplombé assez brillant; 
revêtu d’une courte pubescence blanchâtre, peu serrée. 









STÉN1DES — Stenus 


245 


Tête bien plus large que le prothorax, environ de la largeur des élv— 
très; à peine duveteuse; assez fortement et densément ponctuée; sub¬ 
excavée et assez fortement bisillonnée entre les yeux, à intervalle peu 
élevé, large, subconvexe ; d’un noir submétallique un peu brillant. Man¬ 
dibules ferrugineuses, à base plus foncée. Palpes pâles, à 3 e article et 
extrémité du 2 e largement rembrunis. Yeux obscurs. 

Antennes dépassant un peu le milieu du prothorax, éparsement pilo- 
sellées, noirâtres; à l Cr article subépaissi : le 2 e à peine moins épais, 
moins long : les suivants très grêles, graduellement moins longs et à 
peine plus épais : le 3 e allongé, d’un bon tiers plus long que le 4 e : les 
4° à 6 e allongés ou suballongés : le 7 e fortement oblong, obeonique : le 
8 e subglobuleux ou obturbiné : les 3 derniers formant une massue 
allongée et peu épaisse : les 9 e et 10° un peu moins larges que longs : 
le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax suboblong, à peine plus long que large ; un peu mais 
évidemment moins large en son milieu que les élytres ; assez fortement 
arqué sur les côtés vers leur milieu et puis assez brusquement rétréci 
en arrière; très peu convexe; à peine duveteux; fortement, profondé¬ 
ment et densément ponctué ; subégal, avec un court sillon dorsal très 
obsolète ou peu distinct, et de chaque côté une impression à peine 
sentie; d’un noir subplombé assez brillant. 

Ecusson peu distinct, chagriné, noir, parfois subfovéolé au bout. 

Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, à peine 
arquées en arrière sur les côtés ; subdéprimées ; subégales, avec une 
légère impression postscutellaire et une autre intrahumérale, allongée et 
encore plus faible ; éparsément duveteuses ; fortement, profondément et un 
peu moins densément ponctuées que le prothorax ; à peine ou non ru- 
gueusement sur les impressions ; d’un noir subplombé assez brillant. 
Epaules subarrondies. 

Abdomen assez allongé, moins large à sa base que les élytres, sub¬ 
atténué en arrière ; subconvexe, avec les 5 premiers segments graduel¬ 
lement moins sensiblement impressionnés en travers à leur base et 
unicarénés sur le milieu de ctdles-ci; légèrement duveteux; assez fine¬ 
ment et densément ponctué, un peu plus finement en arrière, avec le fond 
des impressions ruguleux, et le milieu des premiers segments un peu plus 
lisse postérieurement ; d'un noir subplombé brillant. Le 7 e segment 
mousse au bout. 

Dessous du corps pnbescent, d’un noir brillant. Epimères prothora- 


246 


BRÈVIPENNES 


ciques fortement et éparsement ponctuées. Prosternum et mésosternum 
moins brillants, fortement,densément et rugueusement ponctués : celui-ci 
à pointe mousse et ciliée. Métasternum assez fortement et densément 
ponctué, finement canaliculé et subimpressionné en arrière sur son 
disque. Ventre très convexe, assez finement et densément ponctué, un 
peu moins finement en avant. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un testacé brillant, 
avec les hanches noires, l’extrémité des cuisses, le sommet des tibias et 
les tarses rembrunis. Tarses postérieurs un peu moins longs que les 
tibias, à 1 er article très allongé, bien plus long que le dernier : les 2 e à 
4 e graduellement moins longs, suballongés ou oblongs. 

Patrie. On trouve cette espèce, en été, sous les détritus au bord des 
mares et sous les mousses humides des forêts, dans la Normandie, la 
Flandre, la Champagne, l’Anjou, l’Auvergne, les environs de Paris et de 
Lyon, le Beaujolais, la Bresse, etc. Elle est assez rare. 

Obs. Elle diffère des précédentes par son prothorax moins oblong et 
plus fortement arqué sur les côtés, et surtout parles carènes du 5 e arceau 
ventral d' non prolongées jusqu’au sommet et dépourvues de longs cils. 
Les élvtrès sont un peu ou à peine moins densement ponctuées que le 
prothorax, et la ponctuation de ces deux segments est plus grossière 
que chez Rogeri ; la teinte générale est plus brillante et plus plombée ; 
les palpes sont plus rembrunis, etc. 

J’cn ai vu une variété à ponctuation encore plus grossière, à palpes et 
tibias plus obscurs. 


2 e Sous-genre Nestus, Rey 

Anagramme de Stenus 

Obs. Dans ce sous-genre, les tarses postérieurs, courts ou assez courts, 
sont un peu ou à peine plus longs que la moitié des tibias, et leur l c >- ar¬ 
ticle est suballongé et subégal au dernier, le 2 e oblong ou suboblong ; 
les 3 e et 4 e sont courts ou assez courts. Le dernier article de tous les 
tarses est le plus souvent entier, parfois cordiforme, rarement subbilobé. 
L’abdomen est rebordé sur les côtés. La taille est ordinairement moyenne 
ou petite. Les distinctions o' sont moins compliquées. 



STÉN1DES - SteflllS 


247 


Le nombre des espèces en est assez considérable, il donnera lieu à 
2 tableaux. 


a. Pieds entièrement noirs ou noirâtres, 
b. Le 4 e article des tarses entier ou subcordiforme. 
c Base des premiers segments (2-5 1^) de l'abdomen avec 4 
petites carènes. 

d. Le 1 er article des palpes maxillaires noir ou noirâtre. 

Élytres à pubescence argentée, bien distincte et subfasciée. 

Corps mat ou peu brillant. 

e. Tête presque aussi large que les élytres: celles-ci de la lon¬ 
gueur du prothorax. Taille assez grande .27. palposus. 

ee. Tête sensiblement moins large que les élytres : celles-ci un peu 

plus longues que le prothorax. Taille moyenne. . . 28. ruralis. 

dd. Le 1 er article des palpes maxillaires roux ou testacé. Élytres 
normalement pubescentes. Taille généralement petite, 

f. Élytres visiblement inégales, à impression basilaire bien accusée, 
les intrahumérales sensibles. Front plus ou moins bisillonné. 

g. Tête presque aussi large que les élytres. Prothorax plus ou 
moins canaliculé. Avant-corps subrugueusement ponctué, 

h. Prothorax et élytres fortement et densément ponctués. 

Abdomen plus ou moins ünement et densément ponctué. 

Elytres delà longueur du prothorax. Corps d’un noir peu 
brillant ou presque mat. 

i. Prothorax brièvement et obsolètement canaliculé. Abdomen 
subattéuué, un peu moins large a sa base que les élytres. 

Avant-corps presque mat. Taille petite .29. buphtHalmüs. 

ii. Prothorax canaliculé sur presque toute sa longueur. 

Abdomen subparallèle, presque aussi large à sa base que les 
élytres. Avant-corps peu brillant. Taille moindre. . 30. notatus 

hh. Prothorax et élytres grossièrement et peu densement ponc¬ 
tués. Abdomen ünement et subéparsement ponctué. Élytres 
un peu plus longues que le prothorax. Corps d’un noir 

plombé très brillant.31. nitidus (1). 

gg. Tête un peu ou sensiblement moins large que les élytres. 
k. Tête non ou à peine plus large que le prothorax : celui-ci 
généralement sans canal. 

I. Avant-corps aussi brillant que l’abdomen, grossièrement, 
assez densement, mais peu rugueusement ponctué. Elytres 

peu ridées-varioleuses. Taille petite .32. foraminosus. 

II. Avant-corps presque mat, assez fortement, densément et 


(1) Dans Fairmaire (p. 576), la désignation £ doit aller après la description du St. nitidui. 



248 


BRÉYIPENNES 


rugueusement ponctué. Elytres ridées-varioleuses. Taille 

moyenne. . . .*.33. incrassatus. 

kk. Tête évidemment plus large que le prothorax. 

m. Elytres amples, très inégale;, distinctement 3-impres- 
sionnées, d’un quart plus longues que le prothorax. Front 
subexcavé, à intervalle large, peu élevé, non caréné. 

Avant-corps subrugueux, assez brillant. Taille assez 

petite .34. inaequalis. 

mm. Elytres normales, inégales ou subinégales, mais non 
distinctement 3-impressionnées. Taille petite, 

n. Prothorax non ou à peine canaliculé. Front légèrement 
bisillonné. 

o. Intervalle des sillons frontaux large, subconvexe, 
nullement caréné. Prothorax subdéprimé à sa base. 

Avant-corps subrugueux, un peu brillant. . . 35. cinerascens. 

oo. Intervalle des sillons frontaux élevé, convexe, plus 
ou moins caréné. 

p. Elytres oblongues, d’un tiers plus longues que le 
prothorax, subparallèles : celui-ci subégal, sans canal 
apparent. Carène fro wfaZe fine, bien accusée. Arant- 

corps subrugueux, un peu brillant .36. longipennis. 

pp. Elytres subcarrées, d’un quart plus longues que le 
prolhorax : celui-ci souvent à canal obsolète. Carène 
frontale moins fine, moins accusée. Avant-corps 
non subrugueux, presque aussi brillant que l’abdomen. 

37. ATRATULUS. 

nn. Prothorax distinctement canaliculé. Front bifovéolé. 

Avant-corps brillant .38. foveifrons. 

ff. Elytres égdes ou subégales, à impression postscutellaire 
légère, les inlra-huraérales peu sensibles. Front obsolètement 
bisillonné. 

q. Prothorax canaliculé sur presque toute sa longueur. 

Elytres un peu plus longues que le prothorax. Corps 
presque mat, non parallèle. Taille assez petite. . . 39. canauculatus 

qq. Prothorax subdéprimé, avec seulement un vestige de canal 
raccourci. Elytres de la longueur du prothorax. Corps rub- 
parallèle. 

r. Corps d'un noir plombé assez brillant, à pubescence assez 


longue et bien distincte. Taille petite.40. albipilus. 

rr. Corps d’un noir profond, peu brillant, à peine pubescent. 

Taille très petite .41. sübdepressüs. 


qqq. Prothorax subconvexe, sans vestige de canal apparent, 

s. Elytres aussi densément ponctuées que le prothorax. Les 
premiers segments de Vabdomen assez légèrement im¬ 
pressionnés en travers à leur base. 

t. Élytres un peu plus longues que le prothorax, brièvement 








STÉMDES. — Stenus 


249 


et assez densément pubescenles. Avant-corps presque 
mat. Tête moins large que les élytres. Forme non paral¬ 
lèle. Taille petite.42. morio. 

tt. Élytres de la longueur du prothorax, éparsement pubes- 
centes. Tête de la largeur des élytres. Forme subparal¬ 
lèle. Taille très petite.43. aequalis. 

ss. Élytres un peu plus densément ponctuées que le prothorax. 

Les premiers segments de l'abdomen fortement impres¬ 
sionnés en travers à leur base. Corps assez brillant. Taille 

petite.44. gracilentus. 

cc. Base des premiers segments de l'abdomen avec 1 seule 
carène médiane. 

u. Front obsolètement bisillonné, à intervalle à peine convexe. 

Élytres non ou à peine plus longues que le prothorax : celui-ci 

subégal. Corps mat- Taille assez petite.45. carbonarius. 

uu. Front profondément bisillonné, à intervalle subcaréné. Pro¬ 
thorax bifovéolé. Corps un peu brillant. Taille très petite, 
v. Elytres très inégales, bien plus longues que le prothorax 

Carène frontale prolongée jusqu’à l’épislome. . . 46. pisillus. 

vv. Elytres moins inégales, à peine plus longues que le protho¬ 
rax. Carène frontale raccourcie en avant. . . . 47. exiguus. 

ccc. Base des premiers segments de l'abdomen sans carène, 
x. Tête non ou à peine moins large que les élytres : celles-ci 
à peine plus longues que le prothorax. Ponctuation du pro¬ 
thorax et des élytres assez forte. Le 1 er article des palpes 

pâle.48. oreopiiiliis. 

xx. Tête un peu moins large que les élytres : celles-ci un peu 
plus longues que le prothorax. Ponctuation du prothorax 
et des élytres assez fine. Le I er article des palpes bru¬ 
nâtre. Forme plus étroite. 49. i.ncanus. 

bb. Le 4 e article des tarses bilobé environ jusqu'au milieu de sa 
longueur. Métasternum finement carinulé sur sa ligne médiane. 

Corps presque mat. Taille petite.50. opacus. 


99. Steuu» (Nestus) |»al(»o8us, Zetterstedt. 

Assez allongé, subdéprimé, assez densément pubescent , d'un noir mat. 
Télé un peu plus large que le prothorax, presque aussi large que les 
élytres, assez fortement et densément ponctuée, largement bisillonnée, à 
intervalle peu élevé, large, faiblement convexe. Prothorax fortement 
oblong, un peu moins large que les élytres, médiocrement arqué en 
avant sur les côtés, subrétréci en arrière, fortement, densément et sub- 
rugueusement ponctué, subinégal, à sillon obsolète et raccourci. Élytres 
Soc. Linn. — t. xxx. 18 








250 


BRÉVIPENNES 


de la longueur du prothorax, inégales, fortement, densément et rugueu- 
sement ponctuées, fasciées de blanc argenté. Abdomen assez finement et 
assez densément ponctué , à premiers segments i-carinulés à leur base. 

o" Les 5 e et 6 e arceaux du ventre longitudinalement impressionnés 
sur leur milieu, angulairement subéchancrés à leur sommet, avec un 
léger espace lisse au-devant de l’échancrure du 5 e . Le 4 e légèrement, le 
3 e obsolètement impressionnés en arrière. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. Les 3 e à 5 e 
simples. 

Stenuspalposus, Zetterstedt, Ins. Lapp.70, 6.—J. Sahlberg, Enum. Brach. Fenn. 

I, 35, 160. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, ‘251, 29. 

Stenus buphthalmus, Gyllenhal, Ins. Suec. IV, 475, 10. — Sahlberg, Ins. 

Fenn. 428, 11. 

Stenus carbonarius, EmcnsoN, Gen. et Spec. Stapli. 696, 11 .—Heer, Faun.Helv. 

I, 217, 14. — Kraatz, Ins. Deut. II, 570, 10 (1). 

Stenus argentellus, Thomson, Skand. Col. II, 222, 22; — IX, 194. — Seidlitz, 

Faun. Balt. 255.— Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 3, 245. 

Long., 0,0044 (21.). — Larg., 0,0008 (1/3 1. fort). 

Corps assez allongé, subdéprimé, d’un noir mat; recouvert d’une pu¬ 
bescence argentée, courte, assez grossière, assez serrée, fasciée sur les 
élytres. 

Tête un peu plus large que le prothorax, presque aussi large que 
les élytres ; légèrement pubescente ; assez fortement et densément ponc¬ 
tuée; largement bisillonnée entre les yeux, à intervalle peu élevé, large 
et faiblement convexe; d’un noir mat. Douche obscure. Palpes maxillaires 
noirs, à 1 er article à peine moins foncé. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, atteignant à peine le milieu du prothorax; éparse- 
ment pilosellées, noires ; à 1 er article subépaissi : le 2 e presque aussi 
épais et à peine moins long : les suivants assez grêles, graduellement 
moins longs ; le 3 e allongé, d’un tiers plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e 
suballongés : le G e fortement oblong, obeonique : les 7 e et 8 e un peu 
plus épais : le 7 e à peine oblong, obeonique : le 8 e assez court : les 
3 derniers formant ensemble une massue distincte et suballongée : les 
9 e et 10 e subtransverses : le dernier en ovale court, acuminé. 


(1) A l'exemple de Thomson, Fauvel et John Sahberg, j’ai dû changer le nom de carbonarius 
de Gyllmhal, celui-ci l’ayant appliqué à une autre espèce maintenue. 





STÉMDES — SteilUS 


251 


Prothorax fortemenl oblong, un peu moins large en avant que les 
élytres ; médiocrement arqué sur les côtés avant leur milieu et puis 
subrétréci en arrière; légèrement convexe; éparsement pubescent; for¬ 
tement, densément et subrugueusement ponctué; subinégal, avec un 
sillon-canaliculé médian, obsolète et raccourci ; d’un noir mat. 

Ecusson peu distinct, chagriné, noir. 

Elytres subcarrées, de la longueur du prothorax, à peine arquées en 
arrière sur les côtés; subdéprimées ; inégales, avec une large impression 
suturale bien sensible et une autre intrahumérale, obsolète; assez den¬ 
sément pubescentes, à pubescence argentée, formant sur les côtés du 
disque desfascies blanchâtres, dont la principale située après le milieu ; 
fortement, densément et rugueusement ponctuées, avec la ponctuation 
plus ou moins ridée ou varioleuse; d’un noir mal. Epaules arrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large que les élytres, à peine 
atténué en arrière; assez convexe, avec les 5 premiers segments sensi¬ 
blement impressionnés en travers et 4-carinulés à leur base, le 5 e plus 
faiblement; assez densément pubescent-argenté ; assez finement et assez 
densément ponctué ; d’un noir peu brillant. Le 7 e segment étroit, sub- 
impressionné au bout. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir assez brillant. Prosternum et 
mésosternum moins brillants, rugueux : celui-ci à pointe lanciforme, 
subémoussée. Métasternum assez densément ponctué, subdéprimé sur 
son disque (1). Ventre convexe, assez fortement et assez densément 
ponctué, plus finement en arrière. 

Pieds pubescents, finement ponctués, noirs ou noirâtres, assez bril¬ 
lants. Tarses postérieurs moins longs que les tibias, à 1 er article sub- 
allongê, subégal au dernier : les 2 e à 4 e graduellement plus courts : le 
2 e oblong, les 3 e et 4 e assez courts. 

Patrie. On prend cette rare espèce au bord des eaux vives, dans les 
régions froides et montagneuses, en Alsace, dans le Bourbonnais, etc. 

Obs. Elle commence une série d’espèces d'une étude d’une difficulté 
inextricable, distinctes des précédentes par la base des premiers seg¬ 
ments abdominaux pourvus de 4 petites carènes, souvent peu appa¬ 
rentes et presque inappréciables (2). 

(1) On aperçoit parfois en arrière une très fine carène longitudinale raccourcie. 

(2) Le St. labilis d'Erichson serait plus étroit, plus brillant et plus plombé, avec le front 
plus fortement bisilionné, le I" arliclc des palpes moins foncé et le prolliorax plus allongé 
moins arrondi sur les cotés cl plus distinctement caualiculé. — 2 1. — Finlande. 


252 


BRÉVIPENNES 


Le Stenus carbonarius de Gyllenhal (Ins. Suec. IV, 505, 13) s’applique 
à une autre espèce, décrite plus loin. 


*8. Stenus (UTestus) ruralis, Erichson. 

Allongé , subdéprimé, assez densément pubescent, d'un noir peu bril¬ 
lant. Tête un peu plus large que le prothorax, sensiblement moins large 
que les élytres, assez fortement et densément ponctuée, largement et fai¬ 
blement bisillonnée, à intervalle peu élevé, étroit, légèrement convexe. 
Prothorax oblong, moins large que les élytres, subarqué en avant stir 
les côtés, subrétrêci en arrière, fortement, densément et subrugueusement 
ponctué , subinégal, obsolètement canaliculé. Élytres un peu plus longues 
que le prothorax, inégales, fortement, densément et rugueusement ponc¬ 
tuées, fasciées de blanc argenté. Abdomen assez finement et assez densé¬ 
ment ponctué, à premiers segments brièvement i-carinulés à leur base. 

o* Le 6 e arceau ventral légèrement et angulairement échancré au 
sommet. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. 

Stenus ruralis, Erichson, Gen. et Spec. Staph. 697, 13. — Redtenbacher, Faun. 

Austr. ed. 2, 220, 14. — Faikmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 576, 12. — 

Kraatz, Ins. Deut. II, 751, 11. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 252, 30. — 

J. Sahlberg, Fnum. Brach. Fenn. 55, 161. 

Long., 0,0037 (1 2/3 L). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se trouve, en été, sur le sable 
des rivières, en Alsace,dans les Alpes delà Savoie et du Dauphiné, dans 
les Pyrénées, etc. Je l’ai rencontrée dans les îles du Rhône, où elle avait 
été sans doute amenée par les inondations. 

Obs. Je crois inutile de la décrire plus longuement. Elle ne diffère du 
palposus que par sa tète un peu moins large et à intervalle subélevé plus 
étroit; par son prothorax un peu moins oblong et à canal un peu moins 
raccourci, et par ses élytres un peu moins courtes. La taille est généra¬ 
lement moindre, etc. 

Les sillons frontaux, bien que faibles, sont parfois assez accusés. 

Quelques auteurs rapportent au ruralis les Alpestris de Heer (Faun. 
Uelv. I, 577, 14’) et Shepardi de Crotch (Eut. ann. 1867, 47 ; 1870, 85). 



STÉN1DES — Stenus 


253 


Stenus (.Ycstiis) huplitlmlnius, Gravenhorst. 

Allongé, peu convexe, à peine pubescent, d’un noir presque mot, avec 
le 1 er article des palpes testacé. Tête plus large que le prothorax, presque 
aussi large que les êlytres, assez fortement et densément ponctuée, large¬ 
ment bisillonnée, à intervalle subélevé, subconvexe. Prothorax oblong, 
moins large que les élytres, légèrement arqué sur les côtés avant leur 
milieu, subrétréci en arrière, fortement, très densément et subrugueu- 
sement ponctué, subinégal, obsolèlement et brièvement canaliculê. Elytres 
environ delà longueur du prothorax, inégales, fortement, très densément 
et rugueusement ponctuées. Abdomen assez finement et assez densément 
ponctué, assez brillant, à premiers segments i-carinulés à leur base. 

a" Le 0 e arceau ventral largement, légèrement et subangulairement 
échancré au sommet. 

Ç Le 6° arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. 

Stenus buphthalmus, Gravenhorst, Micr. 166, G; —Mon. 230, 9.— Gyllenhal, 

Ins. Suec. II, 475, 10. — Manneriieim, Brach. 43, 11. — Runde, Brach. liai. 

16, fl. — Ehichson, Col. March. I, 636, 8 ; — Gen. et Spec. Staph. G99, 16. — 

— Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 219, 13. — Heer, Faun. Helv. I, 218, 15. 

— Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 576, 10. — Kraatz, Ins. Deut. II, 

762, 13. — Thomson, Skand. Col. II, 220. 16.— Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 

253, 32, pl. III, fig. 6. 

Stenus boops, Ljungh, Web. Beitr. II, 168, 12. 

Stenus clavicornis, Panzer, Faun. Germ. 27. 11. 

Stenus canaliculatus, Boudlval et Lacordaire, Faun. Par. 1,449, 14. 

Long., 0,0040 (1 3/4 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir presque mat, plus brillant sur 
l’abdomen; recouvert d’une courte pubescence cendrée, peu serrée et 
peu apparente. 

Tête plus large que le prothorax, presque aussi large que les élytres; 
à peine pubescente; assez fortement et densément ponctuée; largement 
et faiblement bisillonnée entre les yeux, à intervalle subélevé, subcon¬ 
vexe, parfois obtusément subcaréné ; d’un noir peu brillant. Bouche 
obscure. Palpes maxillaires noirs, à 1er article testacé. Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, atteignant à peine le milieu du prothorax, 


254 


BRF.VIPE.NNES 


légèrement pilosellées, noires; à 1 er article subépaissi : le 2 e un peu 
moins épais, à peine moins long : les suivants grêles, graduellement plus 
courts : le 3 e allongé, un peu plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e suballongés, 
le 6 e fortement oblong : les 7 e et 8 e un peu plus épais : le 7 e suboblong, 
obeonique : le 8 e court, subcarré : les 3 derniers formant ensemble une 
massue suballongée : les 9 e et 10 e subtransverses : le dernier en ovale 
court, subacuminé. 

Prothorax oblong, moins large que les élytres, légèrement arqué sur 
les côtés avant leur milieu et subrétréci en arrière ; peu convexe, parfois 
subdéprimé c irrière sur son disque ; à peine pubescent; fortement, 
très densément et subrugueusement ponctué, un peu moins densément 
et un peu moins rugueusement sur le milieu du dos; subinégal, avec une 
faible impression de chaque côté et un canal médian obsolète et plus ou 
moins raccourci ; d’un noir presque mat. 

Ecusson peu distinct, ruguleux, noir. 

Elytres subtransverses, non plus longues que le prothorax, subarquées 
en arrière sur les côtés; peu convexes ; inégales, avec une impression 
postscutellaire bien accusée, une autre basilaire et intrahumérale, plus 
légère, et une troisième oblique, faible, située sur les côtés après le 
milieu ; à peine pubescentes ; fortement, très densément et rugueuse¬ 
ment ponctuées, plus rugueusement sur les impressions et le long de la 
suture; d’un noir presque mat (1). Epaules subarrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres; un 
peu atténué en arrière ; subconvexe, à premiers segments sensiblement 
et graduelle ent moins impressionnés] en travers et 4-carinulés à leur 
base, le 5 e à eine ou non; légèrement pubescent; assez finement et 
a^sez denséme ponctué, plus finement et plus densément en arrière ; 
d’un noir assez rillant. Le 7 e segment mousse au bout. 

Dessous du co. ’s légèrement pubescent, d’un noir assez brillant. 
Prosternum et mésosternum fortement et rugueusement ponctués, celui-ci 
à pointe mousse ou subtronquée. Métaslernum assez fortement et assez 
densément ponctué, plus ou moins déprimé en arrière sur son disque. 
Ventre convexe, assez fortement et assez densément ponctué, plus fine¬ 
ment et plus densément sur le milieu des 4 e et 5 e arceaux. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un noir assez bril- 


(I) Les parties saillantes sont un peu plus brillantes, moins densément poncluées et moins 
ugueuses. 





STÉMDES — Stenus 


255 


lant. Tarses assez courts, à pénultième article subcordiforme ; les posté¬ 
rieurs à peine plus longs que la moitié des tibias, à 1 er article suballongé, 
à peine égal au dernier : les 2 e à 4 e graduellement plus courts : le 2 e à 
peine suboblong, les 3 e et 4 e courts. 

Patrie. Cette espèce se trouve très communément, toute l’année et 
presque de toute manière, dans toute la France. 

Obs. Elle se distingue du St. ruralis par sa taille un peu moindre, sa 
tête plus large et ses élytres à pubescence moins dense et non fasciée, 
ainsi que par la couleur testacée du 1 er article des palpes, etc. 

Les élytres sont plus ou moins varioleuses et plus ou moins rugueuses, 
tantôt à peine plus longues, tantôt non plus longues que le prothorax. 
L'intervalle des sillons frontaux est parfois subcarinulé. Les pieds sont 
rarement d'un brun à peine reussâtre. Les Ç ont l’abdomen un peu plus 
large, un peu plus épais et un peu moins atténué en arrière. 

On attribue au buphthalmus Yangustatus de Stephens (111. Bri-t. V.299). 

Le St. sulcatulus, Mulsant et Rey (Op. Ent. 1870, XIV, 108), a le 
prothorax un peu plus fortement arqué sur les côtés, plus distinctemen 
canaliculé sur presque toute si longueur; les élytres subcarrées, un peu 
plus amples et un peu plus longues ; le 5 e arceau ventral çf largement 
et sensiblement sinué et le 6 e un peu plus fortement échancré. Peut être 
est-ce là une espèce distincte ou bien une forme macroptère du buphthal¬ 
mus? — Beaujolais. 


30. StcuiiB (Nestus) îiotatus, Rey. 

Allongé, subdéprimé, à peine pubescent, d’un noir peu brillant, avec 
le 1 er article des palpes d'un roux parfois testacé. Tête plus large que le 
prothorax, de la largeur des élytres, assez fortement et densément ponc¬ 
tuée, assez largement bisillonnée, à intervalle subélevé, subconvexe. 
Prothorax suboblong, un peu moins large que les élytres, sensiblement 
arqué sur les côtés avant leur milieu, subrétréci' en arrière, fortement, 
très densément et subrugueusement ponctué, subinégal, finement canali¬ 
culé sur presque toute sa longueur. Élytres de la longueur du prothorax, 
inégales, stibfovéolées antérieurement sur leur disque, fortement, densé¬ 
ment et subrugueusement ponctuées. Abdomen subparallèle, presque de la 
longueur des élytres, finement et densément ponctué, plus éparsement 
sur le dos des 5 premiers segments. 


256 


BRÉVIPENNES 


cf" Le 6 e arceau ventral largement et à peine échancré au sommet. 

? Le 6° arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au 
sommet. 

Long., 0,0029 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0006 (1/4 1.). 

Patrie. Celte rare espèce a été capturée, en automne, parmi les 
mousses, dans les montagnes du Lyonnais et à la Grande-Chartreuse. 

Obs. Je ne la décrirai pas davantage, tant elle ressemble au buphlhal- 
mus, dont elle n’est peut-être qu’une variété. Toutefois, elle est moindre, 
plus déprimée, plus linéaire. La tète est un peu plus large comparative¬ 
ment aux élytres. Les antennes sont plus courtes, à 3 e et 4 e articles moins 
inégaux; le prothorax est moins oblong, plus fortement arqué sur les 
côtés, plus longuement canaliculé ; les élytres, plus déprimées, sont un 
peu moins densément ponctuées, moins rugueuses, moins varioleuses et 
plus brillantes, notées chacune, sur la partie antérieure du disque, d’une 
petite impression ou fossette à fond subrngueux ; l’abdomen, plus paral¬ 
lèle, est presque aussi large à sa base que les élytres, plus lisse sur le 
dos, etc. 

Les tibias et les tarses sont parfois brunâtres. Le 1 er article des palpes, 
d’un roux assez foncé, est quelquefois tcstacé. Les élytres varient quant 
à leur ponctuation. 

31. Stenus (\es(m) iiitiilus, Boisduval et Lacordaire. 

/Issez allongé, peu convexe, èparsement pubescent, d'un noir plombé 
très brillant, avec le 1 er article des palpes d'un flave testacé. Tête à 
peine plus large que le prothorax, presque aussi large que les élytres, 
fortement et peu densément ponctuée, profondément bisillonnée, à inter¬ 
valle é’evé, subcaréné. Prothorax suboblong, moins large que les élytres> 
assez fortement arqué sur les côtés avant leur milieu, rétréci en arrière, 
très fortement et peu densément ponctué, subégal, postérieurement cana¬ 
liculé. Élytres un peu phis longues que le prothorax, subinégales, très 
fortement et peu densément ponctuées. Abdomen finement et subêpar- 
sement ponctué, à premiers segments faiblement i-carinulés à leur b >se. 

cf Le 6 e arceau ventral légèrement échancré au sommet. 




STÉNIDES - Ste?lUS 


257 


9 Le 6 e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. 

Stenus nitidus, Boisduval et Lacordiire, Faim. Par. I, 4-50, 16. — Ericbson, 

Gen et Spec. Staph. 703,26. — Rediknbaciier, Faun. Austr. ed. 2, 219, 13. — 

— I'airmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 676, 11. —Kraatz, Ins. Deut. II 

766, 17.—Thomson, Skand. Col. II, 225, 23. 

Stenus melanopvs, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 256, 36. 

Long., 0,0033 (1 1/2 1.). — Larg., 0.0007 (1/3 1.). 

Corps assez allongé, peu convexe, d’un noir plombé 1res brillant; 
rovê u d’une fine pubescence blanchâtre, assez courte et éparse. 

Tête â peine plus large que le prothorax, presque aussi large que les 
élytrès ; à peine pubescente ; fortement et peu densément ponctuée ; 
profondément bisillonnée entre les yeux, à sillons convergents en avant, 
à intervalle subcaréné, aussi élevé que les côtés du front; d’un noir 
plombé irès brillant. Bouche obscure. Palpes maxillaires noirs, à 1 er ar¬ 
ticle d’un flave testacé. Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, atteignant environ le milieu du prothorax, 
légèrement pilosellées, noires; à 1 er article épaissi : le 2 e un peu moins 
épais, paraissant aussi long : le 3 e grêle, allongé, un peu plus long que 
le 4° : les suivants grêles, graduellement moins longs : les 4 e et 5 e sub- 
allongés, le 6 e oblong : les 7 e et 8 e à peine plus épais : le 7 e suboblong, 
le 8° subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble une massue sen¬ 
sible et suballongée : les 9° et 10 e transverses : le dernier en ovale court 
et subacuminé. 

Prothorax suboblong. un peu moins large en sa partie dilatée que les 
élvtres; assez fortement arqué sur les côtés vers ou un peu avant leur 
milieu et puis rétréci en arrière; peu convexe ; éparsement pubescent ; 
très fortement et peu densément ponctué, à interstices lisses; subégal, 
avec un sillon postérieur canalieulé, bien accusé, plus raccourci en 
avant qu'en arrière; d'un noir plombé très brillant. 

Écusson peu distinct, noir. 

Elytres subcarrées, un peu ou à peine plus longues que le prothorax ; 
subélargies en arrière; peu convexes; inégales, avec une impression 
sensible sur la suture et une autre moindre, basilaire et intrahumcrale ; 
éparsement pubescentes ; très fortement et peu densément ponctuées, à 
interstices plans et lisses: d’un noir plombé très brillant. Epaules sub¬ 
arrondies. 


258 


BRÉVIPENNES 


Abdomen peu allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
un peu atténué en arrière; assez convexe; à premiers segments gra¬ 
duellement moins sensiblement impressionnés en travers et 4-carinulés 
à leur base, le 5 e à peine; éparsement pubescent; finement et peu den¬ 
sément ponctué ; d’un noir subplombé très brillant. Le 7 e segment 
mousse au bout. 

Dessous du corps pubescent; d’un noir brillant. Prosternum et méso¬ 
sternum assez fortement et rugueusement ponctués. Métasternum assez 
fortement et assez densément ponctué, subdéprimé sur son disque, avec 
parfois une légère ligne médiane lisse. Ventre très convexe, assez fine¬ 
ment et assez densément ponctué, plus finement en arrière et plus 
densément sur le milieu du 5 e arceau. 

Pieds légèrement pubescents, éparsement pointillés, noirs ou noi- 
lâtres. Tarses postérieurs à peine plus longs que la moitié des tibias, à 
1 er article suballongé, à peine égal au dernier : les 2° à 4 e graduelle¬ 
ment plus courts : le 2 e suboblong, les 3 U et 4 e courts. 

Patrie. Cette espèce est assez commune, toute l’année, dans les 
fumiers secs et parmi les détritus, dans presque toute la France. Elle 
est plus répandue dans les provinces méridionales. 

Obs. La ponctuation moins serrée, plus forte et moins rugueuse, la 
couleur moins noire, plombée et bien plus brillante, les élytres moins 
courtes, la forme plus épaisse, tels sont les caractères qui la séparent à 
première vue des buphthalmus et noiatus. 

Elle ressemble au foraminosus, décrit ci-après. La ponctuation est un 
peu moins grossière et moins serrée ; la tête est plus large, plus pro¬ 
fondément bisillonnée, avec le 1 er article des palpes maxillaires d'une 
couleur plus pâle; les élytres sont relativement un peu moins lon¬ 
gues, etc. 

La ponctuation varie un peu de densité, de grosseur et de profondeur. 
Les élytres paraissent parfois un peu plus longues. Chez les 9 , le corps 
est un peu plus épais, l’abdomen plus large et moins atténué en arrière. 

J’ai vu un exemplaire 9 dont le 6 e arceau ventral est peu prolongé et 
même subsinué au sommet. 

On réunit au nitidus le melanopus de Marsham (Ent. Brit. 1. 528). 






STÉNIDES — Stenus 


‘259 


3«. Stenus (Mestus) foraminosus, Erichson. 

Assez allongé, peu convexe, éparsement pubescent, d'un noir plombé 
très brillant, avec le 1 er article des palpes d’un testacé de poix. Tête à 
peine plus large que le prothorax, sensiblement moins large que les 
élytres, grossièrement et assez densément ponctuée, obsolètement bâil¬ 
lonnée, à intervalle large, peu convexe. Prothorax à peine oblong, moins 
large que les élytres, assez fortement arqué sur les côtés avant leur 
milieu, rétréci en arrière, grossièrement et assez densément ponctué, égal, 
sans sillon apparent. Élytres sensiblement plus longues que le prothorax, 
peu inégales, grossièrement et assez densément ponctuées, à interstices 
non ruguleux. Abdomen assez fortement et peu densément ponctué, à pre¬ 
miers segments obsolètement A-carinulés à leur base. 

o’ Nous est inconnu. 

$ Le 6 e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet. 

Slenus foraminosus, Erichson, Gen. et Spec. Stnph. 703, 24. ? — Redtenbacher, 

Faun. Austr. 220, 19. — Fairmaire et Laboulbènk, Faun. Fr. I, 380, 26. — 

Kraatz, Ins. Deut. II, 733, 16. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 237, note. 

Long., 0.0030 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps assez allongé, peu convexe, d’un noir plombé très brillant; revêtu 
d’une fine pubescence blanchâtre, assez courte et éparse. 

Tête à peine plus large que le prothorax, sensiblement moins large 
que les élytres; à peine pubescente ; grossièrement, profondément et 
assez densément ponctuée ; obsolètement bisillonnée entre les yeux, à 
intervalle large, peu convexe, plus élevé que les côtés ; d’un noir 
plombé brillant. Bouche obscure. Palpes maxillaires noirs, à 1 er article 
d’un roux de poix. Yeux noirâtres. 

Antennes courtes, atteignant à peine le milieu du prothorax, éparse¬ 
ment pilosellées, noires; à 1 er article subépaissi: le 2 e presque aussi 
épais et paraissant aussi long: les suivants grêles, graduellement moins 
longs : le 3 e suballongé, un peu ou à peine plus long que le 4 e : les 4 e à 
G c suballongés ou fortement oblongs : les 7° et 8 e à peine plus épais : le 
7 e oblong : le 8 e assez court, subglobuleux : les 3 derniers formant une 


260 


BRÉViPENNES 


massue assez brusque et suballongée : les 9 e et 10 e subtransverses : le 
dernier en ovale court, acuminé. 

Prothorax à peine oblong, à peine plus long que large en sa partie 
dilatée ; moins large que les élvtres ; assez foriement arqué sur les côtés 
avant leur milieu et puis sensiblement rétréci en arrière ; peu convexe ; 
éparsement pubescent; profondément, aussi grossièrement et aussi den¬ 
sément ponctué que la tête; à interstices lisses; subégal et sans vestige 
de sillon ; d'un noir plombé très brillant. 

Ecusson peu distinct, noir. 

Elytres subcariées, d’un quart plus longues que le prothorax, sub¬ 
élargies en arrière ; subdcprimées; peu inégales, avec une légère impres¬ 
sion postscutellaire ; éparsement pubescentes ; grossièrement, profon¬ 
dément et assez densément ponctuées, à ponctuation paraissant pourtant 
à peine moins serrée que celle du prothorax, à interstices plans, presque 
lisses ou obsolètement ruguleux vus de côté; d'un noir plombé très 
brillant. Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen peu allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
subatténué en arrière; assez convexe, à premiers segments subimpres¬ 
sionnés en travers et obsolètement 4-carinulés à leur base ; éparsement 
pubescent; assez foriement et peu densément ponctué; d’un noir sub- 
plombé très brillant. 

Dessous du corps éparsement pubescent, d'un noir très brillant. 
Prosternum et mésosternum moins brillants, fortement et rugueusement 
ponctués. Métasternum fortement et assez densément ponctué sur les 
côtés, moins fortement et subdéprimé sur son disque. Ventre convexe, 
assez fortement et peu densément ponctué. 

Pieds peu pubescenls, éparsement pointillés, d'un noir brillant. Tarses 
postérieurs à peine plus longs que la moitié des tibias, à 1 er article 
suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 4 e graduellement plus courts : 
le 2 e oblong, les 3 e et 4 e courts. 

Patrie. Je n’ai vu qu’un seul exemplaire typique de cette espèce, 
capturé aux environs de Lyon. 

Obs. Elle e^t remarquable par sa ponctuation grossière et profonde et sa 
teinte plombée. Elle ressemble au St. nitidus auquel Kraatz la compare avec 
raison, mais elle est plus fortement ponctuée, avec la tête moins large, etc. 

Elle est moindre, moins rugueuse, plus grossièrement ponctuée et 
bien plus brillante que 1 ’incrassatus. 





STÉ.MDES - StcnilS 


261 


Les carènes basilaires des premiers segments abdominaux sont à peine 
distinctes. Le 1 er article des palpes maxillaires est moins obscur que chez 
les S*, palposus et ruralis. 

J'ai vu, dans la collection Mayet, un exemplaire un peu moindre, à 
ponctuation à peine moins profonde et moins grossière, à prothorax 
paraissant un peu plus court, subtransverse, avec une fossette poncti- 
forme, obsolète, seulement visible suivant un certain jour et située près 
de la base. Peut-être est-ce là une espèce distincte (St. cribrellus R.).— 
Montpellier. — Mars. 

Mon ami Guillebeau m’a donné un échantillon pris à Sorèze (Tarn) et 
dont la ponctua'ion est un peu moins grossière mais un peu plus serrée. 
Le prothorax offre un fin canal médian, non avancé au-delà du milieu, 
assez apparent en arrière de celui-ci. La taille est à peine plus grande. 
Peut-être est-ce là encore une espèce particulière, bien voisine de fora- 
minosus et du nitidus (St. discretus, R.). 


33. Stenus (IVestus) incrassatus, Ericuson. 

Allongé, peu convexe, légèrement pubescent , d'un noir presque mat, 
avec le 1 er article des palpes d'un roux testacé. Tête à peine plus large 
que le prothorax, sensiblement moins large que les élytres, assez forte¬ 
ment et densément ponctuée, obsolètement bisillonnée, à intervalle large, 
peu élevé. Prothorax oblong, moins large que les élytres, légèrement arqué 
en avant sur les côtés, subrétréci en arrière, fortement, densément et 
subrugueusement ponctué, subégal. Élytres un peu plus longues que le 
prothorax, inégales, fortement, densément et rugueusement ponctuées, 
varioleuses. Abdomen assez brillant, finement et peu densément ponctué, 
à premiers segments b-carinulés à leur base. 

o* Le 6 e arceau ventral longuement et subcirculairement échancré 
au sommet. Le 5 e longitudinalement déprimé et plus finement et plus 
densément pointillé sur son milieu, subsinué dans le milieu de son bord 
apical. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. Le 5 e 
simple. 

Stenus incrassatus, Erichson, Col. March. 1, 841, 13; — Gen. et Spec. Staph. 

702, 23. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed.2, 220, 17.— Heeu, Faun. Helv. I, 


262 


BRÉVIPENNES 


2i9, 18. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 578, 16. — Kraatz, Ins. 

Deut. II, 752, 12. — Thomson, Skand. Col. II, 220, 17. — Fauvel, Faun. Gallo- 

Rhéo. III, 252, 31. 

Long., 0,003G (1 2/3 1.). — Larg., 0,0007(1/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir presque mat ; revêtu d'une fine 
pubescence cendrée, peu serrée. 

Tête à peine plus large que le prothorax, sensiblement moins large 
que les élytres; à peine pubescente; assez fortement et densément 
ponctuée ; assez largement et obsolètement bisillonnée entre les yeux, à 
intervalle large, peu élevé et peu convexe ; d’un noir presque mat. Bouche 
obscure. Palpes maxillaires noirs, à 1 er article d’un roux testacé. Yeux 
obscurs. 

Antennes courtes, atteignant à peine le milieu du prothorax, éparse- 
ment pilosellées, noires ; à 1 er article épaissi: le 2 e à peine moins 
épais, paraissant aussi long : les suivants grêles, graduellement moins 
jongs : le 3 e allongé, un peu plus long que le 4 U : les 4 e à G c subal¬ 
longés : le 7 e fortement oblong, obconique, un peu plus épais que le 
précédent : le 8 e petit, subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble 
une massue allongée : les 9 e et 10° subtransverses : le dernier en ovale 
court, acuminé. 

Prothorax oblong, bien moins large que les élytres ; subcylindrique 
ou légèrement arqué en avant sur les côtés et puis subrétréci en arrière ; à 
peine pubescent ; fortement, densément et subrugueusement ponctué; 
subégal; subcomprimé en arrière sur les côtés et très faiblement impres¬ 
sionné de chaque côté au devant de la base ; d’un noir presque mal. 

Ecusson petit, subruguleux, noir. 

Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, subarquées 
en arrière sur les côtés; subdéprimées ; inégales, avec une grande im¬ 
pression postscutellaire, assez accusée, et une autre allongée, plus faible, 
intrahumérale, ainsi qu’une 3 e oblique, affaiblie, dans l’ouverture des 
angles postérieurs; visiblement et éparsement pubescentes; fortement, 
densément et rugueusement ponctuées, varioleuses, avec la ponctuation 
formant souvent des rides, surtout en arrière et sur les impressions ; 
d’un noir presque mat, à parties saillantes parfois un peu plus brillantes. 
Epaules arrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres, un 
peu atténué en arrière ; assez convexe, avec les premiers segments assez 







stémdes — Stenus 263 

fortement impressionnés en travers et 4-carinulés à leur base, le 5 e plus 
légèrement; finement pubescent ; finement et peu densément ponctué, 
un peu plus finement et plus densément en arrière ; d’un noir assez 
brillant. Le I e segment moins ponctué, mousse ou subtronqué au bout. 

Dessous du corps pubescent, d'un noir assez brillant. Prosternum et 
mésosternum densément et rugueusement ponctués, celui-ci à pointe 
mousse ou subtronquée. Slétasternum fortement et assez densement 
ponctué, subdéprimé sur son disque. Ventre très convexe, assez finement 
et peu densément ponctué, plus finemenbet plus densément sur le milieu 
des 4® et 5 e arceaux. 

Pieds finement pubescents, légèrement pointillés, d’un noir assez 
brillant, à tibias et tarses à peine moins foncés. Tarses assez courts, à 
4 e article subcordiforme; les postérieurs à peine plus longs que la moitié 
des tibias, à 1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 4 e gra¬ 
duellement plus courts : le 2 e suboblong, les 3 e et 4 e courts. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, vit au bord des eaux, sous les 
pierres, les détritus, sur la vase, en été, dans plusieurs zones de la 
France. Je ne l’ai pas rencontrée eu Provence. 

Obs. De prime abord, elle ressemble au buphthalmus, mais la tête est 
évidemment moins large, et les élytres sont un peu plus longues, etc. 
Elle est d’un noir plus profond et plus mat que Vinaequalis, avec la tête 
moins large, la ponctuation plus serrée et plus rugueuse, etc. 

Chez les 9 > l’abdomen est un peu plus épais, un peu moins atténué en 
arrière. 


34. Stenus (NTestus) inaequalis, Mulsant et Rey. 

Assez allongé, subdéprimé, finement pubescent, d’un noir subplombé 
assez brillant, avec le 1" article des palpes d’un flave testacé. Tête plus 
large que le prothorax, presque aussi large que les élytres, assez finement 
et densément ponctuée, subexcavée largement et faiblement bisillonnée, 
à intervalle large et peu élevé. Prothorax oblong, moins large que les 
élytres, faiblement arqué en avant sur les côtés, subrétréci en arrière, 
assez fortement et densément ponctué, subégal. Elytres amples, sensible¬ 
ment plus longues que le prothorax, très inégales, Z-impressionnées, assez 
finement et assez densément ponctuées. Abdomen finement et assez den¬ 
sément ponctué, à premiers segments brièvement i-carinulés à leur base. 


264 


BRÉV1PENKES 


a* M’est inconnu. 

J Le 6 e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. 

Stenus inaequalis , Mülsant et Rey, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1861, VIII, 140; — 

Op. Ent. 1861, XII, 156. 

Long., 0,0034 (11/2 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1. fort). 

Corps assez allongé, subdéprimé, d’un noir subplombé assez brillant; 
revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, peu serrée mais distincte. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, presque aussi large que 
les élytres à leur base ; légèrement pubescente ; assez finement et 
densément ponctuée ; à peine excavée et largement et faiblement bisil- 
lonnée entre les yeux, à intervalle large et peu élevé; d’un noir sub- 
plombé assez brillant. Bouche obscure. Palpes maxillaires à 1 er article 
pâle. Yeux obscurs. 

Antennes médiocres, atteignant au moins le milieu du prothorax, 
légèrement pilosellées, noires, à articles intermédiaires moins foncés ; le 
1 er subépaissi : le 2 e à peine moins épais, presque aussi long : les sui¬ 
vants grêles, graduellement moins longs : le 3 e allongé, un peu plus 
long que le 4 e : les 4 e à 6 e suballongés : les 7 e et 8 e à peine plus épais : 
le 7 e oblong, obeonique : le 8 a plus court, subglobuleux : les 3 derniers 
formant ensemble une massue légère et allongée : le 9 e subsphérique, le 
10 e subtransverse : le dernier en ovale court, acuminé. 

Prothorax oblong, bien moins large que les élytres ; subcvlindriquc 
ou faiblement arqué en avant sur les côtés et puis un peu rétréci en 
arrière; peu convexe; éparsement pubescent ; assez fortement et densé¬ 
ment ponctué, subrugueusement sur les côtés; subégal ; d'un noir sub¬ 
plombé assez brillant. 

Ecusson très petit, subchagriné, d’un noir assez brillant. 

Elytres amples, subcarrées, sensiblement plus longues que le protho¬ 
rax; évidemment plus larges et subarquées en arrière sur les côtés; 
subdépiimées; très inégales, présentant chacune 3 impressions princi¬ 
pales, assez prononcées : une postscutellaire, subarrondie, commune 
aux deux étuis : la 2 e ovale ou oblongue, située sur le disque un peu en 
dedans et en arrière des épaules : la 3 e suballongée, suboblique, placée 
sur les côtés près des angles postérieurs ; distinctement pubescentes; 
assez finement et assez densément ponctuées, moins fortement mais 





sténides — Stenus 265 

subrugueuscment à la base et surtout au fond de l’impression poslscu- 
tellaire ; d’un noir subplombé assez brillant. Epaules subarrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
un peu atténué en arrière; assez convexe; à premiers segments gra¬ 
duellement moins sensiblement impressionnés en travers et brièvement 
4-carinulés à leur base, le 5 e à peine ou non ; finement pubescent ; 
finement et assez densement ponctué, plus finement en arrière; d'un noir 
subplombé assez brillant. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Pro¬ 
sternum et mésosternum fortement et rugueusement ponctués. Metaster- 
num assez fortement et assez densément ponctué, subdéprimé sur son 
disque. Ventre convexe, assez finement et assez densément ponctué, plus 
finement en arrière. 

Pieds finement pubescents, finement pointillés, d’un noir assez bril'ant, 
à trochanters antérieurs roux et à tarses brunâtres. Tarses assez courts, 
à pénultièmes articles subcordiformes ; les postérieurs à peine plus longs 
que la moitié des tibias, à 1 er article suballongé, subégal au dernier: les 
2 e à 4 e graduellement plus courts : le 2 e oblong : les 3 e et 4 e assez 
courts. 

Patrie. Cette espèce est très rare. Elle a été capturée, en juin, parmi 
les feuilles tombées, dans les forêts, aux environs de Cluny (Saône-et- 
Loire). 

Obs. Sa couleur assez brillante et subplombée, sa ponctuation moins 
serrée, moins forte et moins rugueuse, ses élytres plus longues et dis¬ 
tinctement pubescentes, la séparent facilement des St. buphthalmus et 
notatus (1). 

La ponctuation des élytres parait un peu moins serrée que celle du 
prothorax. 


35. Stenus (_î¥cstus) ciucrasccns, Erichson. 

Allongé, peu convexe, assez distinctement pubescent , d’un noir sub¬ 
plombé un peu brillant, avec le 1 * r article des palpes d'un testacé de poix. 


(I) Le St. umbricus de Baudi (Berl. Eut. Zeit. 18G9, 395) ressemble au buphthalmus, avec 
les élytres bien plus longues, plus amples, plus fortement et moins densément ponctuées,plus 
rugueuses et plus varioleuses.— Long. 0,0033. — La Spezzia. 

Soc. LlNN. — T. XXX. 


19 


266 


BREV1PEXNES 


Tête un peu plus large que le prothorax, un peu ou sensiblement moins 
large que les élytres, assez fortement et densément ponctuée, largement 
et légèrement bisillonnée, à intervalle large, subélevé. Prothorax sub- 
oblong, moins large que les élytres, subarqué en avant sur les côtés, 
subrétréci en arrière, assez fortement et densément ponctué, subégal, 
subdéprimé à sa base. Élytres subcarrées, d'un quart plus longues que 
le prothorax, subinégales, fortement et assez densément ponctuées. Abdo¬ 
men brillant, assez finement et modérément ponctué, plus densément sur 
le 5 e segment, les premiers i-carinulés à leur base. 

a" Le 6° arceau ventral faiblement éehancré au sommet. Tête un peu 
moins large que les élytres. Abdomen légèrement subatténué en arrière, 
un peu moins large à sa base que les élytres. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au 
sommet. Tète sensiblement moins large que les élytres. Abdomen à peine 
atténué en arrière, à peine moins large à sa base que les élytres. 

Stenus cinerascens, F.richson, Col. March. I, 539, 11; — Gen. et Spec. Staph. 

701, 20.— h edtenbâcher, Faim. Austr. ed. 2, 220, 18.— Heer, Faun. Helv. J, 

218, 17. — Fairmaike et Laboulbène, Faun. Fr. I, 579, 20.— Kraatz, Ins. Deut. 

II, 759,22. 

Stenus nigripalpis, Thomson, Skand. Col. II, 221, 18;— IX, 194, 18. 

Stenus melanarius, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 254, 33 ? 

Long., 0,0030 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0007(1/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir subplorabé un peu brillant; 
revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, courte, assez serrée et assez 
distincte. 

Tête un peu plus large que le prothorax, moins large que les élytres ; 
légèrement pubescente; assez fortement et densément ponctuée; large¬ 
ment et faiblement bisillonnée entre les yeux, à intervalle large, obtus, 
subconvexe, aussi élevé que les côtés du front ; d’un noir un ppu bril¬ 
lant. Bouche obscure, à extrémité des mandibules rousse. Palpes maxil¬ 
laires noirs, à 1 er article d’un testacé de poix. Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, atteignant au moins le milieu du prothorax, 
légèrement pilosellées, noires; à I e »- article épaissi : le 2 e un peu moins 
épais, presque aussi long : les suivants grêles, graduellement moins 
longs : le 3 e allongé, à peine plus long que le 4 e : les 4 e à 6 e suballongés : 
le 7 e et 8 e à peine plus épais : le 7 e oblong, obeonique : le 8° subova- 





sténides — Slenns 267 

laire : les3 derniers formant ensemble une massue allongée: les 9°et 10 e 
subtransverses : le dernier en ovale court, subacuminé. 

Prothorax suballongé, moins large en son milieu que les élylres ; 
subarqué sur le milieu de ses côtés et puis subrétréci en arrière ; peu 
convexe ; finement pubescent ; assez fortement et densement ponctué, 
parfois subrugueusement, au moins sur les côtés; subégal, avec une dé¬ 
pression dorsale plus ponctuée, après le milieu; d'un noir subplombé un 
peu brillant. 

Ecusson peu distinct, subruguleux, noir. 

Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax ; subélargies 
et subarquées en arrière sur les côtés ; peu convexes ; subinégales, avec 
une grande impression postscutellaire, assez accusée, une autre intra- 
humérale, plus faible; et une 3 e , vers le milieu des côtés, peu apparente ; 
assez distinctement pubescentes ; fortement et assez densément ponc¬ 
tuées, plus rugueusement sur les impressions basilaires ; d’un noir sub¬ 
plombé un peu brillant. Epaules subarrondies. 

Abdomen suballongé, un peu ou à peine moins large à sa base que les 
élytres, un peu (<J) ou à peine ( 2 ) atténué en arrière ; assez convexe, 
avec les premiers segments graduellement moins sensiblement impres¬ 
sionnés en travers et brièvement 4-carinulés à leur base, le 5 e plus fai¬ 
blement; finement pubescent; assez finement et modérément ponctué, 
plus éparsement sur le dos des segments, plus finement et plus densé¬ 
ment sur le 5 e ; d’un noir subplombé brillant. Le 7 e segment mousse au 
bout. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir brillant. Prosternum et méso- 
sternum fortement et rugueusement ponctués, celui-ci à pointe mousse ou 
même subarrondie. Métasternum assez fortement et assez densément 
ponctué, subdéprimé-subimpressionné sur son disque. Ventre très con¬ 
vexe, assez finement et assez densément ponctué, plus finement et plus 
densément en arrière, surtout sur le milieu des 4 e et 5 e arceaux. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un noir brillant. 
Tarses courts; les postérieurs à peine plus longs que la moitié des tibias, 
à 1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 4 e graduellement 
plus courts : le 2 e à peine oblong : les 3 e et 4 e courts. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se rencontre, en été, sur la vase, 
sous les détritus et sous les mousses, au bord des ruisseaux et des ma¬ 
rais, dans presque toute la France. Elle est très rare aux environs de 
Lyon. 


BRÉVIPE.NNES 


268 

Obs. Elle est à peine moindre, plus brillante, moins rugueuse et plus 
pubescente que les buphthalmus et incrassatus, avec les élytres plus 
longues. La tète est moins large que chez le premier, un peu moins étroite 
que chez le dernier, etc. Elle est un peu plus ramassée que buphthalmus, 
avec la ponctuation de l’abdomen moins serrée, surtout sur le milieu 
des segments, etc. 

Les élytres sont moins amples, moins longues, moins inégales et 
moins finement ponctuées que chez inaequalis, avec la taille un peu 
moindre. 

Cette espèce varie beaucoup pour la taille, la forme, la ponctuation et 
la pubescence. La dépression de la partie postérieure du prothorax est 
parfois peu appréciable, et alors on aperçoit, de chaque côté du disque, 
après le milieu, une faible impression oblique. 

Les 9 ont généralement une forme plus épaisse. 

J’ai constaté, dans la collection Mayet, un échantillon un peu plus 
étroit, à avant-corps plus rugueux, à abdomen plus lisse sur le dos des 
premiers segments (St. rugulosus, R.). 

On rapporte au cinerascens le mdanarius de Stephens (111. Crit. V. 
299). 


36. Menus (iVestus) longiitennSs, Rey. 

Allongé, subdéprimé, distinctement pubescent, d'un noir subplombé un 
peu brillant, avec le 1 er article des palpes roux. Tête un peu plus large 
que le prothorax, bien moins large que les élytres, assez fortement et 
densément ponctuée, subconvexe, visiblement bisillonnée, à intervalle 
élevé, finement carinulé. Prothorax oblong, bien moins large que les 
élytres, subcylindrique, faiblement arqué sur les côtés, subrétréci en 
arrière, fortement, très densément et rugueusement ponctué, subégal. 
Élytres oblongues, subparallèles, d’un tiers plus longues que le prothorax, 
inégales, fortement, densément et subrugueusement ponctuées. Abdomen 
assez brillant, assez fortement et . assez densément ponctué, à premiers 
segments A-carinulés à leur base. 

o* M’est inconnu. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au 
sommet. 



STÉNIDES — Stenus 


?69 


Long., 0,0030 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Patrie. Cette très rare espèce a été prise, en mars, parmi les détritus 
des inondations, aux environs de Fréjus (Var). 

Obs. Elle est plus brillante que Yincrassatus, avec le prothorax plus 
oblong et plus étroit, les élytres plus longues et moins rugueuses, etc. 
Elle ressemble beaucoup au cinerascens, mais le front, plus convexe, est 
relevé en une carène fine et bien accusée ; le prothorax est plus oblong ; 
les élytres sont plus longues et plus parallèles, et l’abdomen est plus 
fortement ponctué. La ponctuation est un peu plus forte et plus ru¬ 
gueuse, etc. 

La pubescence, bien distincte sur les élytres, laisse sur les côtés du 
disque une aréo'e presque glabre. 

J'ai vu 2 exemplaires, des environs de Lyon, à tête plus rugueuse et 
un peu plus densément ponctuée, à élytres à peine moins longues. 


37. Stenus (tVestua) atratulus, Erichson. 

Suballongé , peu convexe, à peine pubescent, d'un noir plombé brillant, 
avec le 1 er article des palpes testacé. Tête un peu plus large que le pro¬ 
thorax, un peu ou sensiblement moins large que les élytres, fortement et 
assez densément ponctuée, subconvexe, largement et faiblement bisil- 
lonnée, à intervalle subélevé, subcarinulé. Prothorax suboblong, moins 
large que les élytres, médiocrement arqué sur les côtés, rétréci en arrière, 
profondément et densément ponctué, subégal, souvent à canal obsolète. 
Élytres subcarrées, d’un quart plus longues que le prothorax, subin- 
e gales, profondément et assez densément ponctuées. Abdomen assez for¬ 
tement et modérément ponctué, plus finement en arrière, à premiers 
segments i-carinulés à leur base. 

o* Les 5 e et 6 e arceaux du ventre à peine sinués à leur bord apical. 
Tête un peu moins large que les élytres. Abdomen visiblement subatténué 
en arrière, un peu moins largo à sa base que les élytres. 

9 Le 6° arceau ventral prolongé et arrondi à son bord apical, le 5® 
simple. Tête sensiblement moins large que les élytres. Abdomen à peine 
atténué en arrière, à peine moins large à sa base que les élytres. 


270 


BRÉVIPENNES 


Stenus atratulus, Ericiison, Col. Mardi. I, 540,12 ; — Gen. et Spec. Staph. 

701, 21. — Redtenbacuer, Faim. Austr. ed. 2, 220, 18. — IIeer, Faun. Ilelv. 

I, 219, 19. — Fairmaire et Laboulbèse, Faun. Fr. I, 579, 19.— Kraatz, 1ns. 

Deut. II, 759, 21. — Thomson, Skand. Col. II, 221, 19. — Fauvel, Faun. Gallo- 

Rhén. 111,256, 37. 

Long., 0,0027 (1 1/4 1.). - Larg., 0,0006 (1/4 1.). 

Corps suballongé, peu convexe, d’un noir plombé brillant; revêtu 
d’une très fine pubescence blanchâtre, courte, peu serrée et peu distincte. 

Tête un peu plus large que le prothorax, moins large que les élytres ; 
à peine pubescente ; fortement et assez densément ponctuée; subcon¬ 
vexe, largement et faiblement bisillonnée entre les yeux, à intervalle 
subcarinulé, paraissant un peu plus élevé que les côtés du front; d’un 
noir plombé brillant, à carène plus lisse et plus brillante. Bouche obscure. 
Palpes maxillaires noirs, à l c r article testacé. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, n’atteignant pas le milieu du prothorax, éparsement 
pilosellées, noires; à 1 er article épaissi: le 2 e à peine moins épais, 
paraissant aussi long : les suivants assez grêles, graduellement plus 
courts: le 3 e suballongé, non ou à peine plus long que le 4 e , celui-ci 
suballongé : les 5 e et 6 e fortement oblongs : le 7 e oblong : le 8 e petit, 
subglobuleux : les 3 derniers formant une massue suballongée : le 9° 
subtransverse, le 10 e subcarré : le dernier en ovale court, subacuminé. 

Protkorax suboblong ou à peine plus long que large en sa partie 
dilatée, moins large à celle-ci que les élytres ; médiocrement arqué sur 
les côtés un peu avant leur milieu et puis subsinueusement rétréci en 
arrière; peu convexe ; à peine pubescent; fortement, profondément et 
densément ponctué, à interstices plans et non rugueux ; subégal, souvent 
obsolètement canaliculé en arrière ; d’un noir plombé brillant. 

Écusson peu distinct, noir. 

Elytres subcarrées, d’un quart plus longues que le prothorax ; à peine 
arquées en arrière sur les côtés ; peu convexes ; subinégales, avec une 
impression postscutellaire assez marquée, et une autre intrahumérale, 
moindre et plus légère ; éparsement pubescentes; fortement ou même 
très fortement, profondément et assez densément ponctuées, à interstices 
plans, non rugueux ; d’un noir plombé brillant. Epaules étroitement 
arrondies. 

Abdomen peu allongé, un peu ou à peine moins large à sa base que 
les élytreq un peu (a*) ou à peine (î)atténué en anière; assez convexe, 



sténides — Stenus 


271 


avec les premiers segments sensiblement impressionnés en travers et 
brièvement 4-carinulés à leur base, le 5° à peine ou non ; légèrement 
pubescent ; assez fortement et modérément ponctué, plus finement en 
arrière; d’un noir plombé brillant. Le I e segment peu ponctué, mousse 
au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir brillant. Prosternum et 
mésosternum densément et rugueusement ponctués, celui-ci à pointe 
mousse. Métasternum fortement et assez densément ponctué, subdéprimé 
en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez fortement et assez 
densément ponctué, plus finement et plus densément en arrière, surtout 
sur le milieu des 4 e et 5 e arceaux. 

Pieds légèrement pubescents, éparsement pointillés, noirs ou noirâtres. 
Tarses assez courts, les postérieurs un peu plus longs que la moitié des 
tibias, à 1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 tf à 4 e graduel¬ 
lement plus courts : le 2 e oblong, les 3 e et 4° assez courts. 

Patrie. Cette petite espèce se prend, toute l’année, au bord des fossés, 
des marais, des étangs. Elle n’est pas rare, aux environs de Lyon, parmi 
les détritus des inondations. Je l’ai également rencontrée en Provence. 

Obs. Elle ressemble beaucoup au cinerascens. Mais elle est moindre, 
moins pubescente et relativement un peu plus fortement ponctuée. Le 
front est plus convexe et moins densément ponctué. L’avant-corps, 
moins rugueux, est aussi brillant que l’abdomen. L u prolhorax est un 
peu moins oblong, un peu plus arqué sur les côtés, à ponctuation pa¬ 
raissant un peu moins forte que celle des élytres. L'abdomen est un peu 
plus fortement ponctué, surtout à sa base, etc. Elle est un peu moindre 
et moins parallèle que longipennis, avec la pubescence bien moins appa¬ 
rente et surtout les élytres moins oblongues et la carène frontale moins 
fine et moins régulière, etc. 

La ponctuation du prothorax est parfois assez rugueuse. Celle de 
l’abdomen varie beaucoup. Elle est souvent plus forte et plus serrée, 
surtout à la base, chez les , modérément ou même peu serrée chez 
les $ (1). 

J'ai vu un échantillon, des environs de Lyon, à taille moindre, plus 
grêle et plus linéaire; à prothorax plus court; à élytres un peu moins 


(I) En cITet,Erichson a vu cette ponctuation assez forte et assez serrée ; Fairmaire et Fauvel 
l'ont vue forte et serrée ; et Kraatz, peu serrée (parcius). Quant à moi. je l’ai trouvée assez 
forte et modérément serrée, plus finement en arrière. 


BRÉVIPENNES 


272 

longues et moins inégales; à abdomen finement et éparsement ponctué 
(St. tennis, R.). Un sujet, de même provenance, montre, avec une taille 
plus grande, un front plus densément ponctué (St. propinquus, R.). 

Les exemplaires d’Italie ont les élytres un peu plus courtes, un peu 
moins inégales et plus fortement ponctuées (St. externus, R.). 


3S. Stcnus fovcifrons, Rey. 

Suballongé, peu convexe, légèrement pubescent, d'un noir subplombé, 
avec le 1 er article des palpes testacé. Tête épaisse, à peine plus large 
que le prothorax, sensiblement moins large que les élytres, assez fortement 
et densément ponctuée, bifovéolée-impressionnée entre les yeux, à inter¬ 
valle à peine convexe. Prothorax suboblong, un peu moins large que les 
élytres, sensiblement arqué sur les côtés, rétréci en arrière, fortement et 
densément ponctué, subégal, distinctement canaliculé. Elytres subcarrées, 
un peu pi>s longues que le prothorax, subinégales , fortement et densé¬ 
ment ponctuées. Abdomen [inement et assez densément ponctué, obsolète- 
ment sur le dos, à premiers segments i-carinulés à leur base. 

cf M’est inconnu. 

Ç Le 6 e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet. 

Patrie. Le Plantay (Bresse). Collection Guillebeau. Très rare. 

Obs. Cette espèce se distingue du cinerascens par son avant-corps plus 
brillant, par son front bifovéolé, par son prothorax canaliculé sur presque 
toute sa longueur, etc. Elle est un peu plus robuste que atratulus dont 
elle diffère par ces deux derniers caractères, et, en outre, par sa taille 
plus robuste et par son abdomen plus obsolètement ponctué. La pubes¬ 
cence est plus distincte, subargentée, etc. 

Elle a à peu près le faciès du nitidus, avec la ponctuation moins gros¬ 
sière et bien plus serrée. 

Le caractère du prolhorax canaliculé conduit cette espèce aux canali 
culatus et aemulus. 






STÉNIDES — Stenus 


273 


39. Stenus (Nestus) cnnnliciilntas, Gyllenhal. 

Allongé, peu convexe , brièvement pubescent, d'un noir subplombé 
presque mat, avec la base des palpes testacée. Tète plus large que le pro¬ 
thorax, un peu moifà large que les élytres, assez fortement et très den¬ 
sément ponctuée,égale, à peine bisillonnée. Proîhorax oblong, moins large 
que les élytres, légèrement arqué sur les côtés, rétréci en arrière, assez 
fortement et densément ponctué, égal, finement canaliculé. Elytres un peu 
p’us longues que le prothorax, égales, assez fortement et densément 
ponctuées. Abdomen assez finement et densément ponctué , à premiers 
segments distinctement A-carinulés à leur base. 

cf Le G e arceau ventral légèrement échancré au sommet. 

9 Le G 0 arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au sommet. 

Stenus buphthalmus (var. canaliculatus, Knoch.), Ghavenhokst, Mon. 230. 
Stenus canaliculatus, Gyu.enhal, Ins. Suec. IV. 501, 10-11. — Mannerheim, 

Brach. 43, 12. — Erichson, Col. March. I, 542, 15; — Gen. et Spec. Staph. 

704, 27. — Redtenbaciier, Faon. Austr. ed. 2, 220, 14. — Hker, Faun. Helv. 

I, 220, 20. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 577, 14. — Kraatz, Ins. 

Deut. U, 754, 15.— Thomson, Skand. Col. 222, 20; — IX, 194, 20.— Falvel, 

Faun. Gallo-Rhén. III, 255, 35. 

Stenus congencr, Maekun, Bull. Mosc. 1853, III, 192. 

Long., 0,0036 (i 2/3 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1. fort). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir subplombé presque mat; revêtu 
d'une fine pubescence cendrée, courte et assez serrée. 

Tête plus large que le prothorax, un peu moins large que les élytres ; 
à peine pubescente ; assez fortement et très densément ponctuée ; presque 
plane, égale ou à peine bisillonnée entre les yeux ; d’un noir subplombé 
peu brillant. Mandibules rousses, à base rembrunie (1). Palpes noirs, à 
1 er article et extrême base du 2 e testacés. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, n’atteignant pas le milieu du prothorax, éparsement 
pilosellées, noires; à 1 er article épaissi : le 2 e un peu moins épais, p⬠


ti) Bien que nous n'en faisions pas toujours mention, les mandibules, quand eilts ressortent, 
paraissent le plus souvent rousses ou ferrugineuses à base plus foncée. 


274 


BRÉV1PENNES 


raissant au moins aussi long : les suivants grêles, graduellement moins 
longs : le 3 e suballongé, subégal au 4 e : les 4 e et 5 e suballongés : le 6® 
fortement oblong : les 7 e et 8 e un peu plus épais : le 7 e oblong, obco- 
nique : le 8° plus court, subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble 
une massue assez brusque et suballongée : le 9° subsphérique, le 10 e plus 
large, substransverse : le dernier en ovale court, acuminé. 

Prothorax oblong, moins large que les élytrès ; légèrement arqué sur 
les côtés avant leur milieu et puis subsinueusement rétréci en arrière ; 
peu convexe; finement pubescent; assez fortement et densément ponctué; 
égal ; finement mais distinctement canaliculé sur presque toute sa lon¬ 
gueur; d’un noir subplombé presque mat. 

Ecusson peu distinct, subruguleux, noir. 

Elytres subcarrées, parfois subtransverses, un peu plus longues que le 
prolhorax ; à peine arquées en arrière sur les côtés ; peu convexes ; 
égales ou à peine relevées à la base de chaque côté de la suture; finement 
pubescentes ; assez fortement et densément ponctuées; d'un noir sub¬ 
plombé presque mat. Epaules subarrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres, un 
peu atténué en arrière ; subconvexe, avec les premiers segments assez 
fortement impressionnés en travers et distinctement 4-carinulés à leur 
base, le 5 e plus faiblement; assez densément pubescent ; assez finement 
et densément ponctué, un peu plus finement en arrière; d’un noir sub¬ 
plombé assez brillant. Le 7 e segment rarement distinct, mousse au bout. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir assez brillant. Prosternum et 
mésosternum densément et rugueusement ponctues, celui-ci à pointe 
mousse ou subtronquôe. Métasternum assez fortement et assez densément 
ponctué, déprimé en arrière sur son disque qni offre un petit canal lisse, 
obsolète. Ventre très convexe, assez finement et densément ponctué, plus 
finement et plus densément en arrière, surtout sur le milieu des 4° et 5 e 
arceaux. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d'un noir assez bril¬ 
lant, à sommet des tarses brunâtre. Tarses assez courts; les postérieurs 
un peu plus longs que la moitié des tibias, à 1 er article suballongé, 
subégal au dernier ; les 2 e à 4 e graduellement plus courts : le 2 e oblong, 
es 3 e et 4 e assez courts. 

Patrie. Cette espèce est assez commune, en été, sur le sable et la vase 
des ruisseaux, sous les détritus des marais et des inondations, dans 
presque toute la France. 



STÉNIDES — Slenus 


275 


Obs. Elle est remarquable par son prothorax finement et distinctement 
canaliculé sur presque toute sa ligne médiane, à surface égale, ainsi que 
celle des élytres. La ponctuation n’est pas rugueuse, si ce n’est un peu 
sur la tête. 

Souvent le 5 e arceau ventral <j* est longitudinalement subdéprimé sur 
son milieu et subsinué à son bord apical. 

J’ai vu une variété, de M. Cenis (coll. Puton), à taille un peu moindre 
et à teinte un peu plus brillante. 

Quelques exemplaires ont une forme plus étroite et en même temps un 
peu moins déprimée, surtout aux élytres. 

Quelques catalogues rapportent au canaliculatus 1 ’afftnis de Stephens 
(111. Brit. V, 298) (1). 


40. Steuus (Sfestus) alhipilus, Rev. 

Allongé, subparallèle, subdéprimé, distinctement pubescent, d’un noir 
plombé assez brillant, avec la base des palpes d'un roux de poix. Tête 
plus large que le protkorax, de la largeur des élytres, assez finement et 
densément ponctuée , assez largement bisillonnée , à intervalle subcon¬ 
vexe. Prothorax oblong, un peu moins large que les élytres, modérément 
arqué sur les côtés, rétréci en arrière, assez fortement et densément 
ponctué, égal, avec un vestige de canal assez marqué et raccourci. 
Elytres de la longueur du protkorax, égales, fortement et densément 
ponctuées. Abdomen finement, légèrement et modérément ponctué, plus 
éparsement sur le dos des premiers segments, les 3 premiers distincte¬ 
ment b-carinulés à leur base. 

cr" M’est inconnu. 

£ Le 6 e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. 

Long., 0,0030 (1 1/3 1.). — Larg , 0,0007 (1/3 1.). 


(1) Le St. acmulus d’Erichsou (Gen. 704; nilens, Stcpli. V, 300), voisin du canaliculatus 
par le sillon dorsal de son prothorax, est bien plus brillant, moins pubescent, plus fortement 
et moins densément ponctué surtout sur la tète, ie prothorax et les élytres, avec l'abdomen 
plus lisse et plus luisant. La ponctuation est un peu moins forte que chez perforalus, qui a 
la tète moins large et le front plus convexe. — Long. 0,0036. — Angleterre, Allemagne, Au¬ 
triche. 


276 


BRÉYIPENNES 


Patrie. Cette espèce intéressante a été capturée, en mars et décembre, 
à Pompignane et Fonfroide, près Montpellier, par M. Valéry Mayet, qui 
m’en a obligeamment communiqué 2 exemplaires identiques. 

Obs. Elle est remarquable par sa forme subparallèle, subdéprimée 
surtout aux élytres, par sa couleur plombée et grisâtre par l’effet d’une 
pubescence assez longue et bien distincte. Le canal du prothorax est 
raccourci. Elle ressemble à la suivante plutôt qu’aux précédentes. 


41. Stenus (tfcstus) subdepressus, Mulsant et Rey. 

Allongé, subparallèle, subdéprimé, à peine pubescent, d'un noir assez 
brillant, avec le 1 er article des palpes d'un roux de poix. Tête sensible¬ 
ment plus large que le prothorax, de la longueur des élytres, assez forte¬ 
ment et densément ponctuée, obsolètement bisillonnée, à intervalle un peu 
convexe postérieurement. Prothorax oblong, moins large que les élytres, 
subarqué en avant sur les côtés, subrétréci en arrière, assez fortement et 
densément ponctué, égal, subdéprimé sur sa partie postérieure, avec un 
vestige de canal obsolète et raccourci. Élytres environ de la longueur du 
prothorax, égales, assez fortement et assez densément ponctuées. Abdomen 
assez finement et assez densément ponctué, plus finement et plus densé¬ 
ment en arrière, à 3 premiers segments distinctement i-carinulés à leur 
base. 

a* Le 6 e arceau ventral légèrement et subcirculairement échancré au 
sommet. 

Ç Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au 
sommet. 

Stenus subdepressus, Mulsant et Rey, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1861, VIII, 142 ; 

— Op. Ent. 1861, XII, 158. 

Stenus explorator, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 254, 34. 

Long., 0,0027 (1 1/4 1.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps allongé, subparallèle, subdéprimé, d'un noir assez brillant; 
revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, courte, peu serrée et peu 
distincte. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, de la largeur des 






sténides — Stenus 


277 


élytres ; à peine pubescente ; assez fortement et densément ponctuée ; 
obsolètement bisillonnée entre les yeux, à intervalle un peu convexe eu 
arriére ; d’un noir assez brillant. Bouche obscure. Palpes maxillaires 
noirs, à 1 er article d’un roux de poix, parfois assez foncé. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, n’atteignant pas le milieu du prothorax, légèrement 
pilosellées, noires ; à I er article épaissi : le 2 e presque aussi épais, au 
moins aussi long : les suivants assez grêles, graduellement moins longs : 
le 3 e suballongé, sensiblement plus long que le 4 e : les 4 e et 5° sub¬ 
allongés ou fortement oblongs : le 6 e oblong : les 7 e et 8 e à peine plus 
épais : le 7 e suboblong, obeonique : le 8 e subglobuleux : les 3 derniers 
formant ensemble une massue assez brusque et suballongée : les 9 e et 10 e 
subtransverses : le dernier subsphérique ou en ovale très court, obtusé- 
ment acuminé. 

Prolhorax oblong, moins large que les élytres ; subarqué en avant sur 
les côtés et subrétréci en arrière ; peu convexe, subdéprimé postérieure¬ 
ment sur son disque ; à peine pubescent ; assez fortement et densément 
ponctué; égal, avec un canal obsolète, plus ou moins raccourci, peu 
apparent et situé après le milieu ; d’un noir assez brillant. 

Ecusson très petit, d’un noir assez brillant. 

Elytres subtransverses, environ de la longueur du prothorax; à peine 
plus larges en arrière et presque subrectilignes sur les côtés ; plus ou 
moins déprimées ; égales, ou avec une impression postscutcllaire et une 
autre poslhumérale-interne presque insensibles ; à peine pubescentes ; à’ 
peine plus fortement mais un peu moins densément ponctuées que le 
prothorax; d’un noir assez brillant. Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen suballongé, à peine moins large à sa base que les élytres, 
à peine ou faiblement atténué en arrière; subconvexe, avec les 3 pre¬ 
miers segments sensiblement impressionnés en travers et distinctement 
4-carinulés à leur base, les 4 e et 5 e à peine ou non, légèrement pubes¬ 
cent; assez finement et assez densément ponctué, graduellement plus 
finement et plus densément en arrière ; d’un noir brillant. Le 7 e segment 
moins pointillé, mousse ou subarrondi au bout. 

Dessous du corps légèrement pubescent, d’un noir assez brillant. 
Prosternum et mésosternum densément et rugueusemenl ponctués. Me- 
tasternum assez fortement et assez densément ponctué, subdéprimé 
postérieurement sur son disque. Ventre très convexe, assez finement et 
densément ponctué, plus finement et plus densément en arrière, surtout 
sur le milieu des 4 8 et 5 e arceaux. 


278 


BRÉVIPESNES 


Pieds légèrement pubescents, pointillés, d'un noir assez brillant. 
Tarses courts ; les 'postérieurs à peine plus longs que la moitié des 
tibias, à 1 er article suballongé ou fortement oblong, subégal au dernier : 
les 2 e à 4 e graduellement plus courts : le 2 e à peine oblong : les 3 e et 4° 
courts. 

Patrie. Cette espèce, qui est rare, se prend en été, au bord des 
pièces d’eau et dans les prés humides, dans la Flandre, la Normandie, 
la Bretagne, le Limousin, les environs de Paris, les montagnes du Beau¬ 
jolais, les Landes, etc. 

Obs. Elle ressemble beaucoup à Valbipilus. Elle est plus noire, moins 
brillante, moins pubescente. Le front est bien moins visiblement bisil- 
lonné. Les élytres sont un peu moins déprimées. La ponctuation générale 
est un peu plus rugueuse, celle de l’abdomen un peu moins légère, plus 
régulièrement serrée. La taille est moindre, etc. 

Parfois les élytres sont plus ou moins déprimées, plus ou moins bril¬ 
lantes. Une variété macroptère a les élytres subcarrées, un peu plus 
longues; peut-être doit-on lui rapporter le Stenus foveiventris de Fair- 
maire et Laboulbène (Faun. Fr. I, 578, 17; Kraatz, Berl. Zeit. 1858, 
378) (1). 

J’ai vu dans la collection Puton un exemplaire, provenant de Lille, à 
taille un peu plus forte, à élytres un peu plus longues et un peu moins 
déprimées, mais, pour tout le reste, semblable au subdepressus var. 
macroptère. 


4*. Stenus (Xestus) morio, Gravenhorst. 

Allongé, peu convexe, brièvement pubescent, d’un noir subplombé 
presque mat, avec le 1 er article des palpes testacé. Tête sensiblement plus 
large que le prothorax, un peu moins large que les élytres, assez forte¬ 
ment et densément ponctuée, subexcavée et très obsolètement bisillonnée, 
à intervalle à peine élevé. Prothorax suboblong, moins large que les 
élytres, subarqué en avant sur les côtés, subrétréci en arrière, fortement 
et densément ponctué, égal. Elytres un peu plus longues que le prothorax , 
subégales, fortement et densément ponctuées. Abdomen assez finement et 


(I) Il y a parmi les Stènes des formes macroptère et bracbyptère. 






sténides — Sfenus 279 

assez densément ponctué, à premiers seg nents assez légèrement impres¬ 
sionnés en travers et faiblement i-carinulés à leur base. 

cf Le 6 e arceau ventral largement et angulairement échancré au 
sommet. Le 5° largement sinué à son bord apical, avec une faible dépres¬ 
sion plus finement et plus densément pointillée, au devant du sinus : 
cette dépression, ainsi que le sinus, ombragés par une pubescence plus 
longue et plus serrée. Tibias postérieurs armés d'uue petite épine près 
du sommet de leur tranche interne. Abdomen évidemment moins large 
que les élytres. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. Le 5 e 
simple. Tibias postérieurs inermes. Abdomen épais, à peine moins large 
que les élytres. 

Stenus morio, Graveniiorst, Mon. 230, 10. — Erichson, Col. March. I, S27, 9; 

— Gen. et Spec. Staph. 700, 18. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. II, 220, 10. 

— Heer, Faun. Helv. I, 218, 16. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, t>77, 
lî). — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 257, 38. 

Stenus buphthalmus, Zetterstedt, Faun. Lapp. 88, 5. 

Long., 0,0033 (1 1/2 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir subplombé presque mat; revêtu 
d’une fine et courte pubescence blanchâtre, assez serrée, plus longue sur 
l’abdomen. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, un peu moins large que 
les élytres ; légèrement pubescente ; assez fortement et densément 
ponctuée; subexcavée et très obsolètement bisillonnée entre les yeux, à 
intervalle à peine élevé ; d’un noir subplombê presque mat. Bouche 
obscure. Palpes maxillaires noirs, â l or article testacé. Yeux obscurs. 

Antennes médiocres, atteignant environ le milieu du prothorax, légè¬ 
rement pilosellées, noires; â 1 er article subépaissi : le 2 e à peine moins 
épais, presque aussi long : les suivants grêles, graduellement moins 
longs : le 3 e allongé, évidemment plus long que le 4 e : les 4 e à 6 e sub- 
allongés, le 7° fortement oblong : le 8 e plus court, subovalaire : les 3 
derniers formant ensemble une massue suballongée, fusiforme : le 9 e 
subglobuleux : le 10 e plus grand, subiransverse : le dernier en ovale 
acuminé. 

Prothorax suboblong, moins large que les élytres ; subarqué en avant 


280 


BRÉVIPENNES 


sur les côtés et subrétréci en arrière ; peu convexe ; brièvement pubes- 
cent; fortement et densément ponctué; à surface égale ; d’un noir sub¬ 
plombé presque mat ou peu brillant. 

Ecusson très petit, d’un noir subplombé. 

Elytres subcarrées, près d’un tiers plus longues que le prothorax ; à 
peine arquées en arrière sur les côtés ; faiblement convexes ; subégales, 
avec une légère impression postscutellaire, et une autre intrahumérale, 
moindre et à peine visible ; brièvement et assez densément pubescentes, 
fortement et densément ponctuées ; d’un noir subplombé presque mat 
ou peu brillant. Epaules subarrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytrès, 
plus (cf) ou moins ( £ ) subatténué en arrière ; assez convexe, avec les 
premiers segments sensiblement impressionnés en travers et faiblement 
4-carinulés à leur base, les 4 e et 5 e presque indistinctement ; finement et 
assez longuement pubescent ; assez finement et assez densement ponctué, 
à peine plus densément en arrière; d’un noir subplombé assez brillant. 
Le 7 e segment subarrondi au sommet. 

Dessous du corps finement pubescent, d'un noir subplombé assez bril¬ 
lant. Prosternum et mésosternum très densément et rugueusement ponc¬ 
tués : celui-ci à pointe subarrondie et ci'iée; offrant parfois une fine 
carène médiane, à peine prolongée jusqu’au milieu. Métasternum assez 
fortement et assez densément ponctué, déprimé ( Ç ) ou subimpres¬ 
sionné (cr*) en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez fine¬ 
ment et assez densément ponctué, plus fortement sur le 1 er arceau, plus 
finement et plus densément sur le milieu du 5 e . 

Pieds légèrement pubescents, subéparsement pointillés, d'un noir assez 
brillant, avec les tarses et le sommet des tibias un peu brunâtres. Tarses 
assez courts ; les postérieurs un peu plus longs que la moitié des tibias 
à 1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 4 e graduellement 
plus courts : le 2 e oblong, les 3° et 4 e assez courts. 

Patrie. Cette espèce est assez commune, presque toute l’année, parmi 
les mousses et les détritus des lieux humides, dans une grande partie 
de la France. 

Obs. Elle se distingue des subdepressus et albipilus par sa taille un peu 
plus forte et par sa forme moins déprimée et moins parallèle. Son pro¬ 
thorax est sans vestige de canal et le 1 er article des palpes est d’une 
couleur'plus claire, etc. 





sténides — Stenus 


281 


Elle ressemble un peu au cinerascens, dont elle diffère par son protho¬ 
rax plus régulièrement subconvexe et sans dépression basilaire; les 
élvtres, un peu plus longues, sont un peu moins déprimées. L’aspect 
général est un peu moins brillant. Les tibias postérieurs a* sont épineux 
avant leur sommet et le 5 e arceau ventral est sinué à son bord apical. 

Les trochanters antérieurs sont parfois roussâtres (1). 


43. Stenus (Nestus) aefftiali*. MuLSANT et Rey. 

Allongé, subparallèle, peu convexe, éparsement pubescent, d’un noir 
subplombé assez brillant, avec le l tr article des palpes testacé. Tète bien 
plus large que le prothorax, de la largeur des élytres, obsolèlement 
bisillonnée, à intervalle peu élevé, parfois oblusément subcarinule. Pro- 
thorax oblong, moins large que les élytres, subarqué en avant sur les 
côtés, subsinueusement rétréci en arrière, fortement et assez densément 
ponctué, égal. Elytres de La Longueur du prothorax, égales ou subégales, 
fortement et assez densément ponctuées. Abdomen assez finement et assez 
densément ponctué, à premiers segments assez légèrement impressionnés 
entravers et obscurément k-carinulés à leur base. 

cf Le 6 e arceau ventral légèrement échancré au sommet en angle 
subarrondi. Le 5 e largement et faiblement angulé-sinué à son bord 
apical, subdéprimé, plus pubescent et bien plus densément et plus 
finement pointillé sur sa région médiane. Tibias postérieurs un peu re¬ 
courbés et armés d’une petite épine près du sommet de leur tranche 
interne. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. Le 5 e 
simple. Tibias postérieurs inermes. 

Stenus aequalis, Mulsant et Rey, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1861, VIII, 138; — 

Op. Ent. 1861, XII, 164. 

Long., 0.0026 (1 1/5 1.). — Larg., 0,0004 (1/5 1.). 

Patrie. Cette espèce, qui est peu commune, se trouve au printemps et 


(1) Le St. mendicus, Er. (702) est de la taille du morio. avec la ponctuation générale, 
moins forte,’ celle de l'abdomen et de la tête moins serrée, le front plus profondément bisil- 
lonné et les élytres un peu moins longues, etc. — Long. 0,0333. — Portugal. 

Soc. LlNN, — T. XXX. 


20 


282 


brévipenmes 


en été, dans les lieux humides ou marécageux, dans leBugey, la Savoie, 
les Pyrénées et parfois dans les environs de Lyon. 

Obs. Je ne la donne que sous réserve, car elle pourrait bien n’être 
qu’une variété brachyptère du mono. Toutefois, elle est moindre, plus 
étroite aux élytres, plus parallèle. La tête est aussi large que les élytres, 
avec le front subexcavé, mais plus visiblement bisillonné, à intervalle 
moins large et parfois obscurément subcarinulé. La pubescence, un peu 
moins courte, est un peu moins serrée, d’où il résulte que l’avant-corps 
paraît un peu moins gris et plus brillant, étant en même temps un peu 
moins densément ponctué et moins ruguleux. Enfin l’échancrure du 6 e 
arceau ventral g* est un peu moins angulée au sommet, qui est sub¬ 
arrondi. 

Les exemplaires du Bugey et de la Savoie sont un peu moindres, un 
peu plus étroits, plus parallèles et plus cylindriques que ceux des Pyré¬ 
nées, avec les élytres plus convexes, à surface tout à l'ait égale ou sans 
impression. Cette variété représente pour moi le véritable aequalis des 
Opuscules Entomologiques (XII, 154). La pubescence paraît plus fine et 
moins apparente. 

Une forme remarquable, prise aux environs d’Aix en Savoie, a le 6 e 
arceau ventral a* largement et faiblement échancré en arc au sommet. 
Pour tout le reste, elle reproduit les mêmes caractères que l 'aequalis et 
elle a, connue lui, les tibias postérieurs g* épineux avant leur sommet 
{St. arcuatus, R.). 

Les tibias et les tarses sont parfois d’un brun roussâtre. Rarement, le 
mésosternum présente à sa base une très line carène médiane, obsolète 
et plus ou moins prolongée (1). 

Les Stenus mono, aequalis et gracilentus offrent à peu près les mêmes 
distinctions masculines, ce qui les rend d’une étude inextricable. Par 
l’examen, l’œil saisit des différences que l'esprit est impuissant à for¬ 
muler d’une manière précise. 


(1) J’ai vu 2 exemplaires, provenant des Apennins, et dont la taille est un peu plus forte et 
un peu plus épaisse cl la teinte plus noire et plus mate. En même temps, le protliorax est un 
peu moins convexe et un peu plus fortement ponctué; les clytres, à surface égale, sont plus 
élargies eu arrière et un peu plus densément ponctuées. Le front n'est pas plus distinctement 
bisillonné que chez morio; mais les 5* et 6" arceaux du ventre g* sont * peine sinués-sub- 
écliancrés a leur bord apical et les tibias postérieurs m’ont paru dépourvus d'épine avant le 
sommet de leur tranche interne (St. transfuga, R.) — Long. 0,0028. 






STÉNIDES - Ste7lUS 


283 


44. Stenus (.Vestug) gracilentug. Fairmaire et Lâboulbène. 

Allongé,peu convexe légèrement pubescent, d’un noir à peine plombé 
assez brillant, avec le 1 er article des palpes d'un flave testacé. Tête bien 
plus large que le prothorax, presque de la largeur des élytres, assez 
fortement et densément ponctuée, obsolètement bisillonnée, à inteivalle 
large, subconvexe. Prothorax oblong, bien moins large que les élytres, 
subarqué sur les côtés, subrétréci en arrière, fortement et densément 
ponctué, égal. Elytres un peu plus longues que le prothorax, subégales, 
fortement mais un peu moins densément ponctuées que ce dernier. 
Abdomen assez fortement et assez densément ponctué, plus finement et 
plus densément sur le 5 e segment, les premiers fortement impressionnés 
en travers et courtement i-carinulés à leur base. 

rf Le 6 e arceau ventral assez largement et angulairement échancré au 
sommet, le 5 e plus largement et plus légèrement, avec une impression 
ou dépression plus finement et plus densement pointillée, au-devant de 
l'échancrure. Tibias postérieurs armés d’une très petite épine avant le 
bout de leur tranche interne. 

2 Le 6 e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet, le 5 e simple. 
Tibias postérieurs inermes. 

Stenus gracilentus, Fairmaire et Lâboulbène, Faun. Fr. I, 578,18. 

Stenus trivialis, Kraatz, Ins. Deut. II, 760, 23 ? 

Long., 0,0030 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0006 (1/4 1. fort). 

Patrie. Cette espèce se prend, peu communément, en été, au bord des 
mares,des fossés et étangs, aux. environs de Paris et de Lyon, dans la 
Bresse, le Beaujolais, etc. 

Obs. Elle est bien voisine du mono. Toutefois, elle en est assez dis¬ 
tincte par sa taille un peu moindre, sa forme un peu plus gracieuse, par 
sa couleur plus brillante et un peu moins plombée, sa pubescence un peu 
plus longue, mais moins blanche, et par là un peu moins apparente, et 
surtout par sa tête plus large et par ses élytres un peu moins densément 
ponctuées que le prothorax. 

Elle est un peu plus grande que le St. aequalis, moins parallèle et un 


28 i 


URI.VJ PEKIN ES 


peu moins plombée. Les élytres sont plus longues, les premiers segments 
de l'abdomen plus fortement impressionnés à leur base, etc. 

Les pieds sont parfois d’un roux brunâtre. 

Je crois qu’on doit lui rapporter le trivialis de Kraatz ; mais, selon 
moi, c’est à tort que le catalogue Steia etWeise les réunit au cinerascens 
d’Erichson (melanarius, FauvJ. 

Elle a la tète plus large que ce dernier, avec le front un peu moins 
convexe et plus distinctement bisillonné. Les élytres, à peine plus longues, 
ont leur surface plus égale, avec la seule impression postscutellaire. Les 
distinctions du 5° arceau ventral ne sont pas les mêmes, etc. (1). 


45. Stcmis (Weetus) enrbnuni'ius, Gyllenhal. 

Allongé, subdéprimé, à peine pubescent, d'un noir mat, avec la base 
des palpes testacée. Tête un peu plus large que le prothorax, un peu 
ou à peine moins large que les élytres, assez fortement et densément 
ponctuée, obsolètement bisillotinée, à intervalle large, à peine convexe. 
Prolhorax presque aussi large que long, moins large que les élytres, assez 
fortement arqué sur les côtés, rétréci en arrière, assez fortement, très 
densément et subrugueusemenl ponctué, subégal. Elytres non ou à 
peine plus longues que le prothorax, subégales, assez fortement, très 
densément et subruyueusement ponctuées. Abdomen assez épais, assez 
finement et densément ponctué, à premiers segments unicarènês à leur 
base. 

o* Le 6 e arceau ventral échancré au sommet en angle aigu. Le 5 e à 
peine sinué dans le milieu de son bord apical, subdéprimé et plus lon¬ 
guement pubescent au devant du sinus. Abdomen un peu moins large 
que les élytres. 

$ Le 6 e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. Le 5° simple. 
Abdomen presque aussi large que les élytres. 


(1) Le St. gracilentus est inscrit dans la plupart des collections sous ie nom de cineras • 
cens, Er. Mais, selon moi, ce dernier n’a pas d'épine aux tibias postérieurs des çf, et d’ailleurs, 
ce même sexe n’a pas le 5* arceau ventral échancré, ainsi que le constate Erichson dans ses 
observations (p. 701), au lieu que ce même arceau est sensiblement échancré chez les St. morio 

et gracilenlus. 






stjSnides — Stcmis 28b 

Stenus carbonarius, Gyllenh.yl, Ins. Suec. IV, 505, 13-14. — Thomson, Op. 

Ent. 1870, II, 127. 

Stenus niger, Wannerheim, Brach. 43, 13? 

Long., 0,0034 (1 1/21.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, subdéprimé, d’un noir mat ; revêtu d’une très fine pu¬ 
bescence blanchâtre, très courte, très éparse et à peine distincte. 

Tête un peu plus large que le prothorax, un peu ou à peine moins 
large que les élytres ; à peine pubescente ; assez fortement et densément 
ponctuée; obsolètement ou à peine bisillonnée, à intervalle large et à 
peine convexe ; d’un noir presque mat. Douche brune. Mandibules rousses 
à base rembrunie. Pulpes noirs ou brunâtres, à 1 er article et base du 2° 
testacés. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, atteignant à peine le milieu du prothorax, obsolète¬ 
ment pilosellées, noires ou noirâtres; à 1 er article subépaissi : le 2° 
presque aussi épais et presque aussi long : les suivants assez grêles, 
graduellement moins longs : le 3 e suballongé, à peine plus long que le 
4 e : les 4 e et 5 e un peu allongés, subégaux : les 6 e et 7 e oblongs, le 7 e 
subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble une massue suballongée, 
assez sensible : les 9° et 10° subtransverses : le dernier en ovale court, 
obtusément acuminé. 

Proihorax presque aussi large que long, moins large que les élytres ; 
assez fortement arqué sur les côtés et sensiblement rétréci en arrière ; 
peu coiivexe ; à peine pubescent ; assez fortement, très densément et 
subrugueusemenl ponctué; subégal ou â peine impressionné en arrière 
d'un noir mat. 

Ecusson peu distinct, noir. 

Elytres transvers»s, non ou à peine plus longues que le prothorax ; un 
peu plus larges en arrière, subdéprimées ; subégales avec une légère 
impression postscutellaire et une autre intra-humérale, très obsolète et 
peu distincte; à peine pubescentes; assez foriement et très densément 
ponctuées, à ponctuation plus ou moins subrugueuse ; d’un noir mat. 
Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen peu allongé, plus ou moins épais, un peu ou à peine moins 
large à sa base que les élytres, subatténué en arrière après son milieu 
assez convexe, avec les 5 premiers segments graduellement moins im¬ 
pressionnés en travers à leur base et munis au milieu de celle-ci d’une 
petite carène plus ou moins prolongée; finement pubescent; assez fine 


286 


BRÈVIPENNES 


ment et densément ponctué, à peine plus finement et plus densément en 
arrière; d’un noir peu brillant. Le 7 e segment moins ponctué, subim¬ 
pressionné au bout. 

Dessous du corps éparsement pubescent, d’un noir assez brillant. 
Prosternum et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe 
mousse. Métasternum assez fortement et assez densement ponctué, sub¬ 
déprimé ou déprimé en arrière sur son disque. Ventre très convexe, 
assez finement et densément ponctué. 

Pieds très finement pubescents, légèrement pointillés, noirs, à sommet 
des tarses parfois un peu moins foncés. Tarses courts ou assez courts, à 
pénultième article subcordiforme ; les postérieurs à peine plus longs que 
la moitié des tibias, à 1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 e 
à 4 e graduellement plus courts : le 2 e suboblong : les 3 e et 4 e courts. 

Patrie. Cette espèce, très rare, se prend, parmi les détritus des inon¬ 
dations, dans la France septentrionale. 

Obs. Elle diffère des précédentes par son abdomen à premiers seg¬ 
ments simplement unicarinulés à leur base. Le corps est plus mat, 
moins pubescent, plus rugueusement ponctué, d’un noir plus profond 
que chez morio et cinerascens, avec les élytrcs plus courtes et plus 
déprimées. L’abdomen est plus densément ponctué que dans buph- 
thalmus , etc. 


46. Menus (ÜTcstus) pugillus, Erichson. 

Peu allongé, assez large, subdéprimé, à peine pubescent, d'un noir un 
peu brilhnt, avec le 1 er article des palpes testacé. Tête un peu plus lurge 
que le prothorax, moins large que les élytres, assez /incment et densé¬ 
ment ponctuée, profondément bisillonnée, à intervalle élevé, subcaréné, 
prolongé jusqu'à l'épistome. Prothorax subtransverse, moins large que 
les élytrès, fortement a r quê sur les côtés, sinueusement rétréci en arriére, 
assez fortement et densément ponctué, subinégal, creusé après le milieu 
sur le dos de 2 impressions subarrondies, bien marquées. Elytres bien 
plus longues que le prothorax, très inégales, assez fortement et densé¬ 
ment ponctuées. Abdomen finement et assez densément ponctué, plus 
densément en arrière, à premiers segments brièvement unicarénés-an- 
gulés au milieu de leur base. 





stem des — Stemis 287 

o* Le 6 e arceau ventral légèrement et subangulairement sinuê au 
sommet. 

9 Le 6® arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. 

Stenus pusillus, Ep.ichson, Col. March. I, 544, 17 ; — Gen. et Spec. Staph. 705, 

29. — Redtenbacrer, Faim. Austr. ed. 2, 220,2. — IIeer, Faun. IJelv. I, 221, 

26. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 579, 21. — Kraatz, Ins. Deut. II, 

761. 24. — Tiiomso.n, Skand. Col. II, 229, 35. —Fauvf.l, Faun. Gallo-Rhén. 

III, 250, 27. 

Long., 0,0023(1 1.). — Larg., 0,00052 (1/4 1.). 

Corps peu allongé, assez, large, subdéprimô, d’un noir un peu brillant 
revêtu d’une fine et courte pubescence blanchâtre, peu serrée et peu 
distincte. 

Tête un peu plus large que le prothorax, évidemment moins large que 
les élvlres ; à peine pubescente; assez finement et densément ponctuée; 
profondément bisillonnée entre les yeux, à sillons convergents en avant, 
à intervalle aussi élevé que les côtés du front et prolongé jusqu’à l’épis- 
tome ; d’un noir assez brillant. Bouche obscure. Palpes maxillaires noirs, 
à 1 er article tesiacé, le 2 e parfois d’un brun de poix. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, n’atteignant pas le milieu du prothorax, à peine 
pilosellées, noires; à l or article épaissi : le 2 e presque aussi épais, 
presque aussi long : les suivants assez grêles, graduellement moins 
longs : le 3° fortement oblong ou suballongé, un peu plus long que le 4® : 
les 4 e à 0 e oblongs : le 7° suboblong, obeonique : le 8° plus court, sub- 
globuleux : les 3 derniers formant ensemble une massue suballongée : les 
9 e et 10 e subtransverses : le dernier en ovale très court. s ubacuminé. 

Prothorax subtransverse ou à peine aussi long que large en son mi- 
ieu, moins large à celui-ci que les élytres ; fortement arrondi sur les 
côtés et puis sinueusement rétréci en arrière; peu convexe; à peine 
pubescent ; assez fortement et densément ponctué ; subinégal ; creusé 
sur le dos après le milieu, de 2 impressions subarrondies, bien marquées 
et disposées sur une ligne transversale ; d’un noir un peu brillant. 

Ecusson très petit, d’un noir assez brillant. 

Elytres subcarrées, d’un tiers plus longues que le prothorax; à peine 
plus larges en arrière où elles sont à peine arquées sur les côtés; sub¬ 
déprimées ; très inégales, avec une impression postscutellaire bien pro¬ 
noncée et plus ou moins prolongée, et une autre intra-humérale, plus 


BRÉVIPEN.NES 


288 

légère et allongée ; à peine pubescenies ; assez fortement et densément 
ponctuées, parfois subrugueusement en arrière et sur ie fond des im¬ 
pressions ; d’un nuir un peu brillant. Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen a'sez court, un peu moins large à sa base que les élytres, 
graduellement atténué en arrière ; subconvexe, avec les premiers seg¬ 
ments légèrement impressionnés en travers et brièvement unicarénés- 
angulés à leur base, les 4 e et 5 e plus faiblement ; légèrement pubescent ; 
finement et assez densément ponctué, plus finement et surtout plus den¬ 
sément en arrière ; d’un noir assez brillant. Le 7 e segment impressionné, 
subéchancré au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Pro¬ 
sternum et mésosternum densément et rugueu;-ement ponctués, celui-ci 
à pointe mousse. Métasternum assez fortement et assez densément ponc¬ 
tué, plus ou moins déprimé en arrière sur son disque. Ventre très con¬ 
vexe, finement et assez densément ponctué, plus fortement sur le 
1 er arceau, un peu plus densément sur le milieu du 5 e . 

Pieds très finement pubescents, légèrement pointillés, noirs ou noi¬ 
râtres. Tarses courts ; les postérieurs à peine plus longs que la moitié 
des tibias, à 1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 4 e gra¬ 
duellement plus courts : le 2 e suboblong, les 3 e et 4 e courts. 

Patrie. Cette petite espèce se rencontre partout et de toute manière, 
surtout dans les lieux humides, dans presque toute la France. Elle n’est 
pas rare aux environs de Lyon, parmi les détritus des inondations. 

Obs. Elle est reconnaissable à sa petite taille et à sa forme plus large 
et plus ramassée, à son abdomen plus atténué en arrière, à premiers 
segments avec une seule carène basilaire, médiane, très peu saillante, 
courte et souvent réduite à un angle déprimé. 

Les fossettes ou impressions du prothorax sont parfois assez légères. 
Chez les 9 l’abdomen est moins étroit, moins atténué en arrière (1). 

On attribue au pusillus d’Erichson le pusillus de Stephens (111. Brit. V, 
301). 


(I) Le St. slrigosus de Fauvcl (p. 2391 est une intéressante petite espèce, plus brillante, 
pi s fortement et moins densément ponctuée que pusillus, avec I abdomen presque lisse. Le 
0 * a le 6 * arceau ventral angulaircment écliancrc, les 4' et 5* largement impressionnés, avec 
les impressions longuement ciliées sur les côtés, qui sont,dans le 5% terminés par une carène, 
celui-ci, en outre, sinuc-angulé à son bord apical. — Long 0.0025 — Corse. —Cette espèce 
présente une forme brachytère, aussi commune que le type. 




stôides — Stemts 


289 


47. Stenus (Restas) exiguus, Erichson. 

Suballrngé, subdéprimê, à peine pubescent, d'un noir un peu brillant, 
avec le 1 er article des palpes d'un flave testacé. Tète plus large que le 
prothorax, un peu moins large que les élytres, assez finement et densé¬ 
ment ponctuée, assez profondément bisillonnée, à intervalle élevé, sub¬ 
caréné, raccourci en avant. Prothorax aussi large que long, moins large 
que, les élytres, assez fortement arqué sur les côtés, subrétréci en arriére, 
assez fortement et densément ponctué, subinégal, avec 2 petites fossettes 
subarrondies. Elytres à peine plus longues que le prothorax, peu iné¬ 
gales, fortement et densément ponctuées. Abdomen finement et densément 
ponctué, plus finement en arriére, à premiers segments à peine unicari- 
nulés au milieu de leur base. 

cf* Le 6 e arceau ventral légèrement et subangulairement sinué au 
sommet. 

9 Le 6° arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. 

Stenus exiguus, Erichson, Gen. et Spec. Staph. 706, 30. — Fairmaire et Laboul- 

bènë, Faun. Fr. 1,680,23. 

Long., 0,0022 (1 1.). — Larg., 0,0005 (1/41.). 

Patrie. Cette espèce, qui est très rare, a été trouvée aux environs de 
Lyon, parmi les détritus des inondations du Rhône. Mon ami Guillebeau 
l’a capturée dans les marais de Villebois (Bugey). 

Obs. Elle ressemble beaucoup au pusillus, dont elle diffère par une 
formeu n peu moins large ; par la carène frontale raccourcie en avant; 
par le prothorax à peine moins court, un peu moins fortement arrondi 
fsr e sulcôtés et moins rétréci en arrière, et entin par ses élytres moins 
longues, moins inégales et un peu plus fortement ponctuées, etc (1). 
Peut-être n’en est-elle qu’une forme brachvptôre ? 


(i) Je me suis abstenu de citer M. Fauvel, car je présume que son exiguus n’est pas le 
même que celui d'Erichson qui dit: Statura et summa af/înitas praecedentis... Abdomen 
apicern eersus sensim angustalum, deux phrases qui ne peuvent pas se concilier avec 
ceJes-ci de la Faune Gallo-Rhénane : bien plus étroit, subparallèle... tête et élytres d'égale 
largeur. Un insecte ne peut pas être subparailèle et avoir en même temps l'abdomen gra¬ 
duellement rétréci en arrière, ainsi qu: l'indique Erichson pour son exiguus aussi bien que 
pour son pusillus. 


290 


BRÉVIPENN’ES 


4». Steniis (Nestus) oreopliilug, Fairmaire et Ch. Brisout. 

Allongé, peu convexe, distinctement pubescent, d’un noir subplombé un 
peu brillant, avec le 1 er article des palpes d'un flave testacé. Tête plus 
large que le protkorax, environ de la largeur des élytres ou à peine moins 
large, assez fortement et assez densément ponctuée, nettement bisillonnée, 
à intervalle élevé, subconvexe. Prothorax oblong, moins large que les 
élytres , subarqué en avant sur les côtés, rétréci en arrière, assez forte¬ 
ment et densément ponctué, égal. Elytres à peine plus longues que le pro¬ 
thorax, subinégales, assez fortement et densément ponctuées, subfasciées 
de blanc sur les côtés du disque. Abdomen finement et densément ponctué, 
sans carène basilaire. 

cr" Le 6 e arceau ventral largement et assez profondément échancré en 
angle à sommet subarrondi. Le 5 e très largement, faiblement et suban- 
gulairement échancré, avec une très légère dépression plus densément 
pointillée, au devant de l’échancrure. Tibias postérieurs armés d'une 
petite épine obsolète, vers le sommet de leur tranche interne. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. Le 5 e 
simple. Tibias postérieurs inermes. 

Stenus oreophilus, Fairmaire et Ch. Brisout, Ann. Ent. Fr. 1889, 43.— Fauvel, 

Faun. Gallo-Rhén. III, 238, 11. 

Long., 0,0031 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir subplombé un peu brillant ; 
recouvert d’une fine pubescence blanchâtre, courte et bien distincte. 

Tête plus large que le prothorax, à peu près de la largeur des élytres 
ou à peine moins large que celles-ci; légèrement pubescente ; assez 
fortement et assez densément ponctuée ; nettement bisillonnée entre les 
yeux, à intervalle élevé, subconvex , à sillons un peu convergents en 
avant; d’un noir subplombé un peu brillant. Bouche obscure. Palpes 
maxillaires noirs, à 1 er article d’un flave testacé. 

Antennes médiocres, atteignant environ le milieu du prothorax, éparse- 
ment pilosellées. noires ; à 1 er article subépaissi : le 2 e à peine moins 
épais, au moins aussi long : les suivants grêles, graduellement moins 
longs : le 3 e allongé, un peu plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e suballon¬ 
gés, le 6 e f>rtement oblong : le 7 U oblong, obeonique : le 8 e subglobu- 







STÈMDES - . S tenu S 


291 


leux : les 3 derniers formant ensemble une massue assez brusque et 
suballongée : le 9 e subtransverse : le 10 e plus grand, subcarré : le dernier 
en ovale très court, subacuminé. 

Prolhorux oblong, moins large que les élvtres ; subarqué en avant sur 
les côt^s et sensiblement rétréci en arrière ; faiblement convexe ; finement 
pubescent; assez fortement et densément ponctué; à surface égale ; d’un 
noir subplombô un peu brillant, avec un étroit et léger espace dorsal 
plus lisse et plus brillant. 

Ecusson très petit, d’un noir assez brillant. 

Elytres subtransverses, à peine plus longues que le prothorax; à peine 
arquées en arrière sur les côtés; peu convexes; subillégales, avec une 
impression postscutellaire, sensible et plus ou moins prolongée sur la 
siture, et une 2 e intrahumérale, allongée, plus légère, ainsi qu’une 3e 
oblique, vers le milieu des côtés; distinctement pubescentes, avec la 
pubescence formant comme une fascie blanchâtre, contournant ou en¬ 
closant intérieurement l’impression latérale; assez fortement et densément 
ponctuées ; d’un noir subplombé un peu brillant. Epaules subarrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
plus (<y) ou moins ( 9 ) subatténué en arrière; assez convexe, avec les 
premiers segments légèrement impressionnés en travers à leur base, le 
5 e encore plus faiblement; assez densément pubescent, avec la pubes¬ 
cence plus apparente sur les côtés et surtout au bord apical des 5 e et 
6 e segments ; plus ou moins finement et densément ponctué ; d’un noir 
subplombé assez brillant. Le 7 e segment moins ponctué, subarrondi au 
bout. 

Dessous du corps finement pubescent. d'un noir brillant. Prosternum et 
mésosternum moins brillants, très densément et rugucusement ponctués, 
celui-ci à pointe mousse. Métastemum assez fortement et modérément 
ponctué, subimpressionné en arrière sur son disque. Ventre très con¬ 
vexe, assez finement et assez densément ponctué, un peu plus finement 
et à peine plus densément en arrière, surtout sur le milieu du 5° arceau. 

Pieds finement pubcscents, légèrement pointillés, d’un noir brillant, à 
tarses rarement brunâtres. Tarses assez courts, les postérieurs un peu 
plus longs que la moitié des tibiaà, à 1 er article suballongé, subégal au 
dernier : les 2 e à 4 e graduellement plus courts : le 2 e oblong : les 3 e et 
4 e assez courts. 

Patrie. Cette espèce se rencontre sous les pierres et sur la vase, au 
bord des ruisseaux, dans la Guienne, le Languedoc, le Roussillon et la 


292 


BRÉVIPEJNNES 


Provence. Elle n’est pas rare,,en hiver, aux environs de Fréjus (Var). 
J’en ai pris un exemplaire aux environs de Lyon. 

Obs. Avec le port du mono, elle s’en distingue par le front plus nette¬ 
ment bisillonné, par ses élytres un peu moins longues et plus inégales, 
et par son abdomen plus finement ponctué et surtout sans carène à la 
base des premiers segments, etc. 

Les <f ont ordinairement l’abdomen un peu plus étroit, un peu plus 
atténué en arrière (1). 


49. Stenus (IVestus) incanu», Erichson. 

Allongé, assez étroit, peu convexe, assez densément pubescent, d'un noir 
plombé brillant, avec le 1 er article des palpes brunâtre. Tête plus large 
que le prothorax, un peu moins large que les élytres, assez finetnent et peu 
densément ponctuée, profondément bisillonnée, à intervalle convexe et 
élevé. Prothorax oblong, moins large que les élytres, arqué sur les côtés 
avant leur milieu, rétréci en arrière, assez finement et assez densément 
ponctué, subégal. Élytres un peu plus longues que le prothorax, subiné¬ 
gales, assez finement et assez densément ponctuées. Abdomen finement et 
modérément pointillé. plus éparsemenl sur le dos des premiers segments. 

o" Le 6 e arceau ventral largement échancré au sommet en angle très 
court. Tête à peine moins large que les élytres. 

9 Le 6 ü arceau ventral ogivalement prolongé au sommet. Tête un peu 
moins large que les élytres. 

Sternes incanus, Erichson, Col. March. I, 538, 10; — Gen. et Spec. Staph. 700, 
19. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 220, 20. — Faibmaire et Labouldêne, 
Faun. Fr. t, 580, 25. — Kraatz, Ins. Deut. II, 758, 20. — Fauvel, Faun. Gallo- 
Rhén. 111,239, 12. 

Stenus pygmaeus, Perris, Ann. Ent. Fr. 1865, 506. — De Marseul, l’Abeille, 
1871, VIII, 350. 


(t) J’ai vu dans la collection Revelière une variété plus brillante, à ponctuation analogue à 
celle du nitidus, mais à prothorax marqué d'un espace médian lisse au lieu d’un sillon, à 
premiers segments de l'abdomen non i-carinulés à leur base, avec celui-ci ponctué comme 
chez oreophilus. Elle pourrait donner lieu à une espèce {St. relucens, R.). — Long. 0,0031. 
— Algérie. 

Le catalogue allemand (1883, p. 57) regarde le St. oreophilus comme synonyme de St. men- 
dicus, Er. Je partage l’avis de MM. Fairmairc, Ch. Brisout et Fauvel qui ne l’ont pas jugé 
ainsi. Le mendicus aurait la ponctuation générale moins forte. 





sténides — Stenus 


293 


Long., 0,0031 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps allongé, assez étroit, peu convexe, d’un noir plombé brillant; 
revêtu d'une fine pubescence blanchâtre, assez serrée. 

Tête plus large que le prothorax, un peu ou à peine moins large que 
les élytres ; finement pubescente; assez finement et peu densément 
ponctuée; profondément bisillonnée jusqu’à l’épistome, à sillons conver¬ 
gents en avant, à intervalle convexe, aussi élevé que les côtés du front; 
d’un noir plombé brillant. Douche brune. Palpes maxillaires noirs, à 
1 er article brunâtre. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, atteignant le milieu du prothorax, obsolètement 
pilosellées, noires ; à 1 er article subépaissi : le 2 e à peine moins épais, 
presque aussi long : les suivants assez grêles, graduellement moins longs: 
le 3 e suballongé, un peu plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e un peu moins 
longs, subégaux, les 6 e et 7 e oblongs, le 8 e subglobuleux : les 3 derniers 
formant ensemble une massue suballongée, assez tranchée : les 9° et 10 e 
subtransverses : le dernier en ovale très court, subacuminé. 

Prothorax oblong, moins large que les élytres. modérément arqué sur 
les côtés avant leur milieu et puis sensiblement rétréci en arrière ; peu 
convexe; finement pubescent; assez finement et assez densément ponctué, 
parfois avec un léger espace lisse sur le dos ; subégal ou à impressions 
obliques à peine distinctes ; d’un noir plombé brillant. 

Ecusson peu distinct, noir, brillant. 

Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, à peine plus 
larges et subarquées en arrière sur les côtés; peu convexes; subiné¬ 
gales, avec une impression postscutellaire bien marquée et plus ou 
moins prolongée sur la suture, et une autre intra-humérale, courte ou 
peu apparente ; finement pubescentes, à pubescence parfois subfasciée 
sur le milieu des côtés; assez finement et assez densément ponctuées; 
d un noir plombé brillant. Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen suballongé, moins large à sa base que les élytres, subparallèle 
ou à peine atténué en arrière ; assez convexe, avec les premiers segments 
assez fortement, le 5 e faiblement, impressionnés en travers à leur base, 
sans carène distincte sur le milieu de celle-ci; assez densément pubes¬ 
cent ; finement et modérément pointillé, plus éparsement et plus légè¬ 
rement sur le dos des 4 premiers segments; d’un noir plombé brillant. 
Le 7 e segment peu ponctué, subtronqué au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir subplombé brillant, 


294 


BRÉVIPEJNNES 


Prosternum et mésostemum rugueux, celui-ci à pointe mousse. 1Héta- 
sternum assez densément ponctué, subdéprimé-subimpressionné en ar¬ 
rière sur son disque. Ventre très convexe, à premiers arceaux subétran¬ 
glés à leur base; assez finement et densément ponctué, plus finement et 
plus densément sur le milieu du 5 e arceau, 

Pieds légèrement pubescents, épargnent pointillés, noirs. Tarses 
courts; les postérieurs à peine plus longs que la moitié des tibias, à 
1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 4 e graduellement plus 
courts : le 2 e suboblong, les 3 e et 4° assez courts. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se prend, en été, au bord des 
eaux courantes, dans les vallées chaudes et humides, dans la Guienne, 
les Landes, les Pyrénées-Orientales, etc. Elle est très rare aux environs 
de Lyon. 

Obs. Bien distincte, par son abdomen sans carène basilaire aux pre¬ 
miers segments, elle ressemble un peu au mono. La forme est plus 
étroite et plus parallèle, la couleur plus brillante, le front plus profondé¬ 
ment sillonné, la ponctuation moins forte et moins serrée, le 1 er article 
des palpes plus obscur, presque noir. Ce dernier caractère la sépare 
suffisamment de Voreophilus, sans compter les autres différences sus- 
énoncées à propos du morio, etc. 


50. Stenus (H'cstui) opacus, Erichson. 

Assez allongé, subdéprimé , à peine pubescent, d'un noir presque mat, 
avec la base des palpes testacée. Tête un peu plus large que le protho¬ 
rax (1), aussi larg’ que les élytres, assez fortement et densément ponctuée, 
obsolètement bisillonnée, à intervalle large, faiblement convexe. Prothorax 
à peine oblong, un peu moins large que les élytres, assez fortement dilaté- 
arrondi sur les côtés , subrétréci en arrière, assez fortement et densé - 
ment ponctué, subégal. Élytres à peine plus longues que le prothorax, 
subégales, assez fortement et densément ponctuées. Abdomen assez fine¬ 
ment et densément ponctué, à premiers segments obsolètement 1 ou2>-cari- 
nulés à leur base. Le 4e article des tarses bilobé au moins jusqu'au milieu. 
Mélasternum très finement carinulé. 


(() Nous entendons le prothorax pris dans sa plus grande largeur, et cela, toujours ou 
presque toujours. 





sTÉMDiis — Sienus 


295 


o* Le 6 e arceau ventral assez largement échancré en angle obtus à 
sommet subarrondi. Les 4° et 5 e plus finement et plus densément poin¬ 
tillés sur leur milieu, subimpressionnés en arrière, le 5 e moins faible¬ 
ment, avec le sommet de l’impression étroitement lisse et subéchancré et 
ses côtés faiblement relevés postérieurement en carène plus ou moins 
obsolète. Tibias postérieurs obsolètement dentés avant le sommet de leur 
tranche interne. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. Les 4 e et 5 e 
simples. Tibias postérieurs nautiques. 

Stenus carbonarius, Mannerheim, Bracb. 44? — Thomson, Skand. Col. Il, 218, 

12. — Fauvel, Faun. Gaüo-Rhén. III, 263, 47. 

Stenus niger, Kraatz, Ins. Deut. II, 753, 14. — Heer, Faun. Helv. 1,220, 21. 
Stenus opacus, Erichson, Col. March. I, 543, 16; — Gen.etSpec. Staph. 703, 28. 

— Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 226, 11.— Fairmaire etL aboulbène, Faun. 

Fr. I, 380, 24 (1). 

Stenus sublobatus, Mulsant et Hey, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1861, VIII, 144; — 

Op. Ent. 1861, XII, 160. 

Long., 0,0031 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, subdéprimé, d’un noir presque mat; revêtu d’une très 
fine pubescence cendrée, courte et peu distincte. 

Tête un peu plus large que le prothorax, aussi large que les élytress h 
peine pubescente; assez fortement et densément ponctuée; largement et 
obsolètement bâillonnée, à intervalle large, faiblement convexe ; d'un 
noir peu brillant. Bouche obscure. Palpes maxillaires noirâtres, à 1 er ar¬ 
ticle d’un flave testacé, le 2 e d’un brun ou roux de poix â base plus 
pâle. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, n’atteignant pas le milieu du prothorax, légèrement 
pilosellées, d’un brun de poix, à 1 er article noir; celui-ci épaissi : le 2® 
à peine moins épais, presque aussi long : les suivants grêles, graduelle¬ 
ment moins longs : le 3 e assez allongé, à peine plus long que le 4 e : les 
4° et 5 e suballongés, le 6 e assez fortement oblong : les 7 e et 8 e un peu 
Oius épais : le 7 e oblong, obeonique : le 8® plus court, subglobuleux : 


(S) La plupart des auteurs ayant confondu eette espèce avec le carbonarius, la synonymie 
de ces 2 espèces devient douteuse. 


296 


BRÉVIPE1NNËS 


les 3 derniers formant ensemble une massue allongée : les 9 e et 10 e 
subtransverses : le dernier en ovale très court, obtusément acuminé. 

Prothorax à peine oblong ou presque aussi large que long, un peu 
moins large en son milieu que les élytres; assez fortement dilaté-arrondi 
sur les côtés et puis subrétréci en arrière ; peu convexe ; à peine pubes- 
cent ; assez fortement et densément ponctué, subégal, avec une faible 
impression oblique de chaque côté du disque, après le milieu; d’un noir 
presque mat ou peu brillant. 

Ecusson très petit, d'un noir un peu brillant. 

Elytres subcarrées, à peine plus longues que le prothorax, à peine 
arquées en arrière sur les côtés ; subdéprimées ou faiblement convexes ; 
subégales ou peu inégales, avec une légère impression postscutellaire, et 
une autre intra-humérale, encore plus faible ; à peine pubescentes; assez 
fortement et densément ponctuées ; d’un noir presque mat ou peu bril¬ 
lant. Epaules subarrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
légèrement subutténué en arrière; assez convexe, avec les premiers seg¬ 
ments graduellement moins impressionnés en t'avers à leur base, le I e1 ' 
faiblement tricarinulé à celle-ci, les 2 e à 5 e simplement unicarinulés- 
angulés, les 4 e et 5 e plus obsolètement; brièvement pubescent; assez 
finement et densément ponctué, un peu plus finement en arrière; d’un 
noir assez brillant. Le 7° segment moins ponctué, impressionné-sub- 
échancré au bout (<f). 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Proster¬ 
num et mésosternum très densément et rugueusement ponctués, celui-ci 
à pointe mousse. Métasternum assez fortement et assez densé nent ponc¬ 
tué, subdéprimé sur son disque qui offre sur sa ligne médiane une fine 
carène, raccourcie en avant. Ventre très convexe, assez finement et 
densément ponctué, plus finement et plus densément en arrière. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un noir assez 
brillant, avec les tardes souvent brunâtres. Tarses courts, assez épais, à 
pénultième article bilobé environ jusqu’au milieu ; les postérieurs à peine 
plus longs que la moitié des tibias, à I e ** article suballongé, subégal au 
dernier : les 2 e à 4 0 graduellement plus courts : le 2° suboblong : les 3 e 
et 4 e courts. 

Patrie. Cette rare espèce se prend, au printemps et en automne, au 
bord des marais et parmi les détritus des inondations, dans plusieurs 




sténides — Stenus 29? 

zones de la France : dans la Flandre, la Champagne, les environs de 
Paris et de Lyon, les Alpes, etc. 

Obs. Sa couleur est plus noire et sa surface plus égale que chez mono, 
avec le prothorax moins oblong et plus fortement arqué sur les côtés, et 
les élytres un peu moins longues. Les premiers segments abdominaux 
sont plutôt unicarinulés que 4-carinulés à leur base. La pubescence est 
moins apparente, etc. 

Elle diffère de toutes les précédentes par ses tarses courts, plus épais, 
plus densement pubescents, à 4 e article bilobé environ jusqu’à la moitié 
de sa longueur. En outre, tous les exemplaires que nous avons vus, 
avaient le métasternum finement caréné sur sa ligne médiane. Ce dernier 
caractère, ainsi que la structure des tarses, la distingue suffisamment du 
carbonarius avec lequel on l’a confondue. Elle est un peu moindre, moins 
mate, moins rugueuse, avec la tête plus large relativement aux élytres. 
De plus, les tibias postérieurs m'ont paru obsolètement dentés avant le 
sommet de leur tranche interne, etc. 

On rapporte à 1 ’opacus le debilis de Rye (Ent. Monthl. Mag. 1864, 
1,42). 

aa. Pieds en partie roux ou testacés. 

b. Le 4 e article des tarses entier ou subcordiforme, 
c. Base des segments 1-5 de l'abdomen avec 4 petites carènes, 
d. Abdomen assez fortement rebordé sur les côtés, 
e. Pieds d’un brun ferrugineux. Élytres de la longueur du 
prothorax. Tête plus large que les élytres. Forme subparal¬ 
lèle. Taille assez petite.51. macrocepbalus. 

ee. Pieds d’un roux testacé, à genoux rembrunis. Elytres un 
peu plus longues que le prothorax. Tête au moins aussi 
large que les élytres. Forme nullement parallèle. Taille 

petite. vafellus. 

dd. Abdomen très finement rebordé sur les côtés. Pieds d’un 
roux testacé, à genoux rembrunis. Tête de la largeur des 
élytres. Taille petite.53. fuscipes. 

cc. Base des segments 1-5 de Vabdomen avec 1 petite carène 
médiane. Antennes et palpes testacés. Corps peu allongé, 

assez large. Taille très petite .54. circularis. 

ccc. Base des segments 1-5 de l'abdomen sans carène. Antennes 
d’un noir de poix. Palpes d'un roux de poix, à 3 e article en¬ 
fumé. Corps peu allongé, assez large. Taille très petite. 55. declaratus. 
bb. Le 4 e article des tarses bilobé au moins jusqu’au milieu de sa 
longueur. Taille petite. 

Soc. Link. — r. xxx. 


21 






598 BREVIPENNES 

f. Elytres déprimées, transverses, plus courtes que le prothorax. 

Corps aptère, d'un noir mat .56. humilis. 

ff. Elytres subconvexes, subcarrées, un peu plus longues que le 
prothorax. Corps ailé, d’un noir subplombé assez brillant. 57. argus. 


51. Stenus (iVcstiis) niaci'ocephalus, AüBÉ. 

Allongé, subparallèle, peu convexe, légèrement pubeseent, d'un noir 
assez brillant, avec le l° r article des palpes d'un /lave testacé et les pieds 
d’un brun ferrugineux. Tête un peu plus large que le prothorax, plus 
large que les elytres, fortement et densément ponctuée, à peine bisillonnée, 
à intervalle peu élevé. Prothorax presque aussi large que long, presque aussi 
large vers son milieu que les élytres, fortement arqué sur les côtés et sub- 
rélréci en arrière, très fortement et densément ponctué , égal. Elytres de 
la longueur du prothorax, égales, très fortement et assez densément ponc¬ 
tuées. Abdomen assez fortement et assez densément ponctué, à premiers 
segments i-carinulés à leur base. 

cf* Le 6 e arceau ventral faiblement sinué au sommet. Le 5° très den¬ 
sément pointillé sur son disque, subcirculairement subimpressionné en 
arrière, avec le bord apical à peine sinué et garni de poils plus longs, plus 
serrés, plus pâles et subconvergents. Les précédents (1-4) subdéprimés 
et lisses au milieu de leur marge postérieure. Métasternum bien plus 
finement, plus densément et plus rugueusement ponctué sur son disque 
que sur les côtés. 

9 Le G e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au 
sommet. Le 5 e simple, plus densément pointillé sur son milieu. Les pré¬ 
cédents (1-4) simplement lisses au milieu de leur marge postérieure. 
métasternum subuniformément ponctué. 

Stenus macroceplialus, Aube, Mat.Cat. Grenier, 1863, 38. — de Marseul, l'Abeille, 

1871, VIH, 353. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 259,40. 

Long., 0,0030(1 1/3 1.).— Larg., 0.0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, subparallèle, peu convexe, d’un noir assez brillant ; 
revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, courte et assez distincte. 

Tête un peu plus large que le prothorax, sensiblement plus large que 
les élytres à leur base ; à peine pubescente ; fortement et densément 







STÈîS'IDES 


Stc?ms 


299 


ponctuée; à peine bisillonnée entre les yeux, à'intervalle peu élevé et 
peu convexe ; d’un noir assez brillant. Douche brune, à mandibules rous- 
fâtres. Palpes maxillaires à 1 er article pâle, le 2« et base du 3 e d’un brun 
de poix, le reste de celui-ci rembruni. Yeux obscurs. 

Antennes médiocres, atteignant au moins le milieu du prothorax, dis¬ 
tinctement pilosellées, noires ou noirâtres ; à l° r article subépaissi : le 2 e 
un peu moins épais, un peu moins long : les suivants grêles, graduelle¬ 
ment moins longs : le 3 e assez allongé, un peu plus long que le 4 e : les 
4 e â 6 e suballongés : les 7 B et 8 e à peine plus épais : le 7 e oblong, obeo- 
nique : le 8° plus court, subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble 
une massue suballongée : les 9 e et lO e subtransverses : le dernier en ovale 
acuminé. 

Prothorax presque au'si large que long, presque aussi large en sa 
I artie dilatée que les élyires ; fortement arqué sur les côtés, un peu moins 
avant leur milieu et puis subrétréci en arrière; peu convexe ou même 
subdéprimé postérieurement sur le dos; légèrement pubescent; très 
fortement, profondément et densément ponctué ; égal ; d'un noir assez 
brillant 

Ecusson peu distinct, noir. 

Èhjtres subcarrées ou à peine transverses, de la longueur du protho¬ 
rax, un peu plus larges et subarquées en arrière sur les côtés ; â peine 
convexes ; égales ou subégales, ou avec une impression postscutellaire 
obsolète; légèrement pubescentes; fortement, profondément et un peu 
ou à peine moins densément ponctuées que le prothorax; d’un noir assez 
brillant. Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen suballongé, un peu ) ou à peine ( 9 ) moins large à sa 
base que les élytres, â peine atténué en arrière ; assez convexe, avec 
les premiers segments sensiblement impressionnés et finement 4-cari_ 
nulés h leur base, le 5° plus obsolètemcnt; assez densément pubescent ; 
assez fortement et assez densément ponctué, à peine plus finement et plus 
densément en arrière ; d’un noir brillant. Le 7 e segment subarrondi au 
bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir brillant. Prosternum 
et mésosternum moins brillants, rugueux : celui-ci â pointe mousse. 
Métasternum fortement et assez densément ponctué ( 9 ), subimpres- 
sionné-sillonué en arrière sur son disque, à fond du sillon lisse. Ventre 
très convexe, assez longuement pubescent, assez fortement et assez 
densément ponctué, plus finement et plus densément sur le milieu du 


300 


BRÈVIPENNES 


5° arceau, lisse ou presque lisse au milieu du bord postérieur des pré¬ 
cédents ; le 6 e ( Ç ) souvent d’un roux de poix. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un brun ferrugi¬ 
neux assez brillant, avec les hanches noires, les trochanters et parfois 
les genoux un peu rembrunis. Tarses courts ; les postérieurs à peine plus 
longs que la moitié des tibias, à I er article suballongé, subégal au der¬ 
nier : les 2 e à graduellement plus courts : le 2 e suboblong, les 3e et 4° 
courts. 

Patrie. Cette espèce est commune, tout l’hiver, aux environs de Saint- 
Raphaël (Var), au bord des eaux et dans les détritus des inondations. 

Obs. Elle est remarquable par sa forme subparallèle, par sa très forte 
ponctuation et surtout par la largeur de sa tète. Les pieds sont d’un brun 
ferrugineux ou d’un roux foncé, ce qui la distingue de toutes les espèces 
précédentes du sous-genre Nestus (1). 

L’abdomen des est plus étroit, moins épais, un peu plus atténué 
en arrière. La tête, chez ce même sexe, paraît un peu plus large que 
chez les $ . 


52. Slenu» (T¥egt»is) vafellus, Erichson. 

Assez allongé, peu convexe, êparsement pubescent, d'un noir subplombé 
brillant, avec le 1 article des palpes d'un testacé pâle, et les pieds roux 
à genoux rembrunis. Tête plus large que le prothorax, au moins de la lar¬ 
geur des élytres, assez fortement et assez densément ponctuée, largement 
et légèrement bisillonnée. à intervalle subélevé, assez convexe. Prothorax 
non ou à peine oblong, un peu moins large en avant que les élytres, assez 
fortement arqué sur les côtés, rétréci en arrière, assez fortement et assez 
densément ponctué, égal. Elytres un peu plus longues que le prothorax, 
égales, assez fortement et assez densément ponctuées. Abdomen assez 
largement rebordé sur les côtés, finement et peu densément ponctué, à 
premiers segments h-carinulés à leur base. 

(i) A la suite du macrocephalus viendrait le cautus d’Erichson (Col. Blarcli. I, S53, 27 ; — 
Gen. et Spec. Slaph. 7iS, 47). — La tète est moins large, avec le front plus fortement bisil- 
lonné, à intervalle plus élevé el parfois subcarinulé ; ia ponctuation du prolhorax et des 
élytres est un peu moins forte, ainsi que celle de l'abdomen qui est assez fine et plus serrée 
surtout en arrière. Le 6' arceau ventral çf est encore plus faiblement sinue au sommet ; le 5‘, 
moins densément pointillé sur son disque que chez macrocephalus, n'est pas subimpressionné, 
ni subsinué, ni plus longuement et ni plus densément cilié, en arrière ; les précédents sont 
moins lisses postérieurement, etc. — Long. 0,0030. — La Prusse, la Bohême, la Somme. 

Avant de mettre sous presse, j’apprends que cette espèce, capturée dans le département de 
la Somme, est désormais acquise à la Faune française. 




301 


STÉNIDES - StcnilS 

a" Le 6® arceau ventral largement subéchancré au sommet. Le 5 e à 
peine subsinué à son bord apical, avec une faible dépression longitudi¬ 
nale un peu plus finement et un peu plus densément pointillée, au-devant 
du sinus. 

Ç Le 6 e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet. Le 5 e 
simple. 

Stenus vafellus, Ericiison, Col. March. I, 554, 28; — Gen. et Spec. Staph.715, 

48. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 222. — Fairmaire et Laboulbène. 

Faun. Fr. I. 583, 35. — Kraatz, Ins. Dent. II, 771, 37. — Thomson, Skand, 

Col. II, 224, 26 ; — IX, 195, 26. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 258, 39. 

Long., 0,0027 (1 1/4 1.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps assez allongé, peu convexe, d’un noir subplombé brillant; revêtu 
d’une fine pubescence blanchâtre, courte et peu serrée. 

Tête plus large que le prothorax, au moins de la largeur des élytres ; à 
peine pubescente ; assez fortement et assez densément ponctuée ; large¬ 
ment et légèrement bisillonnée,à intervalle subélevé, assez convexe; d'un 
noir subplombé brillant. Douche brune. Pulpes maxillaires d'un roux de 
poix foncé, à 1 er article pâle, l’extrémité du 3 e parfois rembrunie. Yeux 
obscurs. 

Antennes médiocres, atteignant au moins le milieu du prothorax, 
éparsement pilosellées, d'un brun de poix ; à 1 er article noir ; celui-ci 
subépaissi : le 2 e un peu moins épais et un peu moins long : les suivants 
grêles, graduellement moins longs : le 3 e assez allongé, un peu plus 
long que le 4 e : les 4 e et 5 e suballongés : le 6 e fortement oblong, obeo- 
nique : les 7 e et 8® un peu plus épais : le 7 e suboblong, obeonique : le 8 e 
plus court, subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble une massue 
suballongée ; le 9 e subtransverse, le 10 e subcarré : le dernier en ovale 
subacuminé. 

Prothorax non ou à peine oblong, un peu moins large en avant que 
les élytres; assez fortement arqué sur les côtés un peu avant leur milieu 
et puis subsinueusement rétréci en arrière ; peu convexe ou même sub¬ 
déprimé postérieurement ; à peine pubescent ; assez fortement et assez 
densément ponctué; égal, avec parfois un court vestige de canal obsolète, 
situé après le milieu du dos, souvent nul ou peu distinct ; d’un noir 
subplombé brillant. 

Ecusson peu distinct, d’un noir assez brillant. 

Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, à peine 


302 


nRÉVirENNES 


plus larges et subarquées en arrière sur les côtés; à peine convexes; 
égales ou subégales, avec une faible impression postscutellaire et une 
autre intra-humérale, à peine apparente et parfois nulle ; éparsement 
pubescentes; assez fortement et assez densément ponctuées ; d’un noir 
subplombé brillant. Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen peu allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
subatténuê en arrière ; assez largement rebordé sur les côtés ; assez 
convexe ; à premiers segments sensiblement impressionnés en travers 
et finement 4-carinulés à leur base, le 5 e plus obsolètement ; finement 
pubescent ; finement et peu densément ponctué, un peu plus densément 
sur les côtés et surtout sur le 5 e segment; d’un noir brillant. Le 7 e seg¬ 
ment moins ponctué, subarrondi au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir brillant. Prostemum et 
mésosternum densément et rugueusement ponctués, celui-ci à pointe 
mousse. Métasternum assez fortement et assez densément ponctué, dé¬ 
primé en arrière sur son disque, avec un étroit espace lisse, raccourci 
en avant. Ventre très convexe, assez finement et assez densément ponctué, 
un peu plus finement et un peu plus densément sur le milieu du 5 e ar¬ 
ceau, plus fortement sur le 1 er . 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, roux, à genoux plus 
ou moins étroitement rembrunis, avec les hanches noires, les antérieures 
néanmoins d’un brun roussâtre. Tarses courts, à 4 e article subcordi- 
forme ; les postérieurs à peine plus longs que la moitié des tibias, à 
1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 4 e graduellement 
plus courts : le 2° suboblong, les 3 e et 4 e courts. 

Patrie. Cette espèce, peu répandue, se trouve, en été, au bord des 
fossés et parmi les détritus des inondations, dans la Flandre, la Norman¬ 
die, la Bretagne, la Champagne, la Touraine, la Comté, la Bourgogne, 
l’Alsace, les environs de Paris, ceux de Lyon et de Viilefranche-sur- 
Saône, la Guienne, etc. 

Ocs. Elle est un peu moindre que macroceplialus, moins parallèle, 
moins fortement ponctuée et un peu plus brillante. La tète est un peu 
moins grande, à front plus sensiblement bisillonné et ù intervalle un peu 
plus élevé et plus convexe. Les élytres sont un peu moins courtes, et les 
pieds d’une couleur moins sombre, etc. (1). 


(2) J’ai jadis reçu de feu Truqui un insecte intermédiaire entre le macrocephalus et ie 
Vfrfellus, et que je regarde comme une espèce distincte (St. aftifrons, R.). — Elle a la forme 




STÉNIDES — Stcnus 303 

L’abdomen 9 est un peu plus épais, moins atténué en arrière. 

On attribue au vafellus le submarginatus de Stephens, mais cette dé¬ 
nomination rappelle plutôt le caractère du fuscipes? 


53. SteniiB (Ncstus) fwscifies, Gravenhorst. 

Allongé, peu convexe, distinctement pubescent, d'i n noir brillant, avec 
le 1 er article des palpes tcstucé et les pieds roux. Tête plus large que le 
prothorax , de la largeur des élytres, assez fortement et densément ponc¬ 
tuée, légèrement bisillonnée, à intervalle peu élevé, obtusément carinulé. 
Vrothorax oblong, un peu moins large que les élytrès, modérément arqué 
en avant sur les côtés, rétréci en arrière, fortement et assez densément 
ponctué, égal. Élytres de la longueur du prothorax ou à peine plus longues, 
égales, fortement et assez densément ponctuées. Abdomen très finement 
rebordé sur les côtés, finement et subéparsement ponctué sur son milieu, 
plus densément sur les côtés, à premiers segments i-carinulés à leur 
base. 

çf Le 6 e arceau ventral légèrement échancré au sommet. Le 5 e plus 
finement et plus densément pointillé sur son milieu, à peine sinué à son 
bord apical. Abdomen un peu moins large à sa base que les élytres, 
subatténué en arrière. 

9 Le 6 e arceauventral prolongé etsubogivalement arrondi au sommet. 
Le 5 e simplement plus finement et plus densément pointillé sur son mi¬ 
lieu. Abdomen presque aussi large à sa base que les élytres, à peine atténué 
en arrière. 

Stenus fuscipes, Gravenhorst, Micr. 157, 8; — Mon. 232, 13. — Latreille, 
Hist. nat. Crust. et Ins. IX, 354, 8. — Gyu-emul, Ins. Suec. II, 478, 13. — 
Mannerheim, Brach. 44, 19. — Runde, Brach. Haï. 17, 13. — Erichson, Col. 
March. I, 553, 30 ; — Gen. et Spec. Staph. 716, 49. — Redtenbacher, Faun. 
Austr. ed. 2, 221, 27. — IIekr, Faun. Helv. I, 221, 25. — Fairmairf. et La- 
boulbène, Faun. Fr. I, 584, 37. — Kraatz, Ins. Deut. II, 772, 38. — Thomson 
Skand. Col. II, 225, 27; — IX, 195, 27, — Faevel, Faun. Gallo-Rhén. III, 
259, 41. 

du premier, avec la même ponctuation, mais le front est sillonné à peu près comme chez le 
deuxième, à intervalle toutefois un peu plus élevé et finement caréné. Elle diffère de l'un et 
de l'autre par ses palpes entièrement d’un roux testacé et par ses antennes d'un roux de poix 
àl" article rembruni. — Long. 0,0029. — Turin. 


304 


BRF.YIPENNES 


Variété a. Ponctuation à peine plus rugueuse, celle de l’abdomen plus 
forte et plus uniformément serrée. Prothorax à peine plus large. 

Stenus cribriventer, Fairmaire et Laboulbène, Faim. Fr. I, 584, 38? 

Long., 0,0029 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Patrie. Cette espèce est commune, en tous temps, parmi les herbes, 
au bord des fossés et des étangs, dans les détritus des inondations, dans 
une grande partie de la France. 

Obs. Très voisine du vafellus, elle s’en distingue nettement par son 
abdomen bien plus finement rebordé sur les côtés. La ponctuation du 
prothorax et des élytres est un peu plus forte, avec celles-ci plus courtes 
relativement à celui-là qui est un peu plus oblong et un peu moins arqué 
sur les côtés, etc. 

Elle ressemble beaucoup à mon aequalis, mais la tête est plus large, 
l’abdomen plus finement rebordé, etc. 

Les antennes sont d’un brun de poix souvent assez clair, à 2 premiers 
articles plus foncés. — L’abdomen 9 est plus épais, moins atténué en 
arrière. 

La variété a est plus rugueuse, surtout au prothorax, avec l’abdomen 
plus fortement, plus densément et plus uniformément ponctué. La cribri - 
venter de la Faune Française me semble devoir lui être rapporté plutôt 
qu’au St. unicolor d’Erichson. 

On réunit au fuscipes les ctirvipes et argyrostoma de Stephens (111. 
Brit. V, 285 et 288), le formicetorum de Mannerheim (Bull. Mosc. 1843, 
I, 83) et le femorellus de Zetterstedt (1ns. Lapp. 71, 13). 


54. Stcims (testas) circulai*!*», Gravenhorst. 

Peu allongé, assez large, subdéprimé, légèrement pubescent, d’un noir 
presque mat, avec les palpes flaves , les antennes et les pieds d’un roux 
testacè, le sommet de celles-là et les genoux un peu rembrunis. Tête un 
peu plus large que le prothorax, à peine moins large que les élytres, assez 
finement, densément et subrugueusemcnt ponctuée, légèrement bisillonnée, 
à intervalle peu élevé, subcarinulé en avant. Prothorax subtransverse, 
subcordiforme, un peu moins large en son milieu que les élytres, fortement 




STEM DES St CmiS 


305 


arqué sur les côtés, rétréci en arrière, fortement, très densément et 
rugueusement ponctué, égal. Élytres évidemment plus longues que le pro¬ 
thorax, égales, fortement, densément et rugueusement ponctuées. Abdomen 
atténué postérieurement, finement et modérément pointillé, à premiers 
segments unicarinulés à leur base. 

cf Le 6 e arceau ventral légèrement sinué au sommet. 

9 Le 6° arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. 

Stenus circularis, Gravenhorst, Micr. 157, 8. — Latreille, Hlst. nat. Crust. et 

Ins. IX, 354, 9. — ErichsON, Col. March. I, 556, 31 ; — Gen. et Spec. Staph. 

717, 51. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 222, 31.— Heer, Faun. Helv. I, 

222, 27.— Fairuaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 585, 43.— Kraatz, Ins. Deut. 

II, 774, 40. — Thomson, Skand. Col. II. 219, 14. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. 

III, 219, 14. 

Long., 0,0022 (1 1.) — Larg., 0,0004 (1/5 1.). 

Corps peu allongé, assez large, subdéprimé, d’un noir presque mat; 
revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, courte et peu serrée. 

Tête un peu plus large que le prolhorax, à peine moins large que 
les élytres ; à peine pubescente ; assez finement, densément et subru- 
gueusement ponctuée ; largement et faiblement bisillonnée, à intervalle 
large, peu élevé, subconvexe, obsolètement carinulé en avant ; d’un noir 
peu brillant. Bouche brune, à mandibules rousses. Palpes maxillaires 
d’un testacé pâle. Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, atteignant à peine le milieu du prothorax, 
légèrement pilosellées, d’un roux de poix subtestacé, à massue un peu 
rembrunie; à 1 er article subépaissi : le 2 e à peine moins épais, presque 
aussi long : les suivants grêles, graduellement plus courts : le 3° assez 
allongé, un peu plus long que le 4 e : Ips 4 e à ô e suballongés : les 7 e et 
8° à peine plus épais : le 7 e oblong, obconique : le 8° court, subglobu¬ 
leux : les 3 derniers formant ensemble une massue suballongée : les 9 r 
et 10° subtransverses : le dernier subsphérique ou en ovale très court, 
obtusément acuminé. 

Prothorax subtransverse, subcordiforme, un peu moins large en son 
milieu que les élytres; fortement arqué sur les côtés vers ou à peine 
avant leur milieu ; puis assez fortement et subsinueusement rétréci en 
arrière; peu convexe; à peine pubescent; fortement, très densément et 
rugueusement ponctué; à surface égale ; d’un noir presque mat. 

Écusson peu distinct, noir. 


306 


BRÉVIPENNES 


Êlytres subcarrées ou subtransverses, un peu ou évidemment plus 
longues que le prothorax, un peu plus larges et subarquées en arrière 
sur les côtés ; subdéprimées ou à peine convexes; égales ou subinégales, 
avec parfois une faible impression postscutellaire; éparsement pubes- 
centes ; fortement, densément et rugueusement ponctuées ; d’un noir 
presque mat. Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen assez court, un peu moins large à sa base que les élytres, 
assez fortement atténué en cône en arrière ; légèrement convexe, à pre¬ 
miers segments graduellement moins fortement impressionnés en travers 
à leur base et finement unicarénés sur le milieu de celle-ci (1), les 4 e 
et 5 e très obsolètement; finement pubescenl ; finement et modérément 
pointillé, avec le bourrelet postérieur des 3 premiers segments un peu 
plus lisse; d’un noir un peu brillant. Le 7 e segment moins ponctué, 
mousse ou subarrondi au bout. 

Dessous du corps légèrement pubescent, d'un noir brillant. Proster¬ 
num et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe mousse. 
Métasternum fortement et peu densément ponctué, subimpressionné en 
arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez finement et mo 
dérément ponctué, plus finement et plus densément sur le milieu du 
5 e arceau. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un roux testac 
plus ou moins clair, avec les hanches un peu plus foncées, et les genoux 
un peu ou à peine rembrunis. Tarses courts ; les postérieurs plus longs 
que la moitié des tibias, à 1 er article suballongé, subégal au dernier : les 
2 e à 4» graduellement plus courts : le 2 e suboblong, les 3 e et 4 e courts. 

Patrie. Cette espèce se trouve, assez communément, toute l’année, 
sous les herbes, les feuilles mortes, les vieux fagots et parmi les détritus 
des inondations, dans presque toute la France. 

Obs. Elle a la forme large et courte du pusillus , avec la couleur plus 
mate, la ponctuation plus rugueuse, les palpes, les antennes et les pieds 
plus ou moins testacés. 

Outre sa forme, elle diffère des vafellus et fuscipes par son corps plus 
mat et plus rugueux et par les premiers segments de l’abdomen avec 
1 seule carène au lieu de 4, etc. 

Le sommet du ventre est souvent couleur de poix. Les 2 premiers 

(1) Le 1" segment parait même 3-carimilé à sa base, avec les carènes latérales toutefois 
plus obsolètes 



ST ÉN IDE s — Stemis 


307 


articles des antennes sont tantôt à peine plus clairs, tantôt à peine plus 
foncés que les suivants. Les élytres varient ou peu de longueur, elles 
paraissent parfois non ou à peine plus longues que le prothorax (forme 
brachypl.) (1). 

J'ai vu dans la collection Guillebcau 2 exemplaires, provenant devienne 
(Autriche), appartenant à la forme macroptère, à front tout à fait plan, à 
pieds un peu plus obscurs, à taille un peu plus forte St. planifions, R.). 


55. Stenus (IVestus) déclara*»»», Erichson. 

Peu allongé, assez large. subdéprimé, brièvement pubescent, d’un noir 
un peu brillant, avec les palpes d'un roux de poix à 3 e article enfumé, 
les pieds d’un roux ferrugineux à genoux rembrunis. Tète un peu plus 
large que le prothorax, un peu moins large que les élytres, assez finement 
et densément ponctuée, profondément bisillonnée, à intervalle assez élevé, 
subcaréné. Prothorax subtransverse, moins large que les élytres, fortement 
arqué sur les côtés, subrétréci en arrière, assez fortement, très densément 
et subruguleusement ponctué, subégal. Elytres sensiblement plus longues 
que le prothorax, subégales, fortement et densément ponctuées. Abdomen 
atténué postérieurement, finement et modérément pointillé, à premiers 
segments simplement crénelés, sans carène d leur base. 

Le 6 ! arceau ventral assez étroitement, légèrement et subangulai- 
rement échancré au sommet. 

9 Le 6° arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. 

Stenus circularis, Gravenhorst, Mon. 233, lb. — Gyllenhal, Ins. Suec. Il, 

479, 14. — Mannerheiiu, Brach. 44, 22. — Boisduval et Lacordaire, Faun. Fr. 

I, 4SI, 18. — Ronde, Brach. Hat. 17, 16. 

Stenus declaratus, Erichson, Col. March. I, 5S7, 32 ; — Gen. et Spec. Staph. 

717, S2. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 222, 32.— IIeer, Faun. llelv. il 

222, 28.— Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 38S, 41.— Kraatz, Ins. 

Deut. II, 774, 41. — Thomson, Skmd. Col. Il, 229,30 ; —IX, 197, 36. 
Stenus nanus, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 240,13, 

Long., 0,0023 (1 1.). — Larg., 0,00042 (1/5 1.). 

(2) Le St. pumilio, Er. (Gen. 718, 53) est un peu plus étroit que circularis, moins déprimé, 
moins pubescent, moins fortement mais plus densément ponctué, moins brillant. Le front est 
plus finement carinulé. L'abdomen, plus ponctué, est plus finement rebordé, elc. — L. 0,0021 
— Allemagne, Autriche, Suisse (Guillebeau 1 . — Se trouvera un jour en France. 


308 


BRÉVIPENNES 


Corps peu allongé, assez large, subdéprimé, d’un noir un peu brillant, 
revêtu d’une fine et courte pubescence blanchâtre, assez apparente. 

Tête un peu plus large que le prothorax, un peu moins large que les 
élylres; à peine pubescente; assez finement et densément ponctuée; pro¬ 
fondément bisillonnée, à sillons subconvergents en avant, à intervalle 
assez élevé, subcaréné ; d’un noir un peu brillant. Bouche brune. Palpes 
maxillaires d’un roux de poix, à 1 er article plus pâle, le 3 e enfumé. 
Yeux obscurs. 

Antennes courtes, n’atteignant pas le milieu du prothorax, à peine 
pilosellées, d’un noir de poix, à massue plus foncée et les 2 premiers 
articles noirs : le 1 er épaissi : le 2 e à peine moins épais, presque aussi 
long : les suivants assez grêles, graduellement un peu plus courts : le 3 e 
oblong, un peu plus long que le 4 e : les 4 e à 6 e suboblongs : les 7 e et 
8 e plus courts : les 3 derniers formant ensemble une massue médiocre 
et suballongée : le 9 e subglobuleux : le 10 e plus large, transverse : le 
dernier subsphérique ou en ovale très court, obtusément acuminé. 

Prothorax subtransverse, subcordiforme, moins large en son milieu 
que les élytres; fortement arqué sur les côtés environ vers le milieu de 
ceux-ci, puis subsinueusement subrétréci en arrière ; peu convexe ; fine¬ 
ment pubescent; assez fortement, très densément et subrugueusement 
ponctué; égal ou subégal (1); d’un noir un peu brillant. 

Écusson peu distinct, noir. 

Élytres subcarrées ou subtransverses, sensiblement plus longues que 
le prothorax, un peu plus larges et à peine arquées en arrière sur les 
côtés; subdépriinées; subégales ou avec une faible impression postscu- 
tellaire et une autre intra-humérale, à peine distincte ; finement pubes- 
centes ; fortement et densément ponctuées, un peu plus rugueusement à 
la base; d’un noir un peu brillant. Epaules arrondies. 

Abdomen assez court, un peu moins large à sa base que les élytres, 
assez fortement atténué en cône en arrière ; légèrement convexe ; à 
premiers segments légèrement impressionnés en travers et simplement 
crénelés à leur base, les 4 e et 5 e obsolèlement; distinctement pubescent; 
finement et modérément pointillé, plus légèrement et plus densément en 
arrière; d'un noir assez brillant. Le 7 e segment bien moins ponctué, sub¬ 
impressionné au bout. 


(3) Suivant un certain jour, on aperçoit parfois le vestige d’un canal dorsal postérieur très 
obsolète, souvent réduit à une fossette ponctiforme, 




STÉNIDES — Stenus 


309 


Dessous du corps légèrement pubescent, d’un noir brillant. Prosternum 
et mésosternum fortement et rugueusement ponctués : celui- ci à pointe 
moins rugueuse, tronquée au bout. Métasternum assez fortement et assez 
densément ponctué, à peine subdéprimé en arrière sur son disque, avec 
une étroite ligne médiane lisse. Ventre très convexe, finement et modé¬ 
rément ponctué, plus finement et plus densément sur le milieu du 
5° arceau : le 6 e souvent couleur de poix. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un roux ferrugi¬ 
neux brillant, à genoux rembrunis et hanches d’un noir de poix. Tarses 
courts; les postérieurs à peine plus longs que la moitié des tibias, à 
1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 4 e graduellement plus 
courts : le 2 e suboblong, les 3 e et 4* courts. 

Patrie. Cette espèce, qui est médiocrement commune, habite sous les 
mousses, les feuilles mortes et les détritus, tout l’été, dans une grande 
partie de la France. 

Obs. Elle est bien distincte du circulons par sa forme un peu plus dé¬ 
primée, sa pubescence plus apparente; par ses palpes, ses antennes et 
ses pieds d’une couleur plus obscure; par son front plus profondément 
bisillonnê, à intervalle plus élevé ; par la ponctuation du prothorax et des 
élytres moins rugueuse; par son abdomen à premiers segments plus 
faiblement impressionnés en travers à leur base, simplement crénelés à 
celle-ci, qui est sans carène médiane, etc. 

J’ai vu un exemplaire à forme un peu plus large, à surface plus égale 
et à prothorax à peine dêprimé-subimpressionné en travers à sa base 
(St. latior, RJ. — Beaujolais. — Ce n’est là qu’une simple variété. 

Une autre variété, de la Provence (environs de Fréjus), est moindre, 
un peu moins large, moins déprimée et plus brillante (St. assequens , RJ. 

Le St. coniciventris de Fairmaire (579, 22) est un peu moindre, à 
peine plus étroit. Les élytres sont un peu plus courtes, moins déprimées 
et plus rugueuses, les pieds plus obscurs. Le prothorax offre parfois 
2 impressions très obsolètes. L’on trouve des transitions. — Hautes- 
Pyrénées. 

Les assequens et coniciventris constituent, à mes yeux, des formes bra - 
chyptères. 

On réunit au declaratus le nanus de Stephens (111. Brit. V, 301) et le 
pumilio de Baudi (Berl. Eut. Zeit., 1869, 396). 


310 


DRÉVIPENNES 


56. Stenus (iVestus) humilis, Ericiison. 

Aptère, suballongé, subdéprimé, éparsement pubescent, d'un noir mat 
ou peu brillant, avec les palpes testacés à 3 e article brun, et les pieds d'un 
roux testacè à genoux rembrunis. Tête plus large que le prothorax , de la 
largeur des élytres, assez fortement et densément ponctuée, largement et 
légèrement bisillonnée, à intei'valle peu élevé et peu convexe. Prothorax 
presque aussi large que long, un peu moins large que les élytres, sensi¬ 
blement arqué sur les côtés, subrétréci en arrière, fortement, très den¬ 
sément et rugueusement ponctué, subinégal, avec une impression oblique 
de chaque côté. Élytres déprimées, transverses, plus courtes que le pro¬ 
thorax, subégales, fortement, très densément et rugueusement ponctuées. 
Abdomen assez finement et densément ponctué, à premiers segments uni- 
carinulés à leur base. Le 4“ article des tarses subbilobè. 

a’ Le 6 e arceau ventral légèrement échancré en angle subarrondi au 
sommet. Le 5 e plus finement et plus densément ponctué sur son milieu, 
subimpressionné en arrière et subéchancré à son bord apical, avec 
l’échancrure garnie latéralement de poils plus longs, plus serrés et sub¬ 
convergents. Tibias postérieurs avec 1 petite épine avant le sommet de 
leur tranche inférieure. 

$ Le G e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. Le 5 e simple. 
Tibias postérieurs inermes. 

Stenus fuscipes, Ljungh, Web. Eeitr. H, ISO, 13. 

Stenus argus, Gyllenu.u,, Ins. Suec. IV, 503, 12-13. — Mannerheim, Brach. 
43, 18. 

Stenus humilis, Erichson, Col. March. I, 554, 29; — Gen. et Spec. Staph. 716. 
50. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 222, 30.— Heer, Faun. Ilelv. 1,221, 
24. — Faihmaire et Laroulbène, Faun. Fr. 1, 585, 42. — Kraatz, Ins. Deut. II, 
773, 39. — Thomson, Skand. Col. Il, 218, 13 ; — IX, 194,13.— Fauvel, Faun. 
Gallo Rhén. III, 263. 46, pl. III, fig, 8 (1). 

Stenus picipes, MorscuouLSEY, Bull. Mosc. 1857, IV, 513; — Enum. nouv. esp. 
Col. Staph. 1859, 24, 49. 

Long., 0,0033 (1 1/2 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1. fort). 

(4) C’est à tort, selon moi, qu’on réunit à l ’humilis le carbonarius de Lacordaire, qui dit : 
Pattes de la couleur du corps... tarses simples .5!’ 





STÉNiDEs — Stemis 311 

Corps aptère, suballongé, subdéprimé, d’un noir mat ou peu brillant; 
revêtu d’une pubescence blanchâtre très courte et peu serrée. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, de la largeur des 
élytres ; à peine pubescente ; assez fortement et densément ponctuée; 
largement et légèrement bisillonnée, à intervalle large, peu élevé et peu 
convexe ; d'un noir peu brillant. Douche brune. Palpes maxillaires les- 
tacés, à 3 e article rembruni. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, atteignant à peine le milieu du prothorax, à peine 
pilosellées ; d’un brun de poix, à massue plus foncée et les deux pre¬ 
miers articles noirs ; le 1 er épaissi : le 2 e à peine moins épais, un peu 
plus court : les suivants grêles, graduellement moins longs : le 3 e assez 
allongé, un peu plus long que le 4 e : celui-ci suballongé : le 5 e fortement 
oblong : le 6 e oblong : le 7 e suboblong, le 8 e plus court, subglobuleux : 
les 3 derniers formant ensemble une massue suballongée, fusiforme : les 
9 e et 10 e subtransverses : le dernier en ovale court, acuminé. 

Prothorax presque aussi large que long, un peu moins large en son 
milieu que les élytres; sensiblement arqué sur les côtés vers leur 
milieu ou à peine avant, puis subrétréci en arrière; subdéprimé; à peine 
pubescerit ; fortement, très densément et subrugueusement ponctué ; 
subinégal, subcomprimé latéralement vers sa base, avec une faible im ¬ 
pression oblique de chaque côté du disque ; d'un noir mat un peu bril¬ 
lant. 

Ecusson peu distinct, subruguleux, noir. 

Elytres transverses, généralement bien plus courtes que le prothorax» 
sensiblement plus larges en arrière qu’en avant et subrectilignes sur les 
côtés; déprimées; subégales, souvent avec une impression intra-humé¬ 
rale obsolète ; éparsement pubescentes ; fortement, très densément et 
rugueusement ponctuées ; d’un noir mat ou peu brillant. Epaules sub- 
arrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
subatténué en arrière après son milieu ; subconvexe, avec les premiers 
segments légèrement impressionnés en travers et unicarénôs à leur base, 
les 4° et 5 e plus obsolètement; très brièvement pubescent ; assez fine¬ 
ment et densément ponctué, un peu plus fortement vers la base ; d’un 
noir un peu brillant. Le 7 e segment subimpressionné et subarrondi au 
bout (1). 


(1) Quand les styles terminaux rcssarlcnl sur les côtés, le 7* segment parait comme ëchancré 
en croissant, sans l'èlre en réalité. 


312 


BRÉVIPENNES 


Dessous du corps brièvement pubescent, d’un noir assez brillant. 
Prosternum et mésosternum densément et rugueusement ponctués, celui- 
ci à pointe mousse. Métaslernum fortement et densément ponctué, sub¬ 
déprimé et longitudinalement subsillonné en arrière sur son disque. 
Ventre très convexe, assez fortement et densément ponctué, plus fine¬ 
ment et plus densément postérieurement, surtout sur le milieu du 
5 e arceau. 

Pieds finement pubescents, légèrement pointillés, d’un roux testacé, à 
genoux rembrunis et hanches noires. Tarses courts, à 4» article bilobé 
environ jusqu'au milieu. Les postérieurs un peu plus longs que la moitié 
des tibias, à 1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 4 e gra¬ 
duellement plus courts : le 2 e oblong, les 3 e et 4 e assez courts. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se rencontre, en été, sous les 
mousses humides, les feuilles mortes, les détritus, au bord des fossés, 
surtout dans les localités boisées de plusieurs provinces de la France : 
la Normandie, la Champagne, l’Alsace, la Lorraine, les environs do 
Paris et de Lyon, le Bourbonnais, l’Auvergne, la Bourgogne, le Jura, le 
Bugey, les Alpes, la Guienne, les Pyrénées, etc. 

Obs. Elle a tout à fait le port de Vopacus, mais avec une forme un 
peu plus étroite ; des élytres plus déprimées, plus courtes et plus élar¬ 
gies en arrière, des palpes et des pieds autrement colorés. La ponctuation 
générale est plus forte et plus rugueuse, etc. Elle diffère des espèces 
précédentes par la structure du pénultième article des tarses. 

Cette espèce reconnaît 2 formes : l'une plus brillante, aptère, à élytres 
courtes, plus fortement ponctuées et à épaules effacées : l’autre plus 
mate, subailée, à élytres à peine plus courtes que le prothorax, à élytres 
moins fortement ponctuées et à épaules plus saillantes. 

On rapporte à l 'humilis le synonymus de Harold (Cat. Col. 640). 


59. Stcnus (ft'estus) argus, Gravenhorst. 

Ailé, allongé, légèrement convexe, distinctement pubescent, d'un noir 
subplombé assez brillant, avec le 1 er article des palpes d'un flave testacé, 
les pieds d'un roux de poix à base des cuisses plus claire. Tête un peu plus 
large que le protliorax, à peine aussi large que les élytres, assez forte¬ 
ment et densément ponctuée, obsoletement bisillonnée, à intervalle large, 




sténides — Stenus 313 

très peu convexe. Prolhorax suboblong, moins large que les élytres, subcy¬ 
lindrique, légèrement arqué en avant sur les côtés, subrétréci en arrière, 
fortement et densément ponctué, égal. Élytres subconvexes, subcarrées, 
un peu plus longues que le prothorax , égales, fortement et densément 
ponctuées. Abdomen subcylindrique, assez finement et assez densément 
ponctué, à premiers segments brièvement i-carinulés à leur base. Le 
4 e article des tarses subbilobé. 

o* Le G® arceau vernirai légèrement et angulairemenl échancré au 
soin net. Le 5 e plus largement et plus faiblement : celui-ci bien plus 
finement et plus densément ponctué sur son milieu. Tibias postérieurs 
avec 1 petite épine avant le sommet de leur tranche inférieure. 

Ç Le 6 e arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet, le 5 e sim¬ 
ple. Tibias postérieurs inermes. 

Stenus Argus, Gravenhorst, Mon. 231, 12. — F.richson, Col. March. I, 352. 26. 

— Gen. et Spec. Staph. 714, 4(5.— Rf.dtenbacber, Faun. Auslr. ed. 2, 221,28. 

Heer. Faun. Helv. I, 220, 23. — Fairmaire et Labouldène, Faun. Fr, 1, 583, 34. 

Kraatz, Ins. Deut. H, 770, 35. — Thomson, Skand. Col. II, 224, 25; — IX, 

195, 25. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhcn. III, 262, 43. 

Stenus opticus, Gyllenhal, Ins. Suec. IV, 504, 13-11.— Mannerheim, Bracli. 44, 

20. — Runde, Brach. Hal. 17, 14. 

Long., 0,0036 (1 2/3 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps ailé, allongé, légèrement convexe, d’un noir subplombé assez 
brillant ; revêlu d’une courte pubescence blanchâtre, assez serrée. 

Tête un peu plus large que le prothorax, à peine aussi large que 
1rs élytres ; légèrement pubescente ; assez fortement et densément ponc¬ 
tuée ; assez largement mais obsolètement bisillonnée, à intervalle large, 
très peu convexe; d'un noir subplombé assez brillant. Bouche brunâtre. 
Palpes maxillaires noirs, à 1 er article d’un testacé parfois assez clair. 
Yeux obscurs. 

Antennes médiocres, dépassant le milieu du prothorax, légèrement pilo- 
sellées, d'un noir de poix, à 2 premiers articles plus foncés ; le i or 
épaissi : le 2 e à peine moins épais, à peine moins long : les suivants 
grêles, graduellement moins longs : le 3° allongé, un peu plus long que 
le 4 e : les 4 e et 5 e suballongés, paraissant subégaux : le G e fortement 
oblong : les 7 e à 8 e à peine plus épais : le 7® fortement oblong, obeo- 
nique : le 8<= plus court, à peine oblong : les 3 derniers formant ensemble 
Soc. — Linn.t. xxx. 22 


314 


BRÉVIPENNES 


une massue légère et allongée : les 9 e et 10 e presque aussi larges que 
longs : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax suboblong, moins large que les élytres ; subcylindrique ou 
légèrement arqué en avant sur les côtés, puis subsinueusement subrétréci 
en arrière; faiblement convexe; légèrement pubescent; fortement et 
densément ponctué ; égal, à interstices plans ; d’un noir subplombé assez 
brillant. 

Écusson peu distinct, subruguleux, d’un noir assez brillant. 

Elytres subcarrées, un peu mais évidemment plus longues que le 
prothorax, à peine plus larges et subarquées en arrière sur les côtés; 
légèrement convexes ; égales, avec parfois une faible Impression post- 
scutellaire; légèrement pubescentes ; fortement et densément ponctuées, à 
interstices plans ; d’un noir subplombé assez brillant. Épaules arrondies. 

Abdomen allongé, subcylindrique, assez finement rebordé sur les côtés, 
un peu moins large à sa base que les élytres, à peine atténué en arrière ; 
convexe, avec les 4 premiers segments fortement impressionnés en tra¬ 
vers et brièvement 4-carinulés à leur base, le 5 e plus obsolètement ; 
assez densément pubescent ; assez finement et assez densément ponctué ; 
d’un noir subplombé assez brillant. Le 7 e segment moins ponctué, sub¬ 
déprimé et à peine arrondi au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir brillant. Prosternum et 
mésosternum rugueux, celui-ci à pointe subtronquée. Métasternum assez 
fortement et densément ponctué. Ventre très conveve, assez finement et 
assez densément ponctué, un peu plus fortement sur les premiers ar¬ 
ceaux, plus finement et plus densément sur le milieu du 5 e . 

Pieds légèrement pnbescents, finement pointillés, d’un roux de poix 
assez brillant, avec les cuisses souvent graduellement plus claires vers 
leur base, les trochanters et les hanches rembrunies ou noirâtres. Tarses 
médiocres, à 4 e article bilobé au moins jusqu’à son milieu. Les posté¬ 
rieurs suballongés, un peu plus longs que la moitié des tibias, à 1 er ar¬ 
ticle suballongé, subégal au dernier : les 2° à 4c graduellement moins 
longs : le 2 e oblong, le 3e subobong : le 4 e assez court, à peine plus 
large que le précédent. 

Patrie. Cette rare espèce se trouve, en été, sous les détritus et les 
feuilles mortes, dans les forêts humides, dans plusieurs zones de la 
France : la Flandre, la Champagne, l’Alsace, la Lorraine, la Bretagne, 
les environs de Paris et de Lyon, le Bourbonnais, la Bourgogne, la 
Savoie, la Guienne, etc. 



STÉNLDES — Slenus 


315 


Obs. Elle n’a de rapport avec Yhumilis que la structure du 4 e article 
des tarses, caractère qui la distingue suffisamment du morio, auquel 
elle ressemble un peu, à part une forme plus cylindrique et plus étroite. 

Par la structure du 4 e article des tarses, elle conduit au sous-genre 
Hcmistenus, chez lequel ce même article est bilobé jusqu’à la base au 
lieu de l’être jusqu’au milieu seulement. 

On attribue à Y argus le decipiens de Leprieur (Ann. Soc. Ent. Fr. 
1851, 201). 


3 e Sous-genre Tesnus, Rey 

Anagramme de Stcnus 


Obs. Ce sous-genre diffère des trois précédents par l’abdomen non 
rebordé sur les côtés, si ce n’est à peine aux 2 premiers segments. 
Les tarses sont courts ou assez courts, à 4 e article entier ou subcordi- 
forme, parfois bilobé au moins ju>qu’à sa moitié. Le 1 er article des pos¬ 
térieurs, suballongé, est subégal au dernier. La taille est moyenne ou 
petite. 

Les espèces en sont peu nombreuses : 

a. Le 4 e article des tarses entier ou subcordiforme. Les premiers 
segments de l'abdomen 4-carinulés à leur base, 
b Tête un peu ou à peine plus large que le prothorax, un peu 
moins large que les élytres. Corps érais, assez brillant. 

c. Tête à peine plus large que le prothorax, à carène frontale 
fine et régulière. Ponctuation du prothorax subruguleuse. 

Taille moyenne.58. crassiventriS. 

ce. Tête un peu plus large que le prothorax, à carène frontale 
fine en avant, épatée et lisse en arrière. Ponctuation du 
prothorax non subruguleuse. Taille petite. ... 59. littoralis. 
bb. Tête sensiblement plus large que le prothorax, au moins aussi 
large que les élytres. Corps assez étroit, presque mat ou peu 
brillant. 

d. Front presque plan, sans sillons. Prothorax sans sillons. 

Les premiers segments de Vabdomen 4-carénés. . GO. opticus. 
dd. Front nettement bisillonné. Prothorax avec un sillon dorsal. 

Les premiers segments de l’abdomen 3-carénés. . . 61. eumerüs. 

aa. Le 4 e article des tarses subbilobé. Les premiers segments de 
l'abdomen simplement crénelés à leur base. 



316 BREVIPENNES 

e. Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax. Pieds 

noirs. 62. nigritulus. 

ee. Elytres transverses, un peu plus courtes que le prothorax. Pieds 

roux, à genoux rembrunis.63. unicolor. 


58. Stenus (Tesnus) crassiveiitris, Thomson. 

Suballongé, épais, peu convexe, légèrement pubescent , d'un noir assez 
brillant, avec le l or article des palpes d'un testacé de poix. Tête à peine 
plus large que le prothorax, un peu moins large que les élytres, fortement, 
densément et subrugueusement ponctuée, largement et obsol'etement bisil- 
lonnée, à intervalle subélevé en carène fine et régulière. Prothorax 
oblong, moins large que les élytres, modérément arqué en avant sur les 
côtés, rétréci en arrière, fortement et densément ponctué, égal, avec les 
interstices étroits, inégaux et subruguleux. Élytres à peine plus longues 
que le prothorax, subégales, fortement et assez densément ponctuées, 
à interstices plans. Abdomen subcylindrique, assez finement et subêparss- 
ment ponctué, plus épar sèment sur le dos des premiers segments, ceux-ci 
distinctement 4- carinulés à leur base. Le ¥ article des tarses subcordi- 
forme. 

cf Le 6 e arceau ventral légèrement échancré au sommet. 

5 Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au 
sommet. 

Stenus crassiventris, Thomson, Oefv. Vet. Ac. Forh. 1867, 229, 32 ; — Skand. 

Col. II, 226, 29. 

Stenus nigritulus, Erichson, Gen. et Spec. Staph. 719, 54 (partim). — Heer, 

Faun. Helv. I, 222, 29 (partim). — Kraatz, Ins. Deut. II, 775, 43 (partim). 
Stenus crassus, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. 111,260,42 (partim).— John Sahlberg, 

Enum. Col. Brach. Fenn. 1876, 60, 170. 

Long., 0,0034 (1 1/2 L). — Larg., 0,0008 (1/3 1. fort). 

Corps suballongé, épais, peu convexe, d’un noir assez brillant ; revêtu 
d’une légère pubescence blanchâtre, assez courle et peu serrée. 

Tête à peine ou non plus large que le prothorax, un peu moins large 
que les élytres; à peine pubescente; fortement, densément et subru¬ 
gueusement ponctuée; largement et obsolètement bisillonnée, à inter- 





sténides — Stenns 


317 


valle subélevé en carène fine et régulière ; d’un noir un peu brillant. 
Douche brune. Palpes maxillaires noirs, à 1 er article d’un teslacé de poix. 
Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, atteignant le milieu du prothorax, légèrement 
pilosellées, noires; à 1 er article épaissi : le 2° un peu moins épais, 
presque aussi long : les suivants grêles, graduellement moins longs : le 
3° assez allongé, un peu plus long que le 4 e : les 4° et 5° suballongés : le 
Ü° fortement oblong : le 7 e oblong, obeonique : le 8 e plus court, sub¬ 
globuleux: les 3 derniers formant ensemble une massue suballongée : 
les 9 e et 10 e subtransverses: le dernier en ovale subacuminé. 

Prothorax oblong, moins large que les élytres; modérément arqué sur 
les côtés avant leur milieu et puis rétréci en arrière; peu convexe; 
éparsement pubescent ; fortement et densément ponctué ; égal, à inters¬ 
tices plus ou moins étroits, inégaux et subrugueux ; d’un noir un peu 
brillant. 

Ecusson peu distinct, noir. 

Élytres subtransverses, à peine plus longues que le prothorax, à peine 
plus larges et subarquées en arrière sur les côtés ; peu convexes ; sub¬ 
égales, avec néanmoins une impression postscutellaire assez sensible et 
une autre intra-humérale obsolète ; éparsement pubescentes; fortement, 
profondément mais un peu moins densément ponctuées que le prothorax, 
avec les interstices plans, subégaux et nullement ruguleux ; d’un noir 
assez brillant. Epaules arrondies. 

Abdomen assez court, épais, subcylindrique, un peu ou à peine moins 
large à sa base que les élytres, à peine atténué en arrière ; convexe, avec 
les premiers segments sensiblement impressionnés en travers et distinc¬ 
tement 4-carinulôs à leur base, les 4° et 5 e plus obsolètement ; légère¬ 
ment pubescent ; assez finement et subéparsement ponctué, encore plus 
éparsement sur le dos et surtout en arrière des 3 ou 4 premiers segments; 
d’un noir assez brillant. Le 7 e segment moins ponctué, à peine arrondi 
au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir brillant. Prosternum et 
mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe subtronquée. 
Métastemum assez fortement et assez densément ponctué, subdéprimé en 
arrière sur son disque, avec une étroite ligne médiane lisse. Ventre très 
convexe, assez finement et modérément ponctué, plus finement et un peu 
plus densément sur le milieu des 4° et 5 e arceaux. 

Pieds légèrement pubcscents, finement pointillés, noirs au noirâtres, 


318 


BRÉVIPENNES 


avec la base des cuisses parfois d’un brun roussâtre. Tarses assez courts, 
à 4 e article subcordiforme. Les postérieurs à peine plus longs que la 
moitié des tibias, à 1 er article suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 
4 e graduellement plus courts : le 2 e oblong, les 3° et 4 e assez courts. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se trouve, au printemps et en 
automne, au bord et parmi les herbes des étangs et des marais, dans les 
environs de Lyon, la Bourgogne, la Bresse, les Alpes, la Guienne, les 
Roussillon, etc. 

Obs. Elle est remarquable par son abdomen épais, subcylindrique, 
non rebordé sur les côtés, si ce n’est d’une manière «très fine aux 2 pre¬ 
miers segments. 

L’abdomen est un peu plus troit 


59. tenu* (Tesnus) littoral!*, Thomson. 

Suballongé , assez épais, peu convexe, distinctement pubescent, d'un 
voir subplombé plus ou moins brillant, avec le 1 er article des palpes tes- 
lacé. Tête un peu plus large que le prothorax , un peu moins large que les 
élytres, assez fortement et densément ponctuée, très obsol'etemcnt bisillon- 
née, à intervalle à peine élevé en carène obtuse. Prolhorax suboblong, 
moins large que les élytres, médiocrement arqué sur les côtés, subrétréci 
en arrière, fortement et densément ponctué, égal, à interstices subêgaux 
et plans. Élytres un peu ou à peine plus longues que le prothorax, stib- 
êyales, fortement, profondément et assez densément ponctuées, à inters¬ 
tices plans. Abdomen subcylindrique, assez finement, assez densément et 
subuniformêmant ponctué, à premiers segments obsolètement k-carinulés 
à leur base. Le 4 e article des tarses subcordiforme. 

ç$ Le 6 e arceau ventral à peine échancré au sommet. Les 4° et 5 e lon¬ 
gitudinalement subdéprimés sur leur ligne médiane, avec les dépressions 
garnies de poils plus longs, plus serrés, brillants et argentés. Abdomen 
un peu moins large que les élytres, sensiblement atténué en arrière. 

5 Le 6 e arceau ventral prolongé et subarrondi au sommet. Les 4° et 
5 e convexes et un peu plus densément pubescents sur leur milieu. 
Abdomen à peine moins large que les élytres, à peine atténué en arrière. 





STÉMDES — Stenus 


319 


Stenus nigritulus, Ericshon, Gen. et Spec. Staph. 719, 54 (partira). — IIeer, 

Faun. Helv. 1, 222, 29 (partim). — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 586, 

44. — Kraatz, Ins. Deut. II, 775, 43 (partim). 

Stenus littoralis, Thomson, Skand. Col. II, 226, 30. — Redtenbacher, Faun. 

Austr. ed. 3, 246. — John Sahlberg. Enum. Col. Brach. Fenn. 1876, 61, 171. 
Stenus crassus, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 260, 42 (partim). 

Long., 0,0025 (1 1/6 1.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Patrie. Cette petite espèce assez commune, se rencontre pcndan t 
leté, courant sur le gravier et sur la vase, parmi les herbes, dans les 
lieux humides, dans une grande partie de la France. Elle est commune 
en Bresse. 

Obs. Elle ressemble beaucoup au crassiventris dont elle diffère parla 
tête un peu plus large, à carène frontale plus obtuse ; par son abdomen 
un peu plus densément et plus uniformément ponctué, à carènes basi¬ 
laires des premiers segments plus-obsolètes. Le prothorax est moins ru¬ 
gueux. Le 3 e article des antennes est à peine plus long que large. La 
taille est moindre et la forme un peu moins épaisse'. Je la crois distincte, 
à l’exemple de Thomson, John Sahlberg et autres auteurs. 

Les pieds sont souvent d’un roux brunâtre. 

Une variété, des bords de la Méditerranée et de l’Océan, est un peu 
plus lisse, plus brillante, avec le prothorax à interstices des points encore 
moins étroits et l’abdomen un peu moins ponctué (St. intermedius, RJ. 
Le métasternum est sans ligne apparente. 


60. Stenus (Tcsnns) ogiticus, Gravenhorst. 

Assez allongé, subdéprimé, à peine pubescent, d'un noir presque mat , 
avec le 1 er article des palpes lestacé, les antennes et les pieds d'un roux 
de poix. Tête sensiblement plus large que le prothorax, au moins aussi 
large que les élytres, assez fortement, très densément et subruguleusement 
ponctuée, à front presque plan . Prothorax à peine oblong, un peu moins 
large en son milieu que les élytres, médiocrement arqué sur les côtés, 
sensiblement rétréci en arriére, assez fortement, très densément et subru¬ 
guleusement ponctué, égal. Élytres un peu ou à peine plus longues que 
le prothorax, subégales, assez fortement, très densément et subruguleu¬ 
sement ponctuées. Abdomen atténué en arrière , assez finement et modé- 


BltÉVlPENNES 


320 

rément ponctué, plus éparsement sur le dos des premiers segments, 
ceux-ci finement k-carinulés à leur base. Le 4 e article des tarses simple. 

a* Le 6 e arceau ventral légèrement et subangulairement échancré 
au sommet. Le 5 e à peine échancré à son bord apical, 

9 Le G c arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi ou obtu- 
sément subangulé au sommet. 

Stenus options, Gravenhorst, Mon. hson, Col. Marcb. I. 560. 36; 

— Gen. et Spec. Staph. 720, 57. — Rkdienbacher, Faun. Austr. ed. 2, 222, 35. 

— Heer, Faun. ltelv. I, 222, 31. — Fairmaire et Labouebène Faun. Fr. I, 587, 

48.— Kraatz, Ins. Deut. II. 778,47.— Fauvel, Faun. Gallo Rhén. III, 261,4L 

Long., 0.0028(1 /3 1.). — Larg., 0,0006(1/41. fort). 

Corps assez a longé, sul épritné, d’un noir presque mat; revêtu d’une 
line et très courte pubescet e blanchâtre, éparse et peu apparente. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, au moins aussi large 
que les élytrès; à peine pubescente ; assez fortement, très densément 
et Mibrugueusement ponctuée; presque plane, à sillons et intervalle 
indistincts; d’un noir mat ou presque mat. Douche brune. Palpes maxil¬ 
laires couleur de poix, à 1 er article testacé. Yeux obscurs. 

Antennes médiocres, atteignant au moins le milieu du prolhorax, 
légèrement pilosellées ; d’un roux de poix foncé, avec la massue et les 
2 premiers articles ordinairement plus obscurs : le 1 er épaissi ; le 2 e à 
peine moins épais, presque aussi long : les suivants grêles, graduelle¬ 
ment moins longs : le 3 e allongé, un peu plus long que le 4 e : les 4 e à 
6 e suballongés : le 7 e oblong : le 8 e court, subglobuleux : les 3 derniers 
formant ensemble une massue suballongée et subfusiforme: les 9 e et 10 e 
subtransverses : le dernier en ovale subacuminé. 

Prothorax à peine oblong, un peu moins large en son milieu que les 
éiytres; médiocrement arqué sur les côtés et puis sensiblement rétréci en 
arrière ; peu convexe ou subdéprimé sur le dos ; à peine pubescent ; 
assez fortement, très densément et subrugueusement ponctué ; égal ; 
d’un noir mat ou presque mat. 

Ecusson peu distinct, noir. 

Eiytres subcarrées, un peu ou à peine plus longues que le protho¬ 
rax ; à peine plus larges et subarquées en arrière sur les côtés ; subdé¬ 
primées ; subégales ou à peine impressionnées derrière l’écusson ; 
éparsement pubescentes ; assez fortement, très densément et subru 




sténides — Stenas 321 

gueusement ponctuées ; d’un noir mat ou presque mat. Epaules ar¬ 
rondies. 

Abdomen suballongé, moins large à sa base que les élytres, atténué 
en cône en arrière ; convexe, avec les premiers segments graduelle¬ 
ment moins impressionnés en travers à leur base, les 2 premiers fine¬ 
ment 4 carinulés ; les 3 e à 5 e simplement crénelés, à celle-ci; éparsement 
pubescent ; assez finement et modérément ponctué, plus éparsement sur 
le dos des 4 premiers segments ; d’un noir un peu brillant ; le 7 e seg¬ 
ment moins ponctué, subtronqué au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d'un noir assez brillant. Proster¬ 
num et mêsoslernum rugueux : celui- ci à pointe subtronquée. Métasternum 
assez fortement et densément ponctué, subdéprimé en arrière sur son 
disque. Ventre très convexe, assez longuement pubescent; finement et 
modérément ponctué, plus finement et plus densément sur le milieu du 
5 e arceau. 

Pieds finement pubescents, finement pointillés, l 1 roux de poix, avec 
les hanches noires. Tarses courts, h 4° article simpl Les postérieurs à 
peine plus longs que la moitié des tibias, à 1 er article suballongé, sub- 
égal au dernier : les 2 e à 4 e graduellement plus courts : le 2 e suboblong, 
les 3 e et 4 e courts. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se rencontre, au printemps et à 
l’automne, sous les détritus végétaux, au bord des eaux et dans les prairies 
humides, dans plusieurs provinces de la France : la Normandie, la Bre- 
tigne, le Poitou, l’Alsace, la Lorraine, les environs de Paris et de Lyon, 
la Bourgogne, le Bugey, les Alpes, les Landes, etc. 

Obs. Elle diffère nettement du littoralis par sa teinte plus mate, par sa 
forme moins épaisse et par sa ponctuation moins forte mais bien plus 
serrée et plus rugueuse. La tète, plus large, est sans sillons apparents, 
presque plane. L’abdomen est plus conique, ce qui lui donne un peu 
l’aspect du circulons. 


61. St chus (Tes nus) euiuerus, iesenwetter. 

Allongé, assez étroit, peu convexe., éparsement pubescent, d'un noir un 
peu brillant, avec le 1 er article des palpes et la base du 2 e testacés, le 
milieu des antennes et la base des fuisses d'un roux brunâtre. Tête un peu 


3*22 


BRIÎVIPENNES 


plus large que le prothorax, un peu moins large que les élytres. finement, 
densément et subrugueusement ponctuée, nettement bisillonnée, à inter¬ 
valle subélevé, subcaréné. Prothorax oblong, moins large que les élytres, 
arqué sur les côtés avant leur milieu, rétréci en arrière, fortement den¬ 
sément et rugueusement ponctué, subégal, avec un sillon médian large, 
court, mais bien accusé, à fond lisse. Élytres non ou à peine plus longues 
que le prothorax, subégales, fortement, densément et rugueusement ponc¬ 
tuées. Abdomen atténué en amère, assez fortement et assez densément 
ponctué, plus finement vers son extrémité, à premiers segments 2-carinulés 
à leur base. Le 4 e article des tarses simple. 

a* Le 6 e arceau ventral largement et angulairement échancré au 
sommet, le 5 e plus faiblement. Le 4 e à peine sinué dans le milieu de son 
bord apical, lisse au-devant du sinus. Cuisses assez renflées. Mélasternum 
largement subimpressionné et finement et très densément pointillé sur son 
disque. 

9 Le 6 e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet, les 4 e et 
5 e simples. Cuisses normales. Mélasternum subimpressionné et seule¬ 
ment un peu plus densément pointillé sur son disque que sur les côtés. 

Stenus eumerus, Kiesenwetter, Ann. Ent. Fr. 1831, 423.— Fairmaire et Laboul- 

bène, Faun. Fr. I, 386, 46.— Kraatz, Ins. Deut. 11,777, 46. — Fauvel, Faun. 

Gallo-Rhén. III, 261, 43, pl. III, fig. 7. 

Long., 0,0025 (1 1/7 1.), — Larg., 0,0004 (1/5 1.). 

Patrie. Cette espèce est rare. Elle se trouve, au bord des rivières, après 
les grandes crues, dans la chaîne des Pyrénées. Elle m’a été donnée par 
M. Pandellé. 

Obs. Elle est plus allongée, plus étroite, un peu plus brillante, plus 
fortement et plus rugueusement ponctuée, plus convexe surtout aux 
élytres que Vopticus. Le front est plus nettement bisillonné. Le protho¬ 
rax présente toujours un sillon assez large, raccourci, bien marqué, à 
fond lisse. Les premiers segments de l'abdomen sont 3-carénés au lieu 
de 4-carénés, etc. 

Le St. eumerus de Seidlitz (Faun. Bail. 257) est une espèce différente, 
étrangère à nos contrées. 





STÉNIDES — Stenus 


323 


©3. Stenus (Tcsnus) uigriluliis. Gyllenhal. 

Allongé, peu convexe, éparsement pubescent, d’un noir peu brillant, 
avec le 1 er article des palpes d’un Pave testacé. Tête plus large que le pro 
thorax, delà largeur des élglr es, fortement et densément ponctuée, large - 
ment et légèrement bisillonnée, à intervalle peu élevé, faiblement con¬ 
vexe. Prothorax suboblong, un peu moins large en avant que les élytres, 
subarqué sur les côtés, rétréci en arrière, fortement, profondément et 
très densément ponctué, égal. Elytres subcarrés, un peu plus longues que 
le prolhornx, à peine écliancrées au sommet, subégales, fortement, pro¬ 
fondément et densément ponctuées. Abdomen cylindrique, fortement et 
assez densément ponctué, à premiers segments subcrenelés à leur base. 
Le 4 e article des tarses subbilobé. 

cf Le 6 e arceau ventral légèrement subéchancré au sommet. 

9 Le 6° arceau ventral prolongé et obtusément subangulé au sommet. 

Stenus nigrilulus, Gyllenhal, Ins. Suec. IV, 5'02, 10-11. — Thomson, Skand. 

Col. Il, 229, 37 (1).— Seidlitz, Faon. Ealt. 258.— Fauvel. Faun. Gallo-Rhén. 

III, 204, 48. — John Salberg, Ennra. Col. Rrach. Fenn. 1870, 02, 177 (2). 
Stenus campestris, Erichson, Col. Mardi. I, 559, 35 ; — Gen. et Spec. Stapb. 

719, 55. — Redïenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 222,34. — Heer, Faun. Ilelv. I, 

222, 30. — Fairmaihe et Laboulbéne, Faun. Fr. I, 586, 45.— Kraatz, Ins. Deut, 

U, 770, 44. 

Long., 0,0038 (1 3/4 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Patrie. Cette espèce, rare en France, se prend, au printemps et à 
l’automne, sous les pierres et les détritus, au bord des marais, des 
fleuves et même des eaux, saumâtres : la Flandre, la Normandie, la Lor¬ 
raine, les environs de Paris, etc. 

Obs. Elle ne ressemble en rien à 1 ’opticus. Elle est bien plus grande, 
plus allongée et plus cylindrique. Les premiers segments abdominaux 
sont simplement subcrén°lés à leur base. Le pénultième article des tarses 
est subbilobé, etc. Elle se rapproche plutôt de l’espèce suivante. 

(1) Dans 1. Sahlberg (p. 6-2), au lieu de 239, il faut lire 229. 

(2) A l'exemple de Thomson, Seidlitz, Fauvel et i. Sahlberg, nons avons cru devoir adopter 
le nom de mgritulus de Gyllenhal dont la description ne laisse rien à désirer. 


324 


BRÉVIPEIHNES 


Le milieu des antennes est souvent d’un noir de poix. Les élytres sont 
parfois visiblement subimpressionnées derrière l’écusson. 

On rapporte au nigritulus Yunicolor de Stephens (111. Brit. V, 286) et 
le lepidus de Weise (Deut. Ent. Zeit 1875. 367). 


63. Stenus (Tesuus) unicolor, Eiuchson. 

Allongé, assez étroit, peu convexe, légèrement pubescent, d'un noir 
un peu brillant, avec la base des palpes testacée, les pieds et les an¬ 
tennes d'un roux de poix. Tète plus large que le prothorax, de la 
largeur des élytres, fortement et densément ponctuée, sensiblement bisil- 
lonnée, à intervalle subélevé, convexe. Prothorax suboblong, un peu moins 
large avant son milieu que les élytres, assez fortement arqué sur les côtés, 
rétréci en arrière, fortement, profondément et densément ponctué, égal. 
Élytres transverses, un peu plus courtes que le prothorax, subégales, 
fortement, profondément et densément ponctuées. Abdomen cylindrique, 
assez fortement et assez densément ponctué, à premiers segments sub 
carinulés à leur base. Le 4 e article des tarses subbilobê. 

a* Le 6 e arceau ventral largement et légèrement échancré au 
sommet. 

$ Le 6 e arceau ventral prolongé et obtusément subangulé au sommet. 

Stenus unicolor, Erichson, Gen. et Spec. Staph. 720, 56. — Redtenbacher, Faun. 

Austr. ed. 2, 223, 33. — Heer, Faun Helv. I, 577, 30. — Fairmaire et Laboui- 

bène, Faun. Fr. I, 586, 47. — Kraaiz, Ins. Deut. II, 777, 45. — Thomson. 

Skand. Col. 11,230, 38; —IX, 197, 38. 

Stenus laticollis, Thomson, Oefv. Vet. Ac. Forh. 1851,133. 

Stenus brunnipes, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 264, 49. 

Long., 0,0035 (1 2/3 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, assez étroit, peu convexe, d’un noir un peu brillant ; 
revêtu d’une légère pubescence blanchâtre, courte, peu serrée mais assez 
distincte. 

Tête évidemment plus large que le prothorax, environ aussi large 
que les élytres; à peine pubescente; fortement et densément ponctuée; 
assez largement et sensiblement bisillonnée, à intervalle convexe, aussi 
élevé que les côtés du front ; d’un noir un peu brillant. Bouche brunâtre. 







sténides — Stetius 325 

Palpes maxillaires d’un noir de poix, à 1 er article et base du 2« d’un 
testacé pâle. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, atteignant à peine le milieu du prothorax, légère¬ 
ment pilosellées, d’un roux de poix foncé, avec les 2 premiers articles 
ordinairement noirs; le 1 er épaissi : le 2 e à peine moins épais et à peine 
moins long : les suivants grêles, graduellement moins longs : le 3 e al¬ 
longé , un peu plus long que le 4<= : les 4 e et 5 e suballongés : le G e forte¬ 
ment oblong : le 7° oblong, obeonique : le 8 e court, subglobuleux : les 
3 derniers formant ensemble une massue assez brusque et suballongée : 
les 9e et 10 e subtransverses : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax suboblong, un peu moins large en sa partie dilatée que les 
élytres; assez fortement arqué sur les côtés avant leur milieu et puis sen¬ 
siblement rétréci en arrière ; peu convexe ; éparsement pubcscent ; for¬ 
tement, profondément et densément ponctué, égal; d’un noir un peu 
brillant. 

Écusson pou distinct, noir. 

Elytres transverses, un peu ou à peine plus courtes que le prothorax, 
subélargies en arrière et presque subrectilignes sur les côtés; sensible¬ 
ment et simultanément échancrées au sommet ; peu convexes;subégales, 
ou avec une faible impression intra-humérale; éparsement pubescentes ; 
fortement, profondément et densément ponctuées ; d'un noir un peu 
brillant. Epaules arrondies. 

Abdomen allongé, un peu ou à peine moins large à sa base que les 
élytres, cylindrique, à peine atténué en arrière; convexe, avec les pre¬ 
miers segments graduellement moins impressionnés en travers et sub¬ 
crénelés à leur base, le 5 e obsolètement ; distinctement pubescent; 
assez fortement et assez densément ponctué, un peu moins foriement en 
arrière; d’un noir assez brillant. Le 7 e segment moins ponctué, sub¬ 
impressionné-subéchancré au bout, souvent (çf) en croissant. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Proster¬ 
num et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe mousse 
ou sublronquée. Mèlasternum assez fortement et assez densément 
ponctué, subimpressionné en arrière sur son disque. Ventre très convexe, 
plus longuement pubescent au sommet de chaque arceau; assez fortement 
et assez densément ponctué, plus finement et plus densément en arrière, 
surtout sur le milieu du 4° arceau. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un roux de poix, 
avec les hanches et les genoux plus foncés. Tarses courts, subdéprimés, 


326 


BRÉVIPENNES 


à 4° article bilobé au moins jusqu'à sa moitié, non ou à peine plus 
large que le précédent. Les postérieurs à peine plus longs que la moitié 
des tibias, à l e r article suballongé, subégal au dernier : les 2 e à 4 e gra¬ 
duellement plus courts : le 2 e oblong, les 3 e et 4 e assez courts. 

Patrie. On trouve cette espèce, très communément, en tout temps, 
sous les mousses, les feuilles mortes, ks détritus et les vieux fagots, 
surtout dans les lieux boisés, dans presque toute la France. 

Obs. Avec le port du nigritulus, elle s’en distingue nettement par sa 
Couleur un peu moins mate et par sa taille un peu moindre. Les sillons 
frontaux sont un peu plus marqués, à intervalle plus convexe. Les élytres, 
plus courtes, sont transverses, plus sensiblement échancrées à leur bord 
apical. La ponctuation de l’abdomen est un peu moins forte. Les an¬ 
tennes et les pieds sont moins obscurs, etc. 

On réunit à Yunicolor les Marshami, brunnipes et gracilis de Stephens 
(111. Brit. V, 284, 285 et 288). 


4 e sous-genre Mesostenus, Rey. 

de |xsaoç, mitoyen; Stenus, Stène. 

Obs. Ce sous-genre, qui rappelle les vrais Stenus de la section A, est 
bien distinct des précédents pir le pénultième article de tous les tarses 
profondément bilobé jusqu’à la base et plus large que le 3 e . Les tarses 
postérieurs sont allongés, grêles, sensiblement plus longs que la moitié 
des tibias, sublinéaires jusqu’au sommet du 3 e article qui est simple, ou 
au moins du 2 e , avec le 1 er allongé ou très allongé, bien plus long que le 
dernier. Le prothorax offre généralement un sillon dorsal, rarement 
(fuscicornis) obsolète. L’abdomen est rebordé sur les côtés. La taille est 
diver. e. 

Ce sous-genre renferme un assez grand nombre d’espèces, dont voici 
le tableau : 

a. Abdomen plus ou moins fortement rebordé sur les côtés, non ou 
peu cylindrique. 

b. Elytres évidemment plus longues que le prothorax, 

c. Abdomen très conique. Tête sensiblement moins large que les 
élytres, un peu ou à peine plus large que le prothorax. Antennes 
plus ou moins allongées, atteignant la base du protherax. 

d. Elytres amples, subcarrées, un peu plus longues que le protho¬ 
rax. Ponctuation de l'abdomen obsolète et peu serrée. An- 





STÉNIDES — Stenus 


3*27 


tennes grêles. Taille très grande.64. cordatus. 

dd. Elytres normales, plus étroites, suboblongues. Ponctuation de 
l'abdomen assez forte et assez serrée à la base. Antennes 
grêles. 

e. Elytres d'un quart plus longues que le prolhorax, densément 
et subrugueusement ponctuées. Tête un peu plus large que le 
prothorax. Corps assez brillant. Taille grande. . . . 65. uospes. 

ee. Elytres un peu plus longues que le prothorax, peu densément et non 
subrugueusement ponctuées. Tête à peine plus large que le pro¬ 
thorax. Corps très brillant. Tai/feassez grande ou moyenne. 66. politus. 
ce. Abdomen subparallèle ou légèrement atténué. Tête au moins 
aussi large que les élytres, parfois à peine moins large, sensible¬ 
ment ou bien plus large que le prothorax. Antennes peu allon¬ 
gées, grêles ou assez grêles, n’atteignant pas la base du prothorax, 

f. Pieds variés de brun ou noir et de testacé. Sillon prothoracique 
assez marqué. Taille assez grande ou moyenne, 

g. Corps brillant, densément ou assez densément ponctué. 

h. Extrémité des cuisses et base des tibias largement rembru¬ 

nies. Tête de la largeur des élytres. Tempes profondément et 
assez densément ponctuées. Pénultième article des palpes 
plus ou moins rembruni. Les 2 premiers articles des an¬ 
tennes noirs .67. subaenus. 

hh. Genoux seuls étroitement rembrunis. Tempes assez légère¬ 
ment et éparsement ponctuées. Pénultième article des 
palpes non ou à peine rembruni. Les 2 premiers articles 
des antennes non ou à peine rembrunis. 

i. Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, très 
inégales, avec 3 impressions discales sensibles. Tête au moins 
aussi large que les élytres, bien plus large que le prothorax. 

Abdomen assez densément ponctué.68. aerosus. 

ii. Elytres suboblongues, sensiblement plus longues que le pro¬ 
thorax, peu inégales, avec 1 seule impression intra-humérale. 

Tête à peine aussi large que les élytres, sensiblement plus 
large que le prothorax. Abdomen peu densément ponctué. 69. elegans. 
gg. Corps presque mat, très densément ponctué. Tête un peu 

moins large que les élytres : celles-ci inégales. . . . 70. impressipennis 
ff. Pieds d’un brun rousssàtre. Sillon prothoracique nul ou obso¬ 
lète. Tête un pen plus large que les élytres. Taille assez petite. 61. fuscicornis. 
bb. Elytres de la longueur du prothorax ou à peine plus longues, 
k. Prothorax et élytres très fortement ponctués. Antennes allon¬ 
gées, grêles, atteignant environ la base du prothorax. 

1. Abdomen assez fortement et assez densément ponctué. Protho- „ . , 

rax et élytres peu rugueux. Cuisses à peine rembrunies avant 

leur sommet. Corps brillant. Taille grande.71. glaciaus. 

11 .Abdomen assez finement et densément ponctué. Prothorixel 





328 


BRÉV1PENNES 


élytres rugueux. Cuisses et base des tibias assez largement 
rembrunies. Corps peu brillant. Taille moyenne. . . 73. scaber. 

kk. Prothorax et élytres fortement ou assez fortement et normale¬ 
ment ponctués. Antennes peu allongées, assez grêles, 

m. Corps d’un noir peu brillant, à peine plombé. Abdomen 
densément ponctué. 

n. Abdomen assez fortement ponctué. Pieds testacés, à genoux 

rembrunis. Taille moyenne. 1k . geniculatus. 

nn. Abdomen assez finement ponctué. Pieds d'un brun rous- 
sâtre avec la première moi lié des cuisses testacée. Taille 

assez petite. . .73. palustris. 

mm. Corps d’un noir brillant, plombé. Abdomen assez densé¬ 
ment ponctué. Pieds testacés, à genoux à peine rembrunis, 

o. Elytres de la longueur du prothorax, inégales, subélargies 

en arrière. Taille moyenne.76. empresses. 

oo. Elytres à peine moins longues à la suture que le protho¬ 
rax, presque égales, assez fortement élargies en arrière. 

Taille petite .,.77. flavipes. 

bbb. Elytres bien plus courtes que le prothorax, élargies en arrière. 

Taille petite. 

p. Pieds testacés, à genoux à peine rembrunis. Abdomen fine¬ 
ment et densément ponctué. Corps assez brillant. . . 78. mo.ntivagus. 

pp. Pieds d’un roux ferrugineux. Abdomen assez fortement 

ponctué à la base, plus légèrement en arrière. Corps brillant. 79. speculiler. 
au. Abdomen à peine rebordé sur les côtés, cylindrique. Pieds tes¬ 
tacés, à genoux îi peine rembrunis. Forme sublinéaire. Taille 
petite.80. palupes. 


64. Sten:is (Mcsostenus) coi'ilatias, Graveniiorst. 

Suballongé, large, subdéprimé, légèrement pubescent, d'un noir bril¬ 
lant, avec les antennes d'un roux de poix, à l<= r article plus foncé, les 
palpes et les pieds testacés, l'extrémité des cuisses et la base des tibias 
largement rembrunies. Tête à peine plus large que le prothorax, sensible¬ 
ment moins large que les élytres, fortement et assez densément ponctuée, 
largement et peu profondément bisillonnée, à intervalle subélevé, légè¬ 
rement convexe. Antennes grêles. Prothorax presque aussi large que 
long, subcordiforme, moins large que les élytres, assez fortement arqué 
en avant sur les côtés, rétréci en arrière, fortement et assez densément 
ponctué, inégal, avec un large sillon médian et des impressions de chaque 









STÉNIDES — Stenus 


329 


côté. Ëlytres amples, subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, 
inégales, fortement et assez densément ponctuées. Abdomen très conique, 
obsolètement et subéparsement ponctué. 

a* Le 6 e arceau ventral subangulairement échancré au sommet. Le 
5° à peine échancré à son bord postérieur. 

$ Le 6 e arceau ventral ogivalement prolongé au sommet. Le 5 e simple. 

Stenus cordatus, Gravenhokst, Micr. 198, 1 ; — Mon. 226, 3. — Erichson, 

Gen. et Spec. Staph. 726, 68.— Fairmaire et Labouldène, Faun. Fr I, 591, 61. 

— Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 278, 71, pl. III, fig. 12. 

Stenus aeneus , Lucas, Expi. Alg. Ent. 123, pl. XIII, fig. 4. 

Long., 0,0066 (3 1.). — Larg., 0,0016 (3/4 1. fort). 

Corps suballongé, large, subJéprimé, d’un noir brillant ; revêtu d’une 
fine pubescence blanche, assez courte, plus serrée par plaques. 

Tète à peine plus large que le prothorax, sensiblement moins large que 
les élytres; légèrement pubescenle; fortement et assez densément ponc¬ 
tuée ; largement et peu profondément bisillonnée, à intervalle légèrement 
convexe, plus lisse, aussi élevé que les côtés du front ; d’un noir brillant. 
Bouche brunâtre. Palpes maxillaires testacés, à 3 e article à peine plus 
foncé à son extrémité. Yeux obscurs. 

Antennes suballongées, atteignant la base du prothorax, éparsement 
pilosellées, d’un roux de poix, à 1 er article noirâtre ; celui-ci subépaissi : 
le 2° moins épais, presque aussi long que le 1 CI ', un peu moins grêle que 
les suivants : ceux-ci grêles, graduellement un peu moins longs : le 3 e 
allongé, un peu plus long que le 4 e ; les 4 e à 8 e suballongés, obconico- 
subcylindriques : les 3 derniers formant ensemble une massue peu sen¬ 
sible, allongée, fusiforme : le 9 e suballongé, obconique : le 10° oblong, 
obconique ; le dernier en ovale fortement acuminé. 

Prothorax presque aussi large que long, subcordiforme, moins large 
que les élytres, assez fortement arqué en avant sur les côtés et puis rétréci 
en arrière; peu convexe; éparsement pubcscent; fortement et assez 
densément ponctué; inégal, avec un large sillon médian, plus ou moins 
accusé, et une impression oblique, de chaque côté du disque, et 2 autres 
obsolètes, de chaque côté du sillon ; d’un noir brillant 

Ecusson subruguleux, d’un noir assez brillant. 

Elytres amples, subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, 
subarquées en arrière sur les côtés ; subdéprimées ou peu convexes, 
Soc. Linn. — t. xxx. 23 


330 


BItÉVIPEXNES 


inégales, avf>c une impression postscutellaire sensible, une autre intra- 
humérale. oblongue,et une 3 e sur les cût ; s du disque, après le milieu (1) ; 
légèrement pubcsccnlcs, avec la pubescence plus longue et plus distincte 
le long de la suture, et surtout plus serrée sur les côtés où cl'e forme 
un* plaque grise, couvrant l'impression latérale et meme l'intervalle qui 
la sépare du sommet; fortement et assez densément ponctuées; d'un noir 
brillant. U punies arrondies. 

Abdomen suballongé, à peine moins large à sa base que les élvties, 
très fortement atténué en cône en arrière; assez convexe, avec les 
2 premiers segmens faiblement impressionnés en travers à leur base 
qui offre en son milieu un angle mousse ; distinctement et assez longue¬ 
ment pubescent, avec la pubescence plus condensée sur les côtés et 
surtout à la base des 4° cl 5 e segments où elle forme comme une large 
bande transversale gïisc; obsolètcmenl et subéparsement ponctué, un 
peu [ lus distinctement et un peu plus densément à l'cxtrcme base de 
chaque segment ; d'un noir luisant. Le 7 e segment presque lisse, im¬ 
pressionné- subéthancré au bout. 

Dessous ilu corps assez longuement pubescent, d’un noir brillant. 
Prosternum et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe 
lancitorme. Métasternum finement et peu densément ponctué, subim- 
pressionnô en arrière sur son milieu. Ventre très convexe, finement et 
subéparsement ponctué, un peu plus densément sur le milieu du 5° ar¬ 
ceau. 

Pieds pubescent?, finement ponctués, d’un roux testacé brillant, avec 
l’extrémité des cuisses et la base des tibias largement rembrunies, et les 
hanches noires. Tarses plus ou moins allongés, grêles, à 4° article pro¬ 
fondément bilobé et un peu plus large que le 3 e . Les postérieurs allon¬ 
gés, sublinéaires, plus longs que la moitié des tibias, à 1 er article très 
allongé, bien plus long que le dernier : le 2° suballongé, le 3 e oblong. 

Pathie. Celte espèce, peu commune, se trouve au printemps, au bord 
des eaux, au pied des arbres et sous les pierres, dans la Provence, le Lan¬ 
guedoc, le Roussillon, etc. Feu Fondras l’avait capturée une seule fois au 
Mont-Pilât, dans la localité/lu Pandarus tristis. 

Ons. C’est la plus grande espèce du genre, remarquable par sa forme 
large et son abdomen très fortement conique. Le 2 e article des antennes 
est à peine plus épais que les suivants. 

(I) L'intervalle entre l'impression postscutellaire et les intra-huméralcs est plus ou moins 
élevé en bosse obtuse. 






STÉN1DES — Stenus 


331 


La teinte est parfois un peu bronzée. 

On lui assimile le princeps de Hampe (Stett. Ent. Zeit. 1850, 349). 


«5. Stenus (Hesostcnus) Bïospes, Erichson. 

Allongé, subdéprimé, éparsement pubescent, d'un noir brillant, avec 
les antennes d'un roux de poix , à massue et parfois 1 er article plus obscurs, 
les palpes et les pieds testacés, et les genoux rembrunis. Tête un peu plus 
large que le prothorax, un peu moins large que les élgtres, fortement et 
densément ponctuée, largement et sensiblement bisillonnèe, à intervalle 
convexe, subélevé, moins ponctué ou presque lisse. Antennes très grêles. 
Prothorax suboblong, moins large que les élytres, modérément arqué sur 
les côtés, à peine rétréci en arrière, fortement, densément et subru- 
gueusement ponctué, inégal, avec un sillon médian et 2 légères impres¬ 
sions de chaque côté. Élytres suboblongues, d'un quart plus longues que 
le prothorax, inégales, fortement, densément et subrugueusement ponc¬ 
tuées. Abdomen très conique, assez fortement et assez densément ponctué 
à sa base et sur les côtés des premiers segments, graduellement plus lisse 
en arrière. 

a* Le G° arceau ventral légèrement échancré au sommet. 

9 Le G c arceau ventral ogivalement prolongé au sommet. 

Stenus hospes, Erichson, Gen. et Spec. Staph. 720, 09.— Fairmaire et Laboul- 

bènk, Faun. Fr. F, 089, 50. — Fauvel, Faun. Gallo-Uhén. III, ^79, 72. 

Stenus cribatus, Kissenwetteh, Slelt. Eut. Zeit, 18LO, 220. 

Stenus lonpicornis, Saulcy, Ann. Eat.Fr. 1804, 037. — Marssul, l’Abeille, 1871, 

VIII, 352. 

Stenus pulchripes, Solsky, Uor. Ent. Noss. 1807, V, 31. 

Long., 0,0055 (2 1/2 1.). — Larg., 0,0012 (1/2 1.). 

Patrie. Montpellier (Kiesenwetter). Décembre. 

Obs. Elle, est moindre et surtout moins large que le cordatus. Le pro¬ 
thorax et les élytres sont moins courts ; la pubescence est moins longue 
et moins serrée, la ponctuation plus rugueuse, avec celle de la base de 
l’abdomen plus forte et plus serrée. Les antennes sont plus grêles, eic. 


332 


hrévipennes 


66. Menus (Mesosieniis) |iolitins, Aube. 

Allongé, étroit, peu convexe, êparsement pubescent, d’un noir sub¬ 
plombé très brillant, avec les antennes rougeâtres, les palpes et les pieds 
d'un roux testacé, les genoux largement rembrunis. Tête à peine plus 
large que le prothorax, visiblement moins large que les élytres, assez 
fortement et assez densément ponctuée, nettement bisillonnée, à intervalle 
subélevé, presque lisse, obtusément subcaréné. Antennes très grêles. Pro¬ 
thorax oblong, subcordiforme, moins large que les élytres, subarqué sur 
les côtés avant leur milieu, subrétréci en arrière, très fortement et assez 
densément ponctué, subinégal, avec un sillon médian très obsolète et de 
chaque côté des impressions peu distinctes. Élytres assez étroites, à peine 
oblongues, un peu plus longues que le prothorax, subinégales, très forte¬ 
ment et peu densément ponctuées, à interstices larges et très lisses. Abdo¬ 
men conique, modérément ponctué à la base, presque lisse en arrière. 

a* Le 6 e arceau ventral légèrement échancré au sommet en angle 
obtus. 

Ç Le 6 e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet. 

Stenus politus, Auué, Mat. Cat, Grenier, 1863, 38, 50. — Marseul, l’Abeille, 

1871, VIII, 358. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 279, 73. 

Senus serpentinus, Fauvel, Bull. Soc. Linn. Norm. Sér. 2, 1869, V, 21. — 

Marseul, l’Abeille, 1871, VIII, 356. 

Stenus gracilicornis, Baudi, Berl. Ent. Zeit. 1869, 396. 

Long., 0,0048 (2 i/o L). — Larg., 0,0008 (1/3 1.). 

Corps allongé, étroit, peu convexe, d’un noir très brillant et comme 
vernissé; revêtu d’une légère pubescence blanche, peu serrée. 

Tète sensiblement plus large que le prothorax, un peu ou à peine 
moins large que les élytres; à peine pubescente;assez fortement et assez 
densément ponctuée; nettement bisillonnée, à intervalle subélevé, plus 
êparsement ponctué ou presque lisse, convexe ou obtusément subcaréné; 
d’un noir subplombé très brillan'. Bouche brune. Palpes maxillaires d’un 
roux testacé, à 3 e article à peine plus foncé dans sa dernière moitié. 
Yeux obscurs. 

Antennes allongées, très grêles, au moins aussi longues ou à peine 




STÉNIDES. — Stenus 


333 


plus longues que la tête et le prothorax réunis, éparsement pilosellées, 
d’un roux ferrugineux; à 1 er article subépaissi: le 2 e un peu moins 
épais, presque aussi long que le 1 er , un peu plus épais que les suivants : 
ceux-ci très grêles, graduellement moins longs : le 3 e très allongé, d’un 
tiers plus long que le 4 e : les 4 e à 7 e allongés, le 8 e suballongé : les 
3 derniers formant ensemble une massue assez grêle, allongée, fusiforme: 
les 9 e et 10 6 oblongs, obeoniques : le dernier en ovale fortement acuminé. 

Prothorax oblong, subcordiforme, moins large que les élvtres; sub¬ 
arqué sur les côtés avant leur milieu et subrôtréci en arrière ; peu con¬ 
vexe; à peine pubescent; très fortement et assez densément ponctué, 
subégal, avec un sillon médiocre très obsolète et souvent peu distinct, 
et, de chaque côté, 2 légères impressions, l’une antérieure et l’autre pos¬ 
térieure, et parfois une 3° impression oblique, peu apparente, sur la 
partie dilatée du disque ; d’un noir subplombé très brillant. 

Écusson très petit, d’un noir brillant. 

Élytres assez étroites, à peine oblongues, un peu plus longues que le 
prothorax, subarquées en arrière sur les côtés ; faiblement convexes; 
subinégales, avec une impression postscutellaire plus ou moins marquée, 
une autre intra-humérale, oblongue, et une 3 e submarginale, allongée, 
après le milieu, plus ou moins prononcées ; éparsement pubescentes; 
très fortement et peu densément ponctuées, à interstices larges et très 
lisses; d’un noir subplombé luisant. Épaules arrondies. 

Abdomen assez allongé, un peu moins large à sa base que les élvtres, 
fortement atténué en cône en arrière ; assez convexe, avec les 3 pre¬ 
miers segments faiblement impressionnés en travers et subcrénelés à 
leur base, avec le milieu de celle-ci obtusément angulé; légèrement 
pubescent; assez fortement et modérément ponctué antérieurement, 
presque lisse sur les 4% 5 e et 6 e segments; d’un noir subplombé luisant. 
Le 7 e segment subtronqué ou à peine arrondi au sommet. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir très brillant. Prosternum et 
mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe mousse. Méta- 
sternum assez fortement et peu densément ponctué, subimpressionné en 
arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez longuement pubescent, 
assez fortement ponctué en avant, plus légèrement ou obsolètement et 
subéparsement en arrière. 

Pieds finement pubescents, légèrement pointillés, d’un noir test3cé 
brillant, avec les genoux largement rembrunis et les hanches d'un noir 
de poix. Tarses allongés, grêles, à 4 e article profondément bilobé, un 


BRÉVIPENNES 


o 34 

peu plus large que le 3 e . Les postérieur* sublinéaires, un peu moins 
longs que les tibias, à 1 er article très allongé, bien plus long que le 
dernier : le 2° suballongé, le 3 e oblong. 

Patrie. Cette rare espèce se prend, au premier printemps, sous les 
détritus et les feuilles tombées, dans le Languedoc et la Provence. Je 
l’ai capturée aux environs de Saint-Raphaël (Var). 

Obs. Elle se distingue de toutes ses voisines par son aspect lisse et 
très brillant. Elle est bien moindre que le cordatus, bien plus étroite 
surtout aux élytres, avec l’abdomen un peu moins conique, etc. Les 
élytres sont moins densément ponctuées que chez hospes, à interstices 
des points larges, lisses et nullement rugueux, etc. 

Rarement, les 2 premiers articles des antennes sont plus foncés que les 
suivants. 

Quelques échantillons d’Italie m’ont paru avoir la tête et le prothorax 
un peu plus larges et un peu moins lisses, avec ce dernier un peu plus 
fortement arrondi sur les côtés et les élytres un peu plus inégales, à 
peine plus densément ponctuées (St. Hespcricus, R.). 


67, Stenus ( Ittcsosteims) suliaeneus, Ericiison. 

Allongé, peu convexe, éparsement pubescent, d'un noir plombé brillant, 
avec les antennes, les palpes et les pieds testacés, les deux premiers ar¬ 
ticles des antennes noirs, la massue de celles-ci, le pénultième article des 
palpes, l'extrémité des cuisses et la base des tibias largement rembrunis. 
Tête bien plus large que le prothorax, de la largeur des élytres, assez 
fortement et densément ponctuée, largement bisillonnée, à intervalle 
subélevé, subconvexe, obtusément caréné. Antennes grêles. Prothorax 
suboblong, moins large que les élytres, sensiblement arqué sur les côtés 
avant leur milieu, subrétréci en arrière, assez fortement et densément 
ponctué, inégal, avec un sillon médian et quelques impressions légères. 
Elytres en carré suboblong, sensiblement plus longues que le prothorax, 
subinégales, fortement et densément ponctuées. Abdomen subatténué en 
arrière, assez fortement et assez densément ponctué à sa base, plus fine¬ 
ment et plus densément vers son extrémité. Tempes profondément et 
assez densément ponctuées en dessous. 

a* Le 6 e arceau ventral à peine sinué dans le milieu de son bord 
apical. 


sté.nides — Stcnus 335 

9 Le U e arceau ventral prolongé et arrondi à son bord apical. 

Stenus geniculatus, Manneiuieim, Brach.43, 15. 

Stenus subaeneus, IlnicnsoN, Gen. et Spec. Staph. 727. — Fairmaire et Ladocl- 

bàne, Faun.Fr. 1, 592, G3. — Kn.UTZ, Ins. Deut. 11,786, 67.— Fauvel, Faun. 

Gallo-Rbén. III. 231, 70. 

Long., 0,0042 (1 7/8 1.). — Larg., 0,0006 (1/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d'un noir bronzé ou plombé brillant ; 
revêtu d’une line pubescence blanchâtre peu serrée. 

Tête bien plus large que le prothorax, de la largeur des clvtres; légè¬ 
rement pubescente ; assez fortement et densément ponctuée ; largement 
bisillonnée, à intervalle subélevé, subconvexc, obtusément caréné et 
souvent lisse en arriére ; d’un noir plombé brillant. Douche brune. Palpes 
maxillaires testaeôs, à pénultième article rembruni excepté à son 
extrême base. Yeux obscurs. 

Antennes peu allongées, grêles, un peu moins longues que la tète et 
le prothorax réunis distinctement pilosellées ; d’un roux testacé, à 
2 premiers articles noirs et massue rembrunie ; à 1 er article épaissi : le 
2° moins épa's, au moins aussi long que le 1 er , plus épais que les sui¬ 
vants : ceux-ci grêles, graduellement moins longs : le 3° très allongé, 
plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e allongés, subégaux : les G 0 et 7 e sub- 
allongcs ou fortement oblongs : le 8° suboblong, obeouique : 1-s 3 der¬ 
niers formant ensemble une massue sensible et suballongée : le 9° obeo- 
nique : le 10° subcarré : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax suboblong, moins large que les élytres ; sensiblement arqué 
avant le milieu de ses cêtés et subrétréci en arrière ; peu convexe; épar- 
sement pubeseent; assez fortement et densément ponctué : in gai, avec 
un si Ion médian plus ou moins prononcé et 2 légères impressions de 
chaque cité de celui-ci, la postérieure souvent plus marquée, avec une 
3 9 oblique, obsolète, sur la partie dilatée du disque; d’un noir brillant 
plombé. 

Ecusson peu distinct, d’un noir subplombé. 

Ehjlres en carré suboblong ou â peine oblong, d’un tiers plus longues 
que le prothorax, subarquées en arrière sur les côtés; à peine convexes ; 
subinégales, avec une impression postscutellaire parfois prolongée 
jusqu’au sommet de la suture, une autre intra-huméralc oblonguc, et 
une 3° submarginale plus ou moins allongée ; éparsement pubescenles ; 


336 


BRÉVIPENNES 


fortement et densément ponctuées, plus rugueusement sur les impres¬ 
sions ; d’un noir brillant, plus ou moins plombé. Épaules arrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
subatténué en arrière ; assez convexe, avec les 3 premiers segments sen¬ 
siblement impressionnés en travers à leur base, le 4 e plus faiblement et 
le 5 e à peine; distinctement pubescent ; assez fortement et assez densé¬ 
ment ponctué à sa base, graduellement plus finement et plus densément 
en arrière; d’un noir subplombé brillant. Le 7 ° segment éparsement 
ponctué, subéchancré au bout. 

Dessous du corps éparsement pubescent, d’un noir subplombé bril¬ 
lant. Tempes profondément et assez densément ponctuées en dessous. 
Prosternum et mésosternum fortement et rugueusement ponctués : celui-ci 
à pointe mousse. Métasternum assez fortement et modérément ponctué, 
déprimé ou subimpressionné et parfois subcanaliculé en arrière sur son 
disque. Ventre très convexe, distinctement pubescent, assez fortement 
et assez densément ponctué, moins fortement en arrière, plus finement et 
plus densément sur le milieu du 5° arceau. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, testacés avec les 
hanches noires, l’extrémité des cuisses largement et la base des tibias 
un peu moins largement rembrunies. Tarses plus ou moins allongés, 
sublinéaires, à 4 e article profondément bilobé, plus large que le 3 e . Les 
postérieurs allongés, grêles, à 1 er article très allongé, 2 fois plus long 
que le dernier : le 2 e suballongé, le 3 e oblong. 

Patrie. Cette espèce est commune parmi les détritus et les mousses 
des prairies et des forêts. Elle préfère les lieux humides. 

Obs. Elle est moins fortement et surtout plus densément ponctuée 
que politus, avec l’aspect moins lisse et moins brillant. La tête est bien 
plus large, le prothorax moins oblong et l’abdomen bien moins fortement 
atténué en arrière. Les antennes sont un peu moins longues et moins 
grêles. Les pieds sont moins longs, à cuisses plus largement rembru¬ 
nies, etc. 

Les trochanters, surtout les intermédiaires et postérieurs, sont d’une 
couleur plus foncée que la base des cuisses. 

Une variété, de taille un peu moindre, m’a paru présenter des antennes 
un peu plus courtes, une carène frontale plus épatée et des élytres un 
peu moins oblongues et plus élargies en arrière. Quelques exemplaires 
du Midi ont la taille un peu plus robuste, avec l’intervalle frontal moins 
lisse. 




sténides — Stemis 337 

On rapporte avec doute au subaeneus le gonymelas de Stephens (111. 
Brit. V, 291). 


6$. Stenus (Iflesostenus) aerosus, Erichson. 

Allongé, subdéprimé, éparsement pubescent, d’un noir plombé bril¬ 
lant, avec les antennes, les palpes et les pieds testacés, la massue des 
antennes, leur I er article et les genoux à peine rembrunis. Tète bien plus 
large que le prothorax, au mains aussi large que les élytres, assez forte - 
ment et densément ponctuée, largement bisillonnée, à intervalle subélevé, 
subcaréné, lisse. Prothorax suboblong, moins large que les élytres, sensi¬ 
blement arqué sur les côtés, subrétréci en arrière, assez fortement et den¬ 
sément ponctué, inégal, avec un sillon médian obsolète et quelques im¬ 
pressions légères. Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, 
inégales, avec 3 impressions sensibles ; assez fortement et densément 
ponctuées. Abdomen subatténué en arrière, assez fortement et densément 
ponctué, bien plus finement dans sa partie postérieure. Tempes assez 
légèrement et éparsement ponctuées en dessous, surtout en avant. 

o* Le 6° arceau ventral sensiblement et angulairement échancré au 
sommet. Le 5 e très finement et très densément pointillé sur sa région 
médiane (1). 

9 Le 6° arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au sommet 
Le 5 e finement et densément pointillé sur sa région médiane. 

Stenus aerosus, Erichson, Gen. et Spec. Staph. 727. — Fauvel, Faun. Gallo- 

Rhén. III, 282, 77. 

Stenus aceris, SIotschoulsky, Enum. nouv. esp. Coléop. 1858, 23. — Fauvel, 

Bull. Soc. Linn. Norm. 1866, X, 25. 

Stenus elegans, Fairmaire et Laboulbène, Ann. Ent. Fr. 1860, 163. 

Long., 0,0040 (1 5/6 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Patrie. Cette espèce est commune, toute l’année, dans presque toute 
la France, parmi les détritus, les mousses et les feuilles mortes, surtout 
dans les collines. 

Obs. A peine moindre que le subaeneneus, elle lui ressemble beau- 


(1) Cela arrive souvent, je ne l’indique que lorsque c'est bien tranché. 


338 


BRÉVIPENNES 


coup. Elle s’en distingue surtout par ses genoux seuls étroitement et 
A peine rembrunis. Les palpes et les antennes sont généralement tes- 
tacés. avec la massue de celles-ci et leur 1 or article souvent plus obscurs. 
Les élytres sont plus inégales. La ponctuation est un peu moins forte. 
L’cchancruie du G u arceau ventral est plus accusée et plus angulaire. 
Les tempes sont moins fortement et moins densément ponctuées en des¬ 
sous, surtout dans leur partie antérieure, etc. 

Rarement le sommet du pénultième article des palpes et le 1 er article 
des antennes sont à peine enfumés. Les cuisses postérieures sont parfois 
assez largement rembrunies. 

Une variété un peu moindre m’a paru avoir les élytres un peu plus 
courtes. 

J'ai vu une forme accidentelle offrant une bosse sur le milieu de chaque 
élylre. 

Tout ce que j’ai vu sous le nom d'aceris présentait une forme un peu- 
plus large, surtout au prothorax qui est plus foitement arrondi sur les 
côtés, sans autre caractère fixe. 

On donne pour synonyme à Yaerosus Yaccris de Stephens (111. Brit. V, 
292) et Vannulalus de Crolch (Proc.Ent. Soc. Lond. 1866, 442). 


G9. Stcnus (Jlesostentis) clegang, Rosendauer. 

Allongé, peu convexe, éparsement pubesccnt, d’un noir plombé brillant, 
avec les antennes, les palpes et les pieds testacés, la massue des antennes 
et l’extrémité des cuisses postérieures un peu rembrunies. Tête, plus large 
que le prothorax, à peine aussi large que les élytres, assez fortement et 
densément ponctuée, légèrement bisillonnée, à intervalle subélevé en 
carène lisse. Prothorax non ou à peine oblong, un peu moins large que 
les élytres, arqué sur les côtés, subrétréci en arrière, assez fortement 
et densément ponctué, peu inégal, à sillon médian obsolète. Élytres sub- 
oblongucs, sensiblement plus longues que le prothorax, peu inégales, avec 
1 seule impression intra-humérale, fortement et assez densément ponc¬ 
tuées. Abdomen subatténué en arrière, modérément ou peu densément 
ponctué, plus finement dans sa partie postérieure. Tempes éparsement 
ponctuées en dessous. 

cf L c 0 e arceau ventral assez profondément échancré en angle sub¬ 
arrondi au sommet. 


stémdes — Stenus 339 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé etsubogivalement arrondi au sommet. 

Stenus elegans , fiOSENtm’En, Thier Andal. 7o. 

Stenus ochropus, KiESENWETTEn, lîerl. Fut. Zeit, 18b'8, 12S. 

Stenus Fauveli, Ch. Dnisour, Mat. Cat. Grenier, 1 SG3 , 128. 

Long., 0,0037 (1 2/31.). — Larg., 0,0000 (1/41.). 

Patrie. Celle espece, peu commune, sc trouve, au printemps, sous les 
pierres cl les débris végétaux, dans la Champagne, la Bouigogne, la 
Gaienne, l’Angoumois, la Provence, le Languedoc, les Alpes, les Pyré¬ 
nées-Orientales, les Alpes-Maritimes, etc. Je l’ai prise quelquefois aux 
environs de Lyon. 

Ons. Moindre que Vaerosus, elle en diffère par sa tète un peu moins 
larg- 1 , à carène frontale plus accusée et plus lisse, par ses antennes un 
peu moins longues; par son prothorax plus égal, souvent plus fortement 
arrondi sur les côtés; par ses élytres moins courtes, un peu plus forte¬ 
ment ponctuées, moins inégales, avec la seule impression intra-humérale, 
les postscutellaire et latérales étant très 'obsolètes. La ponctuation de 
l’abdomen est moins serrée, etc. 

Parfois les élytres sont un peu roussâlres. Les ailes sont souvent rud- 
menlaires. La carène frontale est plus ou moins accusée. L’abdomen est 
quelquefois assez fortement atténué en arrière. 

Les exemplaires de Grèce, se rapportant à Y ochropus de Kiesenwetter, 
ont la taille moindre, les élytres plus égales, la carène frontale plus 
épatée (1). 

Peut-être doit-on rapporter à celte espèce le St. carinifrons de Mosts- 
choulskv (Enum. nouv. esp. Coléop. 1858, 23, 48)? 

Je l’avais jadis indiquée sous le nom de carinula, R. (inédit). 


70. StemiB (JUesostcnus) impressipennis, J. Duval. 

Allongé . peu convexe brièvement pubescent, d'un noir presque mat , 
avec la base clés palpes, les antennes et les pieds testacés, les genoux, la 
base des antennes et leur massue plus ou moins rembrunis. Tête plus 
large que le prolliorax, un peu moins large que les élytres, assez forte- 

(I) Du reste, les St. subaeneus, aerosus et elegans varient beaucoup quant il la taille, la 
forme et la ponctuation, la carène frontale, la largeur du prolUorax et la longueur des 
élytres, etc. 


340 


BRÉVIPENNES 


ment et très densément ponctuée, légèrement bisillonnée, à intervalle sub- 
convexe. Prothorax à peine oblong, un peu moins large que les élytres, 
arqué sur les côtés, subrétréci en arrière, assez fortement et très densé¬ 
ment ponctué, subinégal, avec un sillon médian et des impressions obso - 
lètes. Élytres suboblongues, sensiblement plus longues que le prothorax, 
inégales, assez fortement et très densément ponctuées. Abdomen sub¬ 
atténué en arrière, assez finement et très densément ponctué. 

a" Le 6° arceau ventral légèrement et angulairement échancré au 
sommet. Le 5 e à peine échancré à son bord postérieur. 

$ Le 6 e arceau ventral prolongé au sommet en ogive obtuse. Le 5 e 
simple. 

Stenus impressipennis, J. Duval, Ann. Ent. Fr. 1852, 701. — Fairmaire et 

Laboulbène, Faun. Fr. I, 589, 55. 

Stenus carinifrons, Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 589, 54. 

Stenus elevatus, Motschoulsky, Enum. nouv. esp.Col. 1858, 22, 44. 

Stenus ossium, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 384, 80. 

Long., 0,0040 (1 3/4 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 L). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir presque mat ; revêtu d’une 
courte pubescence blanche, plus serrée sur l’abdomen. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, un peu ou à peine plus 
large que les élytres; brièvement pubescente; assez fortement et très 
densément ponctuée; légèrement et largement bisillonnée, à intervalle 
subconvexe, un peu plus lisse et obtusément caréné ; d’un noir peu 
brillant. Bouche brunâtre. Palpes maxillaires d’un brun de‘poix, à 
1 er article testacé. Yeux obscurs. 

Antennes peu allongées, grêles, un peu moins longues que la tête et 
le prothorax réunis, éparsement pilosellées; teslacées avec les 2 pre¬ 
miers articles et la massue plus ou moins rembrunis ; à 1 er article sub- 
épaissi : le 2 e à peine moins épais, presque aussi long que le 1 er , sensi¬ 
blement plus épais que les suivants : ceux-ci grêles, graduellement 
moins longs : le 3 e très allongé, plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e allongés, 
subégaux : les 6 e et 7 e suballongés ou fortement oblongs : le 8 e sub- 
oblong, obeonique : les 3 derniers formant ensemble une massue sub¬ 
allongée : le 9 e obeonique : le 10 e subcarré : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax à peine oblong, un peu moins large que les élytres; sensi¬ 
blement arqué sur les côtés et subrélréci en arrière; peu convexe; 


STÉNIDES — Stenus 


341 


brièvement pubescent; assez finement et très densément ponctué ; sub 
inégal, avec un léger sillon médian et de chaque côté 2 impressions 
obsolètes ; d’un noir presque mat ou peu brillant, un peu grisâtre par 
l’effet de la pubescence. 

Écusson peu distinct, noir. 

Elytres suboblongues, d’un tiers plus longues que le prothorax, sub¬ 
arquées en arrière sur les côtés ; à peine convexes; inégales; avec une 
impression postscutellaire et une autre intra-humérale oblongue, assez 
accusées, une 3 e latérale plus légère et une 4 e discale postérieure, obso¬ 
lète ; brièvement pubescenles; assez fortement et très densément ponc¬ 
tuées ; d’un noir presque mat, un peu grisâtre par l’effet de la pubes¬ 
cence. Épaules arrondies. 

Abdomen suballongé, moins large à sa base que les élytres, subatténué 
en arrière ; convexe, avec les 3 premiers segments graduellement plus 
faiblement impressionnés en travers à leur base; assez densément pubes¬ 
cent ; assez finement et très densément ponctué, un peu moins finement 
et un peu moins densément sur la base ; d’un noir presque mat ou peu 
brillant, un peu grisâtre. Le 7 e segment moins ponctué, sublronqué au 
bout. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir assez brillant. Prosternum et 
mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe peu émoussée. 
Métasternum assez fortement et assez densément ponctué, subimpres¬ 
sionné en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez finement et 
densément ponctué, plus finement et plus densément en arrière, surtout 
sur le milieu du 5 e arceau. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un roux testacé 
avec les hanches noires, l’extrémité des cuisses et la base des tibias plus 
ou moins largement rembrunies. Tarses sublinéaires, à 4 e article pro¬ 
fondément bilobé, un peu plus large que le 3 e . Les postérieurs plus 
allongés, assez grêles, à 1 er article très allongé, 2 fois plus long que le 
dernier: le 2 e fortement oblong, le 3° suboblong. 

Patrie. Cette espèce, médiocrement commune, se trouve, en été, dans 
la poussière des troncs cariés des arbres et sous les vieux fagots, dans 
les forêts, dans plusieurs parties de la France. 

Obs. Sa couleur est moins plombée et plus mate que chez les espèces 
précédentes. La ponctuation générale, surtout celle de l’abdomen, est 
bien plus serrée. Les palpes sont plus obscurs ; les pieds, d’un testacé 
moins pâle, etc. 


342 


BRÉVIPENNES 


On réunit parfois à Yimpressipennis l 'ossium de Stephens (III. Brit. V, 
290), et le Surdons de Kraalz (Ins. Deul. II, 78G, note). 


71. Steuus (Mesostenus) fuseicornis, Erichson. 

Allongé, peu convexe, éparsement pubescent, d’un noir brillant, avec 
la base des palpes testacée et les pieds d'un roux brunâtre. Tête bien 
plus large gue le prothorax, un peu plus large que les élytres, assez 
fortement et densément ponctuée, largement bisillonnée , à intervalle 
subconvexe. Prothorax suboblong, un peu moins large que les élytres, 
largement arqué sur les côtés, rétréci en arrière, assez fortement et 
densément ponctué, subégal, à sillon médian nul ou obsolète. Elytres 
subcarrées, un peu plus longues que le prothorax , peu inégales, assez 
fortement et assez densément ponctuées. Abdomen à peine atténué en 
arrière, assez fortement et assez densément ponctué, plus légèrement 
dans sa partie postérieure. 

cf Le G e arceau ventral assez étroitement et subangulaircment échancré 
au sommet. Le 5 e à peine sinué dans le milieu de son bord apical et 
subdéprimé au devant du sinus. 

Ç Le G 0 arceau ventral prolongé au sommet en ogive obtuse. Le 5 e 
simple. 

Stenus fuscieornis, Epiciison, Gen. et Spec. Staph. 730, 70. — Heer, Faun. 

Ilelv. I, 078, 38. — Faiiuiaire et Ladoülbène, Faun. Fr. I, 588, 53. — Kraatz, 

Ins. Deut. II, 791, 04. 

Long., 0,0030 (1 1/31.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir brillant; revêtu d'une courte 
pubescence blanche, bien évidente et peu serrée. 

Tête bien plus large que le prothorax, un peu ou à peine plus large 
que les élytres; légèrement pubescente, assez fortement et densément 
ponctuée; largement bisillonnée, à intervalle subconvexe; d’un noir 
brillant. Bouche brune, à 1 er article des palpes maxillaires icslacô. Yeux 
obscurs. 

Antennes peu allongées, grêles, moins longues [que la tête et le pro¬ 
thorax réunis, distinctement pilosellées, brunes ou noirâtres, avec la 
massue et les 2 premiers articles plus foncés ; le 1 er subépaissi : le 2* 




stémdes — S tenus 


343 


un peu moins épais, au moins aussi long que le l° r , plus épais que les 
suivants : ceux-ci grêles, graduellement moins longs : le 3 e allongé, 
plus long que le 4° : les 4 e et 5 e suballongés: les G e ct7 e oblongs, le 
8° suboblong : les 3 derniers formant ensemble une massue légère et 
suballongéc : le 9 e obeonique, le 10 e subcarré : le dernier en ovale 
acuminé. 

Prothorax suboblong, un peu moins large que les élytrès ; largement 
arqué sur les côtés et rétréci en arrière; peu convexe; éparsement pu- 
bescent; assez fortement et densément ponctué ; subégal, à sillon médian 
nul ou presque nul, avec une impression oblique, obsolète, de chaque 
côté ; d'un noir brillant. 

Ecusson très petit, noir, avec un point enfoncé. 

Ely 1res subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, à peine 
arquées en arrière sur les côtés; à peine convexes; peu inégales, avec 
une impression postscutellaire et une autre intra-huméralc légères ou 
obsolètes; éparsement pubesccntes; assez fortement et densément ponc¬ 
tuées; d'un noir brillant. Epaules subarrondies. 

Abdomen suballongé, moins large ù sa base que les élytres, à peine 
atténué en arrière; assez convexe, à premiers segments subimpnfssionnés 
en travers à leur base; finement pubesccnt; assez fortement classez 
densément ponctué, plus finement et plus légèrement en arrière; d’un 
noir brillant. Le 7° segment moins ponctué, tronqué ou subéchancré au 
bout. 

Dessous du corps légèrement pubesccnt, d’un noir brillant. Prosternum 
et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe mousse ou 
subtronquée. Métasternum assez fortement et assez densément ponctué, 
subimpressionnô en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez 
fortement et assez densément ponctué, plus finement et plus densément 
en arrière, surtout sur le milieu du 5 e arceau. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, d’un roux bru¬ 
nâtre, avec les hanches et souvent les genoux plus foncés. Tarses grêles, 
sublinéaires, à 4 e article profondément bilobé, un peu plus large que 
le 3 e . Les postérieurs allongés, grêles, à 1 er article très allongé, environ 
2 fois plus long que le dernier : le 2 3 suballongé, le 3 e oblong. 

Patrie. Cette espèce est très commune parmi les détritus et les feuilles 
mortes des collines et des lieux boisés. 

Oqs. Elle est moindre que les précédentes. Les pieds sont presque 


344 


BRÉyiPEISNES 


uniformément d’un brun roussâtre ; les antennes sont obscures ; le sillon 
prothoracique est le plus souvent nul ou obsolète, elc. 

Elle a un peu la tournure du vafellus, avec la taille plus grande, et 
de Yargus, avec la tête plus large. Le pénultième article des tarses est 
plus profondément bilobé que chez l’un et l’autre. 

On rencontre évidemment, chez celte espèce, les formes macroptère 
et brachyptère. Celte dernière a parfois les élytrès un peu moins densé¬ 
ment ponctuées et plus brillantes, et alors elle conduit au sparsus (1). 


918. Stcnus (.Tlesosteniig) glaciulis, Heer. 

Allongé, étroit, peu convexe éparsement pubescent, d'un noir sub - 
plombé brillant, avec les antennes, les palpes et les pieds testacès, la 
massue des antennes et un anneau avant le sommet des cuisses intermé¬ 
diaires et postérieures à peine rembrunis. Tête bien plus large que le 
prothorax, au moins aussi large que les élytres, assez fortement et assez 
densément ponctuée, subexcavée, assez largement et profondément bisil- 
lonnée, à inteivalle élevé, subcaréné. Antennes allongées, très grêles. 
Prothorax à peine oblong, subcordiforme, à peine moins large en avant 
que les élytres, assez fortement arqué sur les côtés avant leur milieu, 
subrétréci en arrière, très fortement, assez densément et subrugucuse- 
ment ponctué, inégal, avec un sillon médian et quelques impressions 
légères. Elytres subcarrées, non ou à peine plus longues (2) que le pro¬ 
thorax, subinégales, très fortement et assez densément ponctuées. Abdomen 
légèrement atténué en arrière, assez fortement et assez densément ponctué 
à sa base, graduellement plus finement vers son extrémité. 

a* Le 6 e arceau ventral angulairement échancré au sommet. Le 5 e 
largement et à peine sinué à son bord apical, longitudinalement subdé¬ 
primé et plus densément pointillé sur son milieu, au-devant du sinus. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au sommet. 
Le 5 e simple. 


(1) Le St. spar.sus de Fauvel(Faun. suppl. 39) est voisin du fuscicornis, le corps est plus 
bronzé,moins densément ponctue, avec les élytres plus courtes, l'abdomen très brillant, comme 
vernissé et très éparsement ponctué, presque lisse sur le dos. — Long. 0,0033. — Corse. 

(2) Les élytres varient un peu de longueur. Toutefois, même chez les exemplaires pyrénéens, 
e les ai constatées au moins i> peine plus longues que le prothorax. 


sténides — Stenus 345 

Stenus glacialis, Heer, Faun. Helv. I, 224, 35. — Kraatz, Ins. Deut. II, 787, 38. 

— Rye, Ent. Ann. 1807, 66. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 281, 75. 

Long., 0,0044 (2 1.).— Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir subplombé brillant; revêtu d’une 
fine pubescence blanchâtre, assez longue et peu serrée. 

Tête bien plus large que le prothorax, au moins aussi large que les 
élytres ; éparsement pubescente ; assez fortement et assez densément 
ponctuée ; subexcavée, assez largement et profondément bisillonnée, à 
intervalle élevé, obtusément caréné ; d’un noir subplombé brillant. 
Bouche brune. Palpes maxillaires testacés. Yeux obscurs. 

Antennes allongées, très gièles, de la longueur de la tête et du pro¬ 
thorax réunis, assez fortement pilosellées, testacées, à massue ordinai¬ 
rement à peine plus foncée; à 1 er article subépaissi : le 2 e moins épais 
et aussi long que le 1 er , évidemment plus épais que les suivants : ceux-ci 
très grêles, graduellement moins longs : le 3 e très allongé, plus long que 
le 4° : les 4 e à 7 e allongés, le 8° oblong : les 3 derniers formant ensemble 
une massue allongée, modérée et subfusiforme : les9 u et 10 e suboblongs, 
obeoniques : le dernier en ovale fortement acuminé. 

Prothorax à peine oblong, subcordiforme, à peine moins large en 
avant que les élytres ; assez fortement arqué sur les côtés avant leur 
milieu et subrétréci en arrière ; peu convexe ; éparsement pubescent ; 
très fortement, assez densément et subrugueusement ponctué; inégal, 
avec un sillon médian et 2 légères impressions de chaque côté, l’une 
antérieure, l’autre postérieure, et une 3 e plus faible, oblique, sur la partie 
dilatée du disque ; d’un noir subplombé brillant. 

Ecusson peu distinct, d’un noir brillant. 

Élytres subcarrées, non ou â peine plus longues que le prothorax, sub¬ 
arquées en arrière sur les côtés ; très peu convexes ; subinégales, avec 
une impression postscutellaire, une autre intra-humérale, oblongue, et 
une 3 e submarginale, allongée, située après le milieu, toutes plus ou 
moins sensibles ; éparsement et assez longuement pubescenles ; très for¬ 
tement et assez densément ponctuées, subrugueusement sur les impres¬ 
sions; d’un noir subplombé brillant. Epaules arrondies. 

Abdomen allongé, un peu moins large à sa base que les élytres ; légère¬ 
ment atténué en arrière ; assez convexe, avec les 3 premiers segments 
faiblement impressionnés en travers à leur base qui est obtusément 
angulée dans son milieu ; éparsement et assez longuement pubescent ; 

Soc. Linn. — t. xxx. 24 


346 


BRÉVIPENNES 


assez fortement et assez densément ponctué à sa base, graduellement 
plus finement et plus légèrement en ariière; d’un noir subplombé bril¬ 
lant. Le 7 e segment presque lisse, subimpressionné-subéchancré au bout. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir subplombé brillant. Prosternum 
et mésosternum très fortement et subrugueusement ponctués : celui-ci à 
pointe mousse ou subtronquée. Métasternum très fortement ponctué sur 
les côtés, moins fortement et assez densément sur son disque qui est 
subdéprimé en arrière avec une ligne longitudinale lisse. Ventre très 
convexe, assez longuement pubescent, assez fortement et assez densé¬ 
ment ponctué, plus finement et plus densément sur le milieu du 5° 
arceau. 

Pieds finement pubescents, légèrement pointillés, testacés, avec un 
anneau à peine rembruni avant le sommet des cuisses intermédiaires et 
postérieures. Tarses plus ou moins allongés, sublinéaires, à 4« article 
profondément bilobé, un peu plus large que le 3 e . Les postérieurs 
allongés, grêles, à 1 er article très allongé, 2 fois plus long que le dernier 
et même plus : le 2° suballongé, le 3 e oblong. 

Patrie. Cette espèce est assez rare, en juillet et août, sous les mousses 
des forêts, dans les régions alpines et subalpines : l’Alsace, la Lorraine, le 
Bugey, le Mont-Pilat, la Savoie, les Alpes, les Pyrénées-Orientales, etc. 

Obs. Elle est moins lisse et moins brillante que le politus auquel elle 
ressemble un peu, avec une ponctuation un peu plus serrée, plus ru¬ 
gueuse, surtout au prothorax, un abdomen moins conique et moins lisse. 
La tête est bien plus large, les élytres sont plus carrées, etc. Les élytres 
sont plus courtes que chez aerosus, avec la ponctuation plus forte et la 
taille plus grêle, etc. 

Les pieds sont parfois entièrement testacés. 

Les exemplaires pyrénéens ont la tête à peine moins large, le prothorax 
un peu plus court et les élytres moins longues, la ponctuation un peu plus 
rugueuse (St. muscorum, Fairmaire et Brisout, Ann. Ent. Fr. 1859, 42). 


33. Stcnus (IVIcioBtenus) scabcr, Fauvel. 

Allongé, subdéprimé, finement pubescent, d'un noir peu brillant, avec 
les antennes brunâtres, la base de celles-ci, les palpes et les pieds testacés, 
l'extrémité des cuisses et la base des tibias plus ou moins largement rem- 



STÉNIDES — Stenus 


34? 


brunies. Tête bien plus lurge que le prothorax, à peine plus large que let 
élytres, fortement et densément ponctuée, largement bisillonnée, à inter¬ 
valle subélevé, lisse. Antennes assez allongées, grêles. Prothorax oblong, 
moins large que les élytres, subarqué en avant sur les côtés, rétréci en 
arrière, très fortement et rugueusement ponctué, inégal, avec un sillon 
médian et des impressions sensibles de chaque côté. Elytres subcarrées, 
de la longueur du prothorax, inégales, très fortement et rugueusement 
ponctuées. Abdomen subatténué en arrière, assez finement et densément 
ponctué, plus finement dans sa partie postérieure. 

a’ Le 6° arceau ventral largement et faiblement échancré au sommet. 

$ Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au sommet. 

Stenus scaber, Fauvel, Bull. Soc. Linn. Norm. Sér. 2, V, 21, 1869. — Marseul 

l’Abeille, VIII, 357, 1871. 

Stenus Italicus . Baudi, Berl. Eut. Zeit. 397, 1869. 

Long., 0,0038 (1 2/3 1.). — Larg., 0,0007(1/3 1.). 

Corps allongé, subdéprimé, d'un noir peu brillant; revêtu d’une fine 
pubescence blanchâtre et assez courte, plus serrée sur l’abdomen. 

Tête bien plus large que le prothorax, à peine plus large que les 
élytres, légèrement pubescente ; fortement, densément et subrugueuse- 
ment ponctuée ; largement et peu profondément bisillonnée, à intervalLï 
subélevé en carène épatée, lisse; d'un noir peu brillant. Bouche brune. 
Palpes maxillaires testacés, à pénultième article parfois à peine plus 
foncé dans sa partie renflée. Yeux obscurs. 

Antennes suballongées, grêles, à peine moins longues que la tête et le 
prothorax réunis, éparsement pilosellées; brunes ou d’un roux bru¬ 
nâtre, graduellement plus claires vers leur base avec les 2 premiers 
articles pâles ; le l 0r subépaissi : le 2 e à peine moins épais, un peu 
moins long que le 1 er , plus épais que les suivants : ceux-ci grêles, gra¬ 
duellement moins longs : le 3 e très allongé, plus long que le 4 e : les 4° et 
5 e allongés, subégaux : les G e et 7 e fortement oblongs, le 8 e oblong, 
obeonique : les 3 derniers formant ensemble une massue légère et 
allongée : les 9° et 10 e subcarrés : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax oblong, moins large que les élytres ; subarquê en avant 
sur les côtés et graduellement rétréci en arrière; peu convexe; éparse¬ 
ment pubescent ; très fortement, densément et très rugueusement ponc¬ 
tué; inégal, avec un sillon médian plus ou moins accusé et 2 impressions 


348 


BRKVIPENNES 


assez marquées de chaque côté de celui-ci, et une 3 e oblique sur la 
partie dilatée du disque ; d’un noir peu brillant. 

Ecusson peu distinct, noir. 

Elytres subcarrées, de la longueur du prothorax, à peine plus lar¬ 
ges et à peine arquées en arrière sur les côtés ; subdéprimées; inégales, 
avec une impression postscutellaire sensible, une autre intrahumérale 
assez accusée, et une 3 e transversale ou suboblique, assez marquée, vers 
le milieu des côtés ; éparsement pubescentes ; très fortement, densément 
et rugueusement ponctuées ; d’un noir peu brillant. Epaules arrondies. 

Abdomen suballongê, un peu moins large à sa base que les élytres. 
subatténué en arrière; assez convexe, avec les 5 premiers segments gra¬ 
duellement moins fortement impressionnés en travers à leur base ; finement 
et assez densément pubescent; assez finement et densément ponctué en 
avant, graduellement plus finement et plus densément en arrière; d’un 
noir peu brillant. Le 7 e segment moins ponctué, subtronqué au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Pros¬ 
ternum et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe courte 
et peu émoussée. Métasternum fortement et assez densément ponctué, 
subimpressionné en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez 
finement et densément ponctué, plus finement et plus densément en 
arrière, surtout sur le milieu du 5 e arceau. 

Pieds légèrement pubescents, obsolètement pointillés, testacés, avec 
les hanches noires, l’extrémité des cuisses et la base des tibias plus ou 
moins largement rembrunies, surtout dans les pieds postérieurs. Tarses 
grêles, sublinéaires, à 4 e article profondément bilobé, plus large que le 
3 e . Les postérieurs allongés, grêles, à 1 er article très allongé, 2 fois plus 
long que le dernier : le 2 e assez allongé, le 3 e oblong. 

Patrie. Cette espèce est très rare. Elle se prend, en hiver, sous les 
détritus des inondations, aux environs d’Hyères, de Nice, de Fréjus et 
de Saint-Raphaël. Je l’ai prise moi-même dans cette dernière localité. 

Obs. La taille est moindre que chez glacialis, la couleur moins bril¬ 
lante et la ponctuation du prothorax et des élytres plus rugueuse, avec 
celle de l’abdomen plus fine et plus serrée. Les genoux sont plus large¬ 
ment rembrunis, etc. 

Les élytres offrent parfois une petite bosse entre l’impression postscu¬ 
tellaire et l’inlra-humérale (1). 


(I) Le St. Reitteri, Weise (Deut. Ent. Zeil. 1875, 337, 64) est un peu plus robuste, plus 


STÉNIDES — Stenus 


349 


Il est douteux qu’on doive assimiler à cette espèce le St. bitubercu- 
latus de Motschoulsky (Enum. nouv. esp. Col. 22, 45, 1858), qui ne 
donne pas la longueur des élytres. 


94. Stenus (Mesostenus) geniculatiis, Gravenhorst. 

Allongé, subdéprimé, légèrement pubescent, d'un noir peu brillant et à 
peine plombé, avec les palpes, les antennes et les pieds testacés, et les 
genoux rembrunis. Tête bien plus large que le prothorax, de la largeur 
des élytres, assez fortement et très densément ponctuée, faiblement et 
largement bisillonnée, à intervalle subcaréné et lisse en arrière. Antennes 
peu allongées, assez grêles. Prothorax oblong,nnpeu moins large que 
les élytres, subarqué sur les côtés, subrétréci en arrière, fortement et 
densément ponctué, subégal, avec un léger sillon médian. Elytres sub¬ 
carrées, de la longueur du prothorax, peu inégales, fortement et densé¬ 
ment ponctuées. Abdomen subatténué en arrière, assez fortement et den¬ 
sément ponctué, plus finement dans sa partie postérieure. 

cf* Le 6° arceau ventral légèrement échancré au sommet. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. 

Stenus geniculatus, Gravenhorst, Mon. 228. — Erichson, Col. March. I, 564, 

42; — Gen. et Spec. Staph. 728, 73. — Redtenbacher, Faun. Austr, ed. 2, 

24. 46. — Heer, Faun. Helv. I, 579. 40. — Fairhaire et Laboulbène, Faim. 

Fr. I, 590, 57. — Kraatz, Ins. Deut. II, 788, 60. — Thomson, Skand. Col. II, 

236, 53 ; — IX, 200, 53. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 285, 82. 

Long., 0,0040 (1 3/4 I.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps allongé, subléprimé, d’un noir peu brillant et à peine plombé ; 
revêtu d'une légère et courte pubescence blanchâtre, peu serrée. 

Tête bien plus large que le prothorax, de la largeur des élytres; à 
peine pubescente; assez fortement et très densément ponctuée; faiblement 
et largement bisillonnée, à intervalle subcaréné et lisse en arrière ; d’un 
noir peu brillant. Bouche brunâtre. Mandibules rousses. Palpes maxil¬ 
laires entièrement testacés. Yeux obscurs. 

Antennes peu allongées, assez grêles, moins longues que la tête et le 

inégal avec le prothorax plus large, les élylres plus courtes, plus élargies en arrière, et 
l'abdomen moins étroit, plus légèrement ponctué. — Long. 0,0043. — Hongrie. 


350 


RKÉVIPENNES 


prothorax réunis, pilosellées ; tcstacées, à massue et 2 premiers articles 
parfois un peu plus foncés : le 1 er subépaissi : le 2 e un peu moins épais 
et à peine moins long que le 1 er , plus épais que les suivants : ceux-ci 
assez grêles, graduellement moins longs : le 3 e allongé, plus long que 
le 4 e : les 4 e et 5° assez allongés : les 6 e et 7 e oblongs, le 8 e suboblong : 
les 3 derniers formant ensemble une massue assez légère et suballongée : 
le 9 e obeonique : le 10 e subcarré : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax oblong, un peu moins large que les élytres, subangulaire- 
ment subarqué sur les côtés un peu avant leur milieu et puis subrétréci 
en arrière;peu convexe; éparsement pubescent; fortement et densément 
ponctué ; subégal, avec un léger sillon médian et, de chaque côté, une 
impression obsolète, souvent peu visible; d’un noir peu brillant et à 
peine plombé. 

Écusson peu distinct, noir. 

Elytres subcarrées, de la longueur du prolhorax ; un peu plus larges 
( t à peine arquées en arrière sur les côtés; subdéprimées; peu inégales, 
avec une impression postscutellaire et une autre intra-humérale légères ; 
éparsement pubescenles ; fortement et densément ponctuées; d’un noir 
I eu brillant et à peine plombé. Épaules arrondies. 

Abdomen suballongé, à peine moins large à sa base que les élytres, 
subatténué en arrière; assez convexe, avec les premiers segments gra¬ 
duellement moins impressionnés en travers à leur base ; finement pubes- 
cent; assez fortement et densément ponctué, plus finement dans sa 
partie postérieure; d’un noir peu brillant et à peine grisâtre. Le 7 e seg¬ 
ment moins ponctué, subtronqué au bout. 

Dessms du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Pros- 
ternum et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe émous- 
rée. Métasternum assez fortement et densément ponctué, subimpressionné- 
sillonné en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez finement 
et densément ponctué, plus fortement à sa base, plus finement et plus 
densément sur le milieu du 4 e et surtout du 5 e arceau. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, testacés, avec les 
hanches noires et les genoux étroitement, les postérieures plus large¬ 
ment, rembrunis. Tarses sublinéaires, à 4“ article profondément bilobé, 
plus large que le 3 e . Les postérieurs suballongôs, assez grêles, â 1 e '- ar- 
licle allongé, bien plus long que le dernier : le 2 e fortement oblong, le 
3» suboblong. 

Patrie. Cette espèce est rare. On la prend, de diverses manières, au 



STÉiMDES — Stenus 


351 


printemps et en été, dans la Flandre, l’Artois, l’Alsace, la Champagne, la 
Bretagne, les environs de Paris, la Bourgogne, les Alpes, les Pyrénées, etc. 
J’en ai capturé 2 exemplaires seulement dans la région lyonnaise. 

Obs. Elle ressemble un peu au scaber, avec la ponctuation moins forte 
et moins rugueuse. Le prothorax et les élytres ont leur surface bien 
moins inégale. Les antennes sont plus pâles, les genoux plus étroite¬ 
ment rembrunis, etc. 

D’après John Sahlberg (Enura. Brach. Fenh. 65), on doit réunir au 
geniculatus le proboscideus de Gyllenhal (Ins. Suec. Il, 476, 11), qui est 
peut-être le Paederus proboscideus d’Olivier (Eut. III, n° 44, 6, 5, pl. I, 
fig. 5, a, b). Peut-être aussi doit-on lui assimiler comme variété le flavi- 
paipis de Thomson (Sk. Col. II, 237, 54), qui dit : corpore nitido... 
thorace haud canaliculato (1). 


75. Stenus (Mesosteuus) pnlustris, Erjchson. 

Allongé, assez ] étroit, sublinéaire, peu convexe, éparsement pubescent, 
d'un noir un peu brillant, avec les palpes et les antennes testacés, le 
pénultième article de ceux-là et la massue de celles-ci un peu rembrunis, 
les pieds d’un brun roussâtre à base des cuisses largement testacée. Tête 
plus large que le prothorax, de la largeur des élytres, assez finement 
et très densément ponctuée, faiblement et largement bisillonnée, à inter¬ 
valle subconvexe et lisse en arrière. Prothorax oblong, à peine moins 
large en avant que les élytres, assez fortement arqué sur les côtés avant 
leur milieu, rétréci en arrière, assez fortement et densément ponctué, 
subégal, avec un sillon médian presque lisse. Elytres subcarrées, de la 
longueur du prothorax, subégales, assez fortement et densément ponc¬ 
tuées. Abdomen à peine atténué en arrière, assez finement rebordé sur les 
côtés, assez finement et densément ponctué. 

a* Le 6° arceau ventral assez largement échaneré-sinué au sommet 
en angle ouvert: 

9 Le 6° arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. 

(1) En effet, les i types que j'ai vus du /lavipalpis avaient la taille un peu moindre et le 
curp un peu plus brillant que chez geniculatus, avec le canal du prothorax remplacé pas 
une ligne lisse, les élytres un peu plus courtes et un peu plus inégales, liais ces signes son 
variables, car je possède un geniculatus, de Lyon, sans canal prolhoraciquc, et un flavipalpis 
de Norxvège, à sillon un peu distinct. Je ne vois dans cette dernière espèce, jusqu’à plus 
amples renseignements, qu'une variété brachyplère du geniculatus. 


332 


BKÉYIFENNES 


Stenus palustris, Erichson, Col. March. I, 565, 43; — Gen. et Spec. Staph. 

729, 75. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 224, 46. — Fairmaire et La- 

boulbène, Faun. Fr. I, 591, 62. —Kraatz, Ins. Deut. II, 790, 62. — Thomson, 

Skand. Col. II, 238, 56; — IX, 200. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 287, 84. 
Stenus proboscideus, Heer, Faun. Helv. I, 225, 38. 

Long., 0,0033 (1 1/2 1.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps allongé, assez étroit, sublinéaire, peu convexe, d’un noir un 
peu brillant,non ou à peine plombé; revêtu d’une très courte pubescence 
blanchâtre, peu serrée. 

Tête plus large que le prothorax, de la largeur des élytres ou même 
un peu plus large que la base de celles-ci ; à peine pubescente; assez 
finement, très densément et subrugueusement ponctuée ; largement et 
faiblement bisillonnée, à intervalle subconvexe et lisse en arrière ; d’un 
noir un peu brillant. Bouche brune. Palpes maxillaires testacés, à pé¬ 
nultième article un peu rembruni, excepté à sa base. Yeux obscurs. 

Antennes peu allongées, assez grêles, évidemment plus courtes que la 
tôle et le prothorax, réunis, pilosellées ; testacées, à massue un peu ou ù 
peine plus foncée ainsi que parfois le 1 er article ; celui-ci subépaissi: 
le 2 e à peine moins épais et à peine moins long que le 1 er , plus épais que 
les suivants : ceux-ci assez grêles, graduellement moins longs : le 3 e 
allongé, plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e assez allongés, subégaux : les 
C c et 7 e fortement oblongs, le 8 e suboblong : les 3 derniers formant en¬ 
semble une massue sensible et suballongée : le 9 e obeonique, le 10 e sub- 
c irré : le dernier en ovale court et obtusément acuminô. 

Prothorax oblong, subcordiforme, à peine moins large antérieurement 
que les clytres ; assez fortement arqué sur les côtés avant leur milieu et 
puis subsinueusement rétréci en arrière; peu convexe; éparsement 
pubescent ; assez fortement et densément ponctué;subégal, avec un sillon 
médian assez large et assez marqué, à fond presque lisse, et, de chaque 
côté, une impression à peine sensible ; d’un noir un peu brillant. 

Ecusson très petit, noir. 

Élytres subcarrées, de la longueur du prothorax, un peu plus larges et 
à peine arquées en arrière sur les côtés; peu convexes; subégales, 
avec une impression postscutellaire à peine apparente, une autre intra- 
humérale et une 3° sublatérale obsolètes; éparsement pubescentes; assez 
fortement et densément ponctuées ; d’un noir peu ou un peu brillant. 
Epaules arrondies. 




STÉNIDES — Stenus 


353 


Abdomen assez allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
à peine atténué en arrière ; assez finement rebordé sur les côtés; con¬ 
vexe, avec les 5 premiers segments graduellement moins impressionnés 
en travers à leur base; finement pubescent; assez finement et densé¬ 
ment ponctué, plus légèrement en arrière ; d’un noir un peu brillant. Le 
7* segment un peu moins ponctué, subtronqué au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Pros¬ 
ternum et mêsosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe sub¬ 
émoussée. Métasternum assez fortement et assez densément ponctué, 
subimpressionné en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez 
finement et densément ponctué, plus finement et plus densément sur le 
milieu du 5 e arceau. 

Pieds finement pubescents, légèrement pointillés, d’un brun roussâtre, 
à base des cuisses légèrement testacée (1). Tarses assez courts, sub¬ 
linéaires, à 4 e article profondément bilobé, plus large que le 3 e . Les 
postérieurs un peu plus allongés, peu grêles, à I er article allongé, bien 
plus long que le dernier: le 2 e fortement oblong, le 3° suboblong. 

Patrie. Celte espèce, assez rare, se rencontre parmi les herbes des 
grands marais, tout l’été, dans la Flandre, l’Alsace, la Lorraine, la 
Normandie, la Champagne, les environs de Paris, la Bourgogne, les 
Alpes, le Bugey, etc. 

Obs. Elle diffère des précô lentes par sa taille moindre et sa forme plus 
étroite et plus linéaire. L’abdomen est relativement plus allongé, surtout 
plus cylindrique et plus finement rebordé sur les côtés. 


?G. Stenus (llesostcnus) impressus, Germar. 

Allongé, subdéprimé, finement pubescent, d’un noir plombé brillant, 
avec les palpes, les antennes et les pieds testacés, les genoux et la massue 
des antennes à peine rembrunis. Tête plus large que le prothorax, de 
la largeur des élytres, assez fortement et densément ponctuée, largement 
bisillonnêe, à intervalle convexe, lisse. Prothorax à peine oblong, un peu 
moins large que les élytres, assez fortement arqué sur les côtés et sub~ 
rétréci en arrière, fortement et densément ponctué, inégal, avec un sillon 
médian et 2 ou 3 impressions de chaque côté. Élytres subcarrées ou à 


(1) Jusqu'au milieu dans les postérieures, jusqu'aux deux tiers dans les autres, au moins 


254 


BRÉVIPENNES 


peine transverses, de la longueur du prolhorax, subélargies en arrière, 
inégales, fortement et densément ponctuées. Abdomen subattênué en ar¬ 
rière, assez finement et assez densément ponctué, plus fortement à sa 
base. 

à" Le 6 e arceau ventral angulairement échancré au sommet. Le 5 e à 
peine sinué dans le milieu de son bord apical, offrant au-devant du 
sinus un sillon longitudinal obsolète ; plus densément pubescent et plus 
finement et plus densément pointillé. 

Ç Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au 
sommet. Le 5 e simple. 

Stenus impressus, Germar, Spec. tns. 36. 59.— Erichson, Col. March. I, 564, 41, 

— Gen. et Spec. Staph. 728, 72,— Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 224, 48. 

— Heer, Faun. Helv. I, 224, 36. — Fairmaire et Laboulbêne, Faun. Fr. I, 594, 

70.— Kraatz, Ins. Deut, II, 788, 59. — Thomson, Skand. Col. II, 236, 52 ; — 

IX, 200. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 283, 78. 

Stenus proboscideus , Germar, Faun. Ins. Fur. XV, 1. 

Long., 0,0038 (1 2/3 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1.). 

Corps allongé, subdéprimé, d’un noir plombé brillant ; revêtu d’une 
fine pubescence blanchâtre, peu serrée mais assez apparente. 

Tête plus large que le prolhorax. de la largeur des élytres ; finement 
pubescente ; assez fortement et densément ponctuée ; largement et assez 
profondément bisillonnée, à intervalle convexe et lisse ; d'un noir 
plombé brillant. Bouche brune. Mandibules ferrugineuses. Palpes tes- 
tacés. Yeux obscurs. 

Antennes peu allongées, assez grêles, plus courtes que la tête et le 
prothorax réunis, pilosellées ; testacées, à massue à peine rembrunie, 
ainsi que parfois le 1 er article : celui-ci subépaissi : le 2 e un peu moins 
épais et presque a issi long que le 1 er , plus épais que les suivants : ceux 
ci assez grêles, graduellement moins longs : le 3 e allongé, plus long que 
le 4 e : les 4 e et 5° assez allongés : les G e et 7 e suballongés, le 8 e oblong : 
les 3 derniers formant ensemble une massue assez sensible et suballon¬ 
gée : le 9 e obeonique, le 10 e subcarré : le dernier en ovale subacuminé. 

Prothorax à peine oblong, à peine moins large que long, un peu 
moins large, dans sa partie dilatée que les élytres ; assez fortement 
arqué sur les côtés un peu avant leur milieu et puis subrétréci en arrière ; 
peu convexe; éparsemeut pubescent; fortement et densément ponctué; 
inégal, avec un sillon médian assez large et plus ou moins prononcé et 



STÉMDES — Ste7lUS 355 

2 impressions assez marquées de chaque côté et une 3 e sur la partie 
dilatée ; d’un noir plombé brillant. 

Écusson peu distinct, noir. 

Elytres subcarrées ou à peine transverses, de la longueur du protho¬ 
rax, un peu plus larges et à peine arquées en arrière sur les côtés ; sub¬ 
déprimées; inégales, avec une impression suturale souvent prolongée 
jusqu’au sommet, une autre intra-humérale bien prononcée, une 3 e 
oblongue, vers le milieu des côtés et parfois prolongée jusqu’à l’extré¬ 
mité, et souvent une 4 e obsolète, vers celle-ci mais plus en dedans ; 
éparsement pubescentes ; fortement et densément ponctuées ; d’un noir 
plombé brillant. Epaules arrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
subatténuê en arrière ; assez convexe, avec les 5 premiers segments 
graduellement moins impressionnés en travers à leur base ; finement 
pubescent; assez finement et assez densément ponctué, un peu plus for¬ 
tement à la base; d’un noir plombé brillant. Le 7 e segment moins ponc¬ 
tué, paraissant souvent échancré au bout. 

Dessous du corps légèrement pubescent, d’un noir subplombé brillant. 
Prosternum et wîéso.stervmmrugueusement ponctués, celui-ci à pointe non 
émoussée. Métasternum assez fortement et densément ponctué, subim- 
pressionné-sillonné en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez 
finement et densément ponctué, plus fortement vers sa base, plus fine¬ 
ment et plus densément sur le milieu du 5 e arceau. 

Pieds légèrement pubescents, finement pointillés, testacés, avec les 
genoux à peine plus foncés et les hanches brunâtres. Tarses médiocres, 
sublinéaires, à 4° article profondément bilobé, plus large que le 3 e . Les 
postérieurs plus allongés, à 1 er article allongé, 2 fois plus long que le 
dernier : le 2° fortement oblong, le 3 e suboblong. 

Patrie. Cette espèce, modérément commune, préfère les localités 
boisées et montagneuses. On la trouve, tout l’été, sous les mousses, les 
fagots et les détritus, dans diverses zones de la France. Elle est assez 
rare aux environs de Lyon. 

Obs. Elle ressemble beaucoup aux aerosus et elegans avec lesquels 
elle est souvent confondue dans les collections. Le prothorax est plus 
large et moins oblong, les élytres sont plus courtes et la ponctuation de 
l’un et des autres est plus forte. La forme générale est plus déprimée et 
plus ramassée. Les distinctions sexuelle <f sont différentes, etc. 

Le St. annulipes d’Heer (Faun. Helv. I, 225, 40) a la taille un peu 


356 


BRÉVIPENNES 


moindre, les genoux, surtout les postérieurs, plus sensiblement rem¬ 
brunis. Je l’ai reçue jadis, sous le nom de pyrenaeus. 

11 est difficile de dire à quelle espèce se rapporte Vaceris de Lacor- 
daire (Faun. Par. I, 4-45, 7). Erichscn, Kraatz et Fauvel le réunissent à 
Vimpressus, mais Mothchoulsky prétend qu’Erichson a tort et le décrit 
comme une espèce distincte (Enum. nouv. esp. Col. 1858, 23, 46), qui, 
selon moi, doit être attribuée à l 'aerosus. 

C’est avec doute qu'on doit assimiler à Vimpressus le St. angustulus 
de Hcer (Faun. Helv. I, 226, 41) et le gilvipes de Motschoulsky (Enum. 
nouv. esp. Col. 1858, 23, 47). On lui rapporte aussi les subrugosus et 
tenuicorrds de Stephens (111. Brit. V, 290 et 291). 


9 7. Stenus (Mesostenus) flavipes, Erichson. 

Allongé, peu convexe, finement pubescent, d'un noir plombé brillant , 
avec les palpes, les antennes et les pieds testacés, les genoux et la massue 
des antennes à peine rembrunis. Tête plus large que le prolhorax, de la 
largeur des élytres, assez fortement et densément ponctuée, largement 
bisillonnée, à intervalle subconvexe, lisse. Prothorax à peine oblong, aussi 
large avant son milieu que la base des elytres, assez fortement arqué sur 
les côtés , subrétréci en arrière, assez fortement et densément ponctué, 
subégal, avec un sillon médian. Êlytres subtransverses, de la longueur du 
prothorax sur les côtés, un peu plus courtes que celui-ci à la suture, 
assez fortement élargies en arrière, presque égales, assez fortement et 
densément ponctuées. Abdomen subatténué en arrière, assez finement et 
assez densément ponctué. 

cf Le 6 e arceau ventral assez profondément et angulairement entaillé 
au sommet. Le 5 e largement, faiblement etsubangulairement subéchancré 
à son bord apical. 

9 Le 6' arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au sommet. 
Le 5° simple. 

Stenus flavipes, Erichson, Col. March. 1,566,44; —Gen. et Spec. Staph. 729, 

74. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 224, 48.— Fairmaire et Laboulbêne, 

Faun. Fr. I, 595, 73. — Kraatz, Ins. Deut II, 789, 61. — Thomson, Skand. 

Col. II, 237, 55. 

Stenus Erichsonis, Rye, Ent. Monthl. Mag. 1864, I, 103. — Fauvel, Faun. Gallo- 

Rhén. II, 289, 87. 


STÉNIDES — Sienus 


357 


LoDg., 0,0033 (1 1/2 1.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps allongé, peu convexe, d’un noir plombé brillant ; revêtu d’une 
fine pubescence blanchâtre, courte, peu serrée mais dien distincte. 

Tête plus large que le prothorax, de la largeur des élytres, légèrement 
pubescente ; assez fortement et densément ponctuée ; largement bâil¬ 
lonnée, à intervalle subconvexe, lisse ou presque lisse ; d’un noir 
plombé brillant. Bouche brunâtre. Palpes testacés. Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, moins longues q-ie la tète et le prothorax 
réunis, pilosellées ; testacées, à massue à peine rembrunie ; à 1 er article 
subépaissi : le 2 e un peu moins épais, au moins aussi long que le 1 er : 
plus épais que les suivants : ceux-ci grêles, graduellement moins longs , 
le 3 e allongé, plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e allongés : le 0 e suballongé, 
le 7 e oblong, le 8 e subovalaire : les 3 derniers formant ensemble une 
massue oblongue, assez tranchée : les 9 e et 10 e subcarrés : le dernier en 
ovale subacuminé. 

Prothorax à peine oblong, à peine plus large que long, aussi large 
avant son milieu que la base des élytres ; assez fortement arqué sur les 
côtés avant leur milieu et puis subrétréci en arrière ; peu convexe; fine¬ 
ment pubescent; assez fortement et densément ponctué, subégal, avec 
un sillon médian plus ou moins raccourci ; d’un noir plombé brillant. 

Écusson peu distinct, brillant, d’un noir plombé. 

Élytres subtransverses, de la longueur du prothorax sur leurs côtés, 
un peu plus courtes que celui-ci à leur suture ; assez fortement élargies 
en arrière ; sensiblement subéchancrées au sommet ; peu convexes ; 
presque égales ; distinctement pubescentes ; assez fortement et densé¬ 
ment ponctuées ; d’un noir plombé brillant. Épaules largement arrondies. 

Abdomen suballongô, un peu moins large à sa base que les élytres, 
subatténué en arrière ; subconvexe, avec les premiers segments légère¬ 
ment impressionnés en travers à leur base ; finement pubescent ; assez 
finement et assez densément ponctué, un peu plus finement en arrière ; 
d’un noir plombé brillant. Le 7 e segment moins ponctué, subtronqué au 
bout. 

Dessous du corps légèrement pubescent, d’un noir subplombé brillant. 
Prosternum et mésosternum rugueusement ponctués : celui-ci à pointe 
parfois subémoussée, celui-là subélevé sur son milieu en carène obtuse 
et lisse. Métasternum assez fortement et assez densément ponctué, sub¬ 
impressionné en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez for- 


358 


BRÉVIPENNES 


tement et assez densément ponctué à sa base, plus finement en arrière, 
plus densément sur le milieu du 5 e arceau. 

Pieds légèrement pubescents, obsolètement pointillés, testacés, à ge¬ 
noux à peine rembrunis, les hanches noires, le sommet des antérieures 
roussàtre. Tarses assez courts, sublinéaires, à 4° article profondément 
bilobé, plus large que le 3 e . Les postérieurs plus allongés, à 1 er article 
allongé, bien plus long que le dernier : le 2 e oblong, le 3 e suboblong. 

Patrie. Cette espèce est commune, parmi les mousses et les feuilles 
mortes des forêts, dans presque toute la France. 

Obs. Elle est bien tranchée par sa taille petite, par ses élytres courtes 
et assez foriement élargies en arrière. 

Quelquefois la ponctuation paraît plus forte, surtout chez les échan¬ 
tillons de Provence et d’Italie, avec les élytres paraissant à peine plus 
courtes. D’autres fois, au contraire, quelques exemplaires ont les élytres 
un peu plus longues et un peu moins élargies en arrière; ils semblent 
ainsi devoir constituer une variété macroptère. 


98. St en us (JVIesostcnus) monttvagug, Hebr. 

Allongé, subdéprimé, distinctement pubcsccul, d'un noir subplombé 
assez brillant, avec les palpes, les antennes et les pieds testacés, l'extré¬ 
mité de celles-là plus ou moins largement et les genoux à peine rem¬ 
brunis. Tète plus large que le prothorax et que la base des élytres, assez 
finement et densément ponctuée, assez profondément bisillonnée , à inter¬ 
valle fortement caréné. Prothorax oblong, aussi large en avant que la 
base des élytres, arqué antérieurement sur les côtés et fortement rétréci 
en arrière, assez fortement, densément et subrugueusement ponctué, 
subinégal, avec un sillon médian et 2 légères impressions de chaque côté. 
Elytres transverses, bien plus courtes que le prothorax, élargies en ar¬ 
rière, subégales, assez fortement et densément ponctuées. Abdomen sub- 
atténué en arrière , finement et densément ponctué. 

cf Le 6 e arceau ventral angulairement échancré au sommet. Le 5 e lon¬ 
gitudinalement impressionné sur sa ligne médiane, avec l’impression 
pubescente sur ses côtés. 

Ç Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au sommet. 
Le 5 e simple. 


STÉMDES — Stenus 


359 


Stenus montivagus, Heer, Faun. Ilelv. f, 578, 38**.— Fairmaire et Laboulbène, 

Faun. Fr. I, 594, 72.— Kraatz, 1rs. Deut.J II, 791, note. —Fauvel, Faun. Gallo- 

Rhén. III, 284, 79. 

Stenus brevipennis. .Maeklin, Bull. Mosc. 1852, II, 318. 

Long., 0,0027 (1 1/4 1.). — Larg., 0,0004 (1/5 1.). 

Corps allongé, subdéprimé, d’un noir subplombé assez brillant ; revêtu 
d’une fine pubescence blanchâtre, assez longue, assez serrée et bien 

distincte. 

Tête plus large que le prothorax et que la base des élytres ; légèrement 
pubescente; assez finement et assez densément ponctuée; assez pro¬ 
fondément bisillonnée, à intervalle fortement relevé en carène à tranche 
lisse ; d’un noir subplombé assez brillant. Bouche brune, à palpes tes— 
tacés Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, moins longues que la tête et le prothorax 
réunis, pilosellées ; testacées mais graduellement rembrunies vers leur 
extrémité, souvent dès leur 5 e ou 6 e article; le 1 er épaissi : le 2 e un peu 
moins épais et à peine moins long, plus épais que les suivants : ceux-ci 
assez grêles : le 3 e allongé, bien plus long que le 4 e : les 4 e et 5e subal¬ 
longés, subégaux : les 6 e et 7e oblongs, le 8e subglobuleux : les 3 der¬ 
niers formant ensemble une massue suballongée et assez brusque : les 
9 e et 10 e suborbiculaires : le dernier en ovale court et subacuminé. 

Prothorax oblong, aussi large en avant que la base des élytres; 
sensiblement ar (ué anlérieureme. t sur les côtés et puis fortement rétréci 
en arrière; peu convexe; pubescent; assez fortement, densément et 
subrugueuseraent ponctué ; subinégal, avec un sillon médian plus ou 
moins raccourci, assez large et peu profond et, de chaque côté, 2 légères 
impressions subarrondies; d’un noir subplombé assez brillant. 

Ecusson peu distinct, subrugueux, d’un noir brillant. 

Elytres fortement transverses, bien plus courtes que le prothorax, 
fortement élargies en arrière, simultanément subéchancrées au sommet ; 
subdéprimées ; subégales, avec une légère impression intra-humérale et 
une autre plus obsolète, vers les angles postérieurs ; pubescentes ; assez 
fortement et densément ponctuées ; d’un noir subplombé assez brillant. 
Epaules presque effacées. 

Abdomen suballongé, à peine moins large à sa base que les élytres, 
subarcuément sub itténué en arrière ; assez convexe, avec les premiers 
segments légèrement impressionnés en travers à leur base, le 5 e plus 


360 


BREVIPEUNES 


faiblement; assez densément pubescent; finement et densément ponctué, 
un peu moins finement à la base ; d’un noir subplombé assez brillant. Le 
7 e segment moins ponctué, parfois subéchancré au bout. 

Dessous du corps finement pubescent; d’un noir subplombé assez 
brillant. Prosternum et mêsosternum rugueusement ponctués. Métasternum 
assez fortement ponctué sur les côtés, plus légèrement sur son disque. 
Ventre très convexe, finement et densément ponctué, plus fortement vers 
sa base, plus finement et plus densément sur le milieu du 5* arceau. 

Pieds finement pubescents, légèrement pointillés, testacés, à genoux à 
peine plus foncés. Tarses assez 'courts, sublinéaires, à 4 e article profon¬ 
dément bilobé, plus large que le 3°. Les postérieurs assez allongés, à 
1 er article allongé, bien plus long que le dernier : le 2 e oblong, le 3 e 
suboblong. 

Patrie. Cette espèce, qui est rare, se prend, en ôté, sous les mousses, 
dans les forêts de sapins des régions montagneuses : les Vosges, le Jura, 
le Mont Pilât, les Alpes, etc. Je l’ai jadis reçue de M. Chevrier, de Genève. 

Obs. Elle diffère du flavipes par son aspect un peu moins brillant et 
plus rugueux, et surtout par ses élylres encore plus courtes et plus 
élargies en arrière. La ponctuation de l’abdomen est plus fine et un peu 
plus serrée, etc. 

On rapporte à cette espèce le plerobrachys de Harold (Cal. Col. G39). 


99. Stenus (iflcsostemu) spécula fer, Fauvel. 

Allongé, subdéprimé, distinctement pubescent, d’un noir brillant, avec 
les antennes d’un brun de poix, les palpes d’un roux de poix à l° r article 
testacé, et le 3 e un peu rembruni au sommet, les pieds d’un roux ferru¬ 
gineux à genoux plus ou moins obscurcis. Tête bien plus large que le pro- 
tkorax, sensiblement plus large que les élytres, assez fortement et peu 
densément ponctuée, profondément bisillonnée, à intervalle élevé, convexe, 
lisse. Prpthorax suboblong, subcordiforme, aussi large en avant que la 
base des élytres, assez fortement arqué sur les côtés avant leur milieu, 
fortement rétréci en arrière, fortement et assez densément ponctué, sub¬ 
inégal, avec un léger sillon médian et 2 petites impressions obsolètes. 
Elytres transverses, bien plus courtes que le prothorax, élargies en ar¬ 
rière, sub égale s, fortement et peu densément ponctuées. Abdomen peu 





sténides — Stenus 361 

atténué en arrière, assez fortement et modérément ponctué à sa base, 
graduellement plus légèrement et plus éparsement en arrière. 

a* Le 6 e arceau ventral profondément et angulairement échancré au 
sommet. 

9 M’est inconnue. 

Stenus speculifer, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III. 288, 86. 

Long., 0,0033 (1 1/2 L). — Larg., 0,0004 (1/5 1.). 

Patrie. Celte espèce a été trouvée au bord des neiges, dans les Hautes- 
Pyrénées, à 2200 mètres d’altitude, par M. Pandellé qui me l’a commu¬ 
niquée. 

Obs. A peine distincte du montivagus, elle en diffère toutefois par une 
forme un peu plus allongée, une teinte plus brillante et une pubescence 
un peu plus longue et subargentée. Les palps, les antennes et les pieds 
sont d’un roux plus foncé. La ponctuation est généralement plus forte et 
moins serrée, à intervalle des points très finement chagriné. Celle de 
l'abdomen est plus forte surtout à la base, moins dense et moins 
uniforme. La tète est un peu plus large, etc. (1). 


80. Stenus (Mesostenus) pallipcs, Gravenhorst. 

Allongé, sublinéaire, légèrement convexe , finement pubescent, d’un noir 
assez brillant, avec les palpes, les pieds et les antennes d'un flave tes- 
tacé, la massue de celles-ci un peu rembrunie. Tête un peu plus large 
que le prothorax, de lu largeur des élytres, assez fortement et subru- 
gueusement ponctuée, largement et obsolètement bisillonnée, à intervalle 
subconvexe et très peu élevé. Protliorax à peine oblong, un peu moins 
large que les élytres, assez fortement arqué sur les côtés, subrétréci er 


(1) Le St. subcylindricus de Scriba (Hcyd. Ent. Reis. Span. 1870, 83) diffère des montivagus 
et speculifer par son abdomen à peine rebordé sur les cotes et subcylindrique.— L. 0,004 
— Montagnes des Asturies (Espagne). — Le laevifrons d'Eppelslieim me parait identique au 
subcylindricus. 

Le micropterus du même auteur a une forme encore plus cylindrique et les élytres plus 
courtes. — Caucase. — Le Suramensis, Eppels. ressemble au flavipes, avec les élytres plus 
courtes. — Caucase. — Le Lederi, Eppels. ressemble ù l'eumerus, avec les élytres plus 
courtes et le pénultième article des tarses bilobé. — Caucase. 

Soc. Linn. — T. XXX. 


28 


362 


BRÉVIPENNES 


arrière, assez, fortement et densément ponctué, subégal, avec un sillon 
médian obsolète. Élytrès subcarrées, à peine plus longues que le prothorax, 
subégales, assez fortement, et densément ponctuées. Abdomen cylindrique, 
subatténué en arrière, à peine rebordé sur les côtés, finement et densé¬ 
ment ponctué, plus fortement en avant. 

a’ I-e (3 e arceau ventral sensiblement et angulairement échancré au 
sommet, 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au 
sommet. 

Stenus pallipes, Gravenhorst, Micr. 157, 7; — Mon. 233, 14. — Boisduval e 
Lacordaire, Faun, Par. I, 416, 8. — Ericuson, Col. March. I, 567, 45 ; — Gen. 
etSpec. Staph.731, 77.— Redtenbaciier, Faun. Austr. ed. 2,225. — Heer, Faun 
llelv. I, 225, 39. — Fairmaire et Ladoulbène, Faun. Fr. I, 594, 71. — Kraatz. 
Ins. Deut. II, 79Ü, 63. — Thomson, Skand. Col. II, 238, 57. — Fauvel, Faun. 
Gallo-Rhén. III, 2S6, 83. 

Long., 0,0034 (1 1/21.) — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps allongé, sublinéaire, légèrement convexe, d’un noir assez bril¬ 
lant; revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, courte et assez serrée. 

Tête un peu plus large que le prolhorax, de la largeur des élytres ; 
légèrement pubescente, assez fortement, densément et subrugueusement 
ponctuée ; subexcavée ; largement et obsolètement bisillonnée, à inter¬ 
valle subconvexe et très peu élevé ; d'un noir peu brillant. Bouche brune, 
à palpes d’un tlave testacé. Yeux obscurs. 

Antennes suballongées, un peu moins longues que la tête et le pro- 
thorax réunis, pilosellées, d’un tlave testacé à massue un peu rembrunie ; 
à 1 er article subépaissi : le 2 e à peine moins épais et un peu moins long 
que le 1 er , plus épais que les suivants : ceux-ci grêles, graduellement 
moins longs : le 3 e allongé, plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e assez allon¬ 
gés, subégaux : les 6 e et 7 e fortement oblongs : le 8 e oblong : les 3 der¬ 
niers formant ensemble une massue suballongée et assez tranchée : les 
9 e et 10 e en carré à peine oblong : le dernier en ovale acuininé. 

Prothorax à peine oblong, un peu moins large que les élytres, assez 
fortement arqué sur les côtés à peine avant leur milieu et puis subrétréci 
en arrière ; peu convexe ; finement pubescent ; assez fortement et densé¬ 
ment ponctué ; subégal, avec un sillon médian assez fin, canaliculé et 
plus ou moins obsolète ; d’un noir assez brillant. 




STÈNIDES — Stemis 


363 


Écusson très petit, d’un noir brillant. 

Élytres subcarrées, à peine plus longues que le prothorax ; à peine 
élargies et subarquées en arrière sur les côtés ; légèrement convexes ; 
subégales, avec une impression postscutellaire légère et une autre intra- 
humérale obsolète ; finement pubescentes ; assez fortement et densément 
ponctuées, subrugueusement sur les impressions; d’un noir assez brillant. 
Épaules subarrondies. 

Abdomen allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, cylin¬ 
drique, graduellement subatténué en arrière ; convexe, avec les 4 pre¬ 
miers segments sensiblement impressionnés en travers à leur base, le 
5 e obsolètement ; assez densément pubescent; à peine rebordé sur les 
côtés ; finement et densément ponctué, plus fortement en avant ; d’un 
noir assez brillant. Le 7 e segment moins ponctué, impressionné-subé- 
chancré au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Proster¬ 
num et mésosternum densément et subrugueusement ponctués : celui-ci 
à pointe subémoussée. Mélasternum assez fortement et densément ponc¬ 
tué, plus finement sur son disque qui est subdéprimé et finement canali- 
culé en arrière. Ventre très convexe, assez fortement et densément 
ponctué, graduellement plus finement en arrière surtout sur le milieu 
du 5 e arceau. 

Pieds très finement pubescents, légèrement pointillés, d’un tlave tes- 
tacé, avec les hanches postérieures plus foncées. Tarses suballongés, 
sublinéaires, à 4e article profondément bilobé, plus large que le 3 e . Les 
postérieurs plus allongés, à 1 er article allongé, bien plus long que le 
dernier : le 2° fortement oblong, le 3 e oblong. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se prend, toute l’année, sous les 
pierres, les feuilles tombées, les mousses des lieux humides, dans une 
grande partie de la France. 

Obs. Elle est voisine du fluvipes,' dont elle diffère par une teinte moins 
bronzée et moins brillante et par une forme plus étroite, plus linéaire et 
plus cylindrique. Les élytres sont bien moins élargies en arrière que chez 
flavipes et montivgaus, moins courtes que chez celui-ci. L’abdomen est 
bien plus finement rebordé que chez les espèces précédentes. 


364 


BRÉVIPENNES 


5 e sous-genre Hemistenus, Motschoulsky. 

Dc^[xt,demi;5(e»«s, Slène. 

Obs. Ce sous-genre diffère du précédent par les tarses postérieurs peu 
allongés, un peu ou à peine plus longs que la moitié des tibias, subdé¬ 
primés et graduellement élargis en palette, au moins dès le sommet du 
9 article, avec le 1 er suballongé, subégal au dernier. Le pénultième 
article de tous les tarses est profondément bilobé jusqu’à la base, un 
peu plus large que le 3 e qui est triangulaire, cordiforme ou parfois 
semibilobé. Le prothorax est sans vestige de sillon dorsal, et l’abdomen 
nettement rebordé sur les côtés. La taille est diverse. 

Ce sous-genre qui rappelle les Nestus de la section A, réunit un certain 
nombre d’espèces dont suit le tableau : 

a. Le 3 e article des tarses bilobé environ jusqu’à la moitié de sa 
longueur. Corps couvert d’une pubescence blanche, pruineuse, plus 
ou moins serrée et bien distincte, 

b. Tarses noirs ou noirâtres. 

c. Corps assez large, subnaviculaire. Abdomen conique, lisse sur 

le dos des segments .81. canescens. 

cc. Corps assez étroit, normal. Abdomen non conique, subparal¬ 
lèle ou généralement peu atténué, 

d. Élytres subdéprimées, subinégales, à pubescence assez longue. 

Tète un peu plus large que le prothorax : celui-ci sensible¬ 
ment biimpressionné. Taille grande .82. subimpressus. 

dd. Elytres faiblement convexes, subégales, à pubescence courte. 

Tête non ou à peine plus large que le prothorax : celui-ci 
légèrement biimpressionné. Taille assez grande, 

e. Prothorax plus éparsement ponctué et plus lisse sur son 
milieu. Les premiers segments de l'abdomen avec un espace 
lisse sensible vers leur bord postérieur. Corps assez bril¬ 


lant .83. SALINUS. 

ee. Prothorax aussi densément ponctué et non plus lisse sur son 
milieu. Les premiers segments de l'abdomen à peine plus 
lisses à leur bord postérieur. Corps peu brillant. . . 84. binotatos. 

bb. Tarses testacés. 

f. Forme normale. Abdomen atténué. Tarses d’un testacé plus 

ou moins pâle. Taille assez grande.8b. plantaris. 

ff. Forme étroite, sublinéaire. Abdomen subparallèle. Tarses 

d'un testacé obscur. Taille assez petite . 86. niveus. 






STÉNIDES — Stenus 


365 


aa. Le 3° article des tarses entier, triangulaire ou cordiforme. Corps 
à pubescence non pruineuse. 

g. Corps plus ou moins robuste, non linéaire. Pieds obscurs ou 
en partie, au moins les genoux. 

h. Antennes rousses ou testacées, à 1 er article noir et massue 
souvent rembrunie. 

i. Les premiers segments abdominaux sans carène, 
k. Abdomen éparsement ponctué, surtout sur le dos. Èlxjtres 
plus ou moins inégales. Corps brillant. 

1. Abdomen finement ponctué, à impressions basilaires légères. 

Taille assez grande. 

m. Elytres transverses, de la longueur du prothorax à leur 
suture, assez fortement élargies en arrière. Epaules peu 

saillantes .- ... 87. tempestivus. 

mm. Élytres subcarrées, bien plus longues que le prothorax, 

subparallèles. Epaules saillantes.88. languidüs. 

II. Abdomen assez grossièrement ponctué, à impressions basi¬ 
laires profondes. Elytres subcarrées, un peu plus longues que 
le prothorax. Epaules assez saillantes. Taille moyenne. 89. picipehnis. 
kk. Abdomen densément et uniformément ponctué. Elytres 
peu inégales. Corps peu brillant, 

n. Elytres d'un tiers plus longues et bien plus larges que le 

prothorax. Taille moyenne .90. rusticüs. 

nn. Elytres à peine plus longues et un peu plus larges que le 

prothorax. Taille moindre.91. poveicollis. 

ii. Les premiers segments abdominaux munis d'une petite 
carène sur le milieu de leur base. Corps assez brillant. Taille 

assez petite .92. dipoveolatüs. 

hh. Antennes noires, unicolores. Pieds obscurs. Corps assez 

brillant. Taille petite .93. Leprieurj. 

gg. Corps grêle, linéaire, assez brillant,subplombé, subaptère. Pieds 

entièrement d’un (lave testacé. Taille petite.94. filum. 


81. Stenus (Mcanistcnus) canescens, Rosenhauer. 

Suballotigé, assez large, subnnviculaire, subconvexe, pruineux, d'un 
noir plombé un peu brillant, avec la base des palpes et les antennes tes¬ 
tacées, la massue et le 1 er article de celles-ci rembrunis. Tête un peu plus 
large que le prothorax, un peu moins large que les élytres, finement et 
très densément ponctuée, légèrement bisillonnée, à intervalle subconvexe 
lisse. Prothorax presque aussi large que long, bien moins large que les 







366 


13RÉVIPENNES 


élytres, arqué sur les côtés, aussi large à sa base qu'au sommet, assez- 
finement et assez densément ponctué, subinégal et friimpressionné. 
Elytres à peine oblongues, plus longues que le prothorax, inégales, assez 
finement et densément ponctuées. Abdomen conique, finement ponctué, 
lisse sur le dos des segments. 

o’ Le 6 e arceau ventral profondément échancré en angle arrondi au 
sommet. Les 3 e à 5 e subdéprimés sur leur milieu, avec la dépression 
ciliée, sur les côtés, de poils blanchâtres ; largement et à peine échan- 
crés dans le milieu de leur bord apical. Tibias postérieurs armés d’une 
dent très petite, avant le sommet de leur tranche inférieure. 

Ç Le 6 e arceau ventral subangulairement prolongé au sommet. Les 
3 e à 5 e simples. Tibias postérieurs inermes. 

Stenus canescens, Rosenhauer, Thier Andal. 74. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 

270, 58. 

Stenus major, Mulsant et Rev, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1861, VIII, 147 ; — Op. 

Ent. XII, 1861, 163. —Rye, Ent. Ann. 1869, 32. 

Stenus Arabicas, Saulcy, Ann. Ent. Fr. 1864, 657. — JVIarseul, l’Abeille, 1871, 

VIII, 355. 

Long., 0,0049 (2 1/4 1.). —Larg., 0.0014 (2/3 1.). 

Corps suballongé, assez large, subnaviculaire, d’un noir plombé un peu 
brillant ; revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, assez longue, assez 
serrée et pruineuse. 

Tête un peu plus large que le prothorax, un peu moins large que les 
élytres; finement pubescente; finement et très densément ponctuée; lar 
gement et légèrement bisillonnée, à intervalle subconvexe, lisse en ar¬ 
rière; d’un noir plombé et peu brillant. Bouche brune, à mandibules 
ferrugineuses. Palpes maxillaires noirâtres, à 1 er article, base et sommet 
du 2 e testacés. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, moins longues que la tète et le prothorax réunis, 
éparsement pilosellées, testacées, à massue rembrunie et le 1 er article 
noir : celui-ci épaissi : le 2 e moins épais et à peine aussi long que le 
1 er , plus épais que les suivants : ceux-ci assez grêles, graduellement 
moins longs : le 3 e allongé, un peu plus long que le 4<? : celui-ci assez 
allongé, le 5 e un peu moins : les 6 e et 7 e oblongs : le 8 e subglobuleux, 
à peine plus épais que les précédents : les 3 derniers formant ensemble 






• sténides — Stenus 367 

une massue subfusiforme : les 9 e et 10 e subtransverses : le dernier en 
ovale acuminé. 

Protlwrax presque aussi large que long, bien moins large que les 
élytres, sensiblement arqué sur les côtés ; non plus rétréci en arrière 
qu’en avant; subconvexe; assez longuement pubesccnt ; assez finement 
et assez densément ponctué; subinégal, avec une impression oblique 
plus ou moins prononcée de chaque côté du disque ; d’un noir plombé 
un peu brillant. 

Écusson peu distinct, d’un noir plombé. 

Elytres amples, à peine oblongues, évidemment plus longues que le 
prothorax, à peine plus larges en arrière ; subconvexes sur leur disque, 
inégales, avec une impression suturale plus ou moins accusée, une autre 
intra -huméra'e plus légère cl une 3° sublatérale obsolète ; assez longue¬ 
ment pubescentes, à pubescence plus serrée un peu avant le milieu des 
côtés où elle forme une courte fascie argentée ; assez finement et densément 
ponctuées; d’un noir plombéun peu brillant. Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen peu allongé, moins large à sa base que les élytres; assez 
fortement atténue en cône ; convexe, avec les premiers segments fai¬ 
blement impressionnés en travers à leur base ; assez densément pubes- 
cent; finement et densément ponctué, avec le dos des 4 premiers seg¬ 
ments lisse en arrière; d’un noir plombé un peu brillant. Le 7 e segment 
subarrondi au bout. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir plombé un peu brillant. Pros¬ 
ternum et mésosternum très rugueusement ponctués, celui-ci à pointe 
mousse. Métasternum assez fortement et densément ponctué, impres¬ 
sionné et finement canaliculé en arrière sur son disque. Ventre très con¬ 
vexe, assez finement et densément ponctué, plus finement en arrière, 
surtout sur le milieu des 5 e et 6» arceaux. 

Pieds finement et densément pubescents, finement pointillés, noirs, à 
tarses souvent brunâtres. Tarses courts, subdéprimés, à 3 e article semi- 
bilobé. Les postérieurs un peu moins courts, à l* r article fortement 
oblong, subégal au dernier, le 2 e triangulaire. 

Patrie. Cette espèce, qui est rare, se trouve, en été, au bord des 
marais et des fossés, dans la Normandie, la Bourgogne, le Bugey, le 
Languedoc, la Provence, etc. 

Obs. Elle est remarquable par sa forme assez large, par sa pubescence 
pruineuse et par son abdomen conique. 

On lui rapporte le subimpressus de Peyron (Ann. Ent. Fr. 1858, 431). 


368 


BRÉVIPENJNES 


D’après l’autorité de M. Fauvel, je lui réunis le major, bien que 

l'auteur dise : ponctuation . écartée à l’abdomen, au lieu que dans mes 

types, elle est serrée, au moins sur les côtés et à la base des segments 
et sur toute la surface des 5 e et 6 e . 


8*. Stenus (Hctiiâstcuus) subimpressus, EriChson. 

Allongé, subdéprimé, pruineux, d’un noir plombé un peu brillant, avec 
la base des palpes et les antennes testacées, la massue de celles-ci rem¬ 
brunie et leur 1 er article noir. Tête plus large que le protliorax, un peu 
moins large que les élytres, assez finement et densément ponctuée, légère¬ 
ment bisillonnée, à intervalle subconvexe. Prothorax suboblong, moins 
large que les élytres, subarqué sur les côtés avant leur milieu, subrétréci 
en arrière, assez finement et densément ponctué, subinégal et biimpres- 
sionné. Elytres suboblongues, plus longues que le prothorax, subinégales, 
assez finement et densément ponctuées. Abdomen peu atténué, finement et 
densément pointillé, plus lisse au sommet des premiers segments, assez 
fortement rebordé sur les côtés. 

Le 6 e arceau ventral assez profondément et sinueusement échancré 
en angle arrondi au sommet : celui-ci subréfléchi. Les 3° et 4 e largement 
et semicirculairement impressionnés-subéchancrés en arrière, avec 
l’impression terminée de chaque côté par une petite carène. Le 5 e sim¬ 
plement subdéprimé sur son milieu, cette dépression ainsi que l’impres¬ 
sion des 2 arceaux précédents bien plus finement et plus densément 
ponctuées sur leur surface et plus densément ciliées en arrière. Tibias 
postérieurs plus ou moins flexueux ou contournés. 

9 Le 6e arceau ventral sinueusement prolongé en angle à son som¬ 
met. Les 3 e à 5 e simples. 

Stenus subimpressus, EiucnsoN, Col. March. I, 561, 3; — Gen. et Spec. Staph. 

722, 60. — Redtenbaciier, Faun. Austr. ed. 2, 223, 39. — Ueer, Faun. Helv. 1, 

223, 33. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 587, 49.— Kraatz, Ins. Deut. 

11,780, 49. — Thomson, Skand. Col. II, 232, 45; — IX, 199. 

Stenus pubescens, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 271, 59. 

Long., 0.0055 (2 1/2 1.). — Larg., 0,0012 (1/2 1.). 

Patrie. Cette espèce, assez rare, se trouve, en été, au bord des ma- 






STÉN1DES — Stenus 


369 


rais, au pied des plantes aquatiques, dans la Flandre, la Normandie, la 
Champagne, l’Alsace, la Lorraine, les environs de Paris, la Bretagne, les 
Alpes, les Landes, etc. J'en ai pris, une seule fois, quelques exemplaires 
près Lyon, parmi les détritus des inondations du Rhône. 

Obs. Je crois inutile de la décrire plus longuement. Aussi grande que 
le canescens, elle est relativement plus allongée et plus étroite. L’abdomen 
est bien plus long et bien plus rétréci en arrière, moins lisse sur le dos. 
La ponctuation générale est un peu moins fine, etc. 

Le 7° arceau ventral est plus ou moins échancré. La massue des an¬ 
tennes est parfois entièrement testacée et les tarses antérieurs sont rare¬ 
ment roussâtres. Accidentellement, les cuisses postérieures çf sont brus¬ 
quement recourbées en dessous vers leur extrémité, avec les tibias plus 
fortement flexueux et même fortement cintrés et relevés au sommet sur 
leur tranche externe. 

On rapporte au St. subimpressus les pubescens, laevior et laevis de 
Stephens (111. Brit. V, 297). 


83. StcuciB (Hemtstenus) sallnus, Cn. Brisoüt. 

Allongé, subconvexe, pruineux, d’un noir plombé assez brillant, avec 
la base des palpes et les antennes testacées, celles-ci à massue rembrunie 
et à 1 er article noir. Tête de la largeur du prothorax, moins large que 
les élytres, assez finement et densément ponctuée, légèrement bisillonnée, 
A intervalle large et peu saillant. Prothorax oblong, moins large que les 
élytres, subarqué sur les côtés, à peine rétréci en arrière, assez forte¬ 
ment et densément ponctué, subinégal et obsolètement biimpressionné, 
avec un léger espace médian lisse. Élytres oblongues, d’un tiers plus 
longues que le prothorax, subégales, assez fortement et densément ponc¬ 
tuées. Abdomen subatténué en arrière, assez finement et assez densément 
ponctué, plus lisse au sommet des premiers segmentsfinement rebordé 
sur les côtés. 

cf Le 6 e arceau ventral fortement échancré au sommet en angle arrondi. 
Les 2 e et 5 e subdéprimés sur leur milieu, le 5 e largement subéchancré à 
son bord postérieur. Les 3 e et 4 e subimpressionnés en arrière et assez 
largement subéchancrés au sommet, avec une petite carène de chaque 
côté de l’échancrure, toutes ces dépressions et impressions plus pubes- 


370 


BRÉYIPENNES 


centes postérieurement. Tibias postérieurs un peu recourbés en dedans 
et armés d’une petite épine droite avant le sommet. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé au sommet en angle obtus. Les 
2 e à 5 e simples. Tibias postérieurs inermes. 

Stenus salinus, Ch. Brisout. Mat. Cal. Grenier, 1863, 39, 81. — Marskul, 
l’Abeille, 1817, VIII, 354. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 271, 60. 

Long., 0,0050 (2 1/4 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1.). 

Patrie. Cette espèce, médiocrement commune, préfère le bord des 
salins et des eaux saumâtres. On la prend, presque dans toutes les 
saisons, en Provence et en Languedoc, le soir avant le coucher du 
soleil, sur les massettes et autres plantes aquatiques (1). 11 est plus rare 
au bord des eaux douces : Caen, Bourbonnais, Lyon. 

Ons. Voisine du subimpressus, elle en diffère par sa taille moindre, sa 
teinte un peu plus brillante et sa ponctuation un peu plus forte. La tête 
est un peu moins large. Les impressions du prothorax sont générale¬ 
ment plus faibles et sa ponctuation est moins serrée sur le dos qui offre 
parfois un léger espace lisse. Les élytres, un peu plus oblongues, 
sont moins déprimées et moins inégales, à impressions plus obso¬ 
lètes, à pubescence plus courte. L’abdomen est plus convexe et plus 
finement rebordé. Enfin, les différences sexuelles ne sont pas les mêmes ; 
l’échancrure du 5 e arceau ventral cf est plus largement arrondie au 
sommet et les tibias postérieurs sont munis d’une petite dent épineuse, 
avant leur sommet interne; le 6 e arceau ventral 9 est plus obtusément 
angulé, etc. (2). 


$4. Stenus (Hcmistenus) liinotatus, Ljungh. 

Allongé, subconvexe, pruineux, d'un noir subplombé peu brillant, avec 
la base des palpes et les antennes d'un roux testacé, celles-ci à massue 
rembrunie et à 1 er article noir. Tête à peine plus large que le prothorax, 


(1) Suivant les observations de M. Revclière, la 9 pond sur le Typha à 4 heures du soir. 
|2) J’ai eu sous les yeux 2 exemplaires (coll. Rcvelière) que je regarde comme dislincls (Sien, 
subconvexus, R.). Le protlioraxet les élytres sont plus convexes, plus inégaux, plus brillants, 
avec celui-là plus fortement biimpressionné et celles-ci plus courtes. Celte espèce fait le pas¬ 
sage du salinus au subimpressus. — Long. 0,0050.— Algérie. 



sténides — Stemis 


371 


moins large que les élytrès, assez fortement et densément'ponctuée, faible¬ 
ment biimpressionnée, à intervalle à peine convexe. Prothorax oblong, 
moins large que les élytres, subarqué sur les côtés, subrétréci en arrière, 
assez fortement, densément et subègalement ponctué, faiblement biimpres- 
sionné. Elytres oblongues, d'un tiers plus longues que le prothorax, sub- 
égalcs, assez fortement et densément ponctuées. Abdomen peu atténué en 
arrière, assez fortement et densément ponctué, plus finement en arrière, 
non ou peine plus lisse au sommet des premiers segments, finement re¬ 
bordé sur les côtés. 

cf Le 6 e arceau ventral fortement échancré au sommet en angle 
subarrondi. Le 4 e et parfois le 3 e obsolètement impressionnés-subéchan- 
crés au milieu de leur bord postérieur. Le 5 e simplement déprimé sur 
son milieu, largement et faiblement échancré en arrière. Tibias posté¬ 
rieurs armés d’une très petite épine avant leur sommet interne. 

9 Le 6° arceau ventral prolongé au sommet en angle obtus. Les 3 e et 
4 e simples. Tibias postérieurs inermes. 

Stenus binotatus, Ljung, Weber, Mohr. Arch. t, 1, G6, G. — Gravenhorst, Mon. 
229, 9. — Gylleniial, Ins. Suce. II, 474, 9. — Mannerheim, Brach. 42, 9, — 
Boisduval et Lacordaire, Faun. Par. I, 448, 12. —Runde, Brach. Hal. IG, 8.— 
Ericiison, Col. March. I, 561, 37; — Gen. et Spec. Staph. 721,59. — Redtenba- 
cher, Faun. Austr. ed. 2,223, 39.— Heer, Faun. Helv. I, 223, 32. —Fairmaire 
et Labocldè.ne, Faun. Fr. 1,587, 50. —Kraatz, lus. Deut. II, 779, 48. — Thomson, 
Skand. Col. II, 232, 44. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 272, 61. 

Long., 0,0045 (2 1). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Patrie. Cette espèce, assez commune, se trouve, tout l’été, sous les 
détritus au bord des eaux et souvent sur les plantes des marais et des 
fossés, dans une grande partie de la France. 

Obs. Elle est un peu moindre, moins brillante et un peu plus fortement 
ponctuée que 1 esalinus. Le prothorax et l’abdomen ont leur ponctuation 
plus uniforme, à espaces lisses nuis ou peu appréciables. Les impres¬ 
sions et échancrures des 3° et 4 e arceaux du ventre sont plus obsolètes 
et moins pubescentes, etc. 

Une forme moindre et relativement plus étroite a le 3 e arceau ventral es" 
sans impression sensible et le 4 e à impression plus faible (St. carens, R.) 
Les tarses sont parfois brunâtres, à sommet même un peu roussâtre. 


372 


BRÈVIPENNES 


85. Stenuü* (Hemistciuis) pliintnri», Erichson. 

Allongé, un peu large, non linéaire, subdéprimé, pruineux, d'un noir 
plombé assez brillant, avec les palpes, les tarses et les antennes testacés, 
le 1 er article de celles-ci et les ongles noirs. Tête plus large que le protho- 
rax, un peu moins large que les élytres, finement et assez densément 
ponctuée, faiblement bisillonnêe, à intervalle subconvexe, lisse. Prothorax 
oblong, moins large que les élytres, subarqué sur les côtés, subrétréci en 
arrière, assez finement et assez densément ponctué, subinégal et légère¬ 
ment biimpressionné. Elytres suboblongues, plus longues que le prothorax, 
subégales, assez finement et densément ponctuées. Abdomen sensiblement 
atténué, finement et assez densément ponctué. 

<f Le G® arceau ventral profondément échancré au sommet en angle 
subaigu. Les 3 e et 4 e à peine impressionnés-subéchancrés en arrière. Le 
5° simplement subdéprimé et plus densément pointillé sur son disque. 
Tibias postérieurs subflexueux. 

9 Le 6 e arceau ventral sinueusement prolongé au sommet en angle 
émoussé. Les 3" à 5° simples. Tibias postérieurs presque droits. 

Stenus binotatus, var. b, Gyllenhal, Ins. Suec. IV, 500, 9. 

Stenus plantaris, Erichson, Col. March. I, 562, 39 ; — Gen. et Spec. Staph. 

722, 61. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2, 229, 40. — Heer, Faun. Helv. 

I, 223, 34. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 592, 64. — Kraatz, Ins. 

Deut. II, 781, 50.— Thomson, Skand. Col. II, 233, 46 ; — IX, 199. 

Stenus pallitarsis, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 273, 62. — John Salhberg, 

Enum. Brach. Fenn. 64, 185. 

Long., 0,0050 (2 1/4 1.) — Larg., 0,0010 (1/2 1.). 

Corps allongé, un peu large, non linéaire, subdéprimé, d’un noir 
plombé assez brillant ; revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, assez 
courte, assez serrée et pruineuse. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, un peu ou à peine 
moins large que les élytres ; finement pubescenle ; finement et assez den¬ 
sément ponctuée ; largement et faiblement bisillonnêe, à intervalle sub¬ 
convexe, lisse; d’un noir plombé assez brillant. Bouche brune, à palpes 
d’un flave lestacé. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, bien moins longues que la tète et le prothorax 






sténides — Stenus 


373 


réunis, légèrement pilosellées ; d’un tlave testacé à massue parfois plus 
foncée et à 1 er article noir ; celui-ci subépaissi : le 2° un peu moins épais 
et à peine moins long que le 1 er , un peu plus épais que les suivants : 
ceux-ci assez grêles, graduellement moins longs : le3° allongé, plus long 
que le 4 e : les 4' et 5 e suballongés : le 6 e oblong, le 7 e suboblong : le 8 e 
obeonique, un peu plus épais que les précédents : les 3 derniers formant 
ensemble une massue suballongée, ass'ez forte : le 9 e ' subtransverse, le 
10 e subcarré : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax oblong, moins large que les élvtres ; faiblement arqué sur 
les côtés et subrétréci en arrière; peu convexe; finement pubescent; 
assez finement et assez densément ponctué ; un peu plus densément sur 
les côtés ; subinégal, avec une légère impression oblique, de chaque 
côté du disque et un peu en arrière ; d’un noir plombé assez brillant. 

Ecusson peu distinct, d’un noir assez brillant. 

Elytres suboblongues, d’un quart plus longues que le prothorax, à 
peine plus larges et subarquées en arrière sur les côtés ; subdéprimées; 
subégales, avec une légère impression postscutellaire et une autre intra- 
humérale, obsolète ; finement pubescenles, à pubescence subfasciée vers 
le milieu des côtés; assez finement et densément ponctuées; d’un noir 
plombé assez brillant. Epaules subarrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
sensiblement atténué en cône après son milieu; convexe, à premiers 
segments impressionnés en travers à leur base; finement pubescent ; 
finement et assez densément ponctué, avec un faible espace lisse vers 
le bord postérieur des premiers segments ; d'un noir plombé assez bril¬ 
lant. Le 7 e segment subarrondi au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir plombé assez brillant. 
Prosternum et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe 
mousse. Métasternum assez densément ponctué, subimpressionné et fine¬ 
ment canaliculé en arrière sur son disque. Ventre très convexe, finement 
et densément ponctué, un peu plus fortement sur sa base. 

Pieds finement pubescents, très finement pointillés, noirs, à tarses d’un 
tlave testacé, moins les angles qui sont noirs. Tarses courts, subdépri¬ 
més, à 3 e article semibilobé. Les postérieurs moins courts, à 1 er article 
oblong, subégal au dernier : le 2 e triangulaire. 

Patrie. Cette espèce est commune, toute l’année, parmi les herbes, au 
bord des eaux douces ou saumâtres, dans presque toutes les zones de la 
France. 


37 4 


BRÉVIPENNES 


Obs. La couleur des palpes et des tarses ne permet pas de la confondre 
avec les précédentes. La teinte est plus brillante que chez binotatus, la 
ponctuation plus fine et moins serrée, la forme plus déprimée, avec 
l’abdomen plus atténué en arrière, etc. 

La massue des antennes est parfois assez obscure. Le sommet des 
palpes maxillaires est, rarement, à peine rembruni. 

On attribue au plantaris le pdllitarsis de Stephens (111. Brit. V, 298). 


86. Stenus (Hcnaistcnus) nivciis, FauVEL. 

Allongé , étroit, linéaire, peu convexe, pruineux, d'un noir plombé 
assez brillant, avec les tarses d'un testacé obscur, les palpes et les 
antennes testacés, celles-ci à massue rembrunie et le 1 er article noir. 
Tête plus large que le prothorax, à peine moins large que les élytres, assez 
finement et assez densément ponctuée, distinctement bisillonnée, à inter¬ 
valle convexe. Prothorax oblong, moins large que les éhjtres, subcylin¬ 
drique ou à peine arqué sur les côtés, assez finement et densément 
ponctué, subégal ou à peine impressionné de chaque côté. Élytres oblon- 
gues, plus longues que le prothorax, subégales, assez finement et densé¬ 
ment ponctuées. Abdomen subcylindrique, subparallèle, finement et 
densément ponctué. 

cf Le 6 e arceau ventral profondément échancré au sommet en angle 
subaigu, Les 3 e et 4 e à peine subimpressionnés en arrière. Le 5 e large¬ 
ment et à peine échancré h son bord postérieur. Tibias postérieurs 
subflexueux. 

9 Le 6 e arceau ventral ogivalement prolongé au sommet. Les 3 e à 5 e 
simples. Tibias postérieurs presque droits. 

Stenus niceus, Fauvel, Bull. Soc. Linn. Norm. 1865, IX, 307 ; — Faun. Gallo- 
Rhén. III, 273, 63. — Marseul, l'Abeille, 1871, VIII, 336. 

Stenus cavifrons, Mulsant et Rey, Op. Ent. 1880, XIV, 110. 

Long., 0,0039 (1 2/3 1.).— Larg.. 0,0007 (1/3 fort.). 

Patrie. Cette espèce, qui est très rare, se trouve dans les marécages, 
les prés humides et au bord des eaux, dans les lieux boisés et monta¬ 
gneux : la Normandie, l’Anjou, le Bourbonnais, la Savoie, etc. J’en ai 


sténides — Stcnus 375 

capturé 2 exemplaires à Avenas, près Beaujeu (Rhône), à 850 mètres 
d’altitude, au bord d'une mare. 

Obs. Elle est moindre, plus étroite et plus linéaire que le plantaris, avec 
l’abdomen plus parallèle et les tarses d'un testacé plus obscur. Les 
impressions frontales sont plus profondes, à intervalle plus convexe, etc. 


£9. Stcnus (lleinistenus) tempestiviis, Erichson. 

Aptère, suballongé, assez large, subdéprimé, éparsement pubescent, 
d'un noir brillant, avec les palpes, les pieds et les antennes testacés, le 
1 er article de celles-ci noir et les genoux rembrunis. Tête bien plus large 
que le prothorax, de la largeur des élytres, finement et assez densément 
ponctuée, largement et profondément bisillonnée, ii intervalle élevé, sub- 
carénê. Prothorax à peine obi on g > moins large que les élytres, arqué 
sur les côtés, rétréci en arrière, finement et assez densément ponctué, 
subinégal et biimpressionné. Élytres transverses, de la longueur du 
prothorax, assez fortement élargies en arrière, inégales, assez finement 
et assez densément ponctuées. Abdomen épais, subacuminé en arrière, 
finement et subéparsement ponctué. 

a“ Le 6 e arceau ventrale chancre au sommet en angle subarrondi. 
Les 3 e et 4 e à peine visiblement subimpressionnés-subsinués au milieu 
de leur bord postérieur. Le 5 e très largement et à peine échancré en 
arrière. 

9 Le 6 e arceau ventral subsinueusement prolongé au sommet en 
angle mousse. Les 3 e à 5 e simples. 

Stenus tempestivus, ÜRicnsoN, Col. March. I, 563, 40 ; — Cen. et Spec. Stapli. 
724, 65. — Redtenbacuer, Faun. Austr. ed. 2, 224, 55.— Fairmaire et Laboul- 
bène, Faun. Fr. I, 593, 67. — Kraatz, Ins. Deut. If, 784, 55.— Thomson, Skand. 
Col. 11,234. 48. 

Stenus obliquus, Heer, Faun. Helv. I, 224, 37. 

Stenus nitidiusculus, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 277, 69. 

Long., 0,0049 (2 1/4 1.). — Larg., 0,0010 (1/2 1.). 

Corps aptère, suballongé, assez large, subdéprimé, d’un noir brillant; 
revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, courte et peu serrée. 


376 BRÉV1PENNES 

Tête bien plus large que le prothorax, au moins aussi large que les 
élytres, légèrement pubescente ; finement et assez densément ponctuée ; 
largement et profondément bisillonnée, à intervalle élevé, subcaréné et 
moins ponctué ; d’un noir brillant. Bouche brune. Palpes testacés. Yeux 
obscurs. 

Antennes assez courtes, moins longues que la tête et le prothorax 
réunis, éparsement pilosellêes, lestacées, à 1 er article noir ; celui-ci 
épaissi : le 2 e presque aussi épais et presque aussi long que le 1 er , plus 
épais que les suivants : ceux-ci assez grêles, graduellement moins longs : 
le 3 e allongé, bien plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e suballongés : les 6 e et 
7 e oblongs : le 8 e plus court, obeonique : les 3 derniers formant ensemble 
une massue allongée : les 9 e et 10 : subtransverses : le dernier en ovale 
acuminé. 

Prothorax à peine oblong, moins large que les élytres ; sensiblement 
arqué sur les côtés à peine avant le milieu et rétréci en arrière ; peu 
convexe; éparsement pubescent; finement et assez densément ponctué, 
parfois un peu moins densément sur le dos ; subinégal, avec une impres¬ 
sion oblique, bien accusée, de chaque côté ; d'un noir brillant. 

Écusson peu distinct, subrugueux, noir. 

Élytres transverses, de la longueur du prothorax à leur suture, assez 
fortement élargies en arrière et simultanément échancrées à leur bord 
apical ; subdéprimées ; inégales, avec une impression suturale bien 
accusée, une autre intra-humérale aussi prononcée, une 3° sublalérale 
bien marquée, vers les angles postéro-externes, et une 4 e plus légère, à 
l’angle suturai ; éparsement pubescentes; assez finement et assez densé¬ 
ment ponctuées ; d’un noir brillant. Épaules peu saillantes, subarrondies. 

Abdomen épais, peu allongé, aussi large que les élytres, brusquement 
atténué-subacuminô en arrière après son milieu ; convexe, à premiers 
segments subimpresssionnés en travers à leur base ; éparsement pubes¬ 
cent, plus distinctement sur les côtés; finement et peu densément ponc¬ 
tué, plus éparsement sur le dos ; d’un noir brillant. Le 7 e segment à 
peine arrondi et parfois subimpressionné au sommet. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir brillant. Prostermm et mésos- 
ternum rugueusement ponctués : celui-ci à pointe étroite et aiguë. Mé- 
tasternum assez densément ponctué, subimpressionné-subsillonné en 
arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez finement et assez den¬ 
sément ponctué, un peu plus finement en arrière, à peine plus densément 
sur le milieu du 5° arceau. 


STÉxMDES - SfeJlllS 


377 


Pieds brièvement pubescents, très finement pointillés, testacés, avec 
les hanches noires et les genoux plus ou moins largement rembrunis. 
Tarses courts, subdéprimés, à 3 e article non bilobé, triangulaire. Les 
postérieurs moins courts, à 1 er article oblong, à peine égal au dernier : le 
2 e triangulaire. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se rencontre, en été, dans les 
prairies marécageuses et parmi les mousses humides, surtout dans les 
régions boisées ou montagneuses. 

Ocs. Elle est très distincte des précédentes par son aspect non prui- 
neux et comme vernissé, et surtout par le 3 e article des tarses, qui est 
simplement triangulaire au lieu d’être semibilobé. 

Un échantillon des environs de Cluny (Saône-et-Loire) m’a paru avoir 
les élytres un peu plus longues, un peu moins élargies en arrière, et 
faire ainsi le passage au languidus. C’est là une simple variété macro- 
ptère. 

Un exemplaire d’Avenas (montagnes du Beaujolais) m'a présenté le 
phénomène d’une monstruosité dans l'antenne gauche, laquelle est com¬ 
posée de 8 articles, le 8 e formant une massue en bouton solide. 

On attribue au tempestivus les nitidiusculus et juncorum de Stephens 
(111. Brit. V, 292), 


89. Stenus (ilemistenus) ttaugiiiriuB, Erichson. 

Suballongé, assez large, peu convexe, éparsement pubescent, d'un 
noir brillant vernissé, avec les palpes et les antennes d'un roux testacé, 
le 1 er article de celles-ci noir, leur massue rembrunie, ainsi que le pénul¬ 
tième article des palpes maxillaires, les pieds brunâtres, la base des 
cuisses largement et le sommet des tibias et les tarses d'un roux testacé 
assez foncé. Tète un peu plus large que le prothorax, assez finement et 
assez densément ponctuée, largement et profondément bisillonnée, à 
intervalle subélevé, convexe et presque lisse. Prothorax non plus long 
que large, moins large que les élytres, arqué sur les côtés et rétréci en 
arrière, assez finement et modérément ponctué, subinégal et assez forte¬ 
ment biimpressionnè. Élytres subcarrées, bien plus longues que le pro¬ 
thorax, subparallèles, très inégales, assez finement et modérément ponc¬ 
tuées. Abdomen atténué en arrière, finement et subéparsement ponctué. 

Soc. Linn. — t. xxx. 26 


378 


RltÉVJPENNES 


o* Le 6 e arceau ventral échancré en angle à son sommet. 

9 Le 6 e arceau ventral angulairement prolongé à son sommet. 

Long., 0,0047 (2 1/7 1.). — Larg., 0,0010 (1/2 1.). 

Stenus languidus, Ericiison, Gen. et Spec. Staph. 725, 67. — Fairmaire et La- 
bouldène, Faun. Fr. I, 591, GO. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 276, noie. 

Patrie. Cette espèce est très rare. Je l’ai jadis reçue de Sicile de 
M. Grue, de Marseille. M. Revelière m’cn a donné quelques exemplaires 
de Corse. Elle a été également trouvée en Provence, d’après M. Fauvel 
(Suppl. 64). 

Obs. Les élytres sont plus longues, plus inégales et plus parallèles que 
chez tempestivus, avec les épaules plus saillantes et moins arrondies. Les 
palpes, les antennes et les pieds sont plus obscurs, etc. 


89. Stenus (lleinistcnus) picSpeunis, Ericiison. 

Suballongé, assez large, peu convexe, éparsement pubescent, d’un noir 
brillant, avec les palpes et les antennes testacés, la massue de celles-ci 
obscure, les pieds d'un roux testacé à genoux très largement rembrunis. 
Tête plus large que le prothorax, de la largeur des élytres, assez fortement 
et assez densément ponctuée, assez profondément bisillonnée, à intervalle 
élevé, subcaréné. Prothorax aussi large que long, moins large que les 
élytres, assez fortement arqué sur les côtés et rétréci en arrière, assez 
fortement et assez densément ponctué, peu inégal et légèrement biim- 
pressionné. Élytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, 
inégales, assez fortement et assez densément ponctuées. Abdomen assez 
épais, subatténué en arrière, assez grossièrement ponctué, plus éparse¬ 
ment sur le dos. 

a" Le 6e arceau ventral largement et angulairement échancré au 
sommet. Le 5 e subdéprimé, très finement et densément pointillé sur son 
milieu, longuement et densément pubescent. Le 4e à peine sinué dans le 
milieu de son bord apical, longuement pubescent. 

9 Le 6 e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet. 

Stenus picipennis. Ericiison, Gen. et Spec. Staph. 725, 66. — Redtenbacrer. 


sténides — Stenus 379 

Faun. Austr. ed. 2, 226. — Fairmaire et Labouirène, Faim. Fr. I 593, 69. — 

Kraatz, Ins. Deut. I, 785, 56. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 276, 68. 

. Long., 0,0033 (1 1/2 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps suballongé, assez large, peu convexe, d’un noir brillant; recou¬ 
vert d'une courte et fine pubescence blanchâtre, peu serrée. 

Tète sensiblement plus large que le prothorax, de la lageur des ély- 
tres ; légèrement pubescente ; astez fortement et assez densement 
ponctuée : assez largement et assez profondément bisillonnée, à inter¬ 
valle élevé, subcaréné, presque lisse sur sa tranche; d’un noir brillant. 
Bouche brunâtre. Mandibules rousses. Palpes testacés. Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, moins longues que la tête et le prothorax 
réunis, légèrement pilosellées, testacées à massue seule plus obscure ; â 
1 er article épaissi : le 2 e à peine moins épais, au moins aussi long que 
le 1 er , plus épais que les suivants : ceux-ci assez grêles, graduellement 
moins longs : le 3 e assez allongé, les 4 e et 5 e un peu moins, le 6 e oblong, 
le 7 e suboblong, le 8° subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble 
une massue suballongée : les 9 e et 10 e subtransverses : le dernier en 
ovale acuminé. 

Prothorax aussi large que long, moins large que les élytres ; assez 
fortement arqué sur les côtés avant leur milieu et sensiblement rétréci 
en arrière ; faiblement convexe ; éparsement pubescent; assez fortement 
et assez densément ponctué, parfois à peine plus éparsement sur le dos ; 
peu inégal, avec une légère impression oblique, de chaque côté, sur le 
disque; d’un noir brillant. 

Ecusson peu distinct, d’un noir brillant. 

Elytres subcarrées ou à peine transverses, un peu plus longues que 
le prothorax, subarquées en arrière sur les côtés ; subdéprimées ou peu 
convexes ; inégales, avec une impression postscutellaire bien accusée, 
une autre intra-humérale et une 3 e sublatérale, assez sensibles (1) ; 
éparsement pubescentes ; assez fortement et assez densément ponctuées; 
d’un noir brillant. Epaules assez saillantes, étroitement arrondies. 

Abdomen assez court, à peine moins large à sa base que les élytres, 
graduellement atténué en arrière ; convexe, à 4 premiers segments pro¬ 
fondément impressionnés en travers à leur base et relevés en bourrelet à 
leur extrémité ; éparsement pubescent; assez grossièrement et assez 


(I) L'intervalle des impressions postscutellaire et intra-humérales est relevé en une petite 
bosse plus ou moins prononcée. 


380 


BRÉVIPENNES 


densément ponctué sur les côtés et au fond des impressions, éparsement 
sur le dos des 5° et G e segments, lisse sur le sommet du 5° et sur le bour¬ 
relet des précédents ; d’un noir brillant. Les G e et 7 e segments parais¬ 
sant tronqués ou à peine échancrés à leur bord apical. 

Dessous du corps éparsement pubescent, d’un noir brillant. Proster¬ 
num et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe mousse. 
Métasternum assez densément ponctué, déprimé-subimpressionné en 
arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez fortement et assez 
densément ponctué. 

Pieds légèrement pubescents, obsolètement pointillés, d’un roux tes- 
lacé, avec les hanches, l’extrémité des cuisses très largement et la base 
des tibias étroitement, rembrunis. Tarses courts, subdéprimés, à 3 e ar¬ 
ticle non bilobé, subcordiforme. Les postérieurs un peu moins courts, à 
1 er article oblong, à peine égal au dernier : le 2° assez court, trian¬ 
gulaire. 

Patriu. Cette espèce, assez rare, vit au bord des eaux, parmi les herbes 
et les détritus, au printemps et à l’automne, dans la Flandre, la Cham¬ 
pagne, l’Alsace, la Lorraine, la Normandie, les environs de Faris, la 
Provence, la Guienne. les Landes, etc. Je l’ai prise aux environs de 
Lyon, au bord du ruisseau d’Yzeron. 

Obs. Elle diffère des tempestivus et languidus par sa taille moindre et 
surtout par son abdomen plus court, plus grossièrement ponctué, à 
impressions basilaires plus profondes et faisant relever le bord apical 
des segments en bourrelet lisse. 

La description d’Erichson a été faite sur un individu immature, à 
élytres et sommet du ventre d’un brun de poix un peu roussâtre. J’en ai 
vu un exemplaire semblable dans la collection Revelière. 


90. Stenus (llemistenus) rusticus, ERICHSON. 

Suballongé, assez large, peu convexe, assez densément pubescent, d’un 
noir subplombé peu brillant, avec les palpes et les antennes testacès, la 
massue de celles-ci obscure et leur 1 er article noir, les pieds d'un roux de 
poix à genoux noirs. Tête plus large que le prothorax, un peu moins large 
que les élytres. assez fortement et densément ponctuée, largement bisil- 
tonnée, à intervalle subconvexe. Prothorax à peine oblong, bien moins 






STÉNIDES — Stenas 


381 


large que les êlytres, légèrement arqué en avant sur les côtés, subrétréci 
en arrière, assez fortement et densément ponctué, peu inégal et obsolèle- 
ment biimpressionné. Êlytres subcarrées, d'un tiers plus longues que le 
prothorax, subinégales, assez fortement et densément ponctuées. Abdomen 
subatténué en arrière, assez fortement, densément et uniformément 
ponctué. 

<f Le 6 Ü arceau ventral angulairement e aigument échancré au 
sommet. 

9 Le 6 e arceau ventral angulairement prolongé au sommet 

Stenus rusticus, Erichson, Gen. et Spec. Staph. 724. 64. — Fairmaire et Laboul- 

bëne, Faun. Fr. T, 592, 65 (1). — Kraatz, Ins. Deut. II, 783, 54. — Thomson, 

Skand. Col. 11,233 47 ; — IX, 199. 

Stenus rufitnanus, Heer, Faun. Helv. I, 577, 34. 

Stenus picipes, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 274, 65 (2). 

Long., 0,0044(2 1.). — Larg., 0,0010 (1/2 1.). 

Corps suballongé, assez large, peu convexe, d’un noir subplornbé peu 
brillant; revêtu d’une fine et courte pubescence blanchâtre, assez serrée. 

Tête sensiblement plus large que le prolhorax, un peu moins large que 
les êlytres, finement pubescente; assez fortement et densément ponctuée; 
largement bisillonnée, à intervalle assez large, subconvexe ; d’un noir 
subplombé un peu brillant. Bouche brune, palpes testacés. Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, moins longues que la tête et le prothorax 
réunis, éparsement pilosellées, testacées, à massue plus foncée et à 
1 er article noir ou noirâtre ; celui-ci subépaissi: le 2 e à peine moins 
épais et à peine moins long que le 1 er , plus épais que les suivants : ceux-ci 
assez grêles, graduellement moins longs : le 3 e allongé, plus long que le 
4® : les 4 e et 5 e suballongés, subégaux : les 6 e et 7 e fortement oblongs, le 
8 e oblong : les 3 derniers formant ensemble une massue allongée : le 
dernier en ovale acuminé. 

Prothorax'à peine oblong, bien moins large que les êlytres; légèrement 
arqué sur les côtés avant leur milieu et puis subrétréci en arrière ; peu 
convexe, finement pubescent; assez fortement et densément ou même 


il) Bien que les auteurs de la Faune française donnent une couleur brillante à leur insecte 
le reste de la description semble lui convenir. 

(2) bans Fauvel, avant Er., Gen., il faut mettre ruslicus. 


382 


DUÉV1PENNES 


très densément ponctué ; peu inégal, avec une impression obsolète, de 
chaque côté; d’un noir peu brillant. 

Écusson peu distinct, d’un noir subplombé. 

Ëlytres subcarrées ou à peine oblongues, d’un tiers plus longues que 
le prothorax ; à peine arquées en arrière sur les côtés ; subdéprimées 
ou peu convexes, subinégales, avec une impression postscutellaire bien 
accusée, uhe autre intra-humérale assez prononcée, une 3 e sublatérale 
et parfois une 4 e discale obsolète ; fortement et densément ponctuées; 
finement pubescentes ; d’un noir subplombé peu brillant. Épaules ar¬ 
rondies. 

Abdomen peu allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, 
subatténué en arrière; convexe, à premiers segments subimpressionnés 
en travers à leur base ; finement et assez densément pubescent ; assez 
fortement, densément et uniformément ponctué ; d’un noir subplombé, 
peu brillant. Le 7 e segment moins ponctué, tronqué ou subéchancré au 
bout. 

Dessous du corps pubescent, d’un noir subplombé assez brillant. Pros¬ 
ternum et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe assez 
fine et aiguë. Métasternum assez fortement et assez densément ponctué, 
subimpressionné et obsolètement canaliculé en arrière sur son disque. 
Ventre très convexe, assez fortement et densément ponctué. 

Pieds finement pubescenls, très finement pointillés, d’un roux de 
poix, à hanches et genoux noirs. Tarses courts, subdéprimés, à -3 e article 
non bilobé, subcordiforme ou triangulaire. Les postérieurs un peu 
moins courts, à l« r article oblong, subégal au dernier. Le 2« suboblong. 

Patrie. Cette espèce se trouve très communément, toute l’année et de 
toute manière, surtout dans les lieux humides, dans presque toute la 
France. 

Obs. Elle est distincte des précédentes par sa ponctuation plus serrée 
et plus uniforme, surtout sur l’abdomen, ce qui lui donne un aspect 
moins brillant. Les élytres sont moins inégales. 

Quelques exemplaires, un peu plus brillants, à taille un peu moindre, 
à pénultième article des palpes maxillaires un peu rembruni à son extré¬ 
mité à élytres un peu plus courtes et parfois un peu plus fortement 
ponctuées, m’ont paru devoir rappeler le St. sprelus de MM. Fairmaire 
et Laboulbène (Faun. Fr. 1, 590, 58). 

On réunit au rusticus le picipes de Stephens (111. Brit. V, 288) et lesta- 
ceicornis de Perris (Ann. Soc. Lin. Lyon, IV, 18 57, 121). 




STÉN1DES — Stenns 


383 


91. Stenus (llcniisteniis) foveicullis, Kraatz. 

Suballongé, subparallèle, subconvexe, subéparsement pubescent, d’un 
noir peu brillant, avec les palpes et les antennes testacés, la massue de 
celles-ci obscure et leur le p article d'un noir de poix, les pieds d'un roux 
brunâtre à genoux noirs. Tête plus large que le prothorax, de la largeur 
des élylres, assez fortement et densément ponctuée, obsolètement bisil - 
lonnée, à intervalle légèrement convexe. Prothorax suboblong, un peu 
moins large que les élylres, subcylindrique ou faiblement arqué en avant 
sur les côtés, rétréci en arrière, assez fortement et densément ponctué, 
peu inégal et légèrement biimpressionnè. Elytres subcarrées, à peine plus 
longues que le prothorax, subégales, fortement et assez densément ponc¬ 
tuées. Abdomen assez épais, à peine atténué en arrière, assez fortement 
et densément ponctué, plus éparsement sur le dos. 

a* Le 6 e arceau ventral angulairement échancré au sommet. 

Ç Le 6° arceau ventral prolongé au sommet en angle subacuminé. 

Stenus bifoveolatus, Ericbson, Gen. et Spec. Slaph. 723, 03. — Redtenbacber, 

Faun. Austr. I, 7S2, 62.— Fairmaire et Labouldène, Faun. Fr. I, 093, 66. 
Stenus foveicollis, Kraatz, Ins. Deut. II, 782, 02. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. 

Il, 270, 66. 

Stenus brevicollis, TnoMSON, Skand. Col. II, 234, 60; — IX, 199. 

Long., 0,0035 (1 2/3 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1.). 

Patrie. Cette espèce, qui est rare, se prend, au printemps, sous les 
détritus végétaux, dans la Flandre, la Guienne, etc. 

Obs. On la prendrait pour une variété du rusticus. Elle n’en diffère que 
par sa taille un peu moindre, sa forme un peu plus parallèle, ses élytrès 
un peu plus courtes, un peu plus fortement et à peine moins densément 
ponctuées, et par son abdomen un peu plus éparsement ponctué sur le 
dos, à impressions basilaires des premiers segments plus profondes, etc. 


38 4 


BRÉVIPENNES 


9 £. Sleniis (Ilciiiistcnu») bifcveolatus, Gyllenhal. 

Suballongé, assez épais, subparallèle, subconvexe, éparscment pubes- 
cent, cl'un noir assez brillant, avec les palpes et les antennes testacés, 
la massue de celles-ci rembrunie et leur l or article noir, le 3 e article des 
palpes plus ou moins obscur, et les pieds brunâtres. Tête un peu plus 
large que le prothorax, presque aussi large que les élytres, assez finement 
et densément ponctuée, largement bisillonnée, à intervalle élevé, sub¬ 
convexe, lisse. Prothorax il peine oblong , un peu moins large que les 
élytres, arqué en avant sur les côtés, subrétréci en arrière, assez forte¬ 
ment et assez densément ponctué, peu inégal, obsolètement biimpressionné. 
Élytres subcarrées, à peine plus longues que le prothorax, inégales, 
assez fortement et assez densément ponctuées. Abdomen subcylindrique, 
à peine atténué en arrière, finement et assez densément ponctué, plus 
lisse sur le dos, à premiers segments rnunis à leur base d'une petite carène 
médiane. 

a* Le 6 e arceau ventral angulairement échancré au sommet. Les 4 e et 
5 e longitudinalement impressionnés sur leur milieu, à impressions plus 
fortement pubescentes, terminées de chaque côté par une petite carène 
obtuse : le 5 e subexcavé en son milieu. 

9 Le G 0 arceau ventral prolongé au sommet en ogive obtuse. Les 4 e et 
5 e simples. 

Stenus bifoveolatus, Gyllenhal, Ins. Suec. IV, 500, !)-10. — Kraatz, Ins. Deut. 

II, 781, 51. — Thomson, Skand. Col. II, 234, 49; IX, 199. — Fauvel, Faun. 

Gallo-Rhén. 111,275, G7. 

Stenus plcincut, Erichson, Gen. et Spec. Staplà. 723, G2.— Redtenbacher, Faun. 

Austr. ed. 2, 223, 40. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 591, 59. 

Long., 0,0033 (1 1/2 1.). — Larg., 0,0007 (1/3 1.). 

Corps suballongé, assez épais, subparallèle, subconvexe, d’un noir 
assez brillant ; revêtu d’une fine pubescence cendrée, peu serrée. 

Tète un peu moins large que le prothorax, presque aussi large que 
les élytres, peine pubescente, assez finement et densément ponctuée; 
largement et assez profondément bisillonnée, à intervalle élevé, subcon¬ 
vexe, lisse; d'un n)ir assez brillant. Bouche brune, mandibules rousses, 



sténides — Stenus 385 

palpes testacés à pénultième article plus ou moins rembruni. Yeux 
obscurs. 

Antennes assez courtes, moins longues que la tête et le prothorax 
réunis ; légèrement pilosellôes ; testacées à massue rembrunie et 1 er ar¬ 
ticle noir : celui-ci subépaissi : le 2 e à peine moins épais et à peine 
moins long que le 1 er , plus épais que les suivants : ceux-ci assez grêles > 
graduellement moins longs : le 3« allongé, un peu plus long que le 4 e : les 
4 e et 5 e suballongés : le 6° oblong, le 7 e suboblong, le 8 e subglobuleux : 
les 3 derniers formant ensemble une massue assez allongée : les 9° et 10 e 
à peine transverses : le dernier en ovale très court et subacuminé. 

Prothorax à peine oblong, un peu moins large que les élytrès, sensi¬ 
blement arqué sur les côtés un peu avant leur milieu et puis subrétréci 
en arrière; faiblement convexe ; éparsement pubescent ; assez fortement 
et assez densément ponctué, parfois plus éparsement sur son milieu avec 
un léger espace lisse ; peu inégal, marqué de chaque côté d’une impres¬ 
sion oblique obsolète ; d’un noir assez brillant. . 

Écusson peu distinct, subruguleux, noir. 

Élytres subcarrées, à peine plus longues que le prothorax, un peu 
plus larges en arrière ; longitudinalement subconvexes ; inégales, avec 
une impression sulurale bien accusée, une autre intra-humérale sub¬ 
allongée, bien marquée, et une 3 e postérieure, sublatérale, obsolète ; 
éparsement pubescentes; assez fortement et assez densément ponctuées; 
d’un noir assez brillant. Épaules arrondies. 

Abdomen suballongé, assez épais, presque aussi large à sa base que les 
élytres, subcylindrique ou ù peine atténué en arrière ; finement rebordé 
sur les côtés; très convexe; à premiers segments sensiblement impres¬ 
sionnés en travers à leur base et munis au milieu de celle-ci d’une petite 
carène ; éparsement pubescent ; finement et assez densément ponctué, 
plus lisse sur la partie dorsale postérieure des segments; d'un noir assez 
brillant. Le 7° segment subtronqué et souvent subimpressionné au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Proster¬ 
num et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci à pointe étroite et 
aiguë. Métasternum assez densément ponctué, subimpressionné et obso- 
lètement canaliculé en arrière sur son disque. Ventre très convexe, fine¬ 
ment et assez densément ponctué, plus finement et plus densément dans 
sa partie postérieure, surtout sur le milieu du 5°arceau. 

Piedi finement pubescents, obsolètement pointillés, d’un brun parfois 
un peu roussàtre, avec les cuisses souvent moins foncées. Tarses courts, 


386 


BRÉVIPENNES 


subdéprimés, à 3 e article non bilobé, subcordiforme ou triangulaire. Les 
postérieurs un peu moins courts, à 1 er article suboblong, à peine égal 
au dernier : le 2° assez court. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, habite principalement les forêts 
humides, en été, sous les détritus et les feuilles mortes, dans la Flandre, 
l’Alsace, la Lorraine, la Normandie, les environs de Paris, la Bretagne, 
les Vosges, la Guienne, les Alpes, les Landes, la Provence, etc. Je l’ai 
capturée une seule fois, aux environs de Lyon, parmi les débris des 
inondations du Rhône. 

Obs. Bien distincte des précédentes par la petite carène basilaire des 
premiers segments de l’abdomen, elle diffère du ruslicus par son corps 
un peu plus brillant, plus étroit et moins déprimé, à pubescence et 
ponctuation moins serrées, avec celle-ci plus fine sur l’abdomen qui 
est plus cylindrique et plus finement rebordé sur les côtés, etc. 

On rapporte au bifoveolatus les phaeopus et nilidus de Stephens (111. 
Brit. V, 288 et 300). ' 


93. Stenns (fieniistciius) lieprieurl, Cussac. 

Suballongé, subconvexe, finement pubescent , d'un noir assez brillant , 
avec le article des palpes testacé. Tête à peine plus large que le pro¬ 
thorax, un peu moins large que les élytres, assez finement et densément 
ponctuée, obsoletement biimpressionnée, à intervalle subconvexe. Pro¬ 
thorax à peine oblong, moins large que les élytres, arqué sur les côtés, 
peu rétréci en arrière, assez finement et densément ponctué, subégal, 
obsoletement biimpressionné. Élytres subcarrées,évidemment plus longues 
que le prothorax, subinégales, assez finement et densément ponctuées. 
Abdomen faiblement atténué en arrière, assez finement et densément 
ponctué. 

cf Le 6 e arceau ventral légèrement et angulairement échancré au 
sommet. Abdomen normal, un peu moins large que les élytres. 

9 Le 6 e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet. Abdomen 
épais, presque aussi large que les élytres. 

Stenus Leprieuri, Cussac, Ann. Ent. Fr. 1851, Bull. 29.— Fairmaire et Ladoul- 

bène, Faun. Fr. I, 588, 51. — Kraatz, Ins. Deut. II, 783, 53. — Fauvel, Faun. 

Gallo-Rhén. III, 274, 64. 


STÉNIDES — Stemts 


387 


Long., 0.0030 (1 1/3 1.). — Larg., 0,0006 (1/3 1. faible). 

Corps suballongé, plus ou moins épais, subconvexe, d’un noir assez 
brillant; revêtu d’une fine pubescence cendrée, courte et peu serrée. 

Tête à peine plus large que le prothorax, un peu moins large que 
les élytres, à peine pubescente ; assez finement et densément ponctuée ; 
obsolètement biimpressionnée-sillonnée, à intervalle large, subélevé et 
subconvexe; d’un noir assez brillant. Douche brune, à 1 er article des 
palpes maxillaires testacé. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, bien moins longues que la tête et le prothorax 
réunis, légèrement pilosellées, noires ou noirâtres ; à 1 er article épaissi : 
le 2 e un peu moins épais et un peu moins long que le 1 er , plus épais que 
les suivants : ceux-ci assez grêles, graduellement moins longs : les 3 e à 
5 e suballongés : les 6 e et 7 e suboblongs : le 8° subglobuleux : les 3 der¬ 
niers formant ensemble une massue suballongée, assez tranchée : les 9 e 
et 10 e transverses : le dernier en ovale court, acuminé. 

Prothorax à peine oblong, sensiblement moins large que les élytres; 
plus ou moins arqué sur les côtés et peu rétréci en arrière; subconvexe ; 
légèrement pubescent; assez finement et densément ponctué ; subégal, 
avec une impression oblique, plus ou moins obsolète, de chaque côté ; 
d’un noir assez brillant. 

Ecusson très petit, noir. 

Elytres subcarrées, évidemment plus longues que le prothorax, sub¬ 
parallèles; légèrement convexes, subinégales, avec une impression post- 
scutellaire assez marquée et une autre intra-humérale plus légère ; fine¬ 
ment pubescentes ; assez finement et densément ponctuées ; d’un noir 
assez brillant. Epaules subarrondies. 

Abdomen assez court, plus ou moins épais, un peu ou à peine moins 
large à sa base que les élytres, faiblement atténué en arrière, finement 
rebordé sur les côtés; très convexe, à premiers segments subimpres¬ 
sionnés en travers à leur base ; légèrement pubescent ; assez finement et 
densément ponctué ; d’un.noir assez brillant. Le 7 e segment moins ponc¬ 
tué, obtusément tronqué au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Proster¬ 
num et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci ù pointe sub¬ 
émoussée. Métasternum assez finement et densément ponctué, déprimé- 
subimpressionné et obsolètement canaliculé en arrière sur son disque. 
Ventre très convexe, assez densément pubescent, assez finement et densé¬ 
ment ponctué, un peu plus finement en arrière. 


388 


BRÉVIPENNES 


Pieds finement pubescents, très finement pointillés, noirs ou noirâtres, 
à tarses parfois d’un brun roussâtre. Tarses courts, subdéprimés, à 
3° article non bilobé, subtriangulaire. Les postérieurs moins courts, à 
1 er article subolong, à peine égal au dernier : le 2 e assez court. 

Patrie. Cette petite espèce est assez rare, au printemps, sous les 
herbes, les pierres, au bord des mares et des étangs, principalement 
dans les régions boisées ou subalpines : la Flandre, la Champagne, la 
Lorraine, la Bourgogne, le Beaujolais, les Alpes, etc. Je l’ai même ren¬ 
contrée dans les collines des environs de Lyon. 

Obs. Moindre que les précédentes, elle s’en distingue par ses palpes, 
ses pieds et surtout ses antennes d’une couleur bien plus obscure. Elle a 
tout à fait la tournure d’un petit l'usticus, mais à pubescence un peu plus 
serrée, à couleur moins cendrée et à ponctuation moins forte, etc. 

Une variété, de taille moindre, présente un prothorax plus distincte¬ 
ment biimpressionné (1) et des élylres un peu plus inégales, à couleur 
plus brillante et subplombée (St. sculptus, R.). 


ï>4. Stenus (HeoiBÛsttenus) filum, Erichson. 

Subaptère, allongé, grêle, linéaire, subdéprimé, èparsement pubescent, 
d'un noir subplombé un peu brillant, avec les palpes, les pieds et les 
antennes d’un flave testacé, le 1 er article de celles-ci noir et le sommet 
de leur massue un peu rembruni. Tête bien plus large que le prothorax, 
un peu plus large que les élytres, finement et subéparsement ponctuée 
sensiblement bisillonnée, à intervalle large, peu élevé, presque lisse. 
Prothorax oblong, un peu moins large que les élytres, subarqué sur les 
côtés, rétréci en arrière, assez finement et subéparsement ponctué, égal, 
avec un léger espace lisse. Élytres subcarrées, à peine plus longues que le 
prothorax, subélargies en arrière, égales, assez finement et subéparse¬ 
ment ponctuées. Abdomen subparallèle, finement et subéparsement ponc¬ 
tué, plus lisse en arrière. 

a” Le 6 e arceau ventral assez fortement échancré en angle à sommet 
subarrondi. Les 4 e et 5 e longitudinal eraent déprimés-subimpressionnés, 
plus finement et plus densément pointillés et plus longuement et plus 
densément pubescents sur leur milieu. 



sténides — Stetius 389 

$ Le 6° arceau ventral angulairement prolongé au sommet. Les 4° et 
5 e simples. 

Stenus filurn, Erichson, Col. March. I, 568, 46; — Gen. et Spec. Staph. 731,78. 

— Redtenbaciier, Faun. Austr. ed. 2, 225. — Heer, Faun. Helv., I, 22G, 42. 

— ^Fairmaire et Laboulbène, Faun. Fr. I, 593, G3. — Kraatz, ins. Deut. II, 

792, 65. — Thomson, Skand. Col. II, 235, 51. 

Stenu t flavipes, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 278, 70, pl. III, fig. 11. 

Long., 0,0032 (1 1/2 1.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps subaptère, allongé, grêle, linéaire, subdéprimé, d’un noir sub¬ 
plombé assez brillant; revêtu d’une fine pubescence blanche, courte et 
peu serrée. 

Tête bien plus large que le prolhorax, un peu moins large que les 
élytres ; éparsement pubescenle ; finement et subéparsement ponctuée, 
un peu plus densément en avant ; sensiblement bisillonnée, à intervalle 
large, peu élevé et presque lisse ; d’un noir subplombé assez brillant. 
Bouche brunâtre, à palpes d’un testacé pâle. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, bien moins longues que la tête et le prothorax réunis, 
légèrement pilosellées,'d’un flave testacé à 1 er article noir et le sommet 
de la massue un peu rembruni; le 1 er article subépaissi : le 2 e à peine 
moins épais et presque aussi long que le 1 er , plus épais que les suivants : 
ceux ci grêles, graduellement moins longs : le 3 e allongé, plus long que 
le 4 e : les 4 e et 5 e peu allongés : les G e et 7 e suboblongs, le 8 e subglobu¬ 
leux : les 3 derniers formant ensemble une massue suballongée, assez 
légère : le 9 e subtransverse, le 10 e plus gros, subcarré : le dernier en 
ovale très court et acuminé. 

Prolhorax oblong, un peu moins large que les élytres ; légèrement 
arqué sur les côtés et visiblement rétréci en arrière ; peu convexe ; épar¬ 
sement pubescent; assez finement et modérément ponctué, plus épar¬ 
sement sur son milieu qui présente un léger espace lisse ; égal ; d’un 
noir subplombé assez brillant. 

Ecusson très petit, d’un noir subplombé assez brillant. 

Elytres subcarrées, à peine plus longues que le prothorax ; subélargies 
en arrière ; subdéprimées ou même déprimées, égales ; éparsement pu- 
beseentes; assez finement et subéparsement ou même modérément 
ponctuées; d’un noir subplorabé assez brillant. Epaules peu saillantes, 
obtuses. 

Abdomen allongé, un peu moins large à sa base que les élytres, sub- 


390 


BREYIPENNES 


parallèle ; assez convexe, à premiers segments faiblement impressionnés 
en travers il leur base; éparsement pubescent; finement et modérément 
ponctué, plus éparsement sur le dos, surtout des derniers segments qui 
sont presque lisses ; d’un noir subplombé assez brillant. Le 7 e segment 
obtusément tronqué au sommet. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir assez brillant. Pros 
ternum et mésosternum rugueusement ponctués, celui-ci pointe sub¬ 
émoussée. Métasternum modérément ponctué, subimpressionné avec une 
ligne lisse, en arrière sur son disque. Ventre très convexe, assez densé¬ 
ment pubescent, assez finement et assez densément ponctué, plus fine¬ 
ment et plus densément en arrière, surtout sur le milieu des 4 e et 5' 
arceaux. 

Pieds très finement pubescents, il peine pointillés, d’un flave testacé, 
il hanches noires. Tarses courts, assez larges, subdéprimés, à 3 e article 
non bilobé, subcordiforme. Les postérieurs à peine moins courts, à 
1 er article suboblong, à peine égal au dernier : le 2 e court. 

Patrie. Cette espèce est commune, pendant l’été, sur la vase des 
fossés et parmi les herbes et détritus des grands marais dans plusieurs 
zones de la France. 

Obs. Sa forme étroite, grêle, linéaire, la distingue assez des précé¬ 
dentes. Les palpes, les antennes et les pieds sont d’une couleur plus 
pâle, etc. 

On réunit à cette espèce le / lavipes de Stephens (II!. Biit. V, 289). 


5 e Sous-genre Hypostenus, Rey. 

de u wo, s o us ; S tenus, Stène 

Obs. Le pénultième article des tarses profondément bilobé et en même 
temps l’abdomen non rebordé sur les côtés (si ce n’est finement au 1 er seg¬ 
ment seul), tels sont les deux principaux caractères de ce sous-genre. 
Le 1 er article des tarses postérieurs est tantôt aussi long, tantôt plus 
long que le dernier. L’abdomen est cylindrique, souvent subparallèle, 
rarement conique. La taille est variable. 

Les espèces en sont peu nombreuses. En voici le tableau : 

a. Elytres parées sur leur disque d’une grande tache orangée. 

Ponctuation très grossière. Taille très grande. ... 95. Kiesenwettebi. 
aa. Elytres sans tache. 


sténides — Stenus 


39 i 


b. Abdomen allongé, subparallèle ou peu atténué, non conique. 

Lame mésosternale plus ou moins rétrécie en pointeau sommet. 

Forme plus ou moins allongée. 

c. Antennes testacées, à massue seule un peu rembrunie. Taille 
grande. 

d. Avant-corps très grossièrement ponctué. Abdomen bril¬ 
lant, assez fortement et assez densément ponctué, à premiers 
segments assez fortement impressionnés en travers à leur 

base.96. cicindeloides. 

dd. Avant-corps assez finement ponctué. Abdomen assez 
brillant, très finement et très densément ponctué, à pre¬ 
miers segments faiblement impressionnés en travers ii leur 

base .97. solutüs. 

cc. Antennes testacées, à I e * article noir : la massue souvent 
rembrunie. 

e. Tarses sublinéaires jusqu’au sommet du 3 e article : celui-ci 
non bilobé. Les postérieurs à 1 er article allongé, plus long 
que le dernier. Antennes assez longues, à massue non rem¬ 
brunie. Pieds testacés, à genoux noirs. Taille grande. 98. oculatus. 

ee. Tarses subdéprimés, graduellement subélargis. Les posté¬ 
rieurs à 1 er article oblong, aussi long ou plus long que le 
dernier. Antennes courtes ou assez courtes. Pieds plus ou 
moins obscurs. 

f. Le 1 er article des antennes seul rembruni, la massue 
souvent obscure. Palpes entièrement testacés. Pieds noirs, 
à tarses d'un roux testacé : ceux-ci à 3 e article subbilobé. 

Taille assez grande.99. tabsaus. 

ff. Les 2 premiers articles des antennes rembrunis ainsi que 
la massue. Palpes à 3 e article obscur. Pieds d’un roux de 
poix. Tarses à 3 e article triangulaire ou subcordiforme. 

g. Les 3 e b 8° articles des antennes d'un flave testacé. 

Tête à peine aussi large que les élytrès, aussi fortement 
ponctuée que le prothorax. Taille assez petite. . 100. paganus. 

gg. Les 3 e à 8 e articles des antennes d'un roux de poix. 

Tête au moins aussi large que les élytres, un peu moins 
fortement ponctuée que le prothorax. Taille petite. 101. latifrons. 
bb. Abdomen assez court, fortement atténué, conique. Lame 
mésosternale large, assez largement tronquée au sommet. 

Élytres amples. Forme épaisse, ramassée. Taille très 

petite.102. contractus. 






392 


BREVIPENNES 


»5. Stemis (Hyjiostenus) Biiereaiwctteri, Rosenhauer. 

Allongé, subconvexe, éparsement pubescent, d'un noir assez brillant, 
avec les antennes, les palpes et la base des cuisses roux, le sommet des 
tibias et le tarses d'un roux obscur, et les élytres parées d’une grande 
tache d'un rouge orangé. Tète plus large que le prothorax, de la largeur 
des élytres, grossièrement et assez densément ponctuée, obsolètemcnt 
bisillonnée,à intervalle à peine convexe. Prothorax presque aussi large 
que long, unpeu moins large que les élytres, arqué sur les côtés, à peine 
rétréci en arrière, très grossièrement et assez densément ponctué, 
égal. Elytres transverses, de la longueur du prothorax, subégales, très 
grossièrement et assez densément ponctuées. Abdomen subcylindrique 
fortement et assez densément ponctué, plus éparsement sur le dos. 

a* Le 6« arceau ventral profondément échancré au sommet en angle 
subobtus. Le 4 e légèrement impressionné en arrière sur son disque, à 
impression terminée par de longs cils. 

Ç Le 6 e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet. Le 4* 
simple. 

Stenus Iiiesenwetteri, Rosenhauer, Thier. Andal. 76. —Kraatz, Ins.Deut. II, 793, 

66. — Rye, Ent. Month Ma g. I, 109, — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 269, 56. 

Long., 0.0055(2 1/2 1.). —Larg., 0,0014 (2/3 1.). 

Patrie. Cette espèce, qui est très rare, se trouve, en été, à peu près 
de la même manière que le Dianous cordatus, c'est-à-dire presque dans 
l’eau, au bord des étangs, des ruisseaux et des marais, parmi les 
mousses et les touffes d’herbes à demi immergées, dans la Normandie et 
les environs de Paris. 

Obs. Je ne la décrirai pas davantage. Elle se reconnaît par sa grande 
taille, sa ponctuation très grossière et profonde, par ses élytres parées, 
après leur milieu sur leur disque, d’une grande tache arrondie, d’un 
roux orangé. Les palpes et les antennes sont roux, avec le 3 e article de 
ceux-là, la base et la massue de celles-ci, à peine plus foncés. Les 
cuisses sont d’un roux testacé jusqu’au-delà de leur milieu, le sommet 
des tibias et les tarses, d’un roux plus ou moins obscur. 



STEM DES — S tenus 


393 


9G. Steiius (Hypostenus) clciiiileloides, Scüaller. 

Allongé, subconvexe, éparscmcnl pubescent, d'un noir brillant, avec 
les palpes, les antennes et les pieds testacés, et les genoux largement 
rembrunis. Tête un peu plus large que le prothorax, un peu moins large 
que les èlylres, grossièrement et assez densément ponctuée , légèrement 
bisillonnée, à intervalle peu élevé, lisse. Prothorax à peine oblong, moins 
large que les élytres, subarqué sur les côtés, subrétréci en arrière, très 
grossièrement et densément ponctué, égal. Elytres subtransverses, à peine 
plus longues que le prothorax, subégales, très grossièrement et densé¬ 
ment ponctuées. Abdomen subcylindrique, assez fortement et assez den¬ 
sément ponctué, plus lisse sur le dos, assez fortement impressionné à la 
base des premiers segments. 

o* Le 6 e arceau ventral échancré au sommet en angle subaigu. 

$ Le 6 e arceau ventral prolongé et subogivalement arrondi au 
sommet. 

Staphylinus buphthalmus, Rossi, Faun. Etr. I, 252, 623. 

Staphylinus clavicornis, Rossi, Faun. Etr. Mant. 1,98,22. 

Staphylinus bigultatus, var. Olivier, Ent. III, n. 44, fl- L fis- 3, d. 
Staphylinus cicindeloides , Schaller, Act. Hal. I, 324. 

Stenus cicindeloides, Gravenhorst, Micr. 155, 4 ; — Mon. 229, G. — Gyllenual, 
Ins. Suec. If, 470, G. — Mannerheim, Brach. 46, 2. — Boisduval et Lacordaire, 
Faun. Par. I, 444, 4. — Runde, Bracli. Hall. 15, 10. — Ericiison, Col. Mardi. 
I, 570, 49; — Gen. et Spec. Staph. 734, 84. — Redtenbaciier, Faun. Austr. 
ed. 2, 225, 51. — Heeiî, Faun. Helv. I, 227, 45. — Fairmaire et Laboulbène, 
Faun. Fr. I, 596, 77. — Kraatz, Ins. Deut. If, 795, 68. — Thomson, Skand. 
Col. II, 231, 41. — Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 268, 55. 

Long., 0,0055 (2 1/2 1.). — Larg., 0,0015(2/3 1.). 

Corps allongé, subconvexe, d'un noir brillant; revêtu d'une tiès fine 
pubescence blanchâtre, très peu serrée. 

Tête un peu plus large que le prothorax, un peu moins large que les 
élytres, à peine pubescente; grossièrement et assez densément ponctuée ; 
légèrement bisillonnée, à intervalle large, peu élevé, plus ou moins lisse; 
d’un noir brillant. Bouche brune. Pulpes testacés. Yeux obscurs. 
Antennes médiocres, moins longues que la tête et le prothorax 
Soc. Lixn. — t. xxx. 27 


394 


BRÉVIPENNES 


réunis, éparsement pilosellées, teslacées à massue souvent plus foncée; 
à 1 er article subépaissi : le 2 e à peine moins épais et un peu moins 
long que le 1 er , plus épais que les suivants : ceux-ci grêles, graduelle¬ 
ment moins longs : le 3 e allongé, plus long que le 4 e : les 4 e à 0 e sub¬ 
allongés : le 7 e fortement oblong : le 8 e un peu plus épais, suboblong, 
ibeonique : les 3 derniers formant ensemble une massue allongée, assez 
.êgère : les 9 e et 10 e presque aussi larges que longs, subcarrés ou sub- 
obeoniques : le dernier en ovale acuminé. 

Prothorax à peine oblong, moins large que les élytres ; faiblement 
ou à peine arqué sur les côtés un peu avant leur milieu et puis subrétréci 
en arrière; légèrement convexe; à peine pubescent; profondément et 
très grossièrement ponctué, à ponctuation plus ou moins serrée et sub¬ 
rugueuse, surtout sur les côtés ; égal, avec rarement un léger espace 

lisse; d’un noir brillant. 

« 

Ftusson très petit, d’un noir brillant. 

Elytres subtransverses, à peine plus longues que leprolhorax ; à peine 
arquées en arrière sur les côtés ; faiblement convexes ; subégales, avec 
une impression postscutellaire parfois assez sensible ; très éparsemen 
pubescentes ; profondément, très grossièrement, densément et parfois 
subrugueusement ponctuées; d'un noir brillant, Epaules arrondies. 

Abdomen suballongé, assez épais, moins large que les élytres, subcy¬ 
lindrique, non ou à peine atténué en arrière ; très convexe, à premiers 
segments assez fortement impressionnés en travers à leur base, le 5 e fai¬ 
blement; éparsement pubescent ; assez fortement et assez densément 
ponctué sur les côtés et dans le fond des impressions, plus éparsement 
et plus légèrement sur les derniers segments et sur le dos des précé¬ 
dents qui sont plus ou moins lisses en arrière; d’un noir brillant. Le 
7 e segment subtronqué-subimpressionné au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir brillant. Prosternum 
et mésosternum rugueux, celui-ci à pointe mousse. Métasternum forte¬ 
ment et assez densément ponctué, subimpressionné en arrière sur son 
disque. Ventre très convexe, recouvert d’une pubescence assez longue 
et assez serrée, surtout postérieurement, convergente en dedans au bord 
apical des 4 ou 5 premiers arceaux ; finement et assez densément ponc¬ 
tué, plus légèrement en arrière, plus finement et plus densément sur le 
milieu des 4 U et 5 e arceaux, et principalement de ce dernier. 

Pieds finement pubescents, finement pointillés, testacés à hanches 
noires, et extrémité des cuisses et base des tibias plus ou moins large- 






STÉ.NIDES — Stenus 


395 


ment rembrunies, et une légère teinte brune au bout des 3 premiers 
articles des tarses et du dernier. Tarses médiocres, il 3 e article non 
bilobé, subtriangulaire ou subcordiforme. Les postérieurs assez allongés, 
sublinéaires jusqu'au 3 e article : le 1 er suballongé, plus long que le 
dernier ; le 2 e fortement oblong. 

Patrie. Celte espèce est commune, toute l’année, au bord des eaux 
ou dans les lieux humides, dans toute la France et même en Provence. 

Obs. Remarquable par sa grande taille et par sa ponctuation profonde 
et très grossière, elle diffère du Kiesenwetteri par ses élytres sans tache. 
Les a* sont plus rares que les Ç . 

On attribue au cicindeloides le similis var. ,8 de Ljungh (Web. u. 
Mohr. Arch. I. 1, 60) et scabrior de Stephens (111. Brit. V, 282). 


Stenus (Hypostcnus) solutus, Erichson. 

Allongé, subconvexe, assez densément pubescent, d’un noir plombé 
assez brillant, avec les palpes, les antennes et les pieds d'un flave testacé, 
et les genoux intermédiaires et postérieurs largement rembrunis, les 
cuisses antérieures à teinte brune avant leur sommet. Tête bien plus large 
que le prothorax, à peine plus large que les élytres, assez finement et assez 
■densément ponctuée, légèrement bisillonnée, à intervalle peu convexe, 
plus lisse. Prothorax oblong, un peu moins large que les élytres, faiblement 
arqué sur les côtés, subrétréci en arrière, assez finement et assez densément 
ponctué, obsolètement biimpressionné. Élytres subcarrées, à peine plus 
longues que le prothorax, -peu inégales, assez fortement et densément 
ponctuées. Abdomen subcylindrique, très finement et très densément 
pointillé, faiblement impressionné à la base des premiers segments. 

a" Le 6 e arceau ventral profondément et angulairemcnt entaillé au 
sommet. Le 3 e à peine, le 4° sensiblement, sinués au milieu de leur bord 
apical, avec une légère impression au devant du sinus. 

9 Le 6 e arceau ventral subogivalement prolongé au sommet. Les 3 e et 
4 e simples. 


Stenus solutus , Eiiichson, Gen. et Spee. Staph. 734, 83. — Fairmaire et Laboul- 
bène, Faun. Fr. I. 595. 76. — Fauvf.l, Faim. Gallo-Rhén. III, 268, 54, pl. III, 
fig. 10. 



396 


BRÉVIPENNES 


Long., 0,0055 (2 1/2 1.). — Larg., 0,0014 (2/3 1.). 

Corps allongé, subconvexe, d’un noir plombé assez brillant ; revêtu 
d'une fine pubescence blanche, courte et assez serrée. 

Tête bien plus large que le prolhorax, à peine plus large que les 
élytrès, finement pubescente ; assez finement et assez densément ponctuée ; 
largement et légèrement bisillonnée, à intervalle assez large, peu con¬ 
vexe et plus lisse ; d'un noir plombé assez brillant. Bouche brune. Palpes 
d'un flave testacé. Yeux obscurs. 

Antennes assez longues, un peu moins longues que la tête et le pro¬ 
thorax réunis, éparsement pilosellées, d’un flave testacé à massue rare¬ 
ment plus foncée; à 1 er article subépaissi : le 2 e un peu moins épais 
et un peu moins long que le 1 er , un peu plus épais que les suivants : 
ceux-ci grêles, graduellement moins longs : le 3 e très allongé, bien plus 
long que le 4 e : les 4° et 5° allongés, le 6° suballongé : les 7 e et 8° un 
peu plus épais, oblongs, obconiques : les 3 derniers formant ensemble 
une légère massue allongée : le 9 e suboblong, le 10 e subcarré : le der¬ 
nier en ovale subacuminé. 

Prolhorax oblong, un peu moins large que les ély très ; subcylindrique 
ou faiblement arqué sur les côtés et puis subrétréci en arrière ; subcon¬ 
vexe ; finement pubescent ; assez finement et assez densément ponctué ; 
subégal ; obsolètement et obliquement bisillonné de chaque côté ; d’un 
noir plombé assez brillant. 

Ecusson très petit, d’un noir plombé assez brillant. 

Ely très subcairées, à peine plus longues que le prothorax; subparal¬ 
lèles ; légèrement convexes; peu inégales, avec une impression post- 
scutellaire sensible, une autre intra-humérale obsolète et leur intervalle 
un peu relevé en bosse ; finement pubescentes, assez fortement et den¬ 
sément ponctuées ; d’un noir plombé assez brillant. Epaules arrondies. 

Abdomen allongé, moins large que les élytres, subcylindrique, 
atténué seulement dans son dernier tiers ; très convexe, it premiers seg¬ 
ments faiblement impressionnés en travers à leur base, le 5 e nullement; 
finement pubescent ; très finement et très densément pointillé, moins 
finement et subrugueusementsur les impressions des premiers segments; 
d’un noir plombé assez brillant, sur le dos, un peu moins en arrière et 
sur les côtés. Le 7 e segment plus lisse, obtusément orrondi au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir plombé assez brillant. 
Prosternum et mésosternum ruguleux, celui-ci à pointe assez aiguë. 





STÉNIDES — Stenus 


397 

Métasternum assez fortement et densément ponctué sur les côtés, plus 
légèrement et plus finement sur son disque, qui est subimpressionné et 
très finement canaliculé en arrière. Ventre très convexe, densément pu- 
bescent-argenté. finement et densément ponctué, plus fortement à la 
base du 1 er arceau, un peu plus finement et un peu plus densément sur le 
milieu des 4 e et 5°. 

Pieds finement pubescents, très finement pointillés, d’un flave testacé, 
avec les hanches noires, l’extrémité des cuisses et tibias intermédiaires 
et postérieurs largement ou même très largement rembrunis, une grande 
tache brune sur la partie postérieure des cuisses antérieures, la tranche 
externe de leurs tibias obscure, et un petit point noirâtre au sommet de 
tous les tibias et des 3 premiers articles et du dernier de tous les tarses. 
Ceux-ci médiocres, â 3 e article non bilobé, subtriangulaire ou subcor- 
diforme. Les postérieurs plus longs, à 1 er article suballongé, plus long 
que le dernier : le 2 e oblong. 

Patrie. Cette rare espèce se prend, en été, dans les grands marais, 
parmi les herbes, presque dans l’eau, dans la Flandre, la Normandie, 
les environs de Paris, la Champagne, l'Alsace, la Lorraine, la Bour¬ 
gogne, le Bugey, la Languedoc, les Landes, etc. Je l’ai rencontrée une 
fois aux environs de Lyon, dans les marais de Décines-Charpieux 
(Isère). 

Ocs. Elle est un peu plus étroite que le cicindeloides, d’une couleur 
un peu moins brillante mais plus plombée, à pubescence plus serrée, à 
ponctuation bien moins forte et moins grossière, très fine et très serrée 
sur l’abdomen, dont les premiers segments sont moins fortement im¬ 
pressionnés à leur base, etc. 


98. Stenus (Hyposteuusj oculutus, Gravenhorst. 

Allongé, subconvexe , finement pubescent, d'un noir subplombé peu 
brillant, avec les pieds, les palpes et les antennes d'un flave testacé, le 
1 er article de celles-ci noir, et les genoux noirâtres. Tête plus large que 
le protliorax, de la largeur des élytres, assez fortement et densément 
ponctuée, légèrement bisillonnée, à intervalle peu convexe, à peine élevé, 
plus lisse. Protliorax suboblong, moins large que les élytres, modérément 
arqué sur les côtés, subrétréci en arrière, fortement et densément ponctué, 


398 


BRÈVIPENNES 


subégal, obsolètement biimpressionné. Élytres subcarrées, un peu plus 
longues que le prothorax, peu inégales, fortement et densément ponctuées. 
Abdomen subcylindrique, fortement et densément ponctué, à peine plus 
finement en arrière. Tarses sublinéaires. 

o* Le 6 e 'arceau ventral profondément incisé au sommet. Le 4 e sub- 
sinué dans le milieu de son bord apical, avec une légère impression plus 
longuement pubescente au devant du sinus. Le 5 e subdéprimé, plus 
finement et plus densément ponctué, et plus longuement et plus densé¬ 
ment pubescent sur sa région médiane. 

9 Le G° arceau ventral subsinueusement prolongé au sommet en 
angle subacuminé. Les 4 e et 5 e simples. 

Staphylinus similis, Herbst, Arch. V, 2, 151, 15. 

Stenus oculatus, Graveniiorst, iMicr. 153, 3; —Mon. 227, 5. — Gylleniial, 
Ins. Suec. II, 471, 7.— Mannerheim, Brach. 42, 7. — Boisduval et Lacordaire, 
Faun. Par. I, 444, 5. — Ronde, Brach. Hal. 15, 7. — Ericdson, Col. March. I, 
569, 48 ; — Gen. et Spec. Staph. 733, 81. — Redtenbaciier, Faun. Austr. ed. 2, 
225, 51. — Heer, Faun. Helv. 1, 227, 44. — Fairmaire et Laboulbène, Faun. 
Fr. I, 595, 75. — Kraatz, Ins. Deut. II, 795, 69. — Thomson, Skand. Col. II, 
232, 42. 

Stenus modestus, Lucas, Expi. Alg. Ent. 124, pl. 13, fig. 5. 

Stenus siculus, Stierlin, Mitth. Schw. Ges. 1867, 221. 

Stenus similis, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 267, 53. 

Long.. 0,0055 (2 1/2 1.). — Larg., 0,0012 (1/2 1.). 

Corps allongé, subconvexe, d’un noir subplombé peu brillant ; revêtu 
d’une fine pubescence blanchâtre, courte, assez ou modérément serrée. 

Tète plus large que le prothorax, de la largeur des élytres, finement 
pubescente ; assez fortement et densément ponctuée ; largement et peu 
profondément bisillonnée, à intervalle large, peu convexe, à peine élevé 
et plus lisse; d’un noir à peine plombé assez brillant. Bouche brune. 
Palpes d’un flave tcstacé. Yeux obscurs. 

Antennes assez longues, atteignant presque la base du prothorax, 
éparsement pilosellées, d’un flave testacé à massue rarement plus foncée 
et le 1 er article noir; celui-ci subépaissi : le 2 e à peine moins épais et 
au moins aussi long que le 1 er , plus épais que les suivants : ceux-ci 
grêles, graduellement moins longs : le 3 e très allongé, bien plus long que 
le 4 e : les 4 e et 5 e allongés, les 6 e et 7 e suballongés : le 8 e fortement 




sténides — Stenus 399 

oblong : les 3 derniers formant une massue allongée, assez brusque : le 
9 e obconique, le 10 e subcarré : le dernier en ovale court, acuminé. 

Prothorax suboblong, moins large que les élytres, modérément arqué 
sur les côtés et subrétréci en arrière ; légèrement convexe ; finement 
pubescent ; fortement et densément ponctué ; subégal, avec une impres¬ 
sion oblique, obsolète, de chaque côté ; d’un noir subplombé peu 
brillant. 

Écusson peu distinct, noir. 

Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax; à peine 
arquées en arrière sur les côtés; faiblement convexes, peu inégales, 
avec une impression postscutellaire assez marquée et plus ou moins pro¬ 
longée le long de la suture, et une autre intra-humérale plus ou moins 
faible; finement pubescenles; fortement et densément ponctuées; d’un 
noir subplombé peu brillant. Epaules étroitement arrondies. 

Abdomen allongé, moins large que les élytres, subcylindrique, atténué 
seulement tout à fait au sommet ; très convexe, à premiers segments fai¬ 
blement impressionnés en travers à leur base, le 5 e à peine ou nulle¬ 
ment; finement pubescent; fortement et densément ponctué, à peine 
plus finement en arrière, plus éparsement et plus densément sur le 6 e , 
lisse vers le bord postérieur du 4 e et surtout du 5 e ; d’un noir à peine 
plombé et peu brillant. Le 7° segment moins ponctué, subtronqué ou 
obtusément arrondi au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir peu brillant. Prosternum 
et mésosternum rugueux, celui-ci à pointe peu émoussée. Métaslernum 
fortement et assez densément ponctué, impressionné-subsillonné en 
arrière sur son disque. Ventre très convexe, fortement et densément 
ponctué, plus légèrement et plus éparsement sur le G c arceau. 

Pieds finement pubescents, obsolètement pointillés, d’un flave tes- 
tacé, à hanches noires, les trochanters brunâtres, les genoux antérieurs 
et intermédiaires étroitement, les postérieurs plus largement noirâtres, 
ainsi que le bout des 3 premiers articles des tirses et du dernier. Ceux-ci 
médiocres, à 3 e article non bilobé, subtriangulaire ou subcordiforme. 
Les postérieurs suballongés, sublinéaires jusqu'au3° article : le l° r allongé, 
plus long que le dernier : le 2° fortement oblong. 

Patrie. Cette espèce est très commune, toute l’année, parmi les détri¬ 
tus, les mousses, les feuilles mortes, sous les- pierres, les fagots, etc., 
dans presque toute la France et même en Provence. 

Obs. La ponctuation est bien moins grossière que chez cicindeloïdes, 


400 


BREVIPENISES 


bien plus forte et plus profonde que chez solutus-, la couleur est plus 
maie et moins plombée que dans celui-ci. Le 1 er article des antennes 
est noir, au lieu qu’il est testacé dans les deux espèces susdites, etc. 

On réunit le cognatus de Stephens (111. Brit Y, 983) à Voculatus de 
Gravenhorst (1). 

t»9, Stenus (Hj postenus) tarsalis, Ljungh. 

Assez allongé, subconvexe, finement pubescent, d'un noir à peine 
plombé et peu brillant, avec les tarses, les palpes et les antennes d'un 
roux testacé, celles-ci à massue rembrunie et 1 er article noir. Tête plus 
large que le prothorax, de la largeur des êlytres, assez finement et 
densément ponctuée, faiblement biimpressionnêe, à intervalle à peine 
élevé. Prothorax à peine oblong, moins large que les élytres, arqué sur 
les côtés, subrétréci en arrière, assez fortement et densément ponctué, 
subégal, légèrement biimpressionné. Elytres subcarrées, un peu plus 
longues que le prothorax, subégales, fortement et assez densément ponc¬ 
tuées. Abdomen subcylindrique, assez fortement et densément ponctué. 
Tarses subélargis, subdéprimés. 

a* Le 6 e arceau ventral largement et légèrement échancré au sommet. 
Le 4 e creusé, au milieu de sa partie postérieure, d’une petite impression 
semicirculaire, parfois lisse, bordée de poils plus longs. Le 5 e densément 
et longuement pubescent-argenté sur sa région médiane. 

9 Le G e arceau ventral subsinueusement prolongé en angle au 
sommet. Les 4° et 5 e simples. 

Staphylinus clavicornis , Rossi, Faun. Etr, 1, 312, note n' 1. 

Stenus clavicornis , Gravenuorst, Micr. ItiG, S-, — Mon. 229, 7. — Boisdüval et 

Lacordaire, Faun. Par. I, 448, 13 
Stenus riparius , Runds, Bracb. liai. IG, 10. 

Stenus tarsalis , Ljungu, Web. u. Mohr. Beitr. Il, 157. — Gtllemial, Ins. Suec. 

II, 472. 8. — Mannerdf.iu, Brach.42, 8. — Ericüson, Col. March. I, 569, 47. 

— Gen. et Spec. Staph. 732, 79. — Redtemucher, Faun. Austr. ed. 2, 223, 53. 

— IIeer, Faun. Helv. I, 22G, 43. — Fairuaire et Ladouldène, Faun. Fr. I, 595, 

74. — Kraatz, Ins. Deut. II, 794, 07.— Tuomso.n, Skand. Col. II, 232, 43. — 

F autel, Faun. Gallo-Rhén. III, 267, 52. 


(1) Préférablement au nom de similis, j'ai admis celui d'oeufatus consacré par l'usage et 
adopte par Kraatz, Thomson, de Harold et la plupart des autres auteurs. 




STÉNIDES — Stenus 


401 


Stenus insidiosus, Solsky, Bull. Mosc. 1864,11,449. 

Stenus roscidus, Sneller, v. Voll. Bowstff. Fn. Nederl. II, 71. 

Long., 0,0040(1 3/4 1.). — Larg., 0,0008 (1/3 1. fort). 

Corps assez allongé, subconvexe, d'un noir à peine plombé et peu 
brillant ; revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, très courte et assez 
serrée (1). 

Tête plus large que le prothorax, de la largeur des élylres ; finement 
pubescente; assez finement et densément ponctuée; subdéprimée et 
faiblement biimpressionnée-sillonnée, à intervalle large, à peine élevé ; 
d’un noir à peine plombé et peu brillant. Bouche brune. Palpes d’un roux 
testacé, à 3 e article parfois plus foncé au sommet. Yeux obscurs. 

Antennes assez courtes, bien moins longues que la tête et le. prothorax 
réunis, obscurément piiosellées, d’un roux testacé à massue rembrunie 
et l or article noir; celui-ci subépaissi : le 2 e à peine moins épais et à 
peine moins long que le 1 er , plus épais que les suivants : ceux-ci assez 
grêles, graduellement moins longs : le 3 e allongé, un peu plus long que 
le 4 e : les 4 e et 5 e suballongés, les 6° et 7 e oblongs : le 8 e assez court, 
obeonique ou subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble une massue 
assez tranchée, subfusiforme : les 9 e et 10 e à peine transverses : le der¬ 
nier en ovale acuminé. 

Prothorax à peine oblong, moins large que les élytres; médiocrement 
arqué sur les côtés et subrélréci en arrière; faiblement convexe ; fine¬ 
ment pubescent; assez fortement et plus ou moins densément ponctué; 
subégal, avec une légère impression oblique de chaque côté (2) ; d’un 
noir à peine plombé et peu brillant. 

Ecusson peu dislinct, noir. 

Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, à peine 
arquées en arrière sur les côtés ; faiblement convexes, subégales, avec 
une impression poslscutellaire et une autre intra-humérale, assez légères ; 
finement pubescentes; plus ou moins fortement et assez densément 
ponctuées ; d’un noir à peine plombé et peu brillant. Epaules arrondies. 

Abdomen suballongé, un peu moins large que les élytres, subcylin¬ 
drique, parfois à peine atténué en arrière ; très convexe, à premiers 
segments sensiblement impressionnés en travers à leur base ; finement 

(t) La pubescence, naissant des points, est argentée et assez apparente. 

(2) Les impressions tendent souvent à se réunir en arrière, de manière à former un arc 
k ouverture en avant. 


402 


BRÉVIPENNES 


pubescent; un peu ou à peine moins fortement mais plus densément 
ponctué que les élytres; d’un noir à peine plombé et peu brillant. Le 
7 e segment moins ponctué, subarrondi au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir subplombé assez 
brillant. Prosternum et mésosternum rugueux, celui-ci à pointe fine, 
peu émoussée. Métasternum assez fortement et densément ponctué, 
impressionné-subsillonué en-arrière sur son disque. Ventre très convexe, 
plus longuement et plus densément pubescent en arrière, assez fortement 
et densément ponctué. 

Pieds finement pubescenls, à peine pointillés, noirs ou noirâtres, à 
tarses d'un roux testacé parfois assez obscur et les ongles toujours noirs. 
Tarses assez courts, graduellement subélargis, subdéprimés, à 3 e article 
subbilobé. Les postérieurs plus longs, à 1" article oblong, subégal au 
dernier : le 2 e à peine oblong, triangulaire. 

Patrie. Cette espèce se prend communément, toute l’année, sous les 
détritus et les mousses, dans les lieux humides, dans une grande partie 
de la France. 

Obs. Différente de Voculatus parla structure des tarses, elle est un peu 
moindre, un peu moins plombée, à antennes plus courtes, à pieds plus 
obscurs, etc. 

Une variété, de taille un peu moins grande, parait avoir une teinte un 
peu plus brillante, une ponctuation un peu plus forte sur les élytres qui 
sont plus courtes, un peu moins serrées sur l’abdomen, avec la massue 
des antennes et les tarses d’un flave testacé (St. insidiosus, Solsky). — 
Bugey. 

Quelques , de taille moindre, présentent à peine ou non le vestige 
de l’impression semicirculaire du 4 e arceau ventral, laquelle, en s’accen¬ 
tuant, devient de plus en plus lisse, comme dans la var. insidiosus. 

Cette espèce présente parfois une forme brachyptère assez accentuée. 

On regarde comme synonymes du tarsalis les buphthalmus de Ljungh 
(Web. u. Mohr. Arch. I, 1, 67), nigriclavis, flavitarsis et rufitarsis de 
Stephens (111. Brit. V, 285 et 286). 






STÉNIDES — Stemss 


403 


lOO. Stciius (Mypostenus) pasamiü, Krichson. 

Allongé , peu convexe, éparsement pubescent, d'un noir peu brillant, 
avec les palpes et les antennes testacés, le 3 e article de ceux-là rem¬ 
bruni, la massue de celles-ci obscure, leur 1 er article noir et le 2° bru¬ 
nâtre. Tête plus large que le prothorax, de la largeur des élytres, forte¬ 
ment et densément ponctuée, légèrement bisillonnée, à intervalle large, 
subélevé. Prothorax à peine oblong , moins large que les élytres, subarqué 
sur les côtés, subrétréci en arrière, fortement et densément ponctué, sub¬ 
égal. Elytres subcarrées, un peu plus longues que le prothorax, sub- 
égales, fortement et densément ponctuées. Abdomen subcylindrique, assez 
fortement et densément ponctué, plus finement en arrière. Tarses sub- 
élargis, subdéprimés. 

a* Le 6 e arceau ventral profondément, étroitement et aigument en¬ 
taillé au sommet. Le 5° assez largement échancré au milieu de son bord 
apical, creusé au devant de l’échancrure d’une large impression plus 
finement et plus densément pointillée et plus pubescente, terminée de 
chaque côté par une petite carène obtuse. Le 4 U déprimé ou subimpres¬ 
sionné, plus finement et plus densément pointillé et plus pubescent, sur 
sa région médiane. 

9 Le 6® arceau ventral prolongé et arrondi au sommet. Les 4 e et 5 e 
simples. 

Stenus paganus, Ericiison, Col. March. I, 571,50; — Gen. et Spec. Staph 

742, 100. — Redtenbacuer, Faun. Austr. ed. 2, 225,35. — Fairmaire et Laboul- 

bène, Faun. Fr. I, 596, 78. — Kraatz, Ins. Deut, II, 79G, 70.— Thomson, Skand. 

Col. Il, 231, 40;— IX, 198.— Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 2C6, 51. 

Long., 0,0034 (1 1/2 1.). — Larg., 0,00055 (1/4 1.). 

Patrie. Celte espèce se prend, assez rarement, en été, sous les dé¬ 
tritus, au bord des eaux, dans plusieurs provinces de la France. Je l’ai 
capturée à Cluny (Saône-et-Loire) et dans les environs de Lyon, où elle 
est très rare. 

Obs. Elle diffère du tarsalis par sa taille moindre et sa ponctuation 
relativement un peu plus forte. Le 3° article des palpes est rembruni, le 


404 


HREVIPENNES 


2 e des antennes est brunâtre, les pieds sont d’un roux de poix à cuisses 
souvent plus claires, etc. Elle ressemble plutôt à la suivante. 

Le 6° segment abdominal est souvent échancré au sommet, surtout 
chez les 9 » et alors le 6 e arceau ventral correspondant est plus prolongé, 
même d’une manière subogivale. 

Le 2° article des antennes est quelquefois un peu roussâtre. 


lOft. Stenus (Hypostenus) lntifrons, Erichson. 

Allongé, sublinêàire, subdéprimé, subéparsement pubescent, d'un noir 
subplombé peu brillant, avec les palpes obscurs à base testacée, les an¬ 
tennes d'un roux de poix, à massue et leurs 2 premiers articles rembru¬ 
nis. Tête plus large que le prothorax, un peu plus large que les élytres, 
assez fortement et densément ponctuée, obsolèlemenl bisillonnèe, à inter¬ 
valle large, peu convexe, subélevé. Prothorax à peine oblong, un peu 
moins large que les élytres, subarqué sur les côtés, subrétréci en arrière, 
assez fortement et densément ponctué, subégal. Elytres subcarrées, à peine 
plus longues que le prothorax, subégales, fortement et densément ponc¬ 
tuées. Abdomen subcylindrique , assez fortement et densément ponctué, 
plus finement en arrière. Tarses subélargis, subdéprimés. 

Le 6 e arceau ventral profondément, étroitement et aigument en¬ 
taillé au sommet. Le 5 e assez largement échancré dans le milieu de son 
bord apical, creusé au devant de l’échancrure d’une large impression 
non avancée jusqu’à la base, plus finement et plus densément pointillée, 
plus densément pubescente et terminée de chaque côté par une petite 
carène très obtuse. Le 4 e à peine impressionné vers le milieu de sa 
partie postérieure, à impression plus finement et plus densément poin- 
lillée, à peine plus pubescente. 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé au sommet en ogive arrondie. Les 
4 e et 5 e simples. 

Stenus morio, var. Gravenhorst, Mon. 231. 

Stenus latifrons, Erichson, Col. March. I, 572, SI ; — Gen. et Spec. Staph. 743. 
101. — Redtenbacher, Faun. Austr. ed. 2,225, 54. — Heer, Faun. Helv. 1, 
227, 46. — Fairmaire et Ladoulbène, Faun. Fr. I, 596, 79. — Kraatz, Ins. 
Deut. H, 797, 71. — Thomson, Skand. Col. Il, 230, 39. — Fauvel, Faun. Gallo- 
Rhén. 111,265, 50. 





STÉNIDES — Steinis 


405 


Long., 0,0033 (1 1/2 1.). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps allongé, sublinéaire, subdépriraé, d’un noir subplombé peu 
brillant; revêtu d’une fine pubescence blanchâtre, courte, assez peu ou 
modérément serrée. 

Tête sensiblement plus large que le prothorax, un peu plus large que 
les élytres à leur base; finement pubescenle ; assez fortement et 
densément ponctuée ; obsolètement bisillonnée, à intervalle large, peu 
convexe, subélevé ; d’un noir subplombé assez brillant. Douche brune. 
Palpes d’un brun de poix, à 1 er article et base du 2 e testacés. Yeux 
obscurs. 

Antennes courtes, bien moins longues que la tête et le prothorax 
réunis, légèrement pilosellées, d’un roux de poix à massue et les 2 pre¬ 
miers articles rembrunis; le 1 er épaissi, noir : le 2 e un peu moins épais, 
brunâtre, à peine moins long que le 1 er , plus épais que les suivants : 
ceux-ci assez grêles, graduellement moins longs : le 3 e assez allongé, 
un peu plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e suballongés : les 6 e et 7 e oblongs, 
le 8° subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble une massue sub 
allongée, assez forte : les 9 e et 10 e subtransverses : le dernier en ovale 
court, subacuminé. 

Prothorax à peine oblong, un peu moins large que les élytres ; sub¬ 
arqué sur les côtés et subrétréci en arrière; peu convexe; finement 
pubescent; assez fortement et densément ponctué, subrugueusement sur 
les côtés; subégal ; d’un noir subplombé peu brillant. 

Ecusson peu distinct, noir. 

Elytres subcarrées, à peine plus longues que le prothorax ; à peine 
arquées en arrière sur les côtés; subdépiimées; subégales, avec une 
impression postscutellaire et une autre intra-humérale obsolètes; fine¬ 
ment pubescentes; fortement et densément ponctuées; d’un noir sub¬ 
plombé peu brillant. Epaules assez largement arrondies. 

Abdomen allongé, un peu moins large que les élytres, subcylindrique, 
parfois à peine atténué en arrière ; très convexe, à premiers segments 
légèrement impressionnés en travers à leur base ; finement pubescent ; 
assez fortement et densément ponctué, graduellement plus finement vers 
son extrémité; d'un noir subplombc un peu brillant. Le 7 c segment sub¬ 
impressionné au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d'un noir subplombé assez 
brillant. Prosternum et mésosternum rugueusement ponctués, celui ci à 


106 


BREVIPEINNES 


pointe étroite, assez aiguë. Métasternum assez fortement et assez den¬ 
sément ponctué, subimpressionné et obsolètemcnt canaliculé en arrière 
sur son disque. Ventre très convexe, assez linement et densément ponc¬ 
tué, plus finement et plus densément sur le milieu du 4 e et surtout du 
5 e arceaux. 

Pieds finement pubescents, très finement pointillés, d’un roux de 
poix, à cuisses souvent plus claires, avec les hanches noires. Tarses 
courts, graduellement subélargis, subdéprimés, à 3 e article large, sub- 
cordiforme. Les postérieurs un peu moins courts, à 1 er article oblong, 
un peu moins long que le dernier : le 2 e assez court, triangulaire. 

Patrie. Cette espèce, peu commune, se trouve courant sur la vase et 
parmi les herbes des marais et des étangs, sous les détritus des lieux 
humides, pendant toute l’année, sur divers points de la France. 

Obs. Elle a la tournure de Yunicolor, avec la structure des tarses tout 
autre. La tète est un peu plus large et les antennes sont plus obscures 
que chez paganus, avec la forme un peu plus linéaire, les élytres étant 
un peu moins larges relativement au prothorax. Les impressions des 4 e 
et 5 e arceaux du ventre sont un peu moins fortes et moins pubes- 
centes. Pour tout le reste, elle ressemble beaucoup à ce dernier. 

J’ai vu un échantillon du Bugey, à prothorax nettement et oblique 
ment biimpressionné, et un autre, de Bresse, à élytres un peu plus 
courtes, à ponctuation de l’abdomen moins forte et moins serrée que 
dans le type. 


fl09. Steuus (Hypostenus) cooifi’actus, Erichson. 

Peu allongé, épais, assez convexe, très éparsement pubescent, d’un 
noir brillant, avec la base des palpes testacée, celle des tibias pâle, les 
antennes d'un roux de poix à massue rembrunie. Tête petite, à peine plus 
arge que le prothorax, beaucoup moins large que les élytres, inégalement 
ponctuée, obsolètement Hsillonnée, à intervalle peu convexe, plus lisse. 
Prothorax aussi large que long, bien moins large que les élytres, arqué sur 
les côtés, à peine rétréci en arrière, assez grossièrement, profondément et 
assez densément ponctué, égal. Elytres amples, transverses, plus longues 
que le prothorax, subégales, assez grossièrement, profondément et assez 
densément ponctuées. Abdomen assez court, fortement atténué, conique, 
éparsement ponctué. Tarses peu élargis. 




sténides — Stenus 407 

cj" Le 6° arceau ventral angulairement entaillé au sommet, subdé¬ 
primé et à pubescence argentée sur son disque. Le 5 e . subdéprimé et 
très finement et très densément pointillé sur sa région médiane, à peine 
sinué dans le milieu de son bord apical. Le 4 e subsinué sur les côtés de 
son bord postérieur et prolongé eu arrière, dans le milieu de celui-ci, en 
une impression à forme de croissant dont les cornes sont saillantes et 
relevées en forme de dent, et dont l’ouverture, largement évasée, est très 
finement et densément ciliée (1). 

9 Le 6 e arceau ventral prolongé au sommet en ogive subarrondie. 
Les 4° et 5 e simples. 

Stenus contractus, Ericiison, Cot. March. I, 573, 52 ; — Gen. et Spec. Staph. 

744,104. — Redtenbacher, Faun. Austr. cd. 2, 225, 54.— Heer, Faun. Helv. 

I, 228, 47. — Fairmaire et Laboulcène, Faun. Fr. J, 597, 80. — Kbaatz, Ins. 

Deut. II, 797, 72.— J. Duval, Gen. Staph. pl. 19, fig. 95 (2).— Thomson, Skand. 

Col. IX, 198, 41, b. 

Stenus basalis, Curtis, Ann. Nat. hist. V, 1840, 277. 

Stenus fornicatus, Fauvel, Faun. Gallo-Rhén. III, 269, 57. — John Saiilberg, 

Enum. Brach. Fenn. I, 63,179 (3). 

Long., 0,0024 (1 1. forte). — Larg., 0,0005 (1/4 1.). 

Corps peu allongé, épais, assez convexe, d’un noir brillant; revêtu 
d’une fine pubescence blanchâtre, courte et très peu serrée. 

Tête petite, à peine plus large que le prothorax, bien moins large que 
les élytres ; à peine pubescenle; assez fortement et inégalement ponctuée; 
obsolètement bisillonnée, à intervalle peu convexe, peu élevé, plus 
lisse ; d’un noir brillant. Bouche brune. Palpes noirâtres, à 1 er article 
testacé. Yeux obscurs. 

Antennes courtes, moins longues que la tête 'et le prothorax réunis, 
obsotètement pilosellées, d’un roux de poix foncé à massue rembrunie; à 
1 er article subépaissi : le 2° presque aussi épais et au moins aussi long 
que le I e1 ', plus épais que les suivants : ceux-ci grêles, graduellement 
moins longs : le 3 e allongé, à peine plus long que le 4 e : les 4 e et 5 e sub- 
allongés : le 6 e oblong : les 7 e et 8 e assez courts, un peu plus épais, 
subglobuleux : les 3 derniers formant ensemble une massue allongée : 

(1) Les auteurs ont passé sous silence celle conformation unique et remarquable du 4‘ ar¬ 
ceau ventral < 3 *. 

12) Dans Fauvei.il faut lire 95 au lieu de 85. 

(3) Dans Jolm Saiilberg, au lieu de SI. incrassatus, il faut lire St. contractus, et au lieu de 
16, il faut lire 4i, b. 


408 IiRÉVIPENNES 

les 9° et 10 e subtransverses : le dernier, en ovale court et obtusément 
acuminé. 

Prothorax aussi large que long, bien moins large que les élytres, 
assez fortement arqué sur les côtés et peu rétréci en arriére ; assez 
convexe ; à peine pubescent ; assez grossièrement, profondément et assez 
densément ponctué, subrugueusement sur les côtés; subégal; d'un noir 
brillant. 

Ecusson très petit, noir. 

Elytres amples, transverses, plus longues que le prothorax, plus ou 
moins subarquées sur les côtés ; assez convexes ; subégales, avec une 
^pression postscutellaire, plus ou moins obsolète ; très éparsement 
pubescentes ; assez grossièrement, profondément et assez densément 
ponctuées, subrugueusement sur les côtés; d’un noir brillant. Epaules 
étroitement arrondies. 

Abdomen assez court, bien moins large que les élytres, fortement 
atténué en cône postérieurement ; très convexe, à premiers segments 
sensiblement impressionnés en travers à leur base, le 5 e plus faible¬ 
ment; éparsement pubescent; assez fortement et subrugueusement 
ponctué dans le fond des impressions, plus légèrement et éparsement 
sur le dos des segments ; d’un noir brillant. Le 7 e segment subarrondi 
au bout. 

Dessous du corps finement pubescent, d’un noir brillant. Prosternum et 
mésosternum subrugueusement ponctués, celui-ci à lame large et assez 
largement tronquée au sommet(l). Métasternum assez fortement et den¬ 
sément ponctué, subimpressionné-subsillonné en arrière sur son disque. 
Ventre très convexe, assez fortement et peu densément ponctué, plus 
légèrement en arrière, très finement et très densément sur le milieu des 
5 e et 6 e arceaux qui sont garnis d’une pubescence argentée plus serrée. 

Pieds grêles, finement pubescents, obsolètement pointillés, noirs, avec 
la base des tibias pâle et les tarses d’un brun de poix. Ceux-ci assez 
courts, assez étroits, peu élargis, à 3 e article subtriangulaire ou sub- 
cordiforme. Les postérieurs moins courts, à 1 er article oblong, subégal 
au dernier : le 2* assez court, triangulaire. 

Patrie. On rencontre cette espèce, peu communément, toute l’année, 
sur les plantes, sous les pierres et parmi les herbes, au bord des marais, 


(1) Tout, dans cet insecte, jusqu'il la structure de la lame mésostcrnale, contribue à en 
faire une espèce à part. 






sténides — Slenus 409 

des fossés et des étangs, dans une grande partie de la France (1). Les 
exemplaires de la Provence ont une taille un peu plus forte. 

Obs. 11 est inutile d’insister sur cette espèce remarquable par sa forme 
épaisse, trapue, large aux élytres, à abdomen fortement conique, à con¬ 
formation de la lame mésosternale tout autre, à distinctions o* uniques 
quant au 4 e arceau ventral, etc. 

On rapporte au contractas le fornicatus de Stephens (111. Brit. V, 287). 


(t) D'après M. Revelière, la £ pond sur le Thypha, à 4 heures du soir. Je l'ai surprise aussi 
sur les Scirpes. 


SOC. — LlNN. T. XXX. 


28 















. 










TABLEAU MÉTHODIQUE 

DES 

COLÉOPTÈRES BRÉVIPENNES 


GROUPE DES STÉNIDES 


Geure Dianous, Curtis. 

caerulescens, Gyllenhal. 

Genre S tenus, Latreille. 
biguttatus, Linné. 
bipunctatus, Fabricius. 
longipes, Heer. 
aeneiceps, Rev. 
ocellatus, Fauvel. 
guttula, Muller. 
laevigatus, Mulsant et Rey. 
stigmula, Ericiison. 
bimaculatus, Gyllenhal. 
asphaltinus, Eiuchson. 
socius, Rey. 
gracilipes, Kraatz. 

Juno, Fabricius. 
ater, Mannerueim. 
adjectus, Rey. 
imricatus, Erichson. 
longitarsis, Thomson. 
fasciculatus, Sahlberg. 
Gallicus, Fauvel. 
calcaratus, Scriba. 
Guynemeri, J. Duval. 
fossulatus, Erichson. 
aterrimus, Erichson. 
subfascialus, Fairmaire. 
alpicola, Fauvel. 
fortis, Rey. 
scrutator, Erichson. 
proditor, Erichson. 
excubitor, Erichson. 
boops, Gyllenhal. 
simplex, Rey. 
providus, Erichson. 


sylvester, Erichson. 

Rogeri, Kraatz. 
novator, J. Duval. 
subrugosus, Rey. 
luslrator, Erichson. 

S.-genre Nestus , Rey. 

palposus, Zetterstedt. 
labilis, Erichson. 
ruralis, Erichson. 
buphtbalmiis, Graveniiorst. 
sulcatulus , Mulsant et Rey. 
uotatus, Rey. 

nitidus, Eoisduvai. et Lacordaire. 
foraminosus, Erichson. 
cribreltus, Rey. 
discretus, Rey. 
incrassatus, Erichson. 
inaequalis, Mulsant et Rey. 
umbricus, Raudi. 
cinerascens, Erichson. 
rugulosus, Rey, 
longipennis, Rey. 
atratulus, Erichson. 
externus, Rey. 
tenuis, Rey. 
propinquus, Rey. 
foveifrons, Rey. 
canaliculatus, Gyllenhal. 
aemulus, Erichson. 
albipilus, Rey. 

subdepressus, Mulsant et Rey. 
foveiventris, Fairmaire et Laboulb 
morio, Gravenhorst. 
mendicus, Erichson. 
aequalis, Mulsant et Rey. 









412 


TABLEAU DES COLEOPTERES BREVTPENNES 


arcuatus, Rey. 

transfuga, Rey. 

gracilentus, Fairmaire et Laboulb. 

carbonarius, Gyllenhal. 

pusillus, Erichson. 

strigosus , Fauvel. 

exiguus, Erichson. 

oreophilus, Fairmaire et Laboulb. 

relucens, Rey. 

incanus, Erichson. 

opacus, Erichson. 

macrocephalus, Aube. 

cautus, Erichson. 

vafellus, Erichson. 

altifrons , Rey. 

fuscipes, Gravenhorst. 

cribriventer , Fairmaire et Laboulb. 

eircularis, Gravenhorst. 

planifrons, Rey. 

pumilio, Erichson. 

declaratus, Erichson. 

latior, Rey. 

assequens , Rey. 

coniciventris, Fairmaire et Lab. 

humilis, Erichson. 

argus, Gravenhorst. 

S.-genre Tesnus , Rey. 

crassiventris, Thomson. 
littoralis, Thomson. 
intermedius, Rey. 
opticus, Gravenhorst. 
eumerus, Kiesenwetter. 
nigritulus, Gyllenhal. 
unicolor, Erich.-on. 

S.-genre Mesostenus, Rey. 

cordatus, Gravenhorst. 
hospes, Erichson 
politus, Aubé. 

Hespericus, Rey. 
subaeneus, Erichson. 
aerosus, Erichson. 
elegans, Rosenhauer. 
impressipennis, J. Duval. 
fuscicornis, Erichson. 
sparsus, Fauvel. 


glacialis, Heer. 

muscorum, Fairmaire et Brisout 
scaber, Fabvel. 

Reitteri, Weise. 
geniculatus, Gravenhorst. 
flavipalpis, Thomson. 
palustris, Erichson. 
impressus, Germar. 
annulipes, IIeer. 
flavipes, Erichson. 
montivagus, Heer. 
speculifer, Fauvel. 
subcylindricus, Scriba. 
micropterus, Eppelsheim. 
Suramensis, Eppelsheim. 
Lederi , Eppelsheim. 
pallipes, Gravenhorst. 

S. -genre Hemistenus, Motschoulsky. 

canescens, Rosenhauer. 
subimpressus, Erichson. 
salinus, Brisout. 
subconvexus, Rey. 
binotatus, Ljungh. 
carens, Rey. 
plantaris, Erichson. 
niveus, Fauvel. 
tempestivus, Erichson. 
languidus, Erichson. 
picipennis, Erichson. 
rusticus, Erichson. 
foveicollis, Kraatz. 
bifoveolatus, Gyllenhal. 
Leprieuri, Cussac. 
sculptus, Rey. 
filum, Erichson. 

S.-genre Hypostenus, Rey. 

Kiesenwelteri, Rosenhauer. 
cicindeloides, Schaller. 
solutus, Erichson. 
oculatus, Gravenhorst. 
tarsalis, Ljungh. 
insidiosus , Solsky. 
paganus, Erichson. 
latifrons, Erichson. 
contractus, Erichson. 







TABLE ALPHABETIQUE 


DES S 


Dianous 


caerulescens. . . 


Hemisthnus, s.-genre. . 

. 183, 

Hypostenus, s.-genre. . 

• 183, 

Mesostenus, s.-genre. . 

. 183, 

Nestus, s.-genre. . . 

CO 

00 

Paederus. 



bigultatus. ^ . 

Staphylinus. 

bipustulatus . 

biguttatus . 185, 

buphthalmus. . . . 234, 

cicindeloides . 

clavicornis. .210,234,393, 

Juno . 

similis . 

STÉIMIDES. 


Stenus. ISO, 

aceris . 337, 


adjectus. 

aemulus. 

aeneiceps. 

aeneus. . 

aequalis. 

aerosus. 

albipilus. 

alpicola. 

altifrons. 


ENIDES 


Sienus annulipes. . . 333 

Arabicus .366 

arcuatus .282 

argentellus .230 

argus.310, 312 

asphaltinus.206 

assequens .309 

ater.211 

alerrimus.226 

atratulus.269 

Barnemllei .218 

basalis .407 

bifoveolatus. . . . 383, 384 

biguttatus.178, 184 

bimaculatus.201 

binotatus.370 

bipunctatus.187 

bipustulatus. .... 183 

boops. 210, 234, 253 

brevicollis .383 

brevipennis .359 

brunnipes .324 

buphthalmus.. 210, 230, 253, 279 

caerulescens .178 

calcaratus .220 

campestris .323 

canaliculatus. . . . 233, 273 

canescens.365 

carbonarius. . . 250, 281, 293 

carens. ..371 

carinifrons .340 


T 

175 

177 

364 

390 

326 

246 

185 

183 

202 

393 

393 

, 400 

210 

398 

175 

183 

356 

214 

275 

192 

329 

281 

337 

275 

228 

302 






































414 TAULE ALPHABETIQUE 

Stcnus cautus. 300 | Menus gracilicornis. . . . 332 


cavifrons. . 


cicindeloides . 

. . . 334, 393 

cinerascens. 

.263 

circularis. 

. . . 304, 307 

clavicornis. 

. 233, 233, 400 

congener. . 

.273 

coniciventris. 

.309 

contractus. . 

.406 

cordatus. 

.328 

crassiventris. 

.316 

crassus. 

. . . 31C, 319 

cribratus. . 

.331 

cribrellus. . 

.261 

cribriventer. 

. . ... 304 

declaratus. . 

.307 

discretus. . 

.261 

elegans. . . 

. . . 337, 338 

elevatus. 

.340 

Erichsonis. 

.336 

eumerus. 

.321 

excubit'or. . 

.233 

exiguus. 

.289 

explorator. 

.276 

externus. 

.272 

fasciculatus. 

.218 

Fauveli. 

.339 

femoralis. . 

... 232 1 

filum. . . 

.388 

flavipalpis. 

.331 

flavipes. . . 

. . . 336, 389 

t'oraminosus. 

.239 

fornicatus. 

.407 

fortis. . . 

.230 

fossulatus. . 

.223 

foveicollis. . 

.383 

foveifrons. . 

.272 

foveiventris. 

.278 

fuscicornis . 

.342 

fuscipes. 

. . . 303, 310 

Gallicus. 

.218 

geminus.. 

. . . 193, 197 

geniculatus. 

. . . 333, 349 

glacialis. 

.344 

gracilentus. 

.283 


gracilipes .208 

guttula.193 

Guynemeri.221 

Hespericus .334 

hospes.331 

humilis.310 

impressipennis.339 

impressus.333 

inaequalis.263 

incanus.292 

incrassatus.261 

insidiosus. . . . 401, 402 

intermedins .319 

intricatus.214 

Italiens .347 

Juno. 202, 208 

Kiesenweteri.392 

Kirbxji .193 

labilis .231 

laevigatus.197 

languidus.377 

laticollis .324 

latifrons. . * . ... 408 

latior .309 

Lederi .361 

Leprieuri.386 

littoralis.318 

longicornis .331 

longipennis.268 

longipes.190 

longi larsis.217 

lustra tor.244 

macrocephalus.298 

maculipes .199 

major . 366, 368 

maurus .212 

melanarius .266 

melanopus .237 

mendions .281 

micropierus .361 

modesties .398 

montivagus.338 

morio.278 

muscorum .346 



















































DES STÉNIDES 415 


Stenus nanus. . 


niger. . . . 

. . 283, 295 

nigripalpis. 

.... 266 

nigritulus. . . 

316, 319, 323 

nitidiusculus. 

.... 375 

nitidus. . . . 


niveus. . . . 

.... 374 

notatus. . . . 


novator. . . 


obliquus. . . 


ocellatus. . . 

.... 192 

ochropus. . . 

. . 339 

oculatus. ■ . 


opacus. . . 


opticus. . . . 

. . 313, 319 

orcophilus. . . 

.... 290 

ossium. . 


paganus. . . 

.... 403 

pallipes. . . . 

. ... 361 

pallitarsis. 

.... 372 

palposus. . . 

.... 249 

pàlustris. . . 

. ... 351 

picipennis. . . 

. ... 378 

picipes. . . 

. . 310, 381 

plancus. . . 


planifrons. 

. ... 307 

plantaris. . . 


politus. . . . 


proboscideus. . 

. . 352, 354 

proditor. . . 


propinquus. . 

. . . . 272 

providus. . . 

. ... 237 

pubescens. . . 

. ... 368 

pulchripes. 

. ... 331 

pumilio. . . 

. ... 307 

pusillus. 

. ... 286 

pygmcieus. . . 

.292 

relucens. . . 


Reitteri. 

. ... 348 

riparius. . 

. ... 400 

Rogeri. . . . 

. . . . 242 

roscidus. 

. ... 401 


Sténos rufimanus .381 

rugosus .221 

rugulosus .268 

ruralis.252 

rusticus.380 

salinus.369 

scaber.346 

scrutator.231 

sculptus .388 

serpentinns .332 

Sicuhts .398 

similis. ... ... 398 

simplex .236 

socius .208 

solutus.395 

sparsus .344 

speculator .234 

speculifer.360 

spretus .382 

stigmula.199 

strigosus .288 

subaeneus.335 

subconvexus .370 

subcylindricus .361 

subdepressus.276 

subfasciatus .228 

subimpressus.368 

sublobatus .295 

subrugosus .243 

sulcatulus .255 

Suramensis .361 

sylvester.240 

tarsalis.400 

tempestivus.375 

tenuis .272 

transfuga .282 

trivialis .283 

tylocephalus .223 

umbricus .265 

unicolor.324 

vafellus.300 

Tesnus, s.-genre.183, 315 





















































































0.1 . 



















EXPLICATION DES PLANCHES 


Planclic I. 


Fig. 1. Menton du genre Micropeplus. 

2. Palpe maxillaire du genre Micropeplus. 

3. Prosternum du id. id. 

4. Mésosternum du id. id. 

3. Tibia postérieur du Micropeplus longipennis çf. 

6. Labre du genre Dianous. 

7. Menton du id. id. 

8. Mandibule du id. id. 

9. Mandibule du genre Stenus. 

10. Menton du id. id. 

11. Palpe maxillaire du genre Dianous. 

12. Prosternum du genre Dianous et à peu près aussi des Stenus. 

13. Mésosternum du id. id. id. id. id. 

14. Palpe maxillaire de la plupart des Stenus. 

13. Labre du genre Stenus ou à peu près. 

16. Pointe mésosternale du Stenus asphaltinus. 

17. » » du Stenus gallicus. 

18. Sommet du ventre du Dianous caerulescens o* et $. 

19. » » » du Stenus biguttatus o* et Ç (1). 

20. » » » du Stenus bipunctatus et à peu près aussi 

longipes çf. 

21. Sommet du ventre du Stenus ocellatus çf (2). 

22. » » » du Stenus guttulo. c* et à peu près aussi du laevi- 

gatus cf- 

23. Sommet du ventre du Stenus stigmula çf. 


24. 

)) 

» » 

du Stenus bimaculatus et*. 

25. 

» 

» » 

du Stenus asphaltinus ci*. 

26. 

)) 

» » 

du Stenus Juno a*. 

27. 

Tibia 

postérieur 

du Stenus asphaltinus a*. 

28. 

» 

» 

du Stenus Juno es*- 

29. 

» 

» 

du Stenus ater çj*. 

30. 

» 

» 

du Stenus intricatus çf. 


31. Sommet du ventre du Stenus ater çf. 

32. » » » du Stenus intricatus tf. 

33. » » » du Stenus Gallicus çf. 

34. » » » du Stenus Guynemeri çf . 

33. » » » du Stenus fossulatus çf. 

36. » » » du Stenus aterrimus et à peu près aussi de Yalpicola a*. 

(1 ) l'ai négligé de représenter la pubescence et la ciliation, pour ne pas nuire à i’inlelli- 
gence de la sculpture qui est plus essentielle. 

(2) Je cesse de figurer le T arceau ventral, afin de rendre plus évidente l’échancrure du 
6 ' qui est plus importante. 





BREVIPENNES 

Micropèplides - Stémdes 


PI . I 



Lyon. Impr. Fugère 


C. Beu dei . 


Dechaud sculp. 

























































































Planche II. 


. 1 . 

Sommet 

du 

ventre 

du Stenus fortis < 3 *. 

2. 

» 

» 

» 

du Stenus scrutator 0 *. 

3. 

» 

» 

» 

du Stenus proditor < 3 *. 

4. 

» 

» 

» 

du Stenus boops 0 *. 

3. 

» 

» 

» 

du Stenus simplex 0 *. 

6 . 

» 

» 

» 

du Stenus providus çf . 

7. 

» 

» 

» 

du Stenus Rogeri < 3 *. 

8 . 

» 

» 

» 

du Stenus lustrator 0 *. 

9. 

» 

» 

» 

du Stenus palposus 0 ”. 

10. 

» 

» 

» 

du Stenus ruralis çf et à peu près aussi des buph- 




thalmus, nitidus, cinerascens et quelques autres 0 ". 

11. 

Sommet du 

ventre 

du Stenus incrassatus 0 *. 

12. 

)) 

» 

» 

du Stenus atratulus o'. 

13. 

» 

» 

» 

du Stenus morio et à peu près aussi des aequalis 


et gracilentus çf. 

14. Tibia postérieur des Stenus morio, aequalis et gracilentus 0 *. 

13. Sommet du ventre du Stenus carbonarius 0 ". 

16. » » » du Stenus pusillus a* et à peu près aussi de l’exi- 

guus o*. 

17. Sommet du ventre du Stenus oreophilus çf. 

18 » » » du Stenus incanus çf. 

19. Tibia postérieur des Stenus oreophilus a* et à peu près aussi des opacus , 
humilis et argus 0 ". 


20 . 

Sommet 

du 

ventre 

du Stenus opacus 0 ", 

21 . 

» 

» 

» 

du Stenus macrocephalus 0 *. 

22 . 

» 

» 

» 

du Stenus vafellus 0 ”. 

23. 

» 

» 

» 

du Stenus fuscipes 0 *. 

24. 

» 

» 

» 

du Stenus circularis 0 * et à peu près aussi du decla- 




ratus 0 *. 

23. 

Sommet du ventre 

du Stenus humilis çf. 

26. 

» 

» 

» 

du Stenus argus çf. 

27. 

rt 

» 

» 

du Stenus crassiventris 0 *. 

28. 

)> 

)) 

» 

du Stenus littoralis 0 *. 

29. 

» 

)) 

)) 

du Stenus opticus 0 *. 

30. 

)) 

» 

» 

du Stenus eumerus 0 *. 

3t. 

» 

» 

•) 

des Stenus unicolor et nigritulus . 

32 

)) 

» 

)) 

du Stenus cordatus çf et à peu près aussi des hospes 


et poliius 0 *. 


BR EVi PENNES Pi. il 

\ 

Stenides 



Lyon. Impr. Fuaerc 


C.Aey del. 


Deohaui scalp . 



































































































Planche III. 


Fig. 1. 

Sommet 

2. 

Sommet 

3. 

» 

4. 

)) 

0 . 

» 

6 . 


7. 

)) 

8. 

» 

9. 

Sommet 

10 . 

» 

11. 

Sommet 

12 . 

» 

13. 

» 

14. 

» 

13. 

)) 

16. 

» 

17. 

Tibia p 

18. 

» 

19. 

Sommet 

20 . 

» 

21. 

» 

22 . 

» 

23. 

» 

24. 

Sommet 

23. 

» 

26. 

)> 

27. 

» 

28. 

» 

29. 

» 

30. 

» 

31. 

» 

32. 

» 

33. 

Sommet 

34. 

Pointe n 

33. 

Pointe r 


o" et à peu près aussi du 


scaber ef. 


» du Stenus elegans ef- 

» du Stenus impressifrons ef- 

» du Stenus fuscicornis ef- 

» du Stenus glacialis ef- 

» du Stenus geniculatus ef. 

» du Stenus palustris ef et à peu près aussi des pallipes 
et languidus ef- 
ventre du Stenus impressus ef- 
» du Stenus flavipes ef et à peu près aussi du specu- 
lifer o*. 


du Stenus canescens ef- 

du Stenus subimpressus $. 

du Stenus salinus Ç et de quelques autres Ç. 

du Stenus subimpressus ef- 

du Stenus salinus ef- 

du Stenus subimpressus ef- 

du Stenus salinus et 1 . 


» du Stenus plantaris ef e t à peu près aussi du niveus et *• 
» du Stenus tempestûius ef- 

» du Stenus picipennis et 1 . 

» du Stenus rusticus o* et à peu près aussi du fovei- 

collis a*. 


» 

» 

» 

» 

» 

» 

» 

» 

frons <f. 


du Stenus Leprieuri f. 
du Stenus filum 0 ". 
du Stenus Kiesenwetteri 0 *. 
du Stenus cicindeloides ef- 
du Stenus solulus ef- 
du Stenus oculalus ef- 
du Stenus tarsalis ef- 

du Stenus paganus ef et à peu près aussi du lati- 


de Stenus. 





BREVIPEN N ES 


Stémdes 


PI. /// 




C. Hcy dei. 


Lyon. Impr Fugcrc 


Dàchcuid sculp. 






















QUELQUES EXEMPLES DE HOXSTRUOSITÉS 


CHEZ 


LES COLÉOPTÈRES ET HÉMIPTÈRES 


PAR 

CL. REY 


Présentés à la Société Linnécnoe de Lyon, le 12 juin 1882 


Les monstruosités, dans la nature, peuvent se produire sur les di¬ 
verses parties du corps. Chez les insectes, je les ai principalement 
observées dans les antennes qui sont, ou l’une ou l’autre, plus ou moins 
fourchues, et qui d’autres fois ne présentent pas leur nombre normal 
d’articles, et cela quelquefois d’une manière symétrique, c’est-à-dire 
dans les deux antennes également. Les pattes offrent aussi plusieurs cas 
de monstruosités ; comme par exemple des cornes ou appendices, ou 
bien encore deux tibias émanant de la même cuisse. 

Mais les différentes monstruosités ne consistent pas seulement dans les 
antennes et les pattes, elles affectent souvent la texture des téguments. 
Ainsi, par exemple, le Carabus Helvelicus de Heer (p. 26), n’est autre 
chose qu’un monilis à élytres sculptées et striées comme chez purpu- 
rascens; — 1 ’Hydaticus verrucifer, Sahlb, est un zonatus à élytres acci¬ 
dentellement verruqueuses, de même que YHydroüs scrobiculatus, Panz, 
n’est qu’un caraboïdes mal venu, dont les élytres sont creusées de fovéoles 
plus ou moins profondes. 

Dans certains cas, l’un des segments de l’abdomen peut présenter à 
son sommet une échancrure bien accusée, au lieu que dans l’état normal 
il est simple et entier. 

Dans quelques autres circonstances, ce sont des tubercules ou nodo- 




424 QUELQUES EXEMPLES DE MONSTRUOSITES 

sités, qui se montrent sur la surface du corps, etc. Bref, ces sortes 

d'anomalies n’ont pas de règles et peuvent se présenter de diverses 

manières sur les diverses parties de l’insecte. En voici plusieurs exemples : 

Calosoma indagator, avec une corne à la base et en avant de la cuisse 
antérieure droite. 

Car abus helluo, à cuisse antérieure droite émettant deux tibias. 

Trichodes Syriacus, à cuisse antérieure droite émettant deux tibias. 

Monotoma quadricollis, à antenne droite fourchue. 

Scydrnœnus hirlicollis, à antenne de 8 articles au lieu de 11. 

Quedius anceps, à 1 er , 2 e , 3 e et 5 e segments de l’abdomen plus ou moins 
échancrés et frangés. 

Trogophlœus scrobiculatus, à 5 e segment de l’abdomen fortement 
échancré. 

Cerambyx miles, avec un tubercule lisse avant le sommet de chaque 
élytre. 

Scolopostethus pictus, à antenne gauche de 4 articles, la droite de 3. 

Scolopostethus affinis , deux exemplaires, dont l’un à antenne gauche de 
4 articles et la droite de 3 ; — l’autre à antenne gauche de 3 ar¬ 
ticles et la droite de 4. 



NOTE 

SUR LES PREMIERS ÉTATS 


DE 

L’ANTHICUS QUISQUILIUS 

THOMSON 

PAR CL. REY 


Lu à la Société Linnéenue de Lyon, le H novembre 1881 


—- 


Dans les premiers jours d’octobre, en tamisant du vieux terreau, je 
trouvai entre autres coléoptères une certaine quantité d ’Anthicus quis- 
quilius, et, dans le nombre, quelques exemplaires immatures, ce qui me 
fit espérer la découverte des premiers états de cet insecte. En effet, en 
poursuivant mes recherches, je rencontrai d’abord la nymphe, ensuite la 
larve. L’une des nymphes ne me laissa aucun doute quant à son identité 
spécifique, car elle avait déjà rejeté en partie le linceul qui la couvrait et 
trahissait ainsi les formes qu’elle devait revêtir à l’état parfait. 

Après avoir compulsé la Monographie des Anlhicites de M. Delà Ferté- 
Sénectère, le volume des Colligères de Mulsant, le catalogue des larves 
connues de Jacquelin Duval et l’intéressant et précieux travail de Pcrris 
sur les Larves de Coléoptères de France, j’ai pu m’assurer que, non 
seulement la larve de YAnthicus quisqnilius n’avait point encore été 
signalée; mais, de plus, qu’on ne connaissait jusqu’à présent les premiers 
états d’aucune espèce du même genre. Je puis donc donner ici la 
description détaillée et de la larve et de la nymphe de YAnthicus quisqnilius, 

Larve 

Corps hexapode, allongé, subsemicylindrique, mais un peu rétréci en 
avant et en arrière ; convexe, plus ou moins étranglé à l’intersection de 
Soc. — Linn. t. xxx. 29 




NOTE SUR LES PREMIERS ÉTATS 


420 

chaque segment; d'un testacé pâle et livide, un peu brillant; parsemé de 
longues soies redressées, de même couleur. 

Tête subtransverse, un peu moins large que le prolhorax, légèrement 
convexe; d'un testacé livide assez brillant, un peu plus foncé que le reste 
du corps; presque lisse, marquée en avant d’un léger sillon transversal 
et en arrière de 3 sillons longitudinaux, dont le médian plus accusé mais 
raccourci, et les latéraux obsolètes, semblant, à un certain jour, se réunir 
au sillon transversal antérieur. Épistome tronqué. Labre court, subsinué 
en avant. Mandibules solides, peu saillantes. Palpes maxillaires pâles, 
épais, de 3 articles graduellement plus étroits, subcylindriques : le 2 e à 
peine plus long que le 1 er : le dernier un peu plus long et plus étroit, 
mousse au bout. Palpes labiaux très petits, pâles, de 2 articles. 

Antennes courtes, épaisses, pâles, insérées sur une saillie latérale du 
front, de 4 articles graduellement plus étroits ; le 1 er très court, en forme 
de socle ou de bourrelet : le 2 e court, transverse : le 3 e suboblong: le 
dernier bien plus étroit, sublinéaire, terminé par une longue soie et 
accompagné en dehors d’un article supplémentaire, de 2 tiers moins long 
que lui. 

Prothorax subtransverse, tronqué au sommet, subarrondi sur les côtés 
et à la base où il est un peu plus étroit; subconvexe ; d’un testacé livide 
assez brillant avec la partie discale un peu plus foncée; presque lisse, 
avec une cicatrice très obsolète, sur les côtés. 

Mésothorax court, fortement transverse, subconvexe, subéchancré au 
sommet, subarrondi sur les côtés et à la base, aussi large en avant que 
le prothorax et subélargi en arrière; d’un testacé livide assez brillant, 
à région discale à peine plus foncée; presque lisse, avec un sillon dorsal, 
et une légère cicatrice subgéminée, de chaque côté au-dessus des 
stigmates. 

Métathorax court, transverse, un peu moins court que le mésothorax, 
subconvexe, subéchancré au sommet, subarrondi sur les côtés et à la 
base, subrélréci en avant, subélargi en arrière ; d’un testacé livide assez 
brillant; presque lisse, avec un sillon dorsal, et une cicatrice, à peine 
sensible, de chaque côté au-dessus des stigmates, et de fines rides 
transversales très obsolètes, vers la base. 

Abdomen allongé, convexe, composé de 9 segments courts, transverses, 
subégaux, plus ou moins étranglés à leur intersection, subdilatés-élargis 
après leur milieu, tronqués au sommet et à la base ; d’un testacé livide 
un peu brillant, plus ou moins pâle suivant l’âge ; les 8 premiers très 





DE L ANTHICUS QUISQUIL1US 


427 


finement et obsolètement ridés en travers sur leur région dorsale, parés 
de chaque côté de celle-ci de cicatrices géminées, graduellement plus 
affaiblies, et, tout à fait sur les côtés, d’autres cicatrices très obsolètes, 
situées au-dessus des stigmates ; les 3 ou 4 premiers parfois avec un 
rudiment de sillon basilaire médian : le dernier plus étroit que le précédent, 
trapéziforme, rétréci en arrière, d’un testacc livide un peu plus foncé 
que les précédents, presque lisse, armé à son sommet de 2 crochets 
solides, cornés, acérés, brunâtres, arqués et recourbés en l’air, séparés 
entre eux par une échancrure profonde en ogive obtuse, se prolongeant 
sur les deux derniers tiers de la région médiane du disque en forme 
d’impression subruguleuse. Stigmates représentés par des tubercules 
saillants, lisses, pâles et brillants, situés tout à fait sur les côtés du corps. 

Dessous du corps plus ou moins convexe surtout sur le ventre, d’un 
lestacé pâle et brillant; lisse, avec une série de cicatrices de chaque côté 
delà région médiane et une autre plus latérale au-dessous des stigmates. 
Prosternum très grand, triangulaire, lisse. Pseudopode très court, large, 
en forme de moignon mou et bimamelonné. 

Pieds courts, pâles. Hanches assez courtes, épaisses, en cône tronqué. 
Cuisses assez allongées, subcylindriques, à peine épaissies au bout, 
parées en dessous en leur milieu d’une fine et longue soie. Tibias moins 
longs, éparsement ciliés-sétosellés sur leur tranche interne, atténués vers 
leur extrémité et terminés par un crochet solide, subcorné, subarqué et 
très acéré. 

Obs. — Cette larve vit dans le terreau, où elle se nourrit de miettes 
végétales et animales décomposées qui, bien que plus ou moins dessé¬ 
chées, Délaissent pas que d’offrir un appât à leur avidité et de lui servir 
de subsistance. Elle se meut assez lentement, et, dans la gradation, son 
abdomen affecte une position voûtée en dessus et un peu arquée latéra¬ 
lement. Le pseudopode, quoique peu saillant, semble lui servir puis¬ 
samment pour la progression, les pattes étant courtes et l’abdomen 
allongé. 

Quand elle approche du moment de la métamorphose, son corps, d’abord 
allongé et assez étroit, prend, aux dépens de la longueur, une forme 
plus courte, plus ramassée, moins parallèle, plus ellipsoïde ou plus 
arrondie sur les côtés et moins étranglée aux interseciions. Ce changement 
ne doit pas surprendre, lorsque l’on songe que certaines larves étroites 
et linéaires, telles que celles des Asida, Blaps et Opatrum, etc., sont 
appelées à donner le jour à des insectes larges et trapus. 


428 


.NOTE SUR LES PREMIERS ETATS 


Les larves qui ressemblent le plus à celles de l 'Anthicus quisquilius, 
quant à la forme générale du corps et la structure du dernier segment 
abdominal, sont, abstraction faite de la taille, celles de la Lyphia ficicola 
(Perris, Larves de Coléoptères, fig. 329 -337), des Anaspis ( id ., 363-370) 
et surtout de VAgnathus decoratus (Mulsant et Rey, Op. Ent., VII, 1856, 
p. 114, fig. 1-4)(1), ce qui justifie la véritable place parmi les Ànthicides 
ou Colligères de ce dernier genre, ballolé à tort, dans les récents cata¬ 
logues, des Salpingides aux Lagrides. 

Pour la structure des antennes dont le dernier article est accompagné 
d’un petit article supplémentaire, elle rappelle un peu celle des larves 
des Phloiotrya Vaudouen, Lissodema denticolle, QEdemera flavipes et 
tenostoma rostrata, ainsi que de quelques autres Hétéromères et d’un 
grand nombre de Longicornes. 


Nymphe 

Corps d’un blanc sale, prenant dans les derniers jours une teinte bru¬ 
nâtre sur l’abdomen; enveloppé d’une légère pellicule membraneuse. 

Tête fortement infléchie en dessous, parée de chaque côté d'une longue 
soie, située au devant des yeux. Ceux-ci distincts, assez saillants. 

Antennes voilées dès leur 2 e article par les côtés du prothorax, repa¬ 
raissant après celui-ci, logées le long du corps entre les élyires et les 
genoux antérieurs et intermédiaires. 

Prothorax fortement incliné, paré en avant de 4 soies, les externes 
très longues, écartées, insérées sur le bord antérieur même et dirigées 
horizontalement, les 2 autres plus en arrière et plus redressées. Bord 
latéraux offrant 4 longues soies redressées, grossières et coniques à leur 
base, assez écartées. 

Écusson impressionné. 

Elyires très déhiscentes et en partie visibles en dessus, fortement 
repliées en dessous, prolongées au moins jusqu’à la moitié du ventre. 

Abdomen déprimé en dessus, fortement rebordé sur les côtés, paré 
sur ceux-ci d’une série de longues soies et de 2 autres sur le dos ; muni 
au sommet de 2 longs styles anaux, s’atténuant au bout en une longue 
soie obscure. 

Ventre convexe, offrant encore au sommet le pseudopode bimamelonné 
de la larve. 


(1) Le graveur a écrit par erreur Eugnathus au lieu d 'Agnathus, 



429 


DE l’aXTHICUS QUISQUIL1US 

Pieds repliés le long des côlés : les antérieurs et intermédiaires en dehors 
des élvtres, à genoux remontés jusqu’au niveau des antennes: les posté¬ 
rieurs cachés sous les élytres, excepté les tarses qui sont libres et les 
gpnoux qui ne sont visibles qu’en dessus. 

Insecte parfait 

Obs. — L 'Anthicus quisquilius a été longtemps confondu dans les 
collections de Lyon avec Y Anthicus floralis dont on le prenait pour la 9 . 
11 est un peu moins déprimé et un peu moins brillant que celui-ci ; la tête 
est un peu moins large, le prothorax un peu plus densement ponctué et 
surtout sans tuberlules à sa partie antérieure. Ce dernier caractère, qu’on 
avait regardé comme signe masculin, avait induit en erreur les Coléopté- 
ristes ; mais, quant à la conformation du dernier arceau ventral, on trouve 
l’un et l’autre sexe dans l'une et l’autre forme. Thomson, le premier, a 
séparé celte espèce dans ses Coléoptères de Scandinavie (t. VI, 1864, 
360,2). 



EXPLICATION DE LA PLANCHE 


1. Larve grossie de YAnthicus quisquilius. 

2. Antenne grossie. 

3. Palpe maxillaire grossi. 

4 Pied grossi. 

3. Larve grossie près de la métamorphose. 

0. Nymphe grossie, en dessous. 







LARVE de 1 ANTHICUS 
QUISQUILIUS 


PL. 



Lyon Impr Fiu/ere 


(% M. 


Dcihaud. >< al /.. 




















































i 

* 










4 













































SUR LA PLACE SYSTÉMATIQUE 


DU 

GENRE LANGELANDIA 

— AUBE — 

ET NOTE S Y N O N Y MIQ U E 

PAR 

Marie-Joseph BELON 

DES FRÈRES PRECHEURS 


Présenté à la Société Linnécnne de Lyon, le 14 août 1882. 


A mesure que de nouvelles découvertes viennent élargir le cercle de 
nos connaissances entomologiques, et que des matériaux plus abondants 
sont mis entre les mains des classificateurs, l’obligation s’impose de con¬ 
trôler rigoureusement la valeur des caractères employés pour distribuer 
les insectes en familles et en tribus. 11 n’est pas rare alors de constater 
que le système est défectueux, soit parce qu'on a exagéré l’importance 
d’un organe particulier, soit parce qu’on n’a pas saisi certaines affinités 
de structure conduisant à un groupement plus naturel. 

Sans entrer ici dans l’examen d’exemples nombreux qui viendraient à 
l'appui de mon dire, je me bornerai à en montrer la vérité par quelques 
observations relatives à la place systématique du genre Langelandia 
Aubé. 

Comme je l’ai.fait remarquer dans la première partie de mon travail 
monographique sur les Lathridiens de France, les deux espèces françaises 
de Langelandia possèdent incontestablement des tarses tri-articulés. 
Malgré la présence de certains caractères qui leur sont propres, elles me 
paraissent néanmoins se rattacher d'une manière si complète à l’ensemble 
des Lathridiens que je n’ai pas hésité à les ranger dans cette famille. Au- 




432 


SUK LA PLACE SYSTEMATIQUE 

jourd’hui, je dois l'avouer, je ne serais peut-être plus aussi affirmatif. 
J'en donnerai tout à l’heure les raisons : je les soumets à l'apréciation 
éclairée de mes collègues, avec l'espoir que la discussion contribuera à 
éclaircir ce point obscur. 

Au mois de juillet 1S75, durant un voyage au Caucase, M. Hans Leder 
découvrait dans un terrain riche en humus une espèce nouvelle res¬ 
semblant extraordinairement par son faciès et sa sculpture générale à 
noire L. anoplithalma, mais bien distincte au premier coup d’œil par sa 
grande taille et par plusieurs autres caractères. Elle a été retrouvée, 
parait-il, en Calabre. M. lteilter la décrivit sous le nom de L. grandis 
(Deutsche eut. Zeitschr., 1877, p. 296). Plus tard, ayant constaté que les 
tarses de cet insecte étaient nettement quadri-articulés, il supposa qu’il 
en était de même de ses congénères, et en conséquence, il retrancha le 
gen'C Lmgelandia de la famille des Lathridiens, pour le reporter parmi 
les Colydiens. Un examen ultérieur, provoqué par l’étude d’une espèce 
qu’il avait rencontrée en Herzégovine (L. callosipennis Reitter, Deutsche 
eut. Zeitschr., 1881, p. 217) démontra l’inexactitude de celte opinion. A 
cette époque, mon manuscrit était sous presse et c’est seulement après la 
publication que j'ai eu connaissance de la rectification établie par 
M. Reitter lui-même ; il ne m’a donc pas été possible de la mentionner, 
ce que je n’aurais assurément pas manqué de faire, pour confirmer le ré¬ 
sultat de mes recherches personnelles. Depuis lors, j'ai vu aussi la L. 
grandis, j’en possède un magnifique échantillon reçu de M. Reitter et 
provenant du Caucase, et j’ai pu me convaincre de visu que cette espèce 
a une telle affinité avec les nôtres, sauf bien entendu le nombre des articles 
tarsaux, qu'il ne saurait être question, comme je l'avais pensé de prime 
abord, de les classer dans deux familles différentes. 

C’est une règle communément admise jusqu’ici, ou, pour mieux dire, 
c’est un usage adopté par les auteurs de ne point considérer comme ap¬ 
partenant à la même forme générique deux espèces dont les tarses ne 
présentent pas un nombre identique d’articulations. Peut-être faut-il voir 
en cela une tendance aussi peu justifiée que l'était jadis celle de baser des 
genres nouveaux sur la diversité numérique des articles antennaires. 
C’est sans doute pour ce motif que M. Reitter regarde l'insecte qui nous 
occupe comme formant le type d'un simple sous genre (Deutsche entom. 
Zeitschr., 1882 p. 183). Mais laissons cette question sans la résoudre, 
parce que la discussion de ce point m’entraînerait au delà des bornes 
que je me suis fixées. Quoiqu’il en soit, il faut admet're que la L. grandis 


DU GE.NRK LANGELANDIA 


433 


doit être séparée de ses congénères et servir de base à une coupe générique 
ou subgénérique, pour laquelle M. Reitter (Coleopteren-Liste, Winter. 
1881-84) a proposé le nom à' Agelandia, probablement (1) afin de rap¬ 
peler (par la simple suppression des deux premières consonnes) les 
affinités immédiates de cette espèce avec les autres Langelandia. 

11 s’agit maintenant de rechercher la place systématique que les deux 
genres doivent occuper. Si l’on veut s’en tenir à une classification arti¬ 
ficielle, rien de plus simple: les Agelandia, à raison de leurs tarses 
quadri-articulés, seront rangés parmi les Colydiens, avec lesquels, du 
reste, ils offrent de fréquentes analogies ; d’autre part les Langelandia 
n’avant que trois articles aux tarses, demeureront parmi les Lathridiens 
dont ils possèdent tous les caractères essentiels. Ce parti, qui pourrait 
être bon à prendre pour la rédaction d’un tableau dichotomique sim¬ 
plement destiné à faciliter la détermination, re saurait être adopté au 
point de vue de la méthode scientifique et naturelle : on pourra t sans 
doute alléguer en sa faveur le parallélisme des formes se pro luisant par¬ 
fois dans des familles fort éloignées les unes des auires, mais comme je 
l’ai déjà indiqué, les liens intimes qui rattachent ces deux genres sont 
tellement nombreux et manifestes qu’il serait injustifiable de les briser de 
la sorte. 

11 faut donc les classer tous les deux dans une seule et même famille, 
et alors, il n'v pas de doute po-sible, le choix ne peut porter que sur les 
Colvdiens ou sur les Lathridiens. Cependant, quelque choix qu’on fasse, 
il y aura toujours une forme aberrante et un désaccord avec les caractères 
considérés comme essentiels au groupe où elle sera intercalée : chez les 
Colydiens, tels qu’ils sont actuellement définis, ce serait le genre Lange¬ 
landia ; chez les Lathridiens au contraire, ce serait l’ Agelandia grandis. 
M. Reitter, tout en reconnaissant que les Langelandia vraies présentent 
un faciès très analogue â celui de plusieurs types appartenant à la pre¬ 
mière famille, préfère les hisser dans la seconde et y placer VAgelandia 
grandis, à laquelle il ne manque qu’un seul caractère pour concorder 
parfaitement avec la formule de définition. 

Sans vouloir diminuer en rien la valeur decet arrangement, je ne saurais 


11) Ceux qui veulent à tout prix des étymologies grecques ou latines, et qui s'efforcent d'en 
trouver aux noms eux-mémes que leurs auteurs déclarent n'avoir aueunesignifleation, pourront 
sc persuader, si tel est leur bon plaisir, que le mot Agelandia dérive d'à augmentatif et de 
yOiw, rire, se réjouir, la découverte d’on insecte si intéressant étant de nature à causer la 
joie du chasseur ou du collectionneur. 


434 


SUR LA PLACE SYSTEMATIQUE 

dissimuler qu’il existe quelques bonnes raisons à l’appui de l’autre ma¬ 
nière de voir. 11 est vrai que la famille des Colydiens, telle qu’elle est 
constituée aujourd’hui et malgré les épurations nécessaires que Jacquelin 
Duval lui a fait subir, est un magasin de formes assez disparates, quoique 
rattachées entre elles par plusieurs traits généraux dont l’importance est 
discutable. Mais si l’on doit désirer qu’une révision plus approfondie 
vienne fixer définitivement quels en sont les véritables éléments consti¬ 
tutifs, on peut dès maintenant préparer les matériaux de ce travail par la 
discussion de certaines affinités. 

Dans son ouvrage magistral sur les Larves de Coléoptères ( Ann. de la Soc. 
Lin. deLyon,tomeXXII, 1877), Perrisa pris soin de constater les notables 
différences qui existent entre une larve de Langelandia et celles des La- 
thridius ou des Corticaria. C’est là peut-être un premier indice qui per¬ 
met de soupçonner que le genre n'est pas classé à sa place naturelle. 
N’ayant des premiers états qu’une connaissance trop insuffisante, je n’ose 
me prononcer catégoriquement sur ce point; toutefois, à en juger d’après 
les détails si scrupuleusement relevés par notre regretté collègue, je crois 
pouvoir dire que les larves de Langelandia offrent de remarquables ana¬ 
logies avec celles des Endophlœus et des Colobicus qui appartiennent à la 
famille des Colydiens. 

Les habitudes des Langelandia et celles d’un grand nombre de Co¬ 
lydiens, durant leurs premiers états, paraissent être identiques. On les a 
crues xylophages : il est probableque ces espèces sont vidangeuses. Celte 
similitude de mœurs serait une seconde raison de les rapprocher. 

Mais c'est surtout chez les insectes parfaits qu’on peut constater de très 
importantes ressemblances morphologiques. J’emprunterai quelques unes 
des principales à l’excellent tableau pour la détermination des Colydiides 
que M. Reitter a publié récemment dans le XX e volume de la Société 
d’histoire naturelle deBriinn. 

Un caractère, qui semble primer les autres, au point de vue de la répar¬ 
tition des différents groupes de la famille, c’est le mode d’insertion des 
antennes : dans la première division, qui comprend cinq tribus ( Orthoce- 
rini, Pycnomerini, Coxelini, Ditomini et Colydiinï), le bord latéral du 
front est dilaté et recouvre le torulus et la base du premier article. Tel 
est aussi le cas de 1 ’Agelandia grandis et des Langelandia, chez lesquelles 
la dilatation est très notable, et cette particularité m’a servi à les séparer 
de tous les autres genres appartenant à la branche des Lathridiens. 

Après les Orthocerini et les Pycnomerini, qui sont caractérisés par 






DU GENRE LAN'GELAN’DIA 


435 


l’épaisseur de leurs antennes insérées à une certaine distance des yeux, 
viennent les trois autres tribus où les antennes ont la forme normale et 
sont généralement plus rapprochées des yeux lorsque ces organes 
existent. En outre, les deux genres européens ( Coxelus et Tarphius) qui 
composent la tribu des Coxelini, possèdent des antennes de onze articles 
dont les deux derniers seuls forment la massue. Il en est de même pour 
une bonne partie de la tribu des Ditomini , dans laquelle, parmi les 
genres européens, trois seulement à ma connaissance ( Ditoma Herbst = 
Synchyta Hellwig, Cicones Curtis et Lado Wankowicz) présentent une 
structure antennaire différente. Il y a donc encore ici plusieurs marques 
importantes d’affinité avec les Langelandia. 

Les hanches postérieures fortement séparées par une saillie abdo¬ 
minale tronquée droit en devant constituent, avec la largeur de la lame 
prosternale, les caractères propres à distinguer la tribu des Coxelini de 
celles des Ditomini et des Colydiini. Ces caractères conviennent parfai¬ 
tement aux Langelandia, bien que le faciès de ces insectes allongés et 
aplatis paraisse au premier abord être fort dissemblable de celui des 
Coxelus et des Tarphius qui sont plus ou moins convexes et relativement 
courts. Néanmoins, chose singulière, on retrouve chez les Tarphius cette 
fossette creusée sous les flancs du prothorax et destinée à loger la massue 
antennaire au repos, que j’ai introduite dans la formule du genre Lange¬ 
landia et qui existe également à un haut degré chez YAgelandia grandis. 

Est-il besoin d’ajouter que le système de ponctuation, de crénelures 
ciliées, d’élévations costiformes sur le corselet et les élytres en usage 
chez les Langelandia a de nombreux analogues dans plusieurs genres de 
la famille des Colydiens ? 

En faisant ces diverses comparaisons, je m'aperçois que j'arrive à la 
conclusion adoptée par M. le D r Seidlitz dans sa Fauna Baltica. Ce savant 
auteur place en effet les Langelandia dans le groupe des Coxelini à côté du 
genre Tarphius. J’ai dit ailleurs pourquoi il m’avait semblé impossible 
d’admettre la famille des Colydiens telle qu’il l’a constituée : je ne re¬ 
viendrai pas sur ce sujet, mais je crois qu’il y a lieu de se livrer à de 
nouvelles recherches dans ce sens pour découvrir un groupement naturel 
d'insectes si voisins, et une formule exacte de leurs rapports au point de 
vue de la classification. 

A ces considérations sur la place systématique des Langelandia, j’ajou¬ 
terai quelques mots relatifs ànosespècesfrançaises.Dansmontravailsurles 
Lathridiens (p. 96), j’ai réuni les L. cxigua et incostata de Perris comme 



436 DE LA PLACE SYSTÉMATIQUE DU GENRE LANGELANDIA 

les deux extrêmes d’une seule et même espèce nettement caractérisée par 
la forme parallèle du corselet, tandis que ce segment est élargi dans son 
tiers antérieur chez la L. anophthalma d’Àubé. Cette réunion, dont la lé¬ 
gitimité ne fait pas pour moi l’ombre d’un doute, était basée sur l'examen 
d’un très grand nombre d’exemplaires et en particulier des types mêmes 
de Perris appartenant à la riche collection de M. E. Revelière. Néanmoins 
elle est contestée par M. Reitter, qui applique le nom à’exigua Perris à 
des individus de petite taille, ayant comme Y anophthalma le corselet 
sensiblement dilaté dans son tiers antérieur qL orné de côtes ainsi que les 
élytres. Mon honorable collègue soutient (Deutsche entom. Zeitschr., 
1882 p. 163), que Yincoslata seule possède un corselet parallèle : ceci est 
en contradiction manifeste, non seulement avec les types, mais avec les 
expressions employées par l’auteur pour séparer YexiguaàeYanophtlialma. 
On lit en effet dans l’Abeille (Vil. p. 10) : « Le prothorax à'anophthalma 
s’arrondit un peu jusqu’au tiers de sa longueur pour se rétrécir ensuite 
en ligne droite...; celui à’exigua. au contraire, a les bords droitsoubien 
peu s’en faut, et ils ne s’infléchissent un peu qu’en approchant de la 
base. » 11 suit de là que la forme désignée par M. Reitter sous le nom 
à’exigua n’est certainement point l’espèce décrite par Perris. 

On peut se demander en outre si cette forme doit être séparée spéci¬ 
fiquement de Yanophthalma comme le pense M. Reitter, ou bien si elle 
n’en est qu’une race locale comme je l’ai indiqué (loc. cit. p. 98). Dans 
le premier cas, elle devrait recevoir un nom nouveau, et je propose de la 
dédier au savant entomologiste qui l’a fait connaître et de l’appeler 
L. Reilteri. Toutefois, je ne puis m’empêcher de conserver quelques 
doutes sur la légitimité de cette séparation scientifique. Les deux prin¬ 
cipales différences signalées entre la Reitteri et Yanophthalma, savoir : 
la petitesse de sa taille et la longueur proportionnelle du corselet un peu 
moindre, me paraissent n’avoir pas toute l’importance désirable. Peut- 
être suis-je trop exigea